• On le surnomme Rubis-sur-l'Ongle car il paye toujours ses clients. Tapi dans l'ombre du numéro 24, rue Rodier, de huit heures à dix heures, Pierre Marcandie est un usurier sans pitié.
    Aujourd'hui c'est au tour de Robert de Bécherel d'emprunter de l'argent. Il a quitté Rennes pour venir travailler à Paris après la mort de son géniteur. Si le père de Robert a ruiné la famille des Bécherel, il a légué à son fils un lourd héritage : la passion du jeu.
    Pour ne pas sombrer plus bas encore, Robert devra lutter contre ses tendances naturelles et passer outre les mailles d'une société où les détournements de fortune abondent les rues.

    Fortuné du Boisgobey dresse le portrait d'un monde de la bourse aux tendances capitalistes, et met en garde contre les tentations et les conflits que celles-ci engendrent.



    Fortuné du Boisgobey (1821-1891) est un auteur français. Issu d'une famille noble, il poursuit des études de droit, et entre dans l'administration des Finances. Il ne se fait remarquer pour ses écrits qu'en 1843, avec ses « Lettres de Sicile », récit de ses voyages en Europe. Mais il ne se consacre véritablement à littérature qu'en 1868, avec « Deux Comédiens » publié dans Le Petit Journal. À compter de cette date, il devient un écrivain politique très populaire, notamment grâce à ses romans-feuilletons dignes des plus grands. Ses succès les plus importants sont « Une affaire mystérieuse » et « Forçat colonel » en 1869.

  • Une nouveau crime à élucider pour les policiers de Fortuné du Boisgobey
    Roman écrit par Fortuné du Boisgobey à la moitié de sa carrière, et publié dans Le Voltaire, du 28 décembre 1880 au 26 février 1881 - puis en librairie chez Plon, la même année, - Le Pavé de Paris est un roman criminel qui se démarque de ceux déjà publiés dans cette collection.
    Ici, pas d'entrée en matière fracassante, pas de crime à la première page, pas de scène proposée par anticipation. La description l'emporte sur le dialogue ; le lecteur croit être entré dans un roman de moeurs de bonne tenue mais qui ne devrait pas connaître de scènes sanglante. Il se trompe, bien sûr, mais l'auteur fait tout pour ménager ses effets et mener tranquillement son public à son but.
    Le Pavé de Paris reste un roman de moeurs jusqu'au bout, mais est aussi un roman criminel avec enquête et déduction. Et il met en scène un personnage de « méchant » particulièrement inattendu et dont le destin est tout à fait surprenant au regard des canons du genre...
    Cette enquête policière vous plongera dans les moeurs sociales du XIXe siècle.
    EXTRAIT
    C'est le soir ; un soir de ce tiède et boueux hiver où nous sommes.
    Il est dix heures. Une pluie fine fouette les vitres d'un appartement de la rue de l'Arcade, une rue triste et démodée ; les voitures n'y passent presque plus depuis qu'on a ouvert le boulevard Malesherbes ; on y ferme les boutiques à la tombée de la nuit ; l'été, les filles des concierges y jouent au volant d'un trottoir à l'autre. On se croirait en province.
    L'appartement est au premier : six fenêtres sur le devant avec balcon. La maison a un air respectable. Une dame de charité l'habiterait sans scrupule. Une femme de la haute galanterie y demeurerait volontiers, à cause de l'apparence honnête. Il y a des amants sérieux qui tiennent à ces choses-là. On en a vu qui exigeaient que leur maîtresse payée allât à la messe. Et justement la Madeleine est tout près de la rue de l'Arcade.
    Il y a de la lumière aux fenêtres du balcon. Il y en a aussi à une fenêtre du second étage ; mais là, c'est une clarté discrète, une faible lueur qui filtre par l'interstice des rideaux fermés, tandis qu'au balcon l'éclairage ne se cache pas. Il brille insolemment à travers la soie transparente des stores japonais. On dirait qu'il appelle les passants.
    La dame du logis n'en est pas là ; mais elle n'est plus du clan des bourgeoises. Elle en a été dans sa première jeunesse, et elle ne regrette pas de ne plus en être. Elle se souvient du jour où, six mois après sa sortie du couvent, elle fut conduite à l'autel de l'église Sainte-Marie des Batignolles par un capitaine en retraite, quarante-huit ans d'âge et dix-neuf cent cinquante francs de pension.
    A PROPOS DE L'AUTEUR 
    Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Fortuné du Boisgobey (1821-1891)

