• Dès l'introduction, une première lecture historico-critique des rapports entre Freud, le politique et la loi explique pourquoi celui-ci est sûr d'avoir un enseignement à transmettre sur toutes ces questions. Elle révèle, en effet, son intérêt pour le sujet de la loi, qu'il est tenté, adolescent, d'aborder par le biais du droit, puis de la réforme sociale.

  • Dans la continuité de son travail de recherche sur " la condition post nazi ", ce dernier essai de Gérard Huber analyse ce qui se révèle lorsque l'on met en scène aujourd'hui Le Marchand de Venise. En s'appuyant sur la signification cachée des noms des personnages ( Shylock/ Shakespeare ), il montre l'existence d'un double marranisme (au XVI siècle est " marrane " tout juif converti de force au catholicisme et qui pratique en secret sa religion) chez Shakespeare qui sera déterminant dans l'évolution de sa pulsion théâtrale.

  • A la lumière des récentes découvertes archéologiques, égyptologiques, linguistiques, mythologiques et psychanalytiques, cet essai éclaire de façon originale les textes de la Bible hébraïque et la Bible araméenne, du Talmud, du Midrash et du Zohar qui sont consacrés à Moïse. L'ouvrage tente de reconstituer les éléments de la querelle théologico-politique qui opposa Moïse à Pharaon et qui se situent à la naissance de ce qu'on a appelé le "monothéisme".

  • En 1895, la découverte d'une stèle célébrant la victoire du pharaon Mineptah sur des peuplades en révolte permettent aux deux égyptologues F. Petrie et W. Spiegelberg de la nommer "Stèle d'Israël", traduisant ainsi le nom d'une de ces peuplades "Isiriar" par "Israël". Or, le récit biblique dit d'"Israël" "qu'il n'a plus de semence". L'auteur, comprenant la contradiction de cette dénomination, pose alors la question des origines d'Israël et y répond dans l'esprit de la "science du judaïsme" renouvelée, depuis Spinoza et Freud.

  • Sur le modèle de l'expression freudienne de métapsychologie a, depuis longtemps, été inventée celle de métabiologie. Elle était alors, il est vrai, censée rendre compte d'une espérance de transformation des sciences de la vie par la psychanalyse. Ferenczi y a cru ; Freud non. Était-ce la première illusion ? L'illusion métabiologique aujourd'hui ferait, en vérité, bien peu cas des développements cliniques et théoriques de la psychanalyse. Idéologiquement animée par une volonté de puissance, elle consisterait en la croyance de pouvoir réaliser, sans limites, des choix sélectifs en vue d'une néo-adaptation - y compris dans le champ des comportements humains. Après l'échec de la psychiatrie biologique, la psychopathologie deviendra-t-elle un jour génomique ou génétique ? Prenons acte que les recherches les plus sérieuses dans les sciences de la vie et de la santé, n'ont guère besoin de revendiquer l'appel à une métabiologie et, pour nombre d'entre elles, ne contesteraient pas la place accordée à la psychanalyse. Dans cet ouvrage, Gérard Huber traite tout d'abord des rapports entre neurosciences et métapsychologie : il s'interroge sur les conditions psychiques d'une réalité neuronale. Dégageant les principales réponses de l'humanisme philosophique contemporain face aux avancées de la biologie, il détecte en celles-ci les formes de méconnaissance des apports de la métapsychologie freudienne. Serait-ce alors sur cette seule voie, Spinoza-Freud, que peuvent valablement se trouver questionnées la biologie et la neurobiologie aux fins d'intégrer leurs apports incontestables - en deçà ou au delà de tout réductionnisme métabiologique ?

  • La société moderne découvre que le travail rend fou : raisonnements qui tournent le dos au bon sens, décisions qui veulent faire mal, chantage, injures, passages à l'acte violents, jeux d'alliance visant à atteindre l'autre dans sa dignité... La violence se constitue en non-dit de l'organisation. La conséquence est que n'importe quel individu peut en venir à retourner cette violence contre lui. Les auteurs décrivent les mécanismes psychiques et intellectuels qui expliquent comment la société en est arrivée là.

  • L'essentiel des contributions au colloque international organisé à Paris en 1989 sur les développements les plus récents des manipulations génétiques, du projet de séquençage du génome humain et des biotechnologies. En annexe : un panorama des avis du Comité national d'éthique.

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