• « Pour les hommes, la politique est un jeu, pour les femmes, c'est un engagement. » (Simone Veil) « Entre une réunion et un panier de linge à repasser, je choisis la réunion. » (Colette Deedene) « Pour me donner du courage, je me dis « Vas-y t'es une femme ». » (Arlette Laguiller) Pour la première fois, les personnages politiques qui se dévoilent ici le font en tant que femmes : Martine Aubry, Roselyne Bachelot, Frédérique Bredin, Élisabeth Hubert, Françoise Gaspard, Ariette Laguiller, Catherine Trautmann, Simone Veil, Dominique Voynet et bien d'autres moins célèbres. À l'heure du rejet désabusé, leur engagement apparaît singulièrement proche et vrai. Guide pratique, ce livre recèle aussi tous les conseils pour se présenter aux municipales et signale les pièges à éviter. Livre d'analyse, il présente les éclairages de l'historienne Michèle Perrot, la philosophe Geneviève Fraisse, la politologue Mariette Sineau, pour comprendre pourquoi la représentation féminine en France est si faible. S'adressant à toutes celles qui s'interrogent sur leur engagement comme aux femmes qui ont franchi le premier pas en politique, cet ouvrage déclenche l'envie d'agir et donne les moyens d'y parvenir.

  • Le libéralisme économique a fait main basse sur notre sexualité. Il la contamine avec le virus du marché parce qu'il s'attaque physiquement et psychiquement à notre capacité à aimer. Sacrifiant notre libido sur l'autel de la flexibilité et de la précarité, il fait de la sexualité un loisir comme un autre et du sexe, une pièce détachée, formatée et optimisée à coup de coachs et de sex toys.
    Le nouvel ordre sexuel est devenu un management que l'on s'applique non seulement à soi-même mais aussi à l'autre, qui reprend tous les paradigmes de l'économie de marché : performance, rendement, productivité, optimisation des résultats, instrumentalisation et réification. 
    En promouvant une sexualité brute, technique et utilitariste, le libéralisme vide la sexualité de son essence même, le désir. Il met au centre de sa logique marchande le désaveu de l'autre. L'individu est placé tour à tour en situation de consommateur et consommable, de consommant et consommé, de client et marchandise. Véritable offrande faite au divin marché.

  • Les flics vont mal. Pris eux aussi comme tous les fonctionnaires de l'état dans la tourmente de l'entreprise de déconstruction lancée par l'équipe au pouvoir contre les services publics, mais avec ce paradoxe : alors que le pouvoir fait de la lutte pour la sécurité son fonds de commerce, il attaque de plein fouet les conditions d'exercice et la nature même des missions dévolues à la police républicaine. Étranglés par une réduction drastique d'effectifs, (11 000 effectifs en moins depuis 2004), les policiers sont empêchés d'assurer un véritable service de proximité, d'accueil et de secours sur le terrain. Soumis à la dictature du chiffre qui les pousse à faire de l'interpellation et du contrôle à tout va, ils sont contraints de se livrer à des pratiques aux frontières de l'illégalité, le profilage ethnique par exemple. Accablés de directives ultra sécuritaires, ils voient leurs fonctions de prévention détournées au profit exclusif de la répression. Managés à coup de peur, de prime et de triche, ils ont le sentiment de ne plus travailler que pour fournir à la hiérarchie des résultats qui pourront être utilisés à des fins de communication politique. Expropriés de leur mission républicaine de service public, ils sont pris dans les rais d'une idéologie racisante consistant à stigmatiser toute une partie de la population reléguée dans des ghettos de misère à la périphérie des grandes villes, qu'on leur demandera d'aller pacifier, au cours d'opérations coups de poing, sans autre objectif que d'épater la galerie et rassurer l'électeur en voie de lepénisation. 
    Tandis que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant continue ses sorties fracassantes sur sa volonté d'éradiquer la délinquance à coup d'effets d'annonces, les policiers sur le terrain font les frais du double langage. Ni effectifs ni moyens supplémentaires ne leur sont alloués, mais ce sont au contraire les polices municipales, les réserves civiles, les officines privées de sécurité et les systèmes de vidéo-surveillance qui sont convoqués en lieu et place de la police nationale. Aux risques et périls de nos libertés démocratiques.

  • Ils ont vécu les Trente Glorieuses, gouté aux délices de la libération sexuelle, bien mené leur barque, installé leur pouvoir... et les voilà aujourd'hui quinquagénaires. Vivent-ils ce nouvel âge comme une menace ?
    Entre indifférence, déni et fuite, les hommes semblent être globalement peu affectés par le temps. Ignorant l'horloge biologique qui bouleverse tant les femmes, ils peuvent vieillir, eux, en toute sérénité, sans avoir à repenser leur copie...
    Non seulement leur identité n'est pas menacée par les ans, mais ils jouissent socialement d'une grande tolérance à l'égard de leur vieillissement, voire d'une valorisation... Sauf lorsque la confrontation avec le temps surgit, sans crier gare, d'un champ professionnel dont ils tiraient jusque-là statut, reconnaissance et satisfaction. Exclus pour cause d'obsolescence, ils risquent alors d'avoir à entreprendre une véritable reconstruction identitaire.
    Bien loin d'être un règlement de comptes, ce livre qui analyse le vieillissement masculin à la lumière de la différence des sexes, devrait permettre aux uns et aux autres de mieux se comprendre. Pour mieux vieillir ensemble ?

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