• Interroger le fanatisme de la vérité qui gouverne la philosophie, reconnaître la vie seule pour source de toute valeur, l'indépendance pour la vertu suprême du philosophe, et rechercher une réconciliation inédite de l'art et de la science : tel est pour Nietzsche le sens du gai savoir.

    Publié en 1882, réédité et augmenté en 1887, cet ouvrage met en oeuvre les principaux thèmes de la
    pensée de Nietzsche, dont celui de l'éternel retour, qu'il introduit ici pour la première fois. L'auteur y déploie le projet d'une guérison de l'humanité, d'un regain de force et d'amour de la vie : « suprême espérance » qui ne saurait se conquérir que dans la douleur... et dans l'ivresse.

    Dossier
    1. La force de vivre : comment surmonter les idéaux maladifs ?
    2. La philosophie de l'avenir : une thérapeutique culturelle
    3. Le gai savoir : l'affirmation de la vie
    o Glossaire des principales notions de la philosophie de Nietzsche

  • Ainsi parlait Zarathoustra « Cette oeuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du "dionysiaque" s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette oeuvre » (Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres »).

  • Ce livre [...] semble être écrit dans le langage d´un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l´inquiétude, des contradictions et un temps d´avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l´hiver, tout autant qu´à la victoire sur l´hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée... La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
    « Gai savoir » : qu´est-ce sinon les saturnales d´un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement, sans se soumettre, mais sans espoir, - et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l´espoir de guérison, par l´ivresse de la guérison ? [...] « Incipit tragædia » - est-il dit à la fin de ce livre d´une simplicité inquiétante : que l´on soit sur ses gardes ! Quelque chose d´essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute...Friedrich Nietzsche.
    Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite, Le Gai Savoir confirme et renforce le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réflexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L´idéal, la nécessité de l´héroïsme en philosophie, l´analyse de la décadence, mais aussi le principe de l´éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion : c´est un véritable bréviaire du « nietzschéisme » qui apparaît au fil des pages.

  • Contient :
    - Le Gai Savoir
    - Ainsi parlait Zarathoustra
    - Par-delà bien et mal
    - Généalogie de la morale
    - Le Cas Wagner
    - Le Crépuscule des idoles
    - L'Antéchrist
    - Ecce Homo
    - Nietzsche contre Wagner

    Avant-propos de Raphaël Enthoven.

  • Que de sang et d'horreur au fond de toutes les bonnes choses.
    La Généalogie de la morale applique ce principe désacralisant : l'idéal moral (ascétique) a désormais un prix, payable non en monnaie de singe, mais en livre de chair, en unité de désir ; principe cynique, qui découvre les pieux mensonges et l'hypocrisie de la belle apparence (les bons sentiments et saintes intentions). Les hommes " modernes ", de " progrès " ont là un miroir pour leurs tabous, leurs impuissances, leurs malentendus : la mièvrerie du consensus démocratique, la moraline du troupeau, les passions tristes, émondeuses des aspérités de la vie, le tabou du pouvoir (le misarchisme), la névrose généralisée du salut, par l'art (Wagner), par la science (le scientisme), la religion (le christianisme).
    Mesurons ce que l'animal humain a perdu dans l'affaire (l'innocence et la joie de l'affirmation première de la force, la vraie méchanceté, la distance, la noblesse) et son nouvel infini : réinventer un sens fort après des millénaires de sens faible.

  • À sa parution en 1878, Humain, trop humain laisse les lecteurs perplexes : on n'y reconnaît pas l'auteur de La Naissance de la tragédie. Pourtant, la rupture entre les deux ouvrages n'est pas aussi radicale qu'on a voulu le penser. C'est bien plutôt un mouvement d'affirmation de soi, profond et déterminant, qui se manifeste dans ce nouveau livre. Libéré de ses influences passées, Nietzsche réinvestit ses interrogations sur un mode nouveau et, ce faisant, consolide sa propre manière de philosopher.
    L'évolution la plus frappante est stylistique : Nietzsche adopte pour la première fois la forme aphoristique, conforme à sa pensée, anti-dogmatique, qui procède par essais, hypothèses, multiplication des points de vue. D'où un changement de méthodologie : à rebours de la tradition philosophique, il rejette les perspectives fixistes de la métaphysique et prône une logique interprétative. Se plaçant sur le terrain de la psychologie, il enquête sur les méandres de l'âme humaine, reconnaissant que tout ce qui se produit dans la réalité n'est pas entièrement imputable à la raison, mais bien davantage à des processus infra-conscients - instincts, pulsions, valeurs -, qui constituent le « trop humain » de l'humain.

