• Il y eut un temps où Paris faisait les papes. C'est parce qu'elle avait vérifié son anti-germanisme que la III e république contribua à l'élection de Pacelli, le futur Pie XII, pontife de la Seconde Guerre mondiale. Le Récit secret d'un grand jeu politico-religieux décrypté par l'un des historiens majeurs d'aujourd'hui.
    En 1939, Pie XII est élu grâce aux cardinaux français. La presse de l'Hexagone exulte. La France a son pape, un antinazi qui la soutiendra dans la lutte contre l'hydre brune. Depuis, la réputation du souverain pontife de la Seconde Guerre mondiale a été remise en cause et on a oublié qu'il était alors considéré comme le plus humaniste des prélats.
    Fondé sur des archives inédites et exhumées en France, en Italie, en Belgique et au Vatican, ce livre démontre que, du rétablissement des relations diplomatiques entre Paris et le Saint-Siège en 1920 à l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, l'Église et sa fille aînée ont fait front commun contre les totalitarismes. L'homme à la manoeuvre de cette alliance n'était autre que le jeune secrétaire d'État et futur pape Pacelli.
    Cet ouvrage détonant éclaire d'un nouveau jour le rôle fondamental de Pie XII, militant acharné de l'humanisme chrétien.
    Une contribution majeure à l'histoire du xxe siècle.

  • Une synthèse novatrice.Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
    Le présent ouvrage donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme. Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò. Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.
    Frédéric Le Moal, docteur en histoire (Paris IV-Sorbonne), professeur au lycée militaire de Saint-Cyr et à l'Institut Albert le Grand, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez Perrin, Victor-Emmanuel III. Un roi face à Mussolini,
    et Les Divisions du pape. Le Vatican face aux dictatures 1917-1989.

  • Le Vatican face aux trois grands totalitarismes du XXe siècle. " Le pape, combien de divisions ? " Cette repartie ironique de Staline à Pierre Laval, qui lui demandait un geste envers le Vatican, témoigne du sentiment de supériorité que le maître de l'URSS éprouvait à l'encontre de la papauté et qu'il partageait avec Hitler et Mussolini. En effet, de quelles troupes les papes disposent-ils pour combattre les Etats totalitaires et leur volonté de contrôle absolu des sociétés et des individus ? En réalité, le Vatican eut d'autres moyens pour survivre aux sanguinaires ambitions du fascisme, du nazisme et du communisme. Face aux dictateurs du XXe siècle, les papes ont emprunté des chemins parfois sinueux, alterné condamnations et discussions, signé des accords avec des régimes dont ils pourfendaient l'idéologie non seulement pour préserver l'Eglise et ses fidèles, mais aussi au nom d'une certaine conception de l'homme. C'est l'histoire de cette étrange mais réelle confrontation que raconte ce livre. S'appuyant sur les avancées historiographiques les plus récentes, l'auteur couvre pour la première fois toute la période des totalitarismes de 1917 à 1989, décrypte les évolutions de la diplomatie vaticane et apporte une réponse claire, précise et documentée à la méprisante question de Staline.

  • Lors de la Première Guerre mondiale, la France tente d'entraîner l'Italie dans le conflit en se servant de ses ambitions balkaniques. En 1915, le Traité de Londres inscrit dans le marbre les buts de guerre italiens. Mais le développement du conflit modifie les conditions politiques et stratégiques. L'idée de la création d'un Etat s'étendant des régions slovènes jusqu'à l'Albanie et absorbant le Monténégro offre aux Français la perspective d'un nouvel allié dans les Balkans, mais inquiète les Italiens. Les divergences des deux nations face à l'idée Yougoslave ne contribue guère à l'apaisement lors des négociations de paix de 1919.

  • Le "dernier" roi d'Italie.

    Victor-Emmanuel III, s'il a régné sur l'Italie de 1900 à 1946, n'a rien fait pour conquérir la célébrité. Souffrant d'une apparence physique particulièrement disgracieuse, taciturne et secret, détestant l'apparat monarchique, il a été un souverain invisible, retranché dans ses résidences privées et sa vie familiale.
    Pourtant, commencé après l'assassinat de son père Humbert Ier, son règne traverse toutes les convulsions de la première moitié du XX e siècle, les luttes idéologiques, les deux guerres mondiales et le fascisme. Surtout, Victor-Emmanuel III prend trois décisions qui auront des conséquences majeures pour l'histoire de l'Europe : il entraîne son pays dans la Grande Guerre en 1915, nomme Mussolini au poste de Premier ministre en 1922 et le disgracie en 1943 par un coup de majesté qui ne suffira pas à sauver sa couronne. Avec le Duce, il entretiendra des relations complexes, faites de complicité, de fascination mutuelle et de moments de forte tension. Contraint à l'exil en 1946, il meurt l'année suivante à Alexandrie.
    Cette biographie apaisée d'un personnage controversé en Italie est la première écrite en langue française, à partir d'archives dont certaines inédites. Elle permet enfin de comprendre un des souverains les plus énigmatiques du XX e siècle.

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