    "Le jour venait de se lever, blafard et triste.
    Paris - le Paris qui travaille - s'éveillait.
    Les ouvriers descendaient des hauteurs de Montmartre, la pipe à la bouche et le pain sous le bras. Les petites couturières trottinaient vers l'atelier où elles vont pousser l'aiguille jusqu'à la nuit pour gagner quelques sous.
    C'est l'heure où les viveurs à outrance rentrent chez eux.
    Un fiacre montait lentement la rue du Rocher, un de ces affreux fiacres, attelés d'une rosse poussive, qu'on trouve, sur le tard, à la porte des cercles et des restaurants fréquentés par les soupeurs.
    Au fond de ce véhicule délabré, qui sonnait la ferraille, un jeune homme sommeillait, en mâchonnant un cigare éteint : un grand garçon, très brun, engoncé dans un paletot dont il avait relevé le collet pour cacher sa cravate blanche, car il était en tenue de soirée et, à ses traits fatigués, on voyait bien qu'il ne s'était pas couché.
    Il avait baissé une des glaces de la voiture, probablement parce qu'il éprouvait le besoin de respirer l'air frais du matin, après avoir veillé longtemps dans un lieu empesté par la fumée du tabac, et quand il entrouvrait les yeux, secoué par un cahot, il regardait vaguement les passants qui filaient sur les trottoirs.
    Et il lui arrivait d'envier le sort de ces esclaves du labeur que la nécessité de gagner leur pain quotidien forçait à courir les rues dès l'aube ; il lui arrivait de souhaiter d'être à leur place, lui, le riche désoeuvré, déjà las de vivre sans but.
    Il faut dire tout de suite que ces aspirations à une existence régulière lui venaient à la suite d'une grosse perte de jeu et qu'il ne pensait pas sérieusement à se convertir.
    À vingt-cinq ans on n'y songe guère, quand on a quarante mille francs de rente, un nom sonore, des relations brillantes, des succès dans tous les mondes et une santé de fer."

    Une mystérieuse femme masquée s'introduit précipitamment dans le fiacre occupé par Maxime de Chalendrey car elle est suivie ; elle lui demande de l'amener jusqu'à un lieu de Paris très peu recommandable... De quoi aiguiser la curiosité de Maxime ! Mais la curiosité est un vilain défaut...

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • Double-blanc

    Fortune Du Boisgobey

    Au bord de la ruine, le baron Hervé de Scaër accepte d'épouser la belle et riche Mle de Bernage. Lors d'une soirée costumée, une femme déguisée en domino blanc l'aborde et lui remet une lettre cachetée. Rentré chez lui après quelques évenements, en apparence, anodins, dont les retrouvailles avec un de ses anciens gardiens de chêvres, il lit la lettre et se souvient de son amour de jeunesse, disparue sans laisser de traces... Nous sommes en 1870, et, sur fond de guerre avec la Prusse, nous suivons la passionnante enquête menée par ce noble breton, sur la disparition Georges Nesbitt, sa belle-soeur et sa nièce, une dizaine d'années plus tôt. Extrait : Mon cher, lui disait-il, je comprends que tu ne t'affiches plus avec des demoiselles. C'était bon quand tu achevais de manger ta fortune, et depuis ta promotion au grade de fiancé, tu es obligé de te gouverner autrement, je le reconnais. Mais en soupant avec nous, tu te compromettras moins qu'en te montrant sur le devant de notre loge, comme tu viens de le faire. Et d'ailleurs, puisque tu as mis un pied dans le crime, tu peux bien y mettre les deux.

