• Face à la désocialisation de certains jeunes, l'école apparaît comme l'ultime rempart. Mais l'école ne peut résoudre à elle seule les problèmes structurels de la société. En s'inspirant du principe de la démocratie participative, elle peut s'acquitter de cette nouvelle mission qui est d'éduquer à la citoyenneté tout au long de la scolarité. Telle est la thèse défendue dans cet ouvrage par une équipe pluridisiciplinaire de chercheurs et d'enseignants.

  • Que sait-on de l'homme et du projet intime qui donna sens à sa vie ? Que reste-t-il de son projet ? Une théorie humaniste de l'éducation qui, loin de se limiter à l'intelligence, concerne la personne dans son ensemble ; loin de se limiter à l'individu, s'étend à la socialisation, à l'apprentissage de la citoyenneté, à l'éducation contre la xénophobie ; loin de se limiter à une nation, elle conduit, de proche en proche, à se sentir concerné par la terre entière. Piaget expose les conditions psychologiques et pédagogiques qui permettraient à l'enfant de s'ouvrir de plus en plus à l'universel et, en même temps, de découvrir de plus en plus son humanité.

  • La pensée éducative de J. Piaget se fonde sur la conviction que la morale est une logique de l'action comme la logique est une morale de la pensée. Il s'ensuit qu'éducation morale et éducation intellectuelle doivent être menées de front, et donc qu'il faut éduquer la personne entière. Humaniser l'humanité par l'éducation grâce à l'école, tel est le sens de son engagement.

  • En s'intéressant à l'affectivité, Piaget cherche à répondre à deux questions. La première concerne les relations entre l'intelligence et l'affectivité, la seconde porte sur la genèse psychologique de la morale: comment l'enfant construit-il ses sentiments moraux, une échelle de valeurs et des idéaux ? Ce livre expose - pour la première fois - la théorie complète de Jean Piaget sur l'affectivité, notamment ses stades du développement affectif.

  • Alors même que l'on aspire à construire une citoyenneté européenne - supranationale par définition - la citoyenneté nationale est en crise. Dans la tourmente de la mondialisation et du néolibéralisme, la citoyenneté est confrontée aux revendications des communautés culturelles, voire ethnico-religieuses. Le modèle français républicain et laïc qui, dans sa prétention à l'universel, ignore les appartenances culturelles et religieuses pour ne reconnaître que l'égale dignité de l'homme et du citoyen, est mis à rude épreuve. Et l'on demande à l'École de freiner la dérive communautaire. Quelle éducation à quelle citoyenneté peut-elle assurer, pour quel projet de société ? Pour répondre à ces questions, le présent ouvrage commence par situer l'École dans son cadre général, à savoir dans une nation qui doute d'elle-même, dans une construction européenne qui piétine, dans le contexte de la mondialisation et du néolibéralisme. Ensuite, il expose le modèle multiculturel dans sa version québécoise et le confronte à sa dérive, le communautarisme. Enfin, il présente le modèle brésilien qui porte l'interculturel et le métissage à un degré jamais atteint en Europe et en Amérique du Nord. Le livre se termine par une réflexion sur le rôle, la portée et les limites de l'École quant à l'éducation à la citoyenneté et dégage de nouvelles pistes pédagogiques. Dirigé par YVES LENOIR (Sherbrooke, Québec), CONSTANTIN XYPAS et CHRISTIAN JAMET (UCO Angers), le présent ouvrage a été rédigé par une équipe internationale composée de F. AUDIGIER (Genève, Suisse), M. BARBOSA (Minho, Portugal), R. FLEURI (Florianopolis, Brésil), A. ACHDJIAN (Sherbrooke, Québec), M. MCANDREW (Montréal, Québec), H. DEL PUP (Toulouse), Ph. MAUBAN (Rouen), A. MOUGNIOTTE (Besançon), M. SACHOT (Strasbourg).

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