  • Paru en 1872, La Naissance de la tragédie est l'acte de naissance d'un philosophe convaincu que seule la confrontation avec ce qui nous est étranger nous donne accès à nous-mêmes. En interrogeant la genèse de la tragédie antique à partir des pulsions que sont l'apollinien et le dionysiaque, Nietzsche met en lumière le sens du pessimisme propre à la Grèce présocratique. Ce « pessimisme de la force », lucide quant au caractère douloureux de la vie humaine, n'exclut pas, mais au contraire renforce le désir d'exister. Par contraste, Nietzsche interroge également une autre forme de pessimisme : le nihilisme dont souffre l'Europe moderne, conséquence paradoxale du rationalisme socratique. La Naissance de la tragédie inaugure ainsi une forme de philosophie radicalement nouvelle : une philosophie qui, contre la rationalité triomphante, met au jour le fond pulsionnel de toute activité humaine, et qui s'attache à comparer et évaluer les cultures, en vue de mieux comprendre le présent et de transformer l'avenir.

  • Livre de la maturité, Humain, trop humain ouvre la deuxième période de la pensée nietzschéenne. Le philosophe a trouvé le style d'écriture qu'il n'abandonnera plus - la forme aphoristique - et l'objet qui l'occupera toujours - l'analyse des moeurs et de la culture.
    Dans ce second volume, composé d'Opinions et sentences mêlées et du Voyageur et son ombre, Nietzsche aborde des sujets de tous ordres : l'enseignement, la mode, le christianisme, le châtiment, les Grecs... Au lieu de proposer un exposé dogmatique, il procède, tel le voyageur sans attaches, par essais et expérimentations. Mais derrière le caractère apparemment hétéroclite de l'oeuvre, c'est bien à une étude des moeurs et, à travers elle, à une critique de la morale que Nietzsche s'emploie. Pour lui, en effet, la morale telle qu'elle s'est développée dans la tradition philosophique a masqué derrière les lumières de la raison ce qui est perçu comme une faiblesse : les pulsions, l'irrationnel, l'« ombre » en chacun de nous - ces choses injustement mises au rebut alors qu'elles constituent la réalité profonde de la vie et que Nietzsche appelle le « trop humain » de l'humain.

  • Le «bien», le «mal» : ces «valeurs», qui infléchissent nos pensées, nos jugements et nos actions, nous semblent évidentes, voire naturelles. À tort, nous dit Nietzsche. Ce sont en réalité des habitudes qui nous sont inculquées, depuis les temps archaïques, par les châtiments les plus cruels. Pire : loin d'être une marque d'humanité évoluée, elles sont le symptôme d'une civilisation malade de sa morale.
    Aux yeux de Nietzsche, le véritable coupable est la religion chrétienne qui, depuis deux millénaires, a imposé un système de valeurs essentiellement hostile aux instincts premiers de la vie. L'homme «moderne» a forgé sa conscience morale dans la conviction d'avoir fauté, instillant en lui remords et veulerie. Médecin de la civilisation, le philosophe appelle de ses voeux un renversement de cette forme pathologique de la morale - renversement qui redonnera à la vie sa noblesse et à l'homme sa joie, sa force, sa santé.

    Dossier :
    1. Temporalités de la généalogie : histoire, évolution, élevage
    2. Fondements de la généalogie : culture, droit et morale.

