• La Grande Guerre, la peur et la réalité avec les mots les plus simples et l'humanité de Claude Michelet.0300Mercredi 20 décembre 1916, 22 heures. Jean est de garde dans la boue de sa tranchée, il sera relevé à minuit. Marthe, dans leur ferme près de Brive, tricote en attendant minuit: elle sait qu´elle ne pourra s´endormir avant... Voici 872 jours que Jean est parti pour la guerre; 872 jours qu´elle est seule à tenir l´exploitation et que l´angoisse l´étreint. Ils sont là, à sept cents kilomètres l´un de l´autre, dans cette nuit d´hiver, et c´est comme s´ils se parlaient. Autour d´eux vivent d´autres personnages ? ici, les copains exténués et pouilleux; là, les enfants, la belle-mère, les gens du village. La vie dans sa rudesse, dans l´obsession de la mort ? la peur. Il était minuit et cinq minutes et l´on entendait arriver les gars de la relève quand un tir de mortier se déclencha sur la tranchée des Revenants...Pour aborder cette part tragique de notre Histoire, devenu mythe et légende, Claude Michelet a pris le parti de la sobriété, comme dans une tragédie classique. Durée: deux heures; décors: une tranchée et une salle de ferme; personnages: une femme, un homme. On est, alternativement, avec l´un et avec l´autre. La guerre, avec toutes ses horreurs; la ferme, avec tous ses travaux. Ici comme là, il n´y a pas à discuter: il faut agir ? et Marthe est ici l´exemple de toutes ces femmes qui, presque seules, ont fait vivre la terre.0400Mercredi 20 décembre 1916Ferme des Combettes, 22 heures.Malgré la pesante fatigue qui l´écrasait, Marthe jugeait inutile d´aller se coucher. Car, en dépit de l´envie qu´elle avait de se glisser entre les draps de lin que surmontait l´énorme édredon ? rare pièce de son trousseau ?, elle savait qu´il était vain de chercher le sommeil.Quoi qu´elle fît et malgré son épuisement il ne viendrait pas avant des heures. Car, sitôt les yeux fermés, l´assailleraient toutes les sombres pensées qu´elle parvenait à dompter, tant bien que mal, dans la journée mais qui guettaient sa moindre faiblesse pour l´envahir.Alors, comme chaque soir, tout en se répétant qu´elle devait absolument reprendre des forces et être ainsi prête, dès le lendemain, à sauter du lit à cinq heures sonnantes, elle s´installa au coin de l´âtre, dans le cantou. Là, jambes au ras des braises et dos au chaud contre les pierres tièdes, elle prit son tricot et tenta de s´absorber à sa tâche, de maîtriser son angoisse.Autour d´elle, tout reposait dans la maison. Dans la première chambre, la sienne et celle des enfants, dormaient Louis et Albert ? neuf et dix ans ?, blottis l´un contre l´autre; ils rêvaient, pouce dans la bouche comme le prouvaient les bruits de succion qui émanaient parfois de leur couche. Ici, dans la deuxième chambre, résonnaient par moment les caverneuses éructations et les ronflements non moins bruyants d´Octavine, sa belle-mère, endormie depuis plus d´une heure. Enfin, couchés en face d´elle, de l´autre côté du foyer, sur le petit banc de paille, ronronnaient les deux chats. Et le silence de la nuit n´était troublé que par les craquements des brandons en fin de combustion auxquels faisaient écho les cliquetis des aiguilles tressant la laine et le monotone et grave tic-tac de la grande pendule à balancier.Ce soir, comme tous les mercredis, Marthe avait remonté les lourds poids de fonte. Et même dans cette modeste tâche, elle n´avait pu s´empêcher de penser qu´elle faisait là un travail qui n´était pas le sien, mais celui du chef de famille. Alors, comme toujours et parce que personne n´était là pour l´obliger à cacher ses sentiments, à feindre une inébranlable solidité, elle avait failli succomber au chagrin, à cette vague de larmes qu´elle refoulait pendant la journée. Comme toujours, depuis plus de deux ans, elle s´était reprise, consciente que la moindre faille dans sa défense pouvait ouvrir d´insondable abîmes de détresse. Et c´est d´une main ferme que, comme chaque soir, elle avait rayé ce jour du 20 décembre 1916 sur le calendrier des Postes. Rayé ce huit cent soixante et onzième jour écoulé depuis le départ de