  • Julia d'Orcival, femme du monde comme l'on disait alors, est assassinée dans sa loge lors du bal de l'Opéra. Trois personnage se mettent à la recherche du coupable : un juge d'instruction, son neveu et un ancien capitaine de hussards. Extrait : Il vit alors que la femme cherchait à éviter l'homme qui marchait à côté d'elle, et il comprit qu'il assistait à une de ces petites scènes qui se jouent si souvent dans les rues de Paris ; un chercheur de bonnes fortunes abordant une passante qui refuse de l'écouter. Il savait que ces sortes d'aventures ne tirent pas à conséquence et que, neuf fois sur dix, la persécutée finit par s'entendre avec le persécuteur. Il ne se souciait donc pas de venir au secours d'une personne qui ne tenait peut-être pas à être secourue. Cependant, la femme faisait, tantôt à droite, tantôt à gauche, des pointes si brusques et si décidées qu'on ne pouvait guère la soupçonner de jouer la comédie de la résistance. Elle cherchait sérieusement à se délivrer d'une poursuite qu'elle n'avait pas encouragée, mais elle n'y réussissait guère. L'homme était tenace. Il serrait de près la pauvre créature, et chaque fois qu'il la rattrapait, après une échappée, il se penchait pour la regarder sous le nez et probablement pour lui dire de grosses galanteries.

  • Julia d'Orcival, femme du monde comme l'on disait alors, est assassinée dans sa loge lors du bal de l'Opéra. Trois personnage se mettent à la recherche du coupable : un juge d'instruction, son neveu et un ancien capitaine de hussards. Tome 2. Extrait : Ce nigaud ne se doute pas qu'il vient de m'indiquer le point le plus intéressant à vérifier. S'il était moins de trois heures du matin quand les sergents de ville ont trouvé le domino, mademoiselle Lestérel serait sauvée, puisqu'il est prouvé que le domino lui appartient et que Julia a été tuée à trois heures. Je me renseignerai moi-même, si Lolif ne me renseigne pas.

  • Maxime de Chalandrey sort ce matin-là d'une folle nuit passée à jouer au baccarat. Alors qu'il est dans le fiacre qui le ramène chez lui, il aperçoit un ami . C'est alors qu'une femme masquée sort précipitamment d'un immeuble et s'engouffre dans sa voiture. Surpris, Maxime essaie de s'enquérir de cette attitude pour le moins inhabituelle. La jeune femme qui semble poursuivie veut qu'il la conduise à une adresse précise. Maxime décide donc de l'accompagner. Au cours du voyage, il remarque alors une bague qui ressemble à un talisman sertie d'une pierre rare appelée Oeil-de-chat. Peu après, l'inconnue lui fait jurer de ne pas la suivre. Mais la curiosité est plus forte que tout. C'est ainsi qu'il va assister à une bien curieuse réunion pendant laquelle un homme est exécuté.

  • Du haut de l'Hôtel-Dieu, l'interne en médecine Daubrac et son ami philantrope Mériadec observent le parvis de Notre-Dame. Ils se décident à suivre par désoeuvrement un couple d'amants qui effectue l'ascension des tours. Arrivés sur le parvis, un attroupement attire leur attention, une jeune femme portant une voilette bleue identique à celle de la femme aperçue auparavant au bras de son amant est retrouvée sans vie au bas des tours. Qui est cette femme? S'est-elle suicidée ou bien l'a-t-on précipitée dans le vide?

  • Julia d'Orcival, femme du monde comme l'on disait alors, est assassinée dans sa loge lors du bal de l'Opéra. Trois personnage se mettent à la recherche du coupable, un juge d'instruction, son neveu et un ancien capitaine de hussards.

  • Julia d'Orcival, femme du monde comme l'on disait alors, est assassinée dans sa loge lors du bal de l'Opéra. Trois personnage se mettent à la recherche du coupable, un juge d'instruction, son neveu et un ancien capitaine de hussards.

