• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis quinze siècles, les Bourguignons sont implantés sur cette généreuse terre d'entre Morvan et Jura, que draine en son milieu la Saône paisible. Après les Eduens et les Lingons, entre autres populations celtiques, Burgondes, princes et notables mérovingiens puis carolingiens mettent en valeur ce pays fécond qui s'étend un moment jusqu'à la Méditerranée et voit éclore, au Moyen Age, les très remarquables civilisations monastiques de Cluny et de Cîteaux. Puis s'affirme la personnalité des ducs de la famille de Valois au XIVe et au XVe siècles. Ils portent au pinacle la civilisation bourguignonne, tant dans le domaine des arts que des lettres, du négoce que du développement économique. Sous leur égide, le duché devient un des fleurons de l'Europe. Le nom de Bourgogne est synonyme de modèle pour le reste du continent. C'est le pays du bien être, du bien faire. Le professeur Charles Commeaux, natif de Bourgogne, nous fait revivre en détail cette épopée, cette manière de vivre, depuis les origines préhistoriques jusqu'au brillant règne de Charles le Téméraire, le « dernier des grands princes d'Occident ».

  • Ce second volume de l'Histoire des Bourguignons pourrait aussi s'intituler la « Bourgogne française ». La mort de Charles le Téméraire constitue en effet une date capitale dans l'histoire de la région. Celle-ci vient d'atteindre son summum de développement économique, culturel et artistique avec le règne du « dernier prince d'Occident », qui mène l'existence d'un véritable roi. Royale est également la Bourgogne, qui brille durant des décennies d'une incomparable lueur. Elle se perpétuera, dans le domaine des arts, des lettres, des sciences par d'aussi illustres personnages que Bouchardon, Greuze, Buffon, Carnot, Daubenton, Crébillon, Restif de la Bretonne, Mme de Genlis, auxquels succèdent Lamartine, le Bressan Edgar Quinet, Niepce, Paul Bert, Cabet, Colette entre autres. Un remarquable palmarès qui montre, si besoin est, combien cette terre bourguignonne est aussi celle de l'esprit. Aimant la vie, le joyeux parler, les Bourguignons sont gens de bon goût. « C'est, dira l'auteur, l'étonnement des gens graves que de découvrir, en ce pays où la truculence induit à la facilité, des exemples de beauté pure. La verve s'arrondit en l'éloquence de Bénigne Bossuet, s'effile en la fantaisie de La Monnoye ou vibre comme bronze au lyrisme de notre Alphonse de Lamartine. La sensualité soutient la poésie dans les paysages intimes de Colette et la force rustique se sublime dans la vigoureuse splendeur de Cluny. » « Contradiction ? Pas autant qu'on ne le croirait. Car en Bourgogne, répétons-le, la rubiconde enveloppe, protège et nourrit le bel équilibre des sens, de l'esprit et du coeur. Il suffit d'une grâce pour que tant de forces cachées apparaissent au soleil de l'histoire.

  • C'est la rudesse des forêts et des steppes, qui a imposé leur vocation pastorale aux Mongols. Leur outillage, leur demeure, la nourriture, et le costume, sont résolument adaptés à la vie nomade ; autant que les structures sociales, dont le clan consanguin est la base, en concurrence avec des regroupements économiques. Les liens féodaux assurent une cohérence, qui se manifeste dans les accès de fièvre de la conquête, quand la prairie - plus verte - nourrit une cavalerie d'élite. Le triomphe du Cinggis-qan, c'est celui de la mobilité et de la discipline. La « paix mongole » peut s'étendre, symbolisée par l'image célèbre de la femme au plateau d'or. Impôts, postes, papier-monnaie, s'organisent par la volonté du joyeux ivrogne OEgoedei. L'Empire, encore nomade, centré sur l'ordu du Grand Qan, sera bientôt, en Perse et en Chine, sédentarisé, urbanisé, au temps doré de Qubilai. Splendeur éphémère, qui s'écroule devant la révolte des peuples soumis, mais qui laisse son apport à la pensée universelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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