  • L'agriculture, pour Claude Michelet, c'est un choix. Tout jeune, il s'est attaché à ce petit domaine proche de Brive, exploité par un domestique, où la famille passe les vacances : la terre de Marcillac. À douze ans, il décide qu'il sera paysan. Son père, Edmond Michelet, ne s'oppose pas à ce qui semble être une vocation. À l'école d'agriculture de Lancosme-en-Brenne, Claude apprend qu'il existe d'autres méthodes de culture que celles que l'on pratiquait alors dans la basse Corrèze. En 1960, il s'installe à Marcillac, dix-neuf hectares cinquantes ares de terres usées en friches, cinq vaches et une génisse, c'est toute sa richesse. Il se met à l'ouvrage. Ici, très simplement, il dit ce que furent ces années de reconquête : ses travaux et ses peines, ses réussites et ses échecs, ses bonheurs et ses déboires. Parlant de lui et des siens, de sa terre et de ses bêtes, il exprime l'inquiétude de centaines de milliers de petits exploitants désorientés par les décisions souvent contradictoires venues d'en haut et de très loin, qui craignent l'avenir et parfois se révoltent. Ces hommes-là se reconnaîtront dans ses propos. Les autres, les citadins, y découvriront une réalité qu'ils ignorent. Et chacun prendra conscience, à travers les pages de ce livre passionné, qu'une partie de la plus haute importance se joue dans les milliers d'exploitations qui jalonnent la France : la survie d'une civilisation à visage humain.

  • Les thèmes majeurs de l'oeuvre de Claude Michelet.
    0300Claude Michelet revient ici sur son goût irrésistible de l´enfance, capital dans la formation de sa sensibilité et de tout ce qui fera de lui l´homme et l´écrivain qu´il est devenu. Il romance le souvenir de ses cavalcades étourdissantes dans la campagne corrézienne et du rude apprentissage des choses et des gens auquel il a dû s´atteler dans ses années de jeunesse (« Il était une fois dans la vallée », « Farouche ») ; il redit son respect profond du travail des hommes, son admiration devant leur courage, devant leurs faiblesses si touchantes et leur noblesse ordinaire (c´est particulièrement sensible dans la belle histoire du Joug amoureusement et patiemment sculpté au début du XXesiècle, et qui finira en élément de décoration d´une résidence secondaire au début du XXIe) ; il revient sur le poids accablant de l´Histoire (« Angelina et José ») qui a durement forgé le siècle qui vient de finir ; et il n´oublie pas la force de l´imaginaire et la capacité des hommes à éclater de rire (« La légende de la pomme ») quand ils sont à bout de ressources. Dans toutes ces nouvelles si différentes d´inspiration et de ton, on retrouve les deux moteurs qui font bouger, vivre et créer Claude Michelet depuis tant d´années : la colère et la tendresse.0300À travers les onze nouvelles réunies dans ce recueil, on redécouvre avec bonheur les thèmes majeurs de l´oeuvre de Claude Michelet. L´auteur revient ici sur son goût irrésistible de l´enfance, capital dans la formation de sa sensibilité et de tout ce qui fera de lui l´homme et l´écrivain qu´il est devenu. Il romance le souvenir de ses cavalcades étourdissantes dans la campagne corrézienne et du rude apprentissage des choses et des gens auquel il a dû s´atteler dans ses années de jeunesse ; il redit son respect profond du travail des hommes et leur noblesse ordinaire ; il revient sur le poids accablant de l´Histoire qui a durement forgé le siècle qui vient de finir ; et il n´oublie pas la force de l´imaginaire et la capacité des hommes à éclater de rire quand ils sont à bout de ressources.


  • Le premier grand roman de Claude Michelet, chantre de la terre et des hommes qui la portent.