  • Le Classcompilé n° 99 contient 14 oeuvres de Fortuné du Boisgobey
    Fortuné Hippolyte Auguste Abraham-Dubois, dit Fortuné du Boisgobey, né à Granville le 11 septembre 1821 et mort le 26 février 1891 à Paris, est un auteur français de romans judiciaires et policiers (Le Pouce crochu, Le Crime de l'omnibus, Le Collier d'acier, etc.), mais aussi de romans historiques (Le Demi-Monde sous la Terreur, Les Collets noirs, etc.), ainsi que quelques récits de voyage (Du Rhin au Nil). (Wikip.)
    Version 2.1
    On consultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres"
    CONTENU DE CE VOLUME :
    LE CHEVALIER CASSE-COU (1873) (LE CAMÉLIA ROUGE, LA CHASSE AUX ANCÊTRES)
    LE CRIME DE L'OPÉRA (1879) (LA LOGE SANGLANTE, LA PELISSE DU PENDU)
    LE CRIME DE L'OMNIBUS (1881)
    BOUCHE COUSUE (1883)
    LA VOILETTE BLEUE (1885)
    LE CRI DU SANG (1885)
    LE POUCE CROCHU (1885)
    LA BANDE ROUGE (1886) (AVENTURES D'UNE JEUNE FILLE PENDANT LE SIÈGE, AVENTURES D'UNE JEUNE FILLE SOUS LA COMMUNE)
    LE CHALET DES PERVENCHES (1888)
    L'OEIL-DE-CHAT (1888)
    MARIAGE D'INCLINATION (1888)
    DOUBLE-BLANC (1889)
    LA MAIN FROIDE (1889)
    FONTENAY COUP-D'EPEE (1890)
    Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

