• Dans les années 1960, de jeunes pasteurs du Pacifique cherchent à se démarquer de la théologie héritée de missionnaires européens ou américains débarqués un siècle et demi plus tôt sur leurs îles. Accompagnant le mouvement politique nationaliste de revendication à l'indépendance ou à l'autonomie de leurs territoires, ils remettent au goût du jour les valeurs de la kastom, la culture - voire de la religion - des ancêtres, ou supposées telles, et s'efforcent de les articuler avec celles du christianisme importé. De ce mouvement naissent des théologies fortement contextualisées ou inculturées, dans lesquelles des symboles tels que le cocotier, la case, la terre ou le pays, le kava, le porc, l'igname, etc. se hissent au même niveau d'interprétation que les figures bibliques et théologiques. C'est ce processus de contextualisation qui est étudié ici à partir d'un corpus assez large de thèses et de mémoires, d'ouvrages et d'articles ainsi que de compte-rendus de consultations ecclésiales ou théologiques issues majoritairement du champ protestant anglophone, sans toutefois négliger la production francophone. L'auteur offre d'abord une vue diachronique en passant en revue les ouvrages de trois théologiens des années 1960 aux années 2000 : Sione Amanaki Havea de Tonga, Sevati Tuwere de Fidji, Ama Amalele Tofaeono des Samoas Occidentales. Chacun représente un stade du développement de cette théologie océanienne. L'ouvrage traite ensuite de façon synchronique une série de thèmes à l'oeuvre dans cette théologie du Pacifique. Sur un axe se déroulant du divin à l'humain, il examine les conceptions d'un Dieu et d'un Christ « du Pacifique » avant de cerner les spécificités de la théologie dite « de la célébration » et de la « théologie de l'identité » océanienne. La dernière partie se présente, quant à elle, comme une tentative de systématiser la problématique de la contextualisation de la théologie, d'en cerner les enjeux, les débats et leur incidence sur l'oecuménicité du christianisme. Au carrefour de l'histoire missionnaire contemporaine, de la sociologie et de l'anthropologie religieuses aussi bien que de la théologie, le tableau proposé ici entend s'inscrire dans une discipline singulière, la missiologie, qui se comprend comme une dynamique, eu égard à son interrogation permanente sur les interactions entre les pratiques et leur théorisation. Gilles Vidal est maître de conférences en histoire du christianisme à l'époque contemporaine à l'Institut protestant de théologie - Faculté de Montpellier où il co-dirige le Centre Maurice-Leenhardt de recherches en missiologie. Il est également membre du Centre de recherches interdisciplinaires en Sciences humaines et sociales (CRISES) de l'Université Paul-Valéry Montpellier 3, E.A. 4424.

  • Félix Meyer est de retour dans la ville où il a passé son enfance, pour le décès de sa soeur, Carole, écrasée en plein centre-ville. Accident ou meurtre ? Un doute subsiste au vu de l'acharnement du chauffard sur le corps de la jeune femme. Le lieutenant Aurélie Costa s'occupe de l'affaire.
    À l'occasion de ses retrouvailles avec la ville, Meyer passe en revue les fantômes du passé, revient sur les moments heureux et malheureux avec sa soeur, dont il ne sait presque rien aujourd'hui. Mais lui-même qu'est-il devenu ? Que signifie cette violence qui couve en lