Arts et spectacles

  • Préfacé par Laurent Garnier et signé par l'équipe du magazine Tsugi - le mensuel de toutes les nouvelles tendances musicales -, Électrorama retrace 30 ans d'histoire de la scène électronique française, de l'underground à la reconnaissance around the world. DJs, producteurs, clubs, labels, sous-genres ou figures majeures de ce mouvement musical, culturel et sociétal, sont célébrés au travers de nombreux récits, portraits, interviews intimes, documents photos et textes inédits : des premières raves interdites aux festivals géants, de Lucien Leibovitz, le premier DJ, aux Daft Punk et Fakear, des free parties à la french touch.

  • Le rap appartient à PNL. Le rap appartient aussi à Nekfeu. Et à Booba. À OrelSan. À Alliance Ethnik, Assassin et ATK. À Kaaris et Casey,  à Jul et Grems. Le rap appartient à ses artisans, ses faiseurs de son, ses personnalités de l'ombre. Il appartient aux superstars et aux pionniers, aux phénomènes du moment et aux classiques oubliés, à ceux qui engrangent les disques d'or et ceux qui rappent pour la beauté du geste.
    À travers des portraits, des interviews et des analyses, L'Obsession Rap saisit les nuances d'un genre en constante transformation, une mode tenace qui n'en nit plus de se réinventer, près de 40 ans après ses premières traces discographiques. L'Obsession Rap est un ouvrage multifacette pour une musique riche et complexe, dont chaque révolution promet un nouveau commencement.
    Imaginé par une bande de passionnés éparpillée dans toute la France, le webzine Abcdrduson.com décortique et documente le rap français  à coups d'entretiens- euves et d'analyses en ammées. Toujours porté par une équipe bénévole, l'Abcdr du Son fête ses 20 ans en 2020.

  • Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ; parfois, ce n'est pas si simple. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.

    Ce volume a été réalisé sous la direction de N. T. Binh, Camille Bui et Jean-Paul Figasso. Il rassemble de grands entretiens inédits avec Zabou Breitman, Peter Brook, Arnaud Desplechin, Xavier Durringer, Guillaume Gallienne, Benoît Jacquot, Agnès Jaoui, Alexis Michalik et Safy Nebbou.

  • Tout à la fois influencé par les maîtres de l´Antiquité, le génie de Michel-Ange et la sculpture baroque, Auguste Rodin est l´un des artistes les plus reconnus de l´histoire. Bien qu´il soit considéré comme l´un des fondateurs de la sculpture moderne, Rodin n´a jamais critiqué la tradition classique. Nombre de ses sculptures furent critiquées et controversées en raison de leur sensualité ou de leur réalité crue. Ses oeuvres les plus originales se détachaient des traditionnels thèmes mythologiques ou allégoriques pour étreindre le corps humain, célébrer l´individualisme et la matérialité. Ce livre dévoile la vie et la carrière de cet artiste en explorant ses oeuvres majeures telles que La Porte de l´Enfer, Le Penseur et le fameux Baiser.

