Langue française

  • "La Barque annamite" est le reflet littéraire des paravents de laque chinois à quatre panneaux, dont chacun représente une saison. Ainsi sont les générations qui cohabitent dans le même foyer : le vieux Neua, le couple Thi Teu et Hoc accompagnés de leur jeune adolescent adopté Tao. Ils vont entreprendre le rêve de l'aïeul, à savoir regagner la terre des ancêtres dans le pays de la Haute Région (frontière chinoise), afin de complaire aux génies et cela en sampan.
    A l'image des couleurs des printemps, été, automne et hiver, la vie s'écoule aux rythme des tempêtes ou des suffocantes chaleur, des bruines aux froids humides, des sentiments inexprimés aux franches disputes, dans ce cadre magique qu'est la baie d'Halong. Un portrait poétique et fidèle de ce peuple attachant vivant entre la terre et l'eau, entre traditions et rêve de modernité.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Drame dépouillé de toute surcharge exotique, désencombré d'un engagement idéologique trop appuyé, resserré sur une analyse psychologique fine des deux protagonistes, ce roman d'Emile Nolly, paru en 1909 et depuis longtemps indisponible, méritait de renaître. Indochine coloniale, début du XX siècle : Hiên, un tirailleur annamite fruste, privé de son contact primordial avec la nature sauvage, endure le difficile apprentissage de la vie militaire, et souffre plus encore d'être repoussé par une jeune congaï coquette et cruelle.

  • Dernière oeuvre, posthume, du capitaine Détanger, sous le pseudonyme d'Emile Nolly, Le Conquérant a été certainement inspiré par un article d'Abel Ferry qui, en 1911, craignait que de trop nombreux indésirables au Maroc ne mettent en péril une colonisation qu'il voulait fondée sur la "collaboration des indigènes". Ce roman est à la source du roman d'Henry Labarthe "Pépé le Moko" et du film de Julien Duvivier. Il représente un document important sur les problèmes du début de Protectorat au Maroc et sur la Casablanca des années 1912-1913.

  • Il y a peu de guerre dans Gens de guerre. Malgré son titre, ce n'est pas un livre de guerre, mais un livre dans la guerre. Le récit, plus qu'une Iliade, se veut une Odyssée terrestre menant le narrateur de Casablanca à Fès, aller-retour sinueux, contre les tribus Beni m'Tir, Zemmour ou Zaër. Le capitaine Émile Joseph Détanger (1880-1914), alias Émile Nolly de son nom de plume, est un militaire-écrivain. Il édite en 1912 ses Gens de guerre au Maroc, roman-récit semi-autobiographique.

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