  • Edition enrichie (introduction, notes, chronologie et bibliographie) Le problème de la valeur du vrai s'est présenté à nous, - ou bien est-ce nous qui nous sommes présentés à ce problème ? Qui de nous ici est Oedipe ? Qui la Sphinx ? C'est, comme il semble, un véritable rendez-vous de problèmes et de questions. - Et, le croirait-on ? Il me semble, en fin de compte, que le problème n'a jamais été posé jusqu'ici, que nous avons été les premiers à l'apercevoir, à l'envisager, à prendre le risque de le traiter. Car il y a des risques à courir, et peut-être n'en est-il pas de plus grands.
    Friedrich Nietzsche.

    C'est d'abord à une radicale remise en question de la vérité que procède Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal (1886). Ce texte d'une écriture étincelante, férocement critique, met en effet au jour, comme un problème majeur jusque-là occulté, inaperçu, celui de la valeur. Il y destitue les positions philosophiques passées et présentes (autant de croyances), et stigmatise, en les analysant un à un, l'ensemble des préjugés moraux qui sous-tendent notre civilisation. L'entreprise, pourtant, n'est pas uniquement négative : elle débouche sur l'annonce, dans le prolongement d'Ainsi parlait Zarathoustra, de « nouveaux philosophes » - « philosophes d'un dangereux peut-être » qui devront désormais assumer l'inflexible hypothèse de la vie comme « volonté de puissance ».

    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Présentation et notes de Marc Sautet.
    Index établi par Véronique Brière - Nouvelle édition. 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, index et bibliographie) Humain, trop humain, avec ses deux continuations, est le monument commémoratif d'une crise. Je l'ai intitulé : un livre pour les esprits libres, et presque chacune de ses phrases exprime une

  • Ce texte posthume, dont Nietzsche avoua l'importance dans son orientation vers la philosophie, fut dicté à l'un de ses amis en 1873. L'auteur de La Naissance de la tragédie y expose une conception du langage qui restera la même tout au long de son oeuvre.Il s'y attaque à la prétention philosophique d'élaborer un système comme une «pyramide de concepts ». Contre l'idée d'un discours entièrement rationnel, il fait valoir les droits de la métaphore, cette force instinctive qui produit des images, bien avant que l'homme ne songe à établir une rigueur théorique fondée sur les distinctions lexicales et les conventions morales.Le philologue est ainsi devenu philosophe, mais son style sera celui d'un « poète-prophète ».
    Présentation, traduction et commentaire de Marc de Launay.
    Marc de Launay est chercheur aux Archives Husserl de Paris (ENS-Ulm). Il a traduit des philosophes allemands (Kant, Schelling, Nietzsche, Husserl, Cohen, Rosenzweig, Scholem, Cassirer, Adorno, Habermas, Blumenberg) et vient de recevoir le Grand Prix Etienne Dolet. Il dirige l'édition des oeuvres de Nietzsche dans La Pléiade.

  • Maître de la pensée invectivante, Nietzsche ne cherche pas à démontrer, il assène, tranche, cogne. L'enjeu est de taille : il s'agit de réveiller un Occident englué dans plus de deux millénaires d'épais fourvoiement moral et philosophique. "Ecce Homo", "Voici l'homme", titre le plus insolent de l'histoire de la philosophie. "Voici le plus homme des hommes, Nietzsche en personne, ou Dionysos, son double, son modèle, son frère, et cet homme s'est construit la plus redoutable des santés."

  • Aurore

    Friedrich Nietzsche

    Dans Aurore (1881), Nietzsche poursuit l'entreprise de critique radicale de la morale commencée dans Humain, trop humain, et pose ainsi les jalons d'un projet philosophique dont ses dernières oeuvres, de Par-delà bien et mal à Ecce homo, seront le couronnement.
    Le philosophe s'impose ici comme un travailleur des ténèbres, forant le fond de la civilisation pour mettre au jour les origines plus ou moins nobles des idéaux, des croyances et des moeurs, saper les fondements de la morale et faire vaciller nos certitudes. Prônant la libération de la pensée, il en appelle à l'affirmation de nouvelles valeurs. Et il nous montre, à travers cette série de fragments placés sous le signe de la belle humeur, que l'étonnement et le scepticisme sont au principe de toute philosophie : « Un livre comme celui-ci n'est pas fait pour être lu d'un seul tenant ou à voix haute, mais pour être consulté, notamment en promenade ou en voyage. On doit pouvoir sans cesse y mettre le nez, puis le relever, et ne plus rien trouver d'habituel autour de soi. » © Flammarion, Paris, 2012 Couverture : Virginie Berthemet © VO : Morgenröte - Gedanken über die moralischen VorurteileFlammarion