  • Harmensz van Rijn Rembrandt (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1669) Tout chez Rembrandt est un mystère complet, son esprit, son caractère, sa vie, son oeuvre et sa méthode de peinture. Mais ce que nous pouvons deviner de sa nature profonde à travers sa peinture et les incidents triviaux ou tragiques de sa vie malheureuse (son penchant pour le faste le poussa à la faillite), dont les infortunes ne s'expliquent pas complètement, révèle une effervescence de ses idées et de ses sentiments, des impulsions contradictoires émergeant des profondeurs de son être comme la lumière et l'ombre de ses toiles. Malgré cela, rien dans l'histoire de l'art ne nous donne une plus profonde impression d'unité que ses peintures, bien que composées d'éléments très hétéroclites aux significations les plus complexes.
    On a le sentiment que son esprit, génial, brillant et libre, audacieux et ignorant toute servitude, qui le mena aux plus nobles considérations et aux plus sublimes rêveries, jaillissait de la même source que ses émotions. C'est de là que provient cette composante tragique qu'il imprima à tout ce qu'il peignait, quel que fût le sujet. Son oeuvre était donc inégale, car le sublime, qui était le propre d'un homme tel que lui, n'est pas une chose quotidienne.
    C'est comme si cette personnalité singulière, étrange, attirante et presque énigmatique à la fois avait été lente à se développer, ou du moins à connaître sa pleine dimension. Que Rembrandt ait possédé un talent précoce et une vision originale du monde, ses dessins de jeunesse et ses premiers autoportraits des années 1630 le prouvent assez. En peinture, cependant, il ne trouva pas immédiatement la méthode pour exprimer les choses encore incompréhensibles qu'il avait à dire, la technique audacieuse, globale et personnelle que nous admirons dans ses chefs-d'oeuvre de la maturité et de la vieillesse, mais qui, en dépit de sa subtilité, fut jugée brutale et contribua certainement à l'éloigner de son public. Il adopta d'abord un style sophistiqué très similaire à la manière des «Petits Maîtres » de son pays.
    Toutefois, à ses débuts et au temps de ses premiers succès, l'éclairage joua un rôle majeur dans sa conception de la peinture et il en fit le principal instrument d'investigation des arcanes de sa vie intérieure. Il lui révéla la poésie de la physionomie humaine lorsqu'il peignit le Philosophe en méditation, ou La Sainte Famille, si délicieusement absorbée dans sa modeste intimité, ou l'ange Raphaël quittant Tobias. Mais bientôt il exigea plus, et La Ronde de nuit marqua immédiatement l'apothéose de sa réputation. Peu à peu, il évolua en s'éloignant du naturalisme des premières heures et des clairs-obscurs abrupts, arrondissant les angles et se tournant vers un monde plus coloré. Il songea aux grands vénitiens et emprunta leurs sujets pour produire une forme d'art né d'une vie intérieure et d'une émotion profonde. Les sujets mythologiques et religieux étaient traités comme ses portraits. Car tout ce qu'il puisait dans la réalité et même dans les oeuvres des autres, il le transmutait immédiatement en sa propre substance.

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • Vincent van Gogh (Groot-Zundert, Brabant, 1853 - Auvers-sur-Oise, 1890) La vie et l'oeuvre de Vincent van Gogh sont si étroitement liées qu'il est quasiment impossible de voir ses toiles sans y lire le récit de sa vie : van Gogh est en effet devenu l'incarnation du martyr souffrant et incompris de l'art moderne, l'emblème de l'artiste marginal. Le premier article, publié en 1890, donnait des détails sur la maladie de van Gogh. L'auteur de l'article voyait le peintre comme un «génie terrible et dément, souvent sublime, parfois grotesque, toujours à la limite du cas pathologique ». On sait très peu de choses sur l'enfance de Vincent. Á l'âge de 11 ans, il dut quitter le «nid humain », comme il le nommait lui-même, pour poursuivre sa scolarité dans divers internats. Le premier portrait nous montre van Gogh comme un jeune homme sérieux de dix-neuf ans. A cette époque, il avait déjà travaillé trois ans à La Haye et ensuite à Londres, dans la galerie Goupil & Co. En 1874, son amour pour Ursula Loyer s'acheva dans un désastre et un an plus tard, il fut transféré à Paris, contre son gré. A l'issue d'une discussion particulièrement violente au moment des fêtes de Noël 1881, son père, pasteur, ordonna à Vincent de partir. Avec cette ultime rupture, il abandonna son nom de famille, signant ses toiles d'un simple «Vincent ». Il se rendit à Paris et ne retourna jamais en Hollande. Á Paris il fit la connaissance de Paul Gauguin, dont il admirait énormément les peintures. L'autoportrait fut le principal sujet de Vincent de 1886 à 1888. En février 1888, Vincent quitta Paris pour Arles, et essaya de persuader Gauguin de le rejoindre. Les mois passés à attendre Gauguin furent les plus productifs de la vie de van Gogh. Il voulait montrer à son ami autant de toiles que possible et décorer la Maison jaune. Mais Gauguin ne partageait pas sa vision de l'art et rentra finalement à Paris.
    Le 7 janvier 1889, quatorze jours après son automutilation, Vincent quitta l'hôpital. Ignorant sa propre folie, il espérait se rétablir et oublier, mais en réalité, il y retourna deux fois cette année là. Au cours de son ultime séjour à l'hôpital, Vincent peignit des paysages dans lesquels il recréait le monde de son enfance. On dit que Vincent van Gogh se tira une balle dans la tempe dans un champ, mais décida de rentrer à l'hôtel et de se coucher. Le propriétaire informa le Dr Gachet et son frère, Theo ; ce dernier décrivit les derniers instants de sa vie qui prit fin le 29 juillet 1890 : «Je voulais mourir. Mais j'étais assis à son chevet, lui promettant que nous allions le guérir. [...] », il répondit : «La tristesse durera toujours. »