  • Une enquête criminelle autour d'un savant fou
    En 1882, Fortuné du Boisgobey est passé maître dans l'art d'écrire un roman policier. Tout commence naturellement par un crime, introduit de manière spectaculaire, et se poursuit par une double enquête : d'un côté celle de la police officielle et de la justice ; de l'autre celle de détectives amateurs.
    Chez Boisgobey, ceux-ci sont souvent de jeunes aristocrates courageux ; ici, ce sont des artistes : le peintre Alfred Caussade et son ami vaudevilliste Georges Darès. Mais cette fois, l'adversaire n'est pas un mystérieux étranger, mais une femme... La perspective change, le registre sentimental est grandement exploité, mais l'intensité du drame demeure, avec un intéressant suspense final. Un personnage de savant fou - médecin, pour être plus précis - agrémente la distribution, et sa terrible invention aura son importance.
    Le roman est paru initialement dans La Lanterne, du 16 octobre au 19 décembre 1882, puis fut publié en librairie chez Plon, en 1883.
    Fortuné du Boisgobey offre ici un nouveau roman policier avec une intrigue judiciaire et une romance parfaitement menées
    EXTRAIT
    Ce n'est pas un mariage du grand monde ; ce n'est pas non plus une noce d'ouvriers, où chacun paye son écot.
    Il n'y a pas de voitures de maître à la porte du restaurant, mais les mariés et leurs témoins sont venus dans des landaus de louage, conduits par des cochers gantés de blanc et traînés par des chevaux enrubannés.
    Si le dîner a été commandé dans la banlieue, c'est que, dans l'intérieur de Paris, les salons de cent couverts sont assez rares ; mais l'établissement du père Cabassol, à Boulogne-sur-Seine, n'est pas une guinguette. Il est avantageusement connu depuis quarante ans, et sa spécialité, c'est de confectionner, au plus juste prix, les repas de noce de la bourgeoisie aisée.
    Plus d'un gros négociant, qui tient maintenant le haut du pavé sur la place, y a fêté jadis le plus beau jour de sa vie, alors qu'il débutait dans les affaires et qu'il s'estimait trop heureux d'épouser la fille d'un boutiquier, avec cent mille francs de dot.
    Cette fois, c'est la fille d'un médecin qui épouse le caissier d'une maison de banque.
    A PROPOS DE L'AUTEUR 
    Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Un crime au coeur de Paris avec en toile de fond la guerre franco-prussienne
    Roman contemporain, roman policier, roman parisien : tel peut être défini Le Coup de pouce.
    L'action se partage entre Paris intra-muros et la localité - imaginaire - de Charly-sous-Bois. Un crime est commis dont on croit connaître le coupable qui est très vite emprisonné, car, désigné par sa victime, tout semble l'accuser... Mais, selon un schéma très courant chez l'auteur, un jeune aristocrate, Julien de La Chanterie, convaincu de l'innocence du personnage, va se lancer dans une véritable enquête policière, découvrir un mystérieux document et s'intéresser à un troublant notable étranger : Wilfrid Wassmann...
    L'action se déroule à la veille, puis dans les premières semaines de la guerre franco-prussienne, des événements dont Fortuné du Boisgobey a été le témoin. Aux descriptions précises et passionnantes qu'il donne, comme toujours, de Paris et de sa banlieue, il ajoute cette fois le ressenti personnel du témoin authentique.
    Pour finir, on frôle le roman d'espionnage mais, après avoir subi un constant suspense on découvre le pot-aux-roses, alors que l'ennemi de la nation approche...
    Le roman est paru initialement dans le Petit Moniteur Universel du Soir, du 27 juin au 16 septembre 1874, puis a été publié en librairie chez Dentu en 1875.
    Un roman d'espionnage historique dont le suspense est maintenu jusqu'à la dernière page !
    EXTRAIT
    L'omnibus de la Madeleine à la Bastille roulait sur la ligne des boulevards, et versait des torrents de poussière sur ses obscurs blasphémateurs, comme disait ce pauvre Arnal dans Renaudin de Caen - un vaudeville d'il y a trente ans. En style vulgaire, il faisait une chaleur abominable, le macadam poudroyait, et l'omnibus étant complet, les gens qui couraient après lui s'essoufflaient inutilement, puis s'arrêtaient en s'essuyant le front et en maugréant contre le monopole de la Compagnie.
    Déçus dans leur espoir, ces aspirants à la locomotion à bon marché n'avaient pas même la consolation d'être plaints par les voyageurs plus heureux qui remplissaient la voiture. Au contraire, les premiers occupants leur riaient au nez - ainsi va le peuple le plus spirituel de la terre, - et les moqueries s'adressaient surtout à des femmes, car, sous ce soleil torride, les hommes recherchaient peu l'impériale, où ils ont seuls le privilège de grimper.
    A PROPOS DE L'AUTEUR 
    Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Quand l'aristocratie enquête autour d'un crime
    Fortuné du Boisgobey débute réellement sa carrière de romancier par les romans « judiciaires » dont le thème principal est la narration d'une action criminelle et de la lutte entreprise contre son ou ses auteurs. Ce roman-ci possède la particularité d'une construction en deux temps, après avoir débuté, de manière très moderne pour l'époque, par une séquence anticipée.
    Le schéma principal de la première partie est celui qui va très souvent s'imposer à l'auteur : un personnage de la classe aristocratique, ici le vicomte Henri de Servon, se trouve confronté à un mystère d'apparence criminel et décide d'enquêter à son sujet ; ce qui ne va pas forcément sans risque puisqu'il finit par se retrouver en prison... Et il se trouve confronté à un mystérieux étranger, M. de Pancorvo, un Sud-Américain fort riche.
    La seconde partie repose sur un procédé typique des feuilletons du Second Empire : le récit rapporté. Ici, il n'est pas question de manuscrit retrouvé ou de confession in extremis, mais du témoignage, à la barre d'un tribunal, d'un personnage qui sait ce qui s'est passé et va pouvoir révéler le fin mot de l'histoire.
    A noter l'intervention du policier Jottrat, personnage qui sera l'un des héros principaux d'un prochain roman, Disparu !
    Le roman est publié d'abord dans le Petit Moniteur Universel du Soir, du 10 juin au 14 août 1869 ; il paraît en librairie chez Dentu en 1878, sous le titre : Une affaire mystérieuse.
    A l'aide du policier Jottrat, Fortuné du Boisgobey livre un roman policier rythmé, dont l'intrigue judiciaire est élégamment construite.
    EXTRAIT 
    Les événements politiques qui remplirent les six premiers mois de 1848 ne laissaient guère de place à d'autres préoccupations.
    L'intérêt qui s'attache aux curiosités judiciaires s'était reporté tout entier sur les combats de la rue ou sur les luttes de la tribune, et les faits singuliers qui se déroulèrent à cette époque dans le monde parisien le plus élevé passèrent à peu près inaperçus.
    Après la révolution de février, les clubs élégants étaient restés longtemps déserts ; mais, vers la fin de l'été, les fidèles de la vie à grandes guides commencèrent à reprendre leurs habitudes.
    On revenait dîner au Café de Paris ; on retournait au théâtre ; on se remettait à jouer et à souper.
    A jouer surtout.
    Il semblait qu'on voulût se dédommager d'une interruption forcée, et l'on reprit les parties avec une ardeur qui s'expliquait peut-être aussi par l'incertitude de l'avenir.
    C'était surtout dans un des cercles les plus renommés du Paris d'alors que les gros joueurs se donnaient rendez-vous, et, chaque nuit, autour d'une table de baccarat dressée au milieu du grand salon rouge, on perdait et on gagnait des sommes énormes.
    A voir l'or et les billets de banque s'entasser sur le tapis vert, on ne se serait pas douté que les valeurs industrielles étaient en baisse et que les fermages ne se payaient guère.
    L'argent, qui se cachait partout et qui fuyait les affaires, se montrait hardiment au jeu, et changeait de mains entre une heure et cinq heures du matin avec une facilité incroyable.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Disparu !