  • Dès les années 1880, Friedrich Nietzsche projette un ouvrage qui exposerait sa philosophie, mais il l'abandonne en 1888. Juste après sa mort, sa soeur Élisabeth établit le texte à partir de fragments, selon le plan laissé par l´auteur en mars 1887 : ainsi est publié La Volonté de puissance. Essai de transmutation de toutes les valeurs, considéré un temps comme majeur, notamment par Heidegger et Deleuze, puis tenu pour un montage falsificateur. Le Nihilisme européen forme la première partie des quatre livres annoncés : ce sont 86 fragments qui dressent un bilan de la situation philosophique de l´Occident moderne à la fin du XIXe siècle, caractérisé par le nihilisme d´une société malade, épuisée, décadente, « où le faible se nuit à lui-même ». Nietzsche analyse l´essence du nihilisme comme une dévalorisation de la vie et de l´existence. Il y voit trois responsables (le christianisme, l´esprit rationnel et critique) et leur donne un nom (entre autres : Kant, Rousseau, Schopenhauer, Wagner). Une édition annotée et postfacée par Jérôme Solal.

  • Beyond Good and Evil

    Friedrich Nietzsche

    • Capstone
    • 16 Décembre 2019

    A deluxe, high-quality edition of Friedrich Nietzsche's seminal work  Beyond Good and Evil is one of the final books by German philosopher Friedrich Nietzsche. This landmark work continues to be one of the most well-known and influential explorations of moral and ethical philosophy ever conceived. Expanding on the concepts from his previous work Thus Spoke Zarathustra, Nietzsche adopts a polemic approach to past philosophers who, in his view, lacked critical sense in accepting flawed premises in their consideration of morality. The metaphysics of morality, Nietzsche argues, should not assume that a good man is simply the opposite of an evil man, rather merely different expression of humanity's common basic impulses. Controversial in its time, as well as hotly debated in the present, Nietzsche's work moves beyond conventional ethics to suggest that a universal morality for all human beings in non-existent - perception, reason and experience are not static, but change according to an individual's perspective and interpretation. The work further argues that philosophic traditions such as "truth," "self-consciousness" and "free will" are merely inventions of Western morality and that the "will to power" is the real driving force of all human behaviour. This volume: Critiques the belief that actions, including domination or injury to the weak, can be universally objectionable Explores themes of religion and "master and slave" morality Includes a collection of stunning aphorisms and observations of the human condition Part of the bestselling Capstone Classics Series edited by Tom Butler-Bowdon,this collectible, hard-back edition of Beyond Good and Evil provides an accessible and insightful Introduction by leading Nietzsche authority Dr Christopher Janaway. This deluxe volume is perfect for anyone with interest in philosophy, psychology, science, history and literature. 

  • Written after Nietzsche had ended his friendship with Richard Wagner and had been forced to leave academic life through ill health, Human, All Too Human (1878) can be read as a monument to his personal crisis. It also marks the point when he matured as a philosopher, rejecting the German romanticism espoused by Wagner and Schopenhauer and instead returning to sources in the French Enlightenment. Here he sets out his unsettling views in a series of 638 stunning aphorisms - assessing subjects ranging from art to arrogance, boredom to passion, science to vanity and women to youth. This work also contains the seeds of concepts crucial to Nietzsche's later philosophy, such as the will to power and the need to transcend conventional Christian morality. The result is one of the cornerstones of his life's work.

  • Twilight of the Idols', an attack on all the prevalent ideas of his time, offers a lightning tour of his whole philosophy. It also prepares the way for 'The Anti-Christ', a final assault on institutional Christianity. Both works show Nietzsche lashing out at self-deception, astounded at how often morality is based on vengefulness and resentment. Both reveal a profound understanding of human mean-spiritedness which still cannot destroy the underlying optimism of Nietzsche, the supreme affirmer among the great philosophers.