  • Lancé en septembre 2014, Selency est le premier site de mobilier et de décoration à proposer à la vente chaque jour des centaines de pièces uniques soigneusement sélectionnées. A réussi le pari de moderniser la brocante et digitaliser ce métier.

    La bible de la déco pour trouver tous les meubles et objets vintages répertoriés par ordre alphabétique.
    Un livre d'inspiration mais avant tout un livre pratique pour connaître les grands designers, les must-haves de nos intérieurs, s'y retrouver dans les styles et les matériaux.

  • Villes et territoires de l'après-pétrole expose les principes issus d'une réflexion pluridisciplinaire engagée par les membres du collectif Paysages de l'après-pétrole depuis quatre années, démontrant que l'approche paysagère est le fil conducteur de la transition énergétique et du développement durable des territoires.
    La démarche paysagère, au-delà de solutions en matière de transition énergétique, permet d'élaborer un « monde d'après », en conciliant enjeux économiques, respect de l'environnement et amélioration du cadre de vie et des relations humaines.
    Parmi ses principes : l'autonomie des territoires, le respect des diversités et équilibres naturels, la valorisation et la mise en réseau des initiatives locales, la complémentarité entre villes et campagnes, et l'intégration des énergies renouvelables dans une stratégie d'ensemble visant la construction d'un paysage
    vert et apaisé.
    Les solutions proposées, que différents territoires ont su mettre en oeuvre aux échelles de la ville comme de la campagne, sont détaillées et analysées au sein de six chapitres thématiques.
    Richement illustrés, ils exposent l'expertise des membres du collectif sur l'énergie, l'habitat, l'agriculture et les outils, métiers, formations et acteurs du paysage.
    Professionnels et étudiants de l'aménagement du territoire, élus, spécialistes en sciences politiques et sciences humaines et sociales, membres des associations culturelles, d'éducation et de solidarité sociale ou environnementale y trouveront un guide précieux pour anticiper et prendre part à l'élaboration des paysages de demain.
     

  • Non, il n'y a pas qu'une manière d'analyser les films... Parmi toutes celles qui ont les faveurs des cinéphiles, des critiques et des universitaires, en voici six, qui se répondent et se complètent  : historienne, esthétique, culturelle, genrée, cognitive et philosophique. Leur point commun  ? Nous faire comprendre comment les films font sens, nous captivent ou nous émeuvent.
    De la vue muette au blockbuster, des frères Dardenne à Intouchables en passant par toutes sortes de genres et d'époques, c'est plus d'un siècle de cinéma qui défile en 31  films à travers ces manières différentes d'analyser - donc d'aimer - le cinéma.
     

  • Il a été le roi d'Hollywood et remporté cinq oscars dans les années 1970. Il a rêvé d'un cinéma électronique et connu la faillite dans les années 1980. Il a trouvé une synthèse entre grand spectacle et films intimistes dans les années 2000. Sans conteste, Francis Ford Coppola est l'un des réalisateurs contemporains les plus singuliers.Richement illustré en couleurs, cet ouvrage est composé de textes qui parcourent chronologiquement son oeuvre, de ses débuts dans l'écurie Corman à son dernier film en date, Twixt, en passant par le pivot Apocalypse Now, notamment au fil d'un long entretien de 1979 inédit en livre.Coppola et la génération Corman - Gilles EspositoLes Gens de la pluie - Cédric AngerTrois scènes de la trilogie du Parrain - Jean-François BuiréConversation Secrète - Miguel MariasApocalypse Now - Hervé AubronEntretien avec Francis Ford Coppola (1979)Les années 1980 et le cinéma électronique - Murielle JoudetDracula - Jean DouchetJack et L'Idéaliste - Jean-François RaugerLe retour de Coppola - Mathieu Macheret