    Fortuné Du Boisgobey

    Investigations criminelles dans la famille
    Le quatrième roman de Fortuné du Boisgobey présente déjà tout ce qui va faire la force des romans criminels de l'auteur.
    Héritier des grands feuilletonistes du Second Empire, il exploite tous les registres du roman populaire et ce sont des rapports familiaux qui sous-tendent toute l'intrigue du roman : c'est parce que son futur beau-frère est soupçonné de crime que le jeune comte Edmond de Sartilly se transforme en enquêteur, et c'est pour retrouver son fils que le policier Jottrat abandonne ses fonctions officielles pour lui venir en aide.
    Logiquement, c'est ensuite le registre criminel qui prend le pas, et le récit alors se dédouble : d'un côté l'enquête policière pour tenter de découvrir le coupable du crime ; de l'autre une chasse au trésor afin de mettre la main sur une fortune que le criminel tente aussi de s'approprier.
    Boisgobey sait manier le suspense et parfaitement utiliser la dynamique de son récit : enlèvement, séquestration, poursuite, combat... l'aventure bat son plein. Par ailleurs, il est un magnifique historien de son siècle, principalement en ce qui concerne Paris, dont il évoque la physionomie dans les années 1840.
    Le roman paraît initialement dans le Petit Moniteur Universel du Soir, du 31 décembre 1869 au 19 mars 1870, et sera publié en librairie par Dentu en 1875, sous le titre La Tresse blonde.
    Un roman policier mené tambour battant, avec de nombreux rebondissements et un suspense haletant.
    EXTRAIT 
    Le bois de Boulogne, en 1847, n'avait pas subi les transformations qui, de nos jours, en ont fait un parc anglais. C'était alors un taillis clairsemé, coupé par de rares allées, poudreuses l'été, boueuses l'hiver, et le monde élégant n'y connaissait pas d'autre promenade que le talus des fortifications. Au mois de février et au petit jour, la porte Maillot était en ce temps-là un lieu absolument désert, où on pouvait s'attendre à rencontrer tout au plus quelque duelliste matinal.
    Cependant, le mercredi des Cendres de cette année 1847, vers huit heures du matin, un mouvement inaccoutumé animait les abords d'un restaurant assez en vogue, qui occupait une petite maison bâtie au coin de l'avenue de Neuilly et du bois. Deux calèches et trois ou quatre de ces cabriolets haut perchés sur leurs roues qu'affectionnait la jeunesse dorée de l'époque, stationnaient à la porte ; les fenêtres du premier étage étincelaient de lumière et laissaient passer le bruit affaibli d'un souper joyeux.
    La blanche nappe de neige étendue sur la route et les grands arbres dépouillés encadraient d'une façon bizarre ce pavillon plein de mouvement et de clarté ; le jour venait, un jour gris et pluvieux ; une vapeur humide montait de la terre détrempée. Les chevaux, qu'on n'avait pas dételés, frissonnaient sous leurs couvertures, et les domestiques chargés de les tenir piétinaient pour se réchauffer, tout en maugréant contre leurs maîtres.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Fortuné du Boisgobey est né en 1821 et mort en 1891. Écrivain emblématique du XIXe siècle, il s'est essayé au genre du roman policier, judiciaire et historique. Ayant connu un succès considérable de son vivant, il est considéré comme l'un des plus grands feuilletonistes de la littérature française. Il fut à la tête de la Société des Gens de Lettres entre 1885 et 1886.

