• " En résumé, nous n'avons pas moins mais plus de raisons que Marx de penser que le mode de production capitaliste est historiquement condamné. À quoi cédera-t-il la place ? Le pire reste possible. Mais précisément, avec Marx, nous devons nous rappeler que les hommes font eux-mêmes leur propre histoire. "
    D. C.
    Sommaire
    Avant-propos
    1. Marx en son temps
    2. De la démocratie radicale à la critique de l'économie politique : la philosophie de la praxis
    3. La valeur et le fétichisme de la marchandise : genèse et figures de l'idéologie
    4. L'échange et l'exploitation capitaliste : le procès de travail et la production de la survaleur
    5. La dynamique du mode de production capitaliste
    6. L'émancipation, le communisme
    /> 7. Une théorie générale de l'histoire ?
    8. Politique et dépérissement du politique
    9. L'héritage marxiste
    10. L'actualité de la pensée de Marx
    Bibliographie
    Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l'explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs. Cette contradiction n'est qu'une apparence, car la pensée de Marx n'a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l'histoire. Ce livre tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l'œuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l'émancipation des individus et de la démocratie réelle. Conçu comme une initiation didactique à la pensée d'un grand auteur, il en couvre toutes les dimensions philosophiques, économiques, politiques et il nous montre comment cette œuvre reste un outil précieux pour penser le présent.
    Denis Collin, né en 1952, docteur et agrégé de philosophie, enseigne la philosophie en classes préparatoires. Il a consacré à Marx plusieurs ouvrages, dont sa thèse de doctorat qui porte sur la théorie de la connaissance chez Marx. Sa lecture de Marx intègre aussi bien l'approche de Michel Henry que l'héritage de l'école de Francfort. Il a consacré également plusieurs ouvrages à la philosophie morale et politique et à la philosophie des sciences.

  • « Moi, je ne suis pas marxiste. » Cette boutade de Marx, lancée contre certains de ses partisans, doit être prise au sérieux. Pour lire Marx et tenter de le comprendre, il faut délaisser toutes les reconstructions : on n'a pas affaire à un système achevé mais à des niveaux de réflexion et d'argumentation différents, loin d'être toujours cohérents les uns avec les autres. 
    Critique virulent des philosophies systématiques, de ces représentations du monde qui prétendent avoir réponse à tout, Marx n'a pas laissé de système. Par conséquent, comprendre Marx, ce n'est pas le résumer en quelques thèses, prêtes à la vulgarisation, mais suivre pas à pas une démarche essentiellement critique. 
    À l'heure où la « fin de l'histoire » a été décrétée, où le conflit social est sciemment ignoré au motif de son archaïsme, Marx nous invite à déchiffrer l'antagonisme radical au sein de la « société ». 
    De la question de la durée du travail à celle des formes de propriété nées du développement du capital financier, la critique marxienne de l'économie politique reste d'une brûlante actualité. Et après la faillite tragique du « marxisme historique », c'est encore dans la lecture de Marx qu'on trouvera les pistes les plus stimulantes pour la reconstruction d'une pensée de l'émancipation humaine. 

  • Peu d'auteurs ont une réputation aussi exécrable que Machiavel, devenu synonyme d'intelligence perverse et calculatrice. Ce livre montre à quel point cette interprétation est non seulement hâtive, mais fausse. 
    Machiavel, fonctionnaire au service du pouvoir florentin et patriote déplorant l'absence d'un État italien unifié, s'est employé à tirer les leçons de changements majeurs dans le système économique et social de son temps. 
    Confronté à la disparition des républiques féodales et à la montée en puissance du capitalisme, il conclut à la nécessité du volontarisme politique pour préserver la liberté de la cité et de l'individu tout au long d'une histoire qui ne sera plus qu'une crise permanente. 
    Il refuse l'asservissement de la politique à la morale, par lucidité et non par cynisme. Maillon important d'une tradition politique où cousineront avec lui Spinoza, Rousseau ou Gramsci, il s'impose comme un précieux antidote à l'idéologie naïve de la démocratie d'aujourd'hui.
     
    Agrégé et docteur en philosophie, Denis Collin enseigne en lycée.

  • Prenant comme fil conducteur la critique de L'horreur économique de Viviane Forrester, livre si révélateur, par sa sincérité même, de ce phénomène, Denis Collin démonte méthodiquement ces soi-disant vérités incontournables, pour revenir à l'essentiel, à savoir l'analyse des rapports sociaux capitalistes et de l'exploitation. Non pour le plaisir de l'analyse pure, mais pour ouvrir à nouveau la possibilité que les hommes, au lieu de subir la puissance aveugle de leurs propres échanges, en retrouvent la maîtrise par l'action politique.