  • « Où sont les femmes ? Toujours pas là ! » affirme régulièrement la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). Cette inégalité entre les hommes et les femmes dans le spectacle vivant est aujourd'hui injustifiable. À la Renaissance, on pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de compositrices. Aujourd'hui, certes, elles sont plus nombreuses, mais elles restent encore très minoritaires ; ainsi en France, elles ne représentent que 10 % des compositeurs de musique.
    Après la publication en 2017 de La mémoire en acte. Quarante ans de création musicale, les Éditions MF et le Centre de documentation de la musique contemporaine ont décidé d'un deuxième ouvrage autour de la situation des compositrices en activité en France. Ce livre rassemble 53 portraits de compositrices accompagnés des points de vue de la philosophe Geneviève Fraisse et des musicologues Jacques Amblard, David Christoffel, Florence Launay... Plus d'une soixantaine de contributions inédites sont ici réunies.

  • "La Déclaration universelle des droits de l'homme reconnaît à toute personne des libertés fondamentales et une dignité inaliénable. Elle surplombe nos contextes de naissance pour nous relier par-delà des règles ou des usages qui peuvent être iniques."
    Adoptée le 10 décembre 1948 par les Nations unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme recense les droits fondamentaux de tous les êtres humains, dont la liberté d'opinion et d'expression, la libre circulation des personnes, la non-discrimination ou l'accès à l'éducation. Soixante-dix ans après la rédaction de ce texte fondateur, qu'en est-il des droits de l'homme aujourd'hui ?
    Dans cet ouvrage préfacé par Christiane Taubira - ardente défenseure de la justice et des libertés - et conçu en collaboration avec Amnesty International, 120 dessins de presse sélectionnés par Cartooning for Peace dénoncent les atteintes à la dignité humaine à travers le monde, et nous montrent que l'idéal commun des droits de l'homme reste encore à atteindre.

  • Créer

    Collectif

    Depuis l'été 2017, France Culture invite les plus grands artistes contemporains à évoquer leur création lors de masterclasses. L'Iconoclaste a plongé dans ce matériel exceptionnel pour
    sélectionner le meilleur et en révéler la substantifique moelle. On entre, sur la pointe des pieds, dans les bureaux, les ateliers, dans les salles de répétition, les cabinets d'architectes.
    Quelle méthode Denis Podalydès utilise-t-il pour mémoriser ses textes ? Comment Maylis de Kerangal érige-t-elle ses romans ? De quelle façon Jean Nouvel appréhende-t-il un lieu sur lequel
    il doit construire ? Tout au long de ces huit entretiens, on plonge dans la création. Pour l'envisager, la saisir, mais aussi s'en inspirer.
    À chacun ensuite de s'emparer des conseils prodigués par les plus grands créateurs.
    Créer, c'est aussi découvrir les arrière-pays de chacun des artistes. Quel livre les inspire ? Quel film a marqué leur vision du monde ? Une autre oeuvre qui a tout bouleversé ? Ainsi,
    chacun peut s'immerger dans l'univers des créateurs, et comprendre comment un parcours artistique se dessine.

  • La Bibliothèque nationale de France célèbre dans cet ouvrage les contes issus de la grande tradition orale scandinave. Inspirée de l'édition Piazza de 1919 conservée à la Réserve des livres rares, cette publication offre au lecteur de tout âge un choix de textes qui racontent l'amour, le désir, l'interdit, la transgression, la quête initiatique, en un mot, l'universalité de l'aventure humaine. Les illustrations de l'artiste danois Kay Nielsen (1886-1957) renforcent encore la puissance de cet univers fantastique peuplé de trolls, de fées, de princes et de princesses du " Pays blanc ". Ces images semblent d'autant plus fascinantes que chacune d'elles convie, en même temps que l'effroi, la sensualité la plus raffinée, la plus délicate. La palette de l'artiste décline les passions en magnifiant les bleus, les gris et les blancs évocateurs du givre, de la neige et du froid. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! Ici, le feu couve sous la glace... Ouvrage enrichi d'une préface du romancier et essayiste Pierre Péju et d'une introduction de Carine Picaud, conservateur à la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France.