  • Vous croyez connaître Chantilly, parce que vous êtes allé voir courir le prix du Jockey-Club ou bien visiter le château des Condé ? Vous vous trompez : il y a un autre Chantilly. Celui-là est comme qui dirait l'usine où les entraîneurs fabriquent mystérieusement les cracks que vous acclamerez plus tard sur les hippodromes.Et ces futurs winners, à moins que vous ne soyez du métier, vous ne savez pas encore leurs noms, qui seront dans toutes les bouches le lendemain de leur premier triomphe.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Qui aurait eu intérêt à se débarrasser de la comtesse de Muire ? C'est ce que va s'évertuer à découvrir le Commandant Roland.

  • Suite à la défaite de Sedan, Napoléon III est déchu, la République est proclamée, le gouvernement part à Tours, les prussiens arrivent près de Paris dont ils entreprennent le siège. C'est dans ce cadre que la famille de St Senier va se trouver confrontée aux agissements frauduleux de la bande Valnoir-Taupier : Journaliste de peu de scrupules et ayant des ambitions politiques, Valnoir a outragé Louis de St Senier dans son journal, «Le serpenteau». Un duel au pistolet a lieu dans la forêt de St-Germain. Taupier, journaliste bossu, témoin de Valnoir, réussit à escamoter la balle du pistolet de St Senier qui, en conséquence, trouve la mort sous les yeux de Roger de St Senier son cousin germain et amoureux de sa cousine Renée de St Senier. Une petite troupe de saltimbanques constituée du colosse Pilevert, du paillasse Alcindor et de Régine, tireuse de cartes sourde et muette, se trouve, par hasard, à assister au duel. Sont réunis dans cette clairière, la majorité des protagonistes de ces aventures...

  • Fortuné du Boisgobey (1821-1891)

    "C'est samedi, un samedi du mois de mai, le mois des courses, le mois des étrangers ; et le samedi, c'est le jour élégant au cirque des Champs-Élysées, comme le mardi est le jour élégant au Théâtre-Français.
    Seulement, au Français, les demi-mondaines se montrent peu, tandis qu'au Cirque elles sont en majorité, ce qui n'empêche pas les femmes du vrai monde d'y venir assidûment.
    Au contraire, c'est pour elles une occasion de passer en revue l'armée des irrégulières, de demander à leurs amis, voire même à leurs maris, les noms de ces demoiselles et d'étudier leurs toilettes.
    La salle est pleine à n'y pas trouver une place.
    À droite, c'est le camp des grandes dames ; à gauche, c'est le camp des impures. Pourquoi ? Il serait difficile de le dire, mais ce classement se fait tout seul.
    Les vieux Parisiens le savent ; mais les provinciaux s'y trompent ; car au théâtre rien ne ressemble plus à une duchesse qu'une fille à la mode.
    Mêmes chapeaux, mêmes robes, achetées chez le même couturier, et souvent ce sont les duchesses qui copient les filles.."

    Jeanne est témoin d'un meurtre ; elle pense reconnaître la victime. Mais elle doit se taire, rester "bouche cousue", car l'assassin, l'ayant surprise, la menace... Elle ne sait rien de lui... Lui, semble tout connaître d'elle...

  • Fortuné du Boisgobey (1821-1891)