    Jean Bordare est de cette race, sèche, noueuse, nerveuse, cette race qui est attachée à la terre depuis des siècles et qui se transmet, de génération en génération, le goût du travail, et l'amour presque charnel pour les quelques hectares qu'elle cultive...
    Mais on entend déjà, non loin de la vallée des Aulnes, le ronflement des bulldozers. Certains, dit-on, viendraient chercher de l'uranium, d'autres, investir bientôt dans de futures habitations... En ces années 1960, au nom du progrès, le paysage rural va définitivement changer.
    Dans la vallée, Bordare est le seul paysan à ne pas vouloir vendre ses terres, même à prix d'or.
    Il est seul contre tous pour que sa terre demeure...

  • Mais ils ne savent pas encore à quel point leurs choix vont sceller leur destin.
    Le grand roman de Claude Michelet sur la Résistance.0300 Le 11 Novembre, sans trop réfléchir, Jean participe à une manifestation anti-allemande organisée autour de l´Arc de Triomphe. Pris à parti pas la police, il blesse un gendarme en voulant s´enfuir, lui laissant entre les mains son veston et ses papiers. Désormais, c'est un fugitif qui n'a d'autre choix que de se tourner vers une jeune journaliste américaine rencontrée peu avant, qui le conduit dans une maison de couture dirigée par une femme étonnante : Claire Diamond. Bien qu´elle habille les compagnes de tous les Allemands influents de Paris, Jean va vite comprendre que Claire joue un rôle dans la Résistance qui est en train de naître. C´est elle qui va lui permettre de rejoindre ces réseaux vers lesquels il se sent si naturellement attiré.
    Albert, lui, a choisi la Collaboration. Il n´hésite pas une seconde à infiltrer les cercles étudiants et dénonce tous les rebelles à la propagande nazie. Sous pseudonyme, il collabore activement aux journaux les plus virulents, telsJe suis partoutouLa Gerbe.
    Quant à René, trop préoccupé de son plaisir personnel, des femmes et de la belle vie, il ne choisit aucun des deux camps. Il se retrouvera pourtant enrôlé de force dans le STO et souffrira de mille morts au fin fond de l´Allemagne.  À travers trois destins, Claude Michelet retrace avec la rigueur de l´historien et le souffle du romancier toutes les facettes de cette époque dramatique où une infime poignée d´hommes et de femmes ont su redonner à la France sa grandeur et son honneur. C´est aussi, en filigrane, l´hommage de Claude Michelet à son père, le grand patriote et résistant que fut Edmond Michelet.0300Après les récents succès deQuelque part dans lemondeetQuand ce jour viendra, Claude Micheletnous offre avecIls attendaient l´auroreun grandroman sur la Résistance. En cet hiver 1940, lesAllemands occupent Paris. Trois amis, Jean, Albertet René, partagent un goût commun pour lanatation et la même inquiétude devant un avenirqui s´annonce très sombre. À travers le destin deces trois jeunes hommes ? Jean, résistant, Albert,collabo et René, passif, engagé de force dans leSTO ?, Claude Michelet retrace avec la rigueur del´historien et le souffle du romancier toutes lesfacettes de cette époque dramatique où uneinfime poignée d´hommes et de femmes ont suredonner à la France sa grandeur et son honneur.C´est aussi, en filigrane, l´hommage de ClaudeMichelet à son père, le grand patriote et résistantque fut Edmond Michelet.