  • Comment définir ce qu'est « la direction d'acteur » ? Pourquoi y a-t-il si peu d'ouvrages sur la question ? Quel est ce « mystère » ? Entre acteurs et réalisateurs, quelle émulation, quels rapports de force ? Les cinéastes vampirisent-ils leurs acteurs, et inversement ? Les propos des cinéastes et metteurs en scène Olivier Assayas, Stéphane Brizé, Youssef Chahine, Patrice Chéreau, Michel Deville, Karim Dridi, Bruno Dumont, Cédric Klapisch, Claude Lelouch, Daniel Mesguich ne sont jamais théoriques. Ils transmettent leurs méthodes de travail. Ils racontent leurs expériences et évoquent les acteurs avec lesquels ils ont travaillé : Isabelle Adjani, Mathieu Amalric, Asia Argento, Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Belmondo, Juliette Binoche, Maggie Cheung, Patrick Chesnais, Clovis Cornillac, Béatrice Dalle, Cécile de France, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Albert Dupontel, Romain Duris, Isabelle Huppert, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Léaud, Vincent Lindon, Fabrice Luchini, Yves Montand, Michèle Morgan, Nick Nolte, Al Pacino, Michel Piccoli, Audrey Tautou, Jean-Louis Trintignant, Lino Ventura... Autant de cas d'école passionnants.

  • La figure de l'« amateur » est multiple, voire contradictoire. Elle intensifie et trouble les notions de travail, de création et de transmission, d'expertise et d'expérience. Elle déplace et transforme les normes et les catégories esthétiques, éthiques, politiques, qui sont à l'oeuvre dans le spectacle et dans la pratique de la danse contemporaine. Des choeurs de mouvement aux expérimentations les plus récentes, selon l'âge, les identités et les appartenances, les lieux et les dispositifs, le corps du danseur amateur peut être à la fois ordinaire - ni virtuose ni en représentation, mais humainement présent - et extraordinaire, surprenant, témoin d'« autre chose ».
    Ouvrage collectif, Corps (in)croyables propose un ensemble d'analyses qui tentent de saisir la fragilité diverse de ces figures d'« amateurs », tout en mettant en question les pratiques dans lesquelles elles entrent en jeu.

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le xxe siècle, tome 1 : de 1900 à 1950 vient compléter les quatre volumes précédents de la collection créée par Yves Perrousseaux qui retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale. De 1900 à 1950, les caractères en plomb voient leur fabrication atteindre des sommets en matière de qualité, avant de disparaître définitivement dans la seconde moitié du siècle. C'est donc l'occasion de faire le point sur la gravure de poinçons et la frappe de matrices. À côté de cette tradition, la typographie se modernise grâce aux machines à composer, Linotype et Monotype. Il faut produire des caractères pour ces machines ; les fonderies du monde entier vont s'y employer. D'abord par un retour aux sources (Garamond, Cochin et autres Baskerville qui vont être souvent modernisés) tout en voyant la création de nouveaux caractères pour le plomb perdurer jusque dans les années 1970 (avec les caractères des Mendoza, Excoffon, et même les premiers de Frutiger). Un maître mot durant tout ce demi-siècle : lisibilité ; un chapitre entier est donc consacré aux avancées de cette discipline pratiquement née en France avec Javal vers 1900. Mais en parallèle, durant la période 1890-1950, la lettre s'ouvre au public. Elle n'est plus uniquement gravée par des typographes, elle est aussi dessinée par des graphistes. Elle n'est plus uniquement l'objet à lire de l'imprimerie, elle devient objet à voir. On ne la trouve plus seulement dans le livre ou la presse, elle se voit dans la rue, sur les affiches, les enseignes de magasins, dans la publicité, les magazines, etc. La lettre devient objet d'étude grâce aux mouvements artistiques tels que Arts Nouveaux, Bauhaus, Art Déco. Les typographes s'appellent alors Auriol, Renner, Tschichold ou Cassandre. Une nouvelle typographie est née. Ce cinquième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux lettres à pochoirs, à l'imprimeur Louis Jou et aux historiens de la typographie. Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie, de l'édition et des arts graphiques.

