• Cet ouvrage propose une approche inédite de l'oeuvre de Stendhal à travers une analyse des liens qui l'unissent à la musique. Quels ont été ses rapports avec la musique ? Quels étaient ses compositeurs, ses opéras préférés et pourquoi ? Ce livre montre comment la musique, et particulièrement l'opéra, a totalement imprégné l'oeuvre de Stendhal : dans ses romans, ses nouvelles ou ses écrits intimes, il a cherché à transformer la musique en mots, faisant souvent référence à Mozart ou Cimarosa. Persuadé d'avoir été un musicien manqué, Stendhal a rêvé de rivaliser, en tant qu'écrivain, avec la musique et ainsi d'atteindre l'idéal romantique de la fraternité des arts.

  • Le romantisme, le baroque, les Lumires ou le Moyen ge se manifestent-ils de la mme faon et date constante dans les diverses langues et cultures europennes ? Existe-t-il des crivains europens, soit que leur problmatique et leur succs les fasse chapper la sphre strictement nationale (Shakespeare, Hugo, Goethe) , soit qu'ils aient crit en diffrentes langues (Nabokov) et sous diffrents passeports (Kafka) ?

  • La musique des romantiques s'inscrit à la suite de La musique des Lumières (de Béatrice Didier), dans la conception de la collection « Écriture » qui se préoccupe de la façon dont naissent les styles, les poétiques, dont les genres non répertoriés dans la rhétorique classique peuvent exister. Le développement de la musique en France, approximativement dans toute la première moitié du XIXe siècle, a provoqué, d'une part, un goût nouveau (qu'on va appeler romantique) dominé par les Classiques viennois et l'opéra international, d'autre part, une façon renouvelée d'écrire, la naissance de genres inédits (le livret d'opéra, la poésie à mettre en musique, la « sonate de poésie ») ; par-dessus tout, le roman a voulu être soit le roman de l'artiste musicien (G. Sand), soit le roman de la musique dans son mystère (Balzac), soit le roman qui recrée pour un lecteur dilettante le même plaisir que l'on éprouve à l'opéra (Stendhal). En d'autres termes, le romantisme français est très largement dominé, dans sa genèse comme dans ses formes, par le cosmopolitisme musical.

  • La musique des romantiques s'inscrit à la suite de La musique des Lumières (de Béatrice Didier), dans la conception de la collection « Écriture » qui se préoccupe de la façon dont naissent les styles, les poétiques, dont les genres non répertoriés dans la rhétorique classique peuvent exister. Le développement de la musique en France, approximativement dans toute la première moitié du XIXe siècle, a provoqué, d'une part, un goût nouveau (qu'on va appeler romantique) dominé par les Classiques viennois et l'opéra international, d'autre part, une façon renouvelée d'écrire, la naissance de genres inédits (le livret d'opéra, la poésie à mettre en musique, la « sonate de poésie ») ; par-dessus tout, le roman a voulu être soit le roman de l'artiste musicien (G. Sand), soit le roman de la musique dans son mystère (Balzac), soit le roman qui recrée pour un lecteur dilettante le même plaisir que l'on éprouve à l'opéra (Stendhal). En d'autres termes, le romantisme français est très largement dominé, dans sa genèse comme dans ses formes, par le cosmopolitisme musical.

  • La mission confiée aux contributeurs de ce colloque (UFR de Lettres et Sciences Humaines de l'Université Paris 12 Val de Marne du 20 au 22 septembre 2007) était d'enquêter, chacun avec ses propres moyens, sur les moments cruciaux d'émergence d'une conscience littéraire, de s'attacher à d'écrire les conditions parfois chaotiques (avancées, résistances) de cette émergence, conditions matérielles, politiques, philosophiques, et, ce faisant, d'étudier de près différents aspects tant de l'expérience que du concept de littérature tels qu'ils sont apparus lors de périodes choisies, ainsi que les formes impliquées dans ces mutations.

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