• Aragon-Triolet, l'amour fou le plus affiché et le plus officiel fut-il un amour passion ou un amour masque? Le poids de deux personnalités inextricables et d'un enjeu politique essentiel épaissit le mystère de ce couple.

  • Ariane, photographe célèbre, évoque son tumultueux passé. Pendant près d'un demi-siècle, de 1945 à nos jours, passions politiques et amoureuses se sont mêlées pour elle, son mari Sébastien, architecte, et Xavier, le deuxième homme de sa vie. Tous trois, liés par un « pacte de liberté sans mensonge », voyagent bien au-delà des convenances admises par un monde qu'ils veulent changer. Sébastien croit le rebâtir, Ariane le recomposer et Xavier agir sur lui. Mise à rude épreuve, leur foi en l'action collective s'écroulera. Puisque le monde n'obéit pas aux rêves, le trio choisira la fidélité à ses propres lois. Vulnérables, Ariane, Sébastien et Xavier affronteront pourtant sans faillir les secousses qui menacent leur équilibre. Et cette exceptionnelle histoire d'amour et d'amitié durera jusqu'à la disparition de celui qui disait à Ariane : « Je voudrais que ma mort soit le premier chagrin que je te causerai ». Jamais Dominique Desanti n'a ainsi mêlé le réel et l'imaginaire, l'historique et le quotidien, le public et le privé. Une brillante re-création de notre monde, où le doute le dispute à la nécessité de croire.

  • Quand on survit au pire des massacres, on reprend son souffle, on respire, on aspire à l'éclat, aux musiques sonores, aux couleurs aveuglantes, et la folie s'empare de tout changer : mode de vie, moeurs, et décor. Le mythe de la nouvelle femme précède le changement de décor : sans corset, nuque rase et jupe brève, « La Garçonne », héroïne du roman de Victor Margueritte, revendique l'union libre. C'est le scandale. Choisir ses amours, prévoir l'enfant, ne pas s'enfermer dans ce foyer que l'on voudrait vous voir réintégrer après vous avoir fait conduire des tramways, tourner des obus et coudre des capotes : c'est le rêve de la femme des années 20 ; elle aspire à vivre à 100 à l'heure ; elle prend le volant, fonce dans les carrières d'hommes, reconquiert la haute couture, saute les barrières du barreau et de la médecine, pénètre dans les grandes écoles, dans les laboratoires, sur les stades, et réussit ; Irène et Marie Curie, Schiaparelli et Lanvin, Suzanne Lenglen et Hélène Boucher en témoignent. Conscientes de leurs droits, désormais les femmes les défendent, regroupées autour de la duchesse rouge Edmée de la Rochefoucauld, et de la bouillonnante Louise Weiss. La TSF pénètre dans les familles et dans les ateliers ; le film parle et chante ; Hollywood propose des rêves et des modèles ; on danse le charleston et la biguine ; c'est le triomphe de Joséphine Baker, de Mistinguett et de Cécile Sorel. L'expo des Arts-Déco change le style. En tête des femmes créatrices, Sonia Delaunay transforme murs et vêtements. Sonia est venue de Russie comme Gertrude Stein d'Amérique et Nancy Cunard d'Angleterre ; Paris qui bouge et qui scintille attire les belles étrangères. Ces années-jazz, ces années-changement, ces années-paillettes, Dominique Desanti les raconte avec le souci de l'historienne et le talent de la romancière, parsemant son récit de portraits de femmes connues ou anonymes : Colette, Misia Sert, Maryse Bastié, l'algébriste, La Argentina, Germaine Richier ou la pharmacienne corsicoise. La Femme au temps des Années Folles, est le cinquième livre de l'auteur (après "La Banquière des années folles : Marthe Hanau", "Drieu la Rochelle, le séducteur mystifié", "Sacha Guitry, cinquante ans de théâtre", couronné par l'Académie française, et "Les Clés d'Elsa, Aragon-Triolet" Prix Caze 1984) sur cette époque qu'elle connaît particulièrement bien.

  • Marie d'Agoult ? Son nom évoque Franz Liszt, le scandale de leur passion, leurs années d'errance, leurs trois enfants. C'est pourtant après leur rupture que l'histoire, moins connue, de la « divine comtesse » devient fascinante. 1839 : Marie d'Agoult revient à Paris, sans Liszt, le coeur à jamais broyé. Le scandale, le malheur, la beauté attirent vers elle Vigny, Sainte-Beuve, Eugène Sue et le « Napoléon de la presse » Émile de Girardin. Elle les repousse, ne voulant plus être célèbre par un homme mais devenir elle-même : Daniel Stern, écrivain. Elle le devient à travers la révolution de 1848 vécue à l'ombre de Lamartine, dans la rivalité avec George Sand, et la tragédie d'une maternité mal assumée. Ce livre d'Histoire montre les figures majeures du romantisme, de Hugo à Balzac, et du post-romantisme, d'Émile Olivier à Richard Wagner (les gendres de Marie/Daniel). Il présente aussi un reportage sur la vie quotidienne de l'époque dans des milieux très divers, des salons littéraires aux quartiers ouvriers. Cette biographie est le roman vrai d'une séductrice qui refuse l'amour, d'une pionnière qui refuse le féminisme théorique.

  • Par comparaison aux Argonautes, ces héros mythiques qui s'embarquèrent pour conquérir la Toison d'or, et aux astronautes qui s'embarquent pour le Cosmos, Dominique Desanti a créé le terme d'aragonautes. Qui sont ces hommes et femmes que Louis Aragon, par séduction ou par position de pouvoir, entraîna à sa suite ?

  • Zoé, 18 ans, élevée entre surfeurs et gourous, a fui toutes les familles mais cherche qui et comment aimer. Serge, 27 ans, a vécu tragiquement l'après-Mai-68, usine et prison incluses. Vic, 27 ans, cherche inlassablement à établir de nouveaux et vrais rapports entre les êtres. Jam, 55 ans, a connu les siroccos du demi-siècle : Résistance - déportation - communisme - désenchantement. Sans compter, avant-guerre, l'amour-passion pour une pionnière du strip-tease. La génération de Serge, son "non-fils", vit ce qu'il rêvait... Pour aller où, se demande-t-il ? Ceci est un roman. Rien n'y est réel, tout y est VRAI. Rencontres, coïncidences, hasard et aussi nécessité. Que l'on appelle cela destin ou pesanteur, chaque personnage suit son chemin, et son chemin croise souvent celui des autres. Toutes ces voies parallèles ou mêlées, dessinent la carte mouvante, encore incertaine, de ces quarante dernières années. C'est ainsi que Mai 1968 et la contre-culture de 1976 répondent à la guerre d'Espagne, à la Résistance, au stalinisme, et la violence de l'Ouest à celle de l'Est. C'est ainsi que la jeunesse et la maturité s'interrogent et questionnent la vie qui, on le sait, a toujours le dernier mot... Ce monde "imaginaire" nous plonge dans ce qui s'accomplit et que d'ordinaire nous sentons mal, comme par distraction. En tout, treize personnages principaux, dont un sculpteur illustre, un cinéaste américain, la directrice d'un magazine féminin. Une bottelée de petits rôles. Voilà, avec une intrigue de caractère policier, pour faire vibrer le présent dans le Paris d'aujourd'hui et pour que le Montparnasse d'avant-guerre, l'Est européen des années 50, la Californie actuelle, surgissent à chaque détour de page.

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