  • Marx n'est ni un économiste de l'époque de la machine à vapeur, ni un scientiste dépassé à l'heure de la "complexité", mais bien un philosophe, et des plus grands. Affirmation paradoxale à propos d'un penseur dont on dit souvent qu'il a voulu mettre fin à la philosophie ? Nullement. Au-delà d'un marxisme que Marx avait recusé par avance, Denis Collin montre que son travail théorique s'appuie sur une tradition philosophique riche - et souvent méconnue ou sous-estimée - non pour construire une science nouvelle et inédite, mais pour procéder à la critique systématique des illusions objectivistes et scientistes. Marx n'est certes pas un des contempteurs modernes de la pensée scientifique : il prend les sciences au sérieux, s'appuie au besoin sur leurs résultats, mais pour en montrer les limites irrémédiables. Analysant pas à pas le parcours de Marx, Denis Collin place au coeur de l'analyse marxienne la question des rapports entre la subjectivité individuelle et la constitution d'un savoir qui pense les affaires humaines comme un processus objectif. Le problème de la connaissance réside dans ce rapport entre la vie subjective des individus et l'objectivité des descriptions scientifiques ou idéologiques. Le problème de l'aliénation, de la transformation de la puissance subjective du travailleur en puissance objective du capital, retrouve ainsi toute sa place, non dans quelques textes de jeunesse, mais dans la grande oeuvre qu'est Le Capital. Les enjeux de ces analyses pour notre époque se montrent d'eux-mêmes, à l'heure où, plus que jamais, la "faim sacrée de l'or" impose sa loi sous le couvert d'un économisme triomphant.

  • La critique de la religion est pour l'essentiel terminée : voilà ce que Marx écrivait en 1843 (Critique de la philosophie du droit de Hegel). Le début du XXIème siècle semble lui donner tort. Fondamentalismes, djihadisme, terrorisme : ceux qui pensaient que nous étions définitivement entrés dans un monde matérialiste en sont pour leurs frais. Mais il existe une tradition philosophique pour laquelle vivre sous la conduite de la raison permet de s'émanciper de la servitude religieuse. Il s'agit donc d'en revenir aux principes afin d'examiner ce qu'il en est du fait religieux aujourd'hui.

  • Pour qui observe avec suffisamment de recul l'évolution globale de nos sociétés, semble à peu près évident le diagnostic de Ronald Dworkin : l'égalité est un genre d'idée politique en danger. Le mouvement historique multiséculaire dans lequel s'est forgée la modernité combinait sous des formes diverses liberté et égalité. L'émancipation des individus demandait l'égalité des droits et une certaine forme d'égalité des conditions. Les dernières décennies du XXe siècle apparaissent comme une rupture radicale dans ce mouvement. De la "révolution libérale" américaine à la "refondation sociale", désormais la revendication de la liberté individuelle est déclarée incompatible avec les principes égalitaires hérités tant des révolutions démocratiques que des mouvements sociaux du passé.

  • La philosophie a-t-elle encore un rôle réel à jouer ? Ou n'est-elle plus désormais que l'arôme spirituel nécessaire pour assurer le succès d'une réunion mondaine ? Nous vivons sous la domination du relativisme - à chacun sa vérité ! - et toutes les doctrines philosophiques semblent vouées à l'insignifiance. Un spécialiste des sciences de la terre annonçait il y a peu « la défaite de Platon ». Une vedette des médias prétend avoir lu tout Freud en six mois et l'avoir réfuté en 600 pages. À quoi bon donc continuer de philosopher ? Ce livre, qui reprend un à un les grands thèmes qui structurent l'enseignement philosophique aujourd'hui, veut montrer que la philosophie n'a de sens que si elle est recherche de la vérité, et rien que cela. Contre les illusions du positivisme et du scientisme, elle exige qu'on remette sur le métier l'ouvrage et qu'on soit prêt à recommencer, comme ont commencé et recommencé les Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Kant ou Hegel. Ces incursions dans la philosophie ne constituent pas un ensemble systématique achevé mais une défense de la dignité des philosophes.

  • LE MAL
    Un cours complet
    William Shakespeare, Macbeth
    Jean-Jacques Rousseau, Profession de foi du vicaire savoyard
    Jean Giono, Les Âmes fortes
    Sommaire :
    - Un résumé et une analyse des 3 oeuvres
    - Une étude approfondie du thème
    - La méthode pour réussir aux concours
    Faire vite, faire bien, maîtriser la thématique, connaître les grandes problématiques possibles, ne pas se tromper dans l'analyse des sujets, disposer des clés pour construire au mieux son devoir et faire la différence... Voici le guide intelligent, efficace, pour réussir l'épreuve de français/philo aux concours. 
    Cet ouvrage a été rédigé par Denis Collin et son équipe (professeurs agrégés/ enseignants en classes préparatoires).

