• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Françoise a un petit frère sourd-muet de naissance, aussi décide-t-elle de ne pas fonder de foyer. Elle ne veut pas risquer de mettre au monde un autre infirme. Elle se permet quelques aventures sentimentales sans importance, jusqu'au jour où elle rencontre Laurent. Elle l'aime très vite, et cette fois profondément ; lui, très épris également, l'emmène en vacances après avoir cambriolé sa tante pour obtenir l'argent nécessaire au voyage. Comme Françoise s'y attendait, Laurent lui demande de l'épouser. Va-t-elle se laisser fléchir malgré la tare familiale ? Peut-être, mais elle voudrait la cacher à Laurent. Elle espère alors, naïvement, une guérison de son petit frère. Malgré une visite inutile chez un guérisseur, un voyage infructueux à Lourdes, elle pousse le petit garçon au fond d'une tombe fraîchement creusée dans un cimetière de campagne, parce qu'elle croit, ou veut croire, qu'un choc peut le guérir. Il en meurt. Une série de malentendus, le remords aussi qui s'est emparé de Françoise après « l'accident », fait que Laurent et Françoise perdent contact. Leur amour s'effiloche. Ils se croiseront dans un bar, mais ne s'expliqueront rien.

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  • Une récit mené tambour battant où le talent de conteuse de l'auteur fait merveille, ménageant bien des surprises au lecteur.

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  • Au moment où il s'apprête à quitter Agathe, sa maîtresse, qui l'avait reçu comme tous les samedis dans sa maison de campagne, Stanislas meurt, terrassé par une crise cardiaque. Quelques instants après, Jean-Michel, le mari d'Agathe, téléphone pour annoncer son arrivée et celle de ses cousins Georges et Simone, qu'il amène pour le week-end. Sur ce thème de vaudeville, Gabrielle Marquet a bâti un récit plein de finesse, tout empreint de la poésie des choses intimement liées au souvenir : les vieux objets qu'Agathe et son amant ont aimés ensemble - et que symbolise une cerise de porcelaine -, les arbres du jardin, chaque meuble de ce grenier où, en ce moment, Stanislas repose. Car Agathe, qui projetait non sans douleur d'aller "perdre" son amant dans les bois, n'en a pas eu le loisir. Toute la soirée du samedi, toute la journée du dimanche, elle devra s'occuper de ses invités, sourire aux uns, aux autres, parler, alors que l'angoisse l'envahit et que l'assaillent les images de son bonheur évanoui. Que d'heures interminables durant lesquelles le moindre incident peut tourner à la catastrophe : une fuite dans la toiture qui inquiète Jean-Michel, les façons entreprenantes du cousin Georges qui rêve d'une visite dans le grenier. Que d'interrogations aussi ! Agathe ne doit-elle pas tout avouer à son mari ? Et comment parviendra-t-elle à transporter le corps de Stanislas ? Et quel motif invoquera-t-elle pour demeurer un jour de plus à la campagne, sans Jean-Michel ?... Dans son désarroi, elle trouvera pourtant une solution imprévue, finalement logique et peut-être même morale.

  • Rentrant d'Afrique où il a laissé sa femme, Lina, dont il croit être las, Gilles Nardin découvre à quelques kilomètres de chez lui le cadavre d'un homme qui vient d'être victime d'un chauffard. Pourquoi ne se rend-il pas à la gendarmerie pour faire part de sa découverte ? Il prétend rechercher la vérité, mais n'est-ce pas lui-même qu'il cherche, dans la solitude de sa chambre, au creux de son fauteuil à bascule qui abritait, en Afrique, ses nostalgies ? Il aspire à l'amitié, mais voit un possible coupable en chacun de ceux qu'il fréquente, ce qui l'écarte de tout le monde. C'est une bien étrange aventure que nous conte Gabrielle Marquet. Tout s'y passe en sourdine, dans un climat feutré où chaque être pose une énigme et où les choses prennent parfois une réalité aiguë. L'auteur de « La cerise de porcelaine » et des « Martins-pêcheurs » démontre ici, avec une grâce acide, combien est difficile le choix d'une victime et dangereux le rôle de justicier.

  • L'histoire se passe dans une vaste demeure du Cotentin, à Château-Crêpe, où Véronique est venue passer les fêtes de Noël auprès de sa mère, Talou. Véronique retrouve là sa cousine, Élisabeth, ainsi que Vincent, son ancien amant, et Wenceslas, un jeune Polonais. Une suite d'événements troublants - auxquels Camille, la nouvelle bonne, n'est peut-être pas étrangère - va jeter l'angoisse dans le coeur de Véronique. Quelque chose, dirait-on, menace Château-Crêpe et ses trésors, dont une admirable collection de montres anciennes. Véronique n'a pas tort de craindre, car quelqu'un, dans l'ombre, convoite les richesses de Talou. Et le drame finit par surgir, sous une forme inattendue, bouleversant tout un chacun, et même l'ancêtre Déodat dont le portrait constituait jusque-là un des plus beaux fleurons de Château-Crêpe. L'OEIL DE DÉODAT, c'est une fête, mais traversée de cruels moments de suspense ; c'est un monde sensuel, peuplé d'êtres beaux et d'objets précieux, mais sous cette aimable grâce se cachent on ne sait quels maléfices ; c'est un roman plein de délices, mais qui débouche sur le pire.

  • "Une mince silhouette se cabra devant la moto. Il y eut un cri pointu de musaraigne, un choc mou. Le corps fut projeté sur le trottoir. Grégoire freina en jurant. La machine déséquilibrée cahota..." et les ennuis, les angoisses commencèrent pour Catherine Percival qui rentrait au domicile conjugal sur la Kawasaki de Grégoire, son jeune amant avec qui elle venait de rompre. La "mince silhouette" qu'ils avaient culbutée était celle de Pauline, domestique chez les Percival depuis quarante-cinq ans. Pauline, qui n'est que blessée, a-t-elle reconnu Catherine ? Va-t-elle parler ? Et que vient faire cette poupée de collection, une poupée phonographe que convoite un personnage étrange, un vieux maniaque du quartier, toujours accompagné de son chien ? D'une écriture fluide, imagée, poétique, Gabrielle Marquet nous raconte, au sein d'un fascinant monde d'objets, l'histoire, à la fois cocasse et émouvante, d'un insidieux chantage et d'une imprudente jeune femme, trop amoureuse.

  • Née à Nantes ; mariée, un enfant. A publié un roman, Peau de lapin, et un recueil de poèmes, la Pelote à épingles. Son second roman, le Sourd-muet, vient de paraître à la N.R.F. « Ma poésie, c'est le carrosse que j'essaie de sortir de la citrouille, et littéralement, ce n'est pas exact puisque j'aime la magnificence des citrouilles. « Satisfaite, les quelques fois où, au delà des impressions sensuelles, concrètes, qui déclenchent presque toujours mes poèmes, s'ouvrent des perspectives mentales ou morales. » « J'aime la rigueur, j'essaie de ne pas être trop bavarde. » « On invente un roman, pas un poème. »

  • « La poésie, c'est d'abord une perception presque toujours sensuelle, un appel souvent ténu. Puis viennent les images en désordre qu'on essaie de dominer avec les mots. « Il y a peu de pensée dans ma poésie. Ce n'est pas voulu. Je suis satisfaite lorsqu'il en naît une toute petite. Elle vient toujours après l'image, la communion avec les choses. « Je n'aime pas l'intellectualisme et assez peu l'abstraction. « Il faut savoir débusquer la poésie de l'ombre où elle se cache. C'est pour moi, souvent, couronner de clarté les plus simples choses que d'écrire un poème. »

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