  • En cinquante ans et plus de 40 films, Frederick Wiseman s'est imposé comme un maître du documentaire, observant sans relâche le fonctionnement quotidien des institutions. Muni de son micro et accompagné de son cameraman, il a su extraire des situations observées leur substance tragique, voire même leur drôlerie paradoxale. D'une prison psychiatrique à un lycée, d'un hôpital à une bibliothèque, il a dressé une cartographie de tous ces lieux où se structure la société américaine.
    Frederick Wiseman, à l'écoute, composé d'un essai et d'un entretien au long cours, aborde quelques-unes des oeuvres majeures du réalisateur. De la préparation au montage, en passant par le financement et le tournage, ce livre permet de plonger avec le cinéaste, étape par étape, dans la fabrique de ses films, dont l'inoxydable modernité inspire les plus grands, de Martin Scorsese à David Simon.

  • Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition éponyme présentée au cabinet des dessins Jean Bonna aux Beaux Arts de Paris. L'Ecole des Beaux-Arts de Paris, qui accueillit la Joconde après son vol en 1914, et qui protège dans sa collection des feuilles exceptionnelles de l'artiste se devait de rendre hommage au grand maître italien.
    Cette exposition rassemble quelque uns des chefs d'oeuvres du quattrocento, il montre la richesse des collections des Beaux-arts de Paris: Raphaël Lippi... Trente dessins qui offrent un parcours passionnant sur la pratique du dessin en Italie à la fin du XVe siècle. Avec une contribution scientifique de Lizzie Boubli conservatrice en chef du patrimoine et directrice des études au CNRS qui dresse un panorama passionnant des ateliers florentins et Emmanuelle Brugerolles commissaire de l'exposition et directrice de l'ouvrage.

  • Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité.
    Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit.
    L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots.

    Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes.



    Table des matières


    Ecce homo. Christophe Triollet
    L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion
    Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni
    Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix
    Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne
    L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir
    Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet
    120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau
    Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart
    Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica
    Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert
    S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq
    Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard
    Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak
    Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti
    Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez
    Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion
    Brèves censoriales

  • De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'œuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs

    De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'œuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs : l'artiste tombant amoureux de son modèle, le jeune homme préférant la statue à la femme de chair, le peintre se livrant à la torture pour mieux représenter la douleur, des raisins si parfaitement imités que les oiseaux viennent les picorer.

    C'est par la médiation de ces discours et de ces narrations que l'art antique a irrigué tout l'art occidental, dans sa pratique comme dans sa conception. Sans cesse repensés et reformulés, ces récits fondateurs ont offert à chaque auteur l'occasion d'exprimer sa vision singulière et se sont finalement traduits par autant d'interprétations originales.

    Quelle a pu être l'influence de ces lieux communs sur les théories artistiques de l'âge moderne et contemporain ? Ont-ils contribué à alimenter, enrichir et populariser les discours théoriques, ou au contraire à les mettre en défaut, à les entraver ou à s'y substituer ? Par quelles médiations – rhétorique, philosophique, académique – cet ascendant des lieux communs s'est-il exercé ? Quel rôle ont-ils joué dans la pratique des artistes, notamment dans le choix et le traitement des sujets ? Par quel processus artistique s'accomplit la transposition fictionnelle du lieu commun ? Par quels indices peut-on identifier sa présence subliminale dans une œuvre ? Voilà l'enquête à laquelle nous convie cet ouvrage qui revisite magistralement l'histoire de l'art à la lumière de ses origines narratives.

  • Catalogue de la grande exposition annuelle de la Cité des sciences et de l'industrie du 11 octobre 2016 à août 2017. Cet ouvrage associe de manière inédite archéologues et historiens. Thématique très grand public qui intéresse toutes les générations et caution d'auteurs historiens et scientifiques, spécialistes du sujet.

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