  • Le récit d?une aventure exemplaire ;le couronnement de la grande entreprise romanesque de Claude Michelet.0300C´est en un temps (le milieu du IXe siècle, quand les fils et petits-fils de Charlemagne se disputent l´empire disloqué) et dans une région d´une extrême misère, celle que l´on appelle aujourd´hui la Brenne, proche de la Sologne. Partis de Solignac, la grande abbaye bénédictine du Limousin, l´abbé Théodéric et douze de ses frères ont mission de relever un premier établissement, Saint-Romain, qui s´est éteint. Ils arrivent, avec pour seules armes une faucille et leur foi, dans un pays de pauvres terres et de marécages ; ils découvrent une population ? quelques centaines de serfs ? minée par les fièvres et les écrouelles et encore toute proche du paganisme. Tout est à faire sur le plan matériel comme sur le plan spirituel.L´abbé Théodéric et les siens se jettent dans l´aventure. Avec leurs manants, ils défrichent, ils assèchent les marais, ils créent des étangs. Ils combattent le sorcier, incarnation du Malin, qui terrorisait les gens. Ils élèvent une abbatiale et un cloître. Ils font de Saint-Romain un lieu de pèlerinage. Ainsi, à grand effort et grande foi ? chaque calamité ranimant leur courage ? ils rendent vie à ce territoire déshérité.Mais vient le temps des invasions des Vikings, ces « païens du Nord » qui, remontant les fleuves, pillent, incendient, massacrent. Et, un jour, ils fondent sur Saint-Romain. La moitié des paysans et des frères sont tués, l´abbatiale incendiée... Alors, l´abbé Théodéric rassemble les survivants et proclame : « Nous allons recommencer ! »... Et ils recommenceront.On mesure la grandeur du propos de Claude Michelet. L´aventure qu´il relate est de celles qui ont fait la civilisation occidentale. L´ambition était grande, elle est totalement réussie, car tout est dans ce livre : le versant matériel et humain (les défricheurs et leur entreprise) et le versant spirituel (Dieu, l´Éternel) ; le travail des hommes animés par une foi.

  • Quand ce jour viendra, étourdissant chassé-croisé entre deux êtres d´exception, s´impose à la fois comme un roman d´aventures au souffle épique et comme un grand roman d´amour. Construit sur les quêtes parallèles des deux héros, qui ne cessent de se croiser et de s´éloigner l´un de l´autre pour mieux se retrouver, le récit est mené tambour battant. Claude Michelet entraîne son lecteur à suivre Sylvestre et Terry dans leur périple à travers une Europe en flammes ? jusqu´au coeur du brasier.

  • Depuis Des grives aux loupsà L'appel des engoulevents, les Vialhe, paysans corréziens, sont entrés dans le paysage sentimental de la France rurale. Pendant des siècles, du néolithique à l'agronomie triomphante des années 50, ces hommes et ces femmes, par leur labeur, leur intelligence et leur fidélité au sol natal, ont construit et maintenu un espace à leur mesure. Ils ont fait de leur territoire, et au-delà de leur pays, le plus beau jardin nourricier du monde.
    En cette fin de XXe siècle qui voit la mort programmée de la paysannerie, cette saga millénaire est celle d'un peuple et d'une civilisation.

  • 0300Pour une nature sensible, s´appeler Klobe peut devenir une humiliation permanente. D´autres s´y seraient fait mais le tempérament colérique et atrabilaire d´Aristide le pousse à considérer ce coup du sort comme une insulte personnelle. Ce nom ridicule et les plaisanteries stupides qu´il provoque lui ont, depuis sa plus tendre enfance, gâché l´existence.Aristide retrouve par hasard Jean Leloup, un camarade de l´armée, devenu entre-temps éditeur à succès. Spécialiste des autobiographies de personnages célèbres, il propose à son ami de devenir « nègre ». Comme Aristide écrit depuis toujours des romans policiers que lui refusent tous les éditeurs, y compris Leloup, il trouve là l´occasion de satisfaire son plaisir d´écrire tout en gagnant sa vie. Jusqu´au jour où il découvre avec stupéfaction que son ami a publié avec succès un certain Jack Smart, qui vend des dizaines de milliers d´exemplaires d´une série de polars qui ressemblent mot pour mot à ceux qu´Aristide écrit. Fou de rage, ce dernier concocte une vengeance féroce qui, comme toujours, va se retourner contre lui. Jusqu´au jour où il rencontre enfin une fée bienveillante sous les traits délicieux d´une avocate bègue...Une comédie légère et enlevée, une galerie de portraits hauts en couleur : une facette inattendue du talent de Claude Michelet.