    "C'est l'automne de l'impériale année 1808, et le soleil, à son déclin, dore de ses rayons obliques les grands arbres du parc de la Malmaison.
    Il était immense et superbe, ce parc qui n'existe plus depuis que les Prussiens y ont passé, en 1870.
    On y avait annexé toute la plaine de Rueil et, derrière le château, s'étendait à perte de vue une pelouse, ombragée çà et là par des futaies et arrosée par des ruisseaux dont les eaux vives couraient en cascades se jeter dans un lac limpide.
    C'était alors une nouveauté que ce jardin accidenté qui contrastait si fort avec les majestueux quinconces et les bosquets taillés du solennel parc de Versailles.
    Ainsi l'avait voulu l'impératrice Joséphine, qui s'était plu à l'embellir et qui préférait aux splendeurs du palais des Tuileries ce riant séjour où elle avait vécu ses plus heureuses années quand elle n'était encore que la femme du premier Consul.
    En 1808, il était déjà loin, ce temps où la citoyenne Bonaparte régnait sur tous les coeurs, avant de régner sur un Empire aussi vaste que celui de Charlemagne. L'Empereur venait de trôner sans elle, à Erfurth, au milieu d'un parterre de Rois, et après une semaine passée à Saint-Cloud, il était parti, le 29 octobre, pour l'Espagne.
    L'Impératrice était venue à la Malmaison jouir des derniers beaux jours de la saison, mais tout n'était plus joie et fêtes au château. L'horizon s'était assombri. Joséphine tremblait pour la vie de Napoléon, engagé dans cette terrible guerre où la balle d'un guerillero embusqué pouvait le frapper à tout instant ; elle tremblait pour la France qu'il avait faite si puissante et que l'Europe vaincue haïssait autant qu'elle l'enviait ; elle tremblait pour elle-même, car elle pressentait le malheur qui allait bientôt l'atteindre : le divorce."

    Alors qu'il se rend à un duel, le jeune Paul Fontenay poursuit un malfaiteur qui le blesse au visage. Le duel a lieu mais il est interrompu par l'impératrice Joséphine et Mlle de Gavre, la fiancée de Paul. Il vient de recevoir son brevet de sous-lieutenant et doit rejoindre l'empereur en Espagne...

  • Le Crime de l'omnibus
    Fortuné du Boisgobey
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Une femme décède mystérieusement dans un omnibus, sans qu'aucun passager ne le remarque. Un célèbre artiste-peintre témoin de la scène, entame une enquête informelle, avec un de ses amis...
    Fortuné Du Boisgobey, contemporain d'Émile Gaboriau, est un des précurseurs du roman policier. Il nous fait voyager dans un Paris où les omnibus sont encore tractés par des chevaux et où naît déjà la nostalgie des vieux quartiers...
    Roman de 498 000 caractères.
    PoliceMania, une collection de Culture Commune.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Du haut de l'Hôtel-Dieu, l'interne en médecine Daubrac et son ami philantrope Mériadec observent le parvis de Notre-Dame. Ils se décident à suivre par désoeuvrement un couple d'amants qui effectue l'ascension des tours. Sitôt arrivés sur le parvis, un attroupement attire leur attention : une jeune femme portant une voilette bleue identique à celle de la femme aperçue auparavant au bras de son amant est retrouvée sans vie au bas des tours. Qui est cette femme? S'est-elle suicidée ou bien l'a-t-on précipitée dans le vide? Et qu'est-ce que le capitaine de Saint-Briac, arrêté à sa descente des tours, a à voir dans cette affaire? C'est ce que Daubrac et Mériadec, aidés de Rose Verdière, la charmante fille du gardien des tours, et de Fabreguette, peintre farfelu et témoin oculaire du drame, vont tenter de découvrir en même temps que M. de Malverne, juge d'instruction et intime de Saint-Briac. Extrait : Aussi pourquoi es-tu allé te loger là ? Ici, le spectacle change à chaque instant. Tiens ! vois-tu ce couple qui passe devant le portail de l'église. Deux amoureux, j'en suis sûr, et pas des amoureux pour le bon motif. La femme porte une voilette épaisse comme un masque et se serre peureusement contre son cavalier qui baisse le nez pour qu'on ne voie pas son visage. Ces tourtereaux sont en train de chercher une place sûre pour tromper un mari. Et tous les deux sont certainement du meilleur monde. L'homme est d'une élégance parfaite, et la toilette de la dame vient de chez la bonne faiseuse.

  • Plus qu'un roman policier, c'est un roman d'aventures passant par Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc.
    Des meurtres en série, une embrouille familiale, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, rien ne manque à l'affaire basée sur des explorations d'épaves sous-marines. Tous les ingrédients, incroyables parfois, permettent de faire rebondir l'action.
    L'intrigue se noue lors d'un accident, dont le héros sort mortellement blessé. Emportera-t-il avec lui le secret du drame initial ? L'incertitude dure sous la plume de l'auteur prolixe.

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