• "[...] l'âme humaine n'a pas encore montré tout ce qu'elle peut être ; toutes ses façons possibles de penser et de sentir ne sont pas épuisées."

    Marivaux (1688-1763), auteur prolifique aux multiples facettes, occupe une place singulière dans l'histoire littéraire française. Très grand auteur de théâtre (mais aussi romancier et journaliste), il a réinventé la comédie avec des pièces qui, plus de trois siècles plus tard, nous séduisent encore par leur modernité. L'Île des esclaves et Le Jeu de l'amour et du hasard, composées pour la Comédie-Italienne, font partie des chefs-d'oeuvre qu'il nous a légués. Ses personnages, inoubliables, sont entrés dans l'imaginaire collectif. Surtout, personne n'a su analyser les rouages du sentiment amoureux mieux que lui. Mais malgré ses succès, Marivaux fut beaucoup moqué par ses pairs en raison de son style inhabituel, manquant de naturel - le fameux marivaudage. Cela ne l'empêcha pas d'être élu à l'Académie française... contre Voltaire !

  • Que signifie être semblable à soi-même ? Que vaut cettte théorie séculaire qui fonde l'évidence du moi sur l'existence d'une âme définie comme immatérielle ? Les réflexions de Hume font ressortir les labyrinthes intellectuels et linguistiques des pensées de l'identité. L'analyse d'un problème philosophique majeur ou la naissance de l'individu moderne.

  • Diderot, qui n'a cessé de s'interroger sur la nature des événements et sur les limites du langage, a fini par produire une philosophie des singularités dans laquelle la question du moi occupe une place importante. Cette aventure intellectuelle et artistique constitue l'objet du présent essai. Trois questions l'organisent : Comment dire les singularités ? Qu'est-ce que le moi selon Diderot ? Quel rôle jouent les fictions et la création littéraire dans cette exploration du monde humain ? On découvre ainsi un penseur attentif à la variété des expériences et soucieux de ne pas trahir le réel. Paradoxalement, cette exigence le conduit à inventer des fictions d'un type particulier, comme Jacques le fataliste, Le Neveu de Rameau ou Le Rêve de D'Alembert. C'est précisément pour définir cette catégorie d'oeuvres que Franck Salaün a forgé le concept de fiction pensante.
    Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Besoin de fiction

    Franck Salaün

    • Hermann
    • 30 Octobre 2019

    Les fictions pensent-elles ? On ne se lasse pas de le dire : l'homme est un animal fabulateur, un producteur de fictions. Notre besoin de fiction est même impossible à rassasier. Mais le clivage traditionnel entre réalité et fiction occulte certaines des motivations de ce besoin et le mode d'existence des univers fictionnels. Face à ce constat, Franck Salaün propose une réflexion sur les différentes façons de recourir à la fiction. Il nous invite, en outre, à envisager la littérature comme un espace de pensée, et les oeuvres comme des systèmes signifiants dont le fin mot n'appartient ni à l'auteur ni au lecteur. Il ne s'agit pas, dans cet essai, de fournir une théorie clés en main de la fiction, mais d'interroger la façon dont les textes pensent - pas seulement à quoi ils pensent, et dans quels buts, mais comment ils pensent. C'est aussi l'occasion de préciser et d'illustrer le concept de fiction pensante. L'entreprise peut dérouter, il n'est donc pas superflu de cartographier la région à explorer, en signalant au promeneur quelques sites intéressants, et aux autres orpailleurs les cours d'eau et les sables aurifères.

  • Diderot, qui n'a cessé de s'interroger sur la nature des événements et sur les limites du langage, a fini par produire une philosophie des singularités dans laquelle la question du moi occupe une place importante. Cette aventure intellectuelle et artistique constitue l'objet du présent essai. Trois questions l'organisent : Comment dire les singularités ? Qu'est-ce que le moi selon Diderot ? Quel rôle jouent les fictions et la création littéraire dans cette exploration du monde humain ? On découvre ainsi un penseur attentif à la variété des expériences et soucieux de ne pas trahir le réel. Paradoxalement, cette exigence le conduit, après d'autres, à inventer des fictions d'un type particulier, comme Jacques le fataliste, Le Neveu de Rameau ou Le Rêve de D'Alembert. C'est précisément pour définir cette catégorie d'oeuvres que Franck Salaün a forgé le concept de fiction pensante.

empty