  • The literary career of Friedrich Nietzsche (1844-1900) spanned less than twenty years, but no area of intellectual inquiry was left untouched by his iconoclastic genius. The philosopher who announced the death of God in The Gay Science (1882) and went on to challenge the Christian code of morality in Beyond Good and Evil (1886), grappled with the fundamental issues of the human condition in his own intense autobiography, Ecce Homo (1888). Most notorious of all, perhaps, his idea of the triumphantly transgressive übermann ('superman') is developed in the extreme, yet poetic words of Thus Spake Zarathustra (1883-92). Whether addressing conventional Western philosophy or breaking new ground, Nietzsche vastly extended the boundaries of nineteenth-century thought.

  • Yes, what is Dionysian? - This book provides an answer - "a man who knows" speaks in it, the initiate and disciple of his god.' The Birth of Tragedy (1872) is a book about the origins of Greek tragedy and its relevance to the German culture of its time. For Nietzsche, Greek tragedy is the expression of a culture which has achieved a delicate but powerful balance between Dionysian insight into the chaos and suffering which underlies all existence and the discipline and clarity of rational Apollonian form. In order to promote a return to these values, Nietzsche undertakes a critique of the complacent rationalism of late nineteenth-century German culture and makes an impassioned plea for the regenerative potential of the music of Wagner. In its wide-ranging discussion of the nature of art, science and religion, Nietzsche's argument raises important questions about the problematic nature of cultural origins which are still of concern today.

    ABOUT THE SERIES: For over 100 years Oxford World's Classics has made available the widest range of literature from around the globe. Each affordable volume reflects Oxford's commitment to scholarship, providing the most accurate text plus a wealth of other valuable features, including expert introductions by leading authorities, helpful notes to clarify the text, up-to-date bibliographies for further study, and much more.

  • Nietzsche was one of the most revolutionary and subversive thinkers in Western philosophy, and Thus Spoke Zarathustra remains his most famous and influential work. It describes how the ancient Persian prophet Zarathustra descends from his solitude in the mountains to tell the world that God is dead and that the Superman, the human embodiment of divinity, is his successor. With blazing intensity and poetic brilliance, Nietzsche argues that the meaning of existence is not to be found in religiouspieties or meek submission, but in an all-powerful life force: passionate, chaotic & free.

  • One hundred years after his death, Friedrich Nietzsche remains the most influential philosopher of the modern era. Basic Writings of Nietzsche gathers the complete texts of five of Nietzsche's most important works, from his first book to his last: The Birth of Tragedy; Beyond Good and Evil; On the Genealogy of Morals; The Case of Wagner; and Ecce Homo. Edited and translated by the great Nietzsche scholar Walter Kaufmann, this volume provides a definitive guide to the full range of Nietzsche's thought.Included also are seventyfive aphorisms, selections from Nietzsche's correspondence, and variants from drafts for Ecce Homo.From the Trade Paperback edition.

  • Philosophyyes'>#160;yes'>#160;yes'>#160;yes'>#160;yes'>#160;yes'>#160;Beyond Good and Evil is one of the most remarkable and influential books of the nineteenth century. Like Thus Spoke Zarathustra,yes'>#160;which had immediately preceded it, Beyond Good and Evil represents Nietzsche's attempt to sum up his philosophyyes'>mdash;but in less flamboyant and more systematic form. The nine parts of the book are designed to give the reader a comprehensive idea of Nietzsche’s thought and style: they span "The Prejudices of Philosophers," "The Free Spirit," religion, morals, scholarship, "Our Virtues," "Peoples and Fatherlands," and "What is Noble," as well as chapter of epigrams and a concluding poem.yes'>#160;yes'>#160;yes'>#160;This translation by Walter Kaufmannyes'>mdash;the first ever to be made in English by a philosopheryes'>mdash;has become the standard one, for accuracy and fidelity to the eccentricities and grace of style of the original.yes'>#160; Unlike other editions, in English or German, this volume offers an inclusive index of subjects and persons referred to in the book.yes'>#160; Professor Kaufmann, the distinguished Nietzsche scholar, has also provided a running footnote commentary on the text.From the Trade Paperback edition.

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