• Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes.
    En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • L'administration des Beaux-Arts, le Salon, la formation des artistes, les marchands de tableaux, les sociétés des amis des arts, la fonction du musée, le relais par l'État républicain de l'encouragement des artistes, et aujourd'hui le système de la Culture, la commande publique, le marché de l'art : voici la matière de cette étude, la première qui propose une histoire des institutions du monde des arts en France depuis la Révolution.

    Dans la perspective d'une histoire sociale des arts, elle montre la profonde transformation des doctrines et des pratiques dans le champ de l'art, depuis la liberté révolutionnaire conquise par les artistes jusqu'à la conception de l'art comme "service public" chez les républicains, depuis l'apothéose du Salon jusqu'à sa décadence, depuis l'économie de la copie jusqu'à la spéculation sur l'innovation de l'art.

    Histoire de la crise des "Beaux-Arts" et de l'unité de l'art, endémique depuis le milieu du XIXe siècle, chronique d'un retournement de la valeur du tableau, de l'usage à l'échange, inventaire des projets républicains qui orientent l'action de l'État après 1880, approche des moyens mis en oeuvre de 1936 à aujourd'hui pour que les arts plastiques disposent d'un espace plus large que celui du marché : l'auteur rassemble les éléments d'une histoire jusqu'à présent dispersée, montre les réussites et les échecs, et fait enfin le point sur la situation actuelle.

  • La plupart des matériaux actuels de construction et des procédés mis en oeuvre sont récents et ont une origine industrielle. Cette mutation des techniques est restée en partie étrangère aux références culturelles utilisées dans les appréciations portées sur les édifices actuels. Ce livre souhaite réconcilier ces deux approches.

  • Dater, classer chronologiquement : c´est l´essentiel des approches du temps en histoire de l´architecture. Ces données chronologiques n´épuisent pas les intérêts pour le temps : l´analyse des opérations qui conduisent à la production d´un édifice montre que leur durée est en elle-même porteuse de sens. Temps perdu, temps gagné : le temps prend sa place dans la valeur de l´action. Temps court, temps long : à l´historien d´identifier et de qualifier ces durées. Notre propos est de mettre en évidence cet autre temps, interne à l´édification, cette durée du processus de décision-élaboration-construction. Elle n´est pas sans rapport avec le statut de l´édifice, dans une gamme qui s´étend de la construction d´un édifice primitif, à l´édifice industriel et à l´édifice monumental. Le premier est attaché à des durées brèves, à une exécution qui peut être immédiate (l´abri), le second combine le temps long de la conception des composants au temps court de leur mise en oeuvre, le troisième sublime la conception par la longue durée. Ce temps interne de l´édification correspond donc à une identité chronologique de l´édifice, et il éclaire sur la nature des problèmes que sa conception et sa réalisation affrontent.

  • Contribution à une histoire culturelle de l'architecture, cet ensemble d'études s'attache à explorer les différents aspects de la réception dans le temps des bâtiments de la période contemporaine.

  • Cette chronologie date et localise les principaux édifices construits en Europe depuis 1850 et mentionne leur architecte ; elle indique aussi les dates principales de l'histoire des techniques de construction, de l'histoire des institutions de l'architecture et du patrimoine, ainsi que les principales publications. Plus qu'un aide-mémoire, ce livre rassemble les éléments d'une histoire de l'architecture contemporaine en Europe et démontre la cohérence d'une culture architecturale spécifique, où se sont développés les concepts successifs et les modalités techniques de la modernité.

  • Cette chronologie date et localise les principaux édifices construits en Europe depuis 1850 et mentionne leur architecte ; elle indique aussi les dates principales de l'histoire des techniques de construction, de l'histoire des institutions de l'architecture et du patrimoine, ainsi que les principales publications. Plus qu'un aide-mémoire, ce livre rassemble les éléments d'une histoire de l'architecture contemporaine en Europe et démontre la cohérence d'une culture architecturale spécifique, où se sont développés les concepts successifs et les modalités techniques de la modernité.

  • La perception locale des différentes formes d'un provincialisme méprisable, le refus d'être à l'écart d'une activité perçue plus vivante ailleurs, la disqualification par la modernité des limites héritées des États-nations, la conscience d'un territoire culturel plus vaste, très tôt identifié à l'Europe : dès le début du siècle, une partie importante de l'activité artistique manifeste une intense revendication de liberté et de mobilité. Développés à l'écart des institutions académiques, les humanismes nouveaux, ceux de la rupture, le dadaïsme, le surréalisme, ont vocation à la circulation, à la diffusion, à l'expansion au-delà des limites des territoires de la société politique. La constitution de groupes d'artistes, formés sur des bases à la fois territoriales et culturelles, relayés ailleurs par des appuis locaux, exprime l'étonnante disponibilité d'une génération à chercher sa voie en dehors d'un cadre local, régional, national. La relation est évidente avec la dimension internationale de la pensée politique du mouvement ouvrier, avec l'idéologie sans frontières du marxisme et du socialisme : pour les artistes aussi, la croyance dans le nouveau passe par le rejet des limites anciennes.

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