  • « La science ne pense pas » disent les uns, qui répètent sentencieusement les paroles inspirées du Maître. « Les questions métaphysiques sont dénuées de sens », répondent les autres. Guerre absurde que reproduit notre système d'enseignement, qui voue la philosophie aux séries littéraires et réduit à la portion congrue la réflexion critique proposée aux scientifiques.
    La philosophie n'existerait pas si elle n'avait dès l'origine fait couple avec l'interrogation scientifique du réel ; elle ne saurait, sous peine de virer au pur « supplément d'âme » à destination des autruches qui ignorent tout ce qui se découvre et de la manière dont on le découvre, délaisser par exemple les questions fondamentales soulevées par la physique quantique ou les théories de l'hérédité.
    Il s'agit de bien plus que d'intégrer ou de réintégrer à la philosophie l'élucidation des énoncés de la science : il y va de l'accomplissement même du programme de pensée ouvert depuis la Grèce antique. Point d'avenir sans reprise du dialogue de la philosophie et des sciences, et sans redécouverte de la pertinence de la position matérialiste. Celle-ci s'enracine chez Démocrite, n'a cessé depuis de constituer aussi, par-delà ses manifestations propres, le contrepoint critique et l'aboutissement sensé des efforts idéalistes pour penser le monde, et représente désormais la seule option ouverte à une pensée effective.Denis Collin, né en 1952, est professeur agrégé de philosophie et docteur de l'Université. Enseignant en lycée, il est aussi chargé de cours à l'Université de Rouen. Il a publié plusieurs ouvrages et essais en philosophie politique et morale - dont Questions de morale (Armand Colin, 2003).

  • Nos élites dirigeantes ont le travers de confondre leur incontestable essoufflement et les indices de leur sortie de jeu prochaine avec cette « fin de la politique » qui les arrangerait tant.
    Fini l'art et le courage de gouverner, tout ne serait plus que « gouvernance » ! Néant de la pensée et de l'action : des élections transformées en concours de beauté entre candidats aux programmes interchangeables, des ambitions personnelles et claniques à foison, et de beaux débats sur les « valeurs » pour couvrir le tout !
    Mais cette mauvaise comédie, à laquelle ont rallié leur panache rose nombre de ceux qui s'imaginent peut-être encore porter les chances du changement, ne fait déjà plus recette. De 21 avril en 29 mai, l'urgence est claire, il faut oser refaire de la politique, et donc d'abord faire revenir la politique, au sens noble, dans les têtes et les programmes.
    À cet égard, l'idée républicaine, paradoxalement, reste une idée neuve. Après des décennies de détours utopiques ou à l'inverse d'asservissement aux supposées lois de l'économie, nous sommes loin d'en avoir épuisé ou même deviné tout le potentiel. Elle seule, ce livre prétend le démontrer, permet de redéfinir un idéal libérateur pour notre époque.
    Des citoyens libres dans une république émancipée : voici, confortées par des analyses de fond, des orientations et les linéaments d'un programme social-républicain.Denis Collin, agrégé de philosophie, a publié plusieurs ouvrages de philosophie politique et morale.

  • La collection Contrôle continu a été conçue pour les élèves de lycée qui souhaitent améliorer leurs connaissances et la pratique d'une matière.Mis à jour régulièrement, les livres sont découpés en chapitres et suivent scrupuleusement les nouveaux programmes de la réforme du Bac 2021.Dans cet ouvrage vous trouverez :des résumés de cours mettant en valeur les notions fondamentales et incontournables à retenirdes exercices pour aider tous les élèves quel que soit leur niveaudes corrigés détaillés pour comprendre et réussir au mieux l’épreuve de la spécialité Humanités, Littérature et Philosophie.

  • L'histoire de la pharmacie en Nouvelle-France s'ouvre sur la rencontre avec le Nouveau Monde, ses ressources médicinales et les savoirs qu'en ont ses premiers habitants. Marqué par une double tradition, à la fois française et britannique, le développement de la pharmacie au Québec s'accélère aux XIXe et XXe siècles alors que le domaine du médicament subit d'importantes transformations. Révolution thérapeutique, essor de l'industrie pharmaceutique, transformations économiques et réformes gouvernementales finissent par plonger la pharmacie dans une crise identitaire dont elle ressortira passablement transformée à l'aube du XXIe siècle.



    Malgré son riche passé, qui puise ses sources dans l'Antiquité, la pharmacie est souvent laissée pour compte dans l'histoire de la médecine et de la santé. Cette lacune est brillamment corrigée dans cet ouvrage qui rend compte de l'évolution des conceptions scientifiques et populaires de la santé, allant de pair avec l'évolution des médicaments et de la profession de pharmacien. Celle-ci, qui a vu son rôle et son identité s'altérer puis se recomposer, est racontée ici avec un grand souci du détail qui montre tout l'intérêt qu'il y a à porter un regard historique, et souvent sociologique, sur des phénomènes contemporains.

  • Pour réussir l'épreuve de français des classes préparatoires scientifiques, l'étudiant doit connaître les trois oeuvres au programme et les relier au thème choisi. Le jury attend de lui qu'il soit capable de bien les comprendre, de bien les situer dans l'oeuvre de leur auteur et le contexte historique de leur naissance. Pédagogique, ce manuel propose une analyse très détaillée de chaque oeuvre et du thème, mise en perspective avec les connaissances à avoir sur les auteurs concernés. Il offre aussi des recommandations précises sur la méthodologie à adopter.
    Voici le guide intelligent et efficace pour réussir l'épreuve de français aux concours ! 

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