  • Voici de retour les héros des Promesses du ciel et de la terre, ces pionniers venus de France installés dans le Chili des années 1870. Ils ont toujours le goût du rique. Jetés malgré eux dans la "guerre du Pacifique", qui, à partir de 1879, oppose le Chili à la Bolivie et au Pérou, ils jouent leur fortune, leur bonheur et leur vie dans ce conflit terrible, ignoré de l'Europe. Il y a la guerre ; il y a la conquête de nouveaux horizons que certains d'entre eux mènent avec passion. Et il y a la paix, les gestes et les travaux de la paix, de la vie, que Pauline et Antoine cultivent avec non moins e passion... L'amitié, l'amour, la confiance et l'espoir, ces fleurs-là ne cessent jamais de s'éapnouir dans ce nouveau grand roman de l'auteur de Des grives aux loups.

  • 1974... Saint-Libéral ne compte plus que trois cent quatre habitants. Pierre-Édouard - le doyen - se désole. La population vieillit, le village se meurt. Jacques Vialhe s'échine sur l'exploitation familiale. Dominique, son fils, ingénieur agronome en Afrique, ne parle pas de prendre la relève. La petite Jo est partie faire le tour du monde au bras d'un photographe... Seul Jean, le fils de Guy, rêve de devenir éleveur et de travailler la terre de ses ancêtres...

    Qu'adviendra-t-il de Saint-Libéral lorsque Pierre-Édouard et Mathilde auront fermé les yeux, et que Jacques, épuisé, aura rendu les armes ? Les jeunes Vialhe imiteront-ils les engoulevents - oiseaux migrateurs - et reviendront-ils vivre sur les terres où ils sont nés ?

    Suite et fin d'une fresque somptueuse qui a bouleversé la France entière.

  • La suite romanesque de Claude Michelet a touché cinq millions de lecteurs qui se sont reconnus dans la famille Vialhe. Dans ce dernier volume, Claude Michelet met un poin final, plein de colère et d'émotion mais aussi de tendresse et d'espoir, à sa grande saga. Le vieux domaine de Saint-Libéral se meurt, assassiné au nom de la politique ; là-bas, en Nouvelle-Calédonie, de nouveaux espaces s'ouvrent... Demain, y aura-t-il encore une terre pour les Vialhe ?

  • Au coeur de l'oeuvre romanesque de Claude Michelet, il y a deux familles : les Vialhe des Grives aux loups, toujours attachés à Saint-Libéral, et les Leyrac des Promesses du ciel et de la terre, ceux qui partirent en 1871 tenter l'aventure au Chili et dont certains regagnèrent le Bordelais et la Corrèze. Un jeune couple a réuni les deux familles : Josyane Vialhe et Christian Leyrac. Et ce sont eux qui sont au centre de ce nouveau roman : La nuit de Calama. Ainsi se lient les destins familiaux et s'affirme l'unité d'une oeuvre.Si, dans la lignée Vialhe, de génération en génération, tout est clair, il n'en va pas de même du côté des Leyrac, du moins aux yeux de Christian. Il n'avait pas deux ans lorsque son père est mort en déportation à Dachau en juillet 1944 ; et, sur ce père qu'il n'a pas connu, sa mère ne lui a jamais dit que cette phrase ambiguë : "Ton père a voulu faire de la résistance et il en est mort."Adulte, Christian s'est lancé dans une longue enquête pour tenter de renouer les fils de la vie de son père. Et c'est cette enquête qu'il se remémore aujourd'hui, alors que, jeté dans une prison du Chili de Pinochet - où, journaliste, il effectuait un reportage -, dans une petite ville poussiéreuse nommée Calama, il vit situation semblable à celle que vécut son père en de bien plus terribles circonstances...cette "nuit de Calama", Christian Leyrac ne l'oubliera jamais. Au moins lui aura-t-elle permis, à travers le destin enfin éclairé de son père, de savoir lui-même qui il est.

  • Le principal personnage de cette histoire est une maison plantée sur un plateau aride au lieu dit, autrefois, Rocheflame et, aujourd'hui, Rocsèche.
    Une demeure de paysan, modeste d'apparence, mais forte de ses pierres et de sa charpente, faite pour défier le temps et les passions humaines. Pour cette maison et les terres qui l'entourent, deux hommes, à cinq siècles d'intervalle, vont se battre, pour qu'elle vive et que vive avec elle tout ce qu'elle signifie : la dignité, la liberté, l'amour des êtres et des choses et cette permanence des valeurs fondamentales sans lesquelles il n'est pas de civilisation.

  • " Il ne fait aucun doute que la France a deux vocations dans le monde...
    Vocation de Chrétienté... Vocation de Liberté. " Ainsi parle Péguy, qui fut le véritable maître d'Edmond Michelet, son inspirateur dans toutes les grandes circonstances de sa vie ainsi, le 17 juin 1940 (le 17 !), accomplissant ce qui devait être le premier acte de la résistance clandestine en France, c'est Péguy que cite Edmond Michelet dans le tract que lui et ses amis glissent dans les boîtes aux lettres de Brive : " Celui qui ne se rend pas a raison contre celui qui se rend...
    " Il est peu de vies réellement exemplaires. Nul n'a jamais contesté que la vie d'Edmond Michelet le fut. Père de famille, militant catholique, chef de la Résistance d'une vaste région, déporté, président du Comité patriotique français de Dachau, homme de gouvernement indéfectiblement fidèle au général de Gaulle, Edmond Michelet, partout et toujours, dans la paix comme dans la guerre et jusque dans l'enfer, s'est révélé homme de foi, d'espérance et de charité - un saint, ont pu dire ses compagnons de Dachau.
    C'est cet homme-là, qui fut son père, que Claude Michelet fait revivre ici.
    Avec émotion, avec simplicité et honnêteté, sans jamais élever le ton ni emboucher les trompettes de la renommée. Sur le ton qui s'impose pour parler d'un homme qui fut courage tranquille, fidélité et modestie.

  • Dépassant son expérience personnelle, Claude Michelet dresse le portrait vivant des agriculteurs français d'aujourd'hui - des différents types d'agricultures et des différents types d'agriculteurs. Il montre ce que sont ces hommes et ces femmes qui travaillent la terre, qui l'entretiennent et assurent notre nourriture ; ce que sont leur mentalité, leur caractère ; les raisons de leurs réactions et de leurs colères ; le rôle éminent qu'ils tiennent dans l'équilibre social et moral de la nation ; et ce qu'il adviendrait si, un jour, las de trop de tracasseries, désespérés de trop d'incompréhension, ils se détournaient de la terre. Avec passion, renversant au passage bien des idées reçues, il plaide. Il s'adresse aux citadins comme aux agriculteurs pour que les uns et les autres prennent conscience de l'impérieuse nécessité d'une nouvelle alliance entre la ville et la campagne - faute de quoi cette terre qui nous fait vivre, ces paysages que nous aimons retourneraient au désert.

  • 1871.
    La Commune a chassé Pauline de Paris, le feu a ravagé les terres d'Antoine. La providence leur fait croiser Martial, un jeune négociant en vins qui rêve aventures et grandes entreprises. Ce sera le Chili, une terre qu'ils savent à peine situer sur la carte mais dont les promesses chantent à leurs oreilles. Très vite Antoine et Martial y bâtissent leur empire tandis que leurs femmes tiennent en ville un comptoir commercial.
    Pourtant, la fortune ne leur fait pas renier leur pays et les drames qu'ils ont fuis. Lorsque ceux-ci les rattraperont, c'est auprès du père Damien, prêtre de passion et de générosité qui parcourt sans relâche les paroisses misérables des contreforts andins, que l'espoir renaîtra.

  • Des grives aux loups. Les Vialhe vivent et travaillent dans le respect de la tradition, mais au début du xxe siècle, des idées nouvelles fissurent le vieux monde. La Grande Guerre achève sa désintégration. Et déjà, les enfants du patriarche secouent le joug familial et s'envolent...
    Les palombes ne passeront plus. Pour la nouvelle génération, les temps sont durs : la guerre, la crise de 1930, l'exode rural ont réduit de moitié la population du village. La Seconde Guerre mondiale l'affaiblit encore. Mais ceux qui demeurent se battent pour sa survie. Et tant qu'il y aura des Vialhe à Saint-Libéral, la petite communauté venue du fond des âges ne périra pas.
    De livre en livre, la saga des Vialhe et de Saint-Libéral ? l'histoire d'une famille et d'un village à travers un siècle marqué par des tragédies et les secousses de la modernité ? n'a cessé de passionner un public de plus en plus nombreux, touchant plus de cinq millions de lecteurs.

  • Ce livre apparaîtra aujourd'hui, pour les centaines de milliers de lecteurs des Grives aux loups et des Palombes ne passeront plus, comme le livre de l'amitié qui s'est tissée entre l'auteur et ses lecteurs. Claude Michelet y raconte son enfance, à Brive, dans une famille provinciale, bourgeoise et bien-pensante: rien de plus banal, avant 1940. Mais voici la défaite, le déferlement de l'exode et, pour Edmond Michelet, la Résistance, l'arrestation, la déportation, enfin la nomination comme ministre des Armées! Toute la famille quitte Brive et se retrouve à Paris dans d'immenses appartements qui donnent sur la place de la Concorde. Une nouvelle vie commence. Mais les écoles parisiennes ne lui font pas oublier les bois de la Corrèze; en vérité, il étouffe à Paris: à quatorze ans, il décide qu'il sera agriculteur. On connaît la suite - et comment le petit dernier de la famille est devenu écrivain et célèbre...

  • « Imaginons... oui, imaginons qu'un obscur technocrate en quête de notoriété échafaude un jour, dans l'ombre de son cabinet, un projet révolutionnaire : et si l'on décidait de faire commencer l'été le 21 décembre... ». C'est en ces termes que Claude Michelet s'attaque au décret du 20 septembre 1975 et à l'obligation de changer d'heure deux fois par an. « On ne triche pas avec le soleil », affirme l'auteur et avec lui médecins, mères de famille, enseignants, écologistes et agriculteurs s'insurgent contre l'absurdité d'une telle mesure. Ce pamphlet, étayé par une enquête rigoureuse menée notamment auprès de l'« Association contre l'heure d'été » présidée par un pédiatre, le professeur Boris Sandler, et de nombreuses personnalités, révèle les méfaits de l'heure d'été dans toute leur ampleur : l'incidence sur la santé, le comportement des enfants, les dégâts écologiques, les situations surréalistes que vivent les paysans français, belges et suisses. Il met aussi l'accent sur les prétendues économies d'énergie dont le ministère de l'Industrie n'ose même plus communiquer les chiffres.

  • « Imaginons... oui, imaginons qu'un obscur technocrate en quête de notoriété échafaude un jour, dans l'ombre de son cabinet, un projet révolutionnaire : et si l'on décidait de faire commencer l'été le 21 décembre... ». C'est en ces termes que Claude Michelet s'attaque au décret du 20 septembre 1975 et à l'obligation de changer d'heure deux fois par an. « On ne triche pas avec le soleil », affirme l'auteur et avec lui médecins, mères de famille, enseignants, écologistes et agriculteurs s'insurgent contre l'absurdité d'une telle mesure. Ce pamphlet, étayé par une enquête rigoureuse menée notamment auprès de l'« Association contre l'heure d'été » présidée par un pédiatre, le professeur Boris Sandler, et de nombreuses personnalités, révèle les méfaits de l'heure d'été dans toute leur ampleur : l'incidence sur la santé, le comportement des enfants, les dégâts écologiques, les situations surréalistes que vivent les paysans français, belges et suisses. Il met aussi l'accent sur les prétendues économies d'énergie dont le ministère de l'Industrie n'ose même plus communiquer les chiffres.

  • À la découverte des richesses touristiques, historiques, culinaires de cette région. « Copyright Electre »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Appel des engoulevents. Après avoir couru le monde, la troisième génération revient au village natal pour lui redonner vie. Parce que là sont ses racines, la liberté et le bonheur de vivre.
    La Terre des Vialhe. Le vieux domaine de Saint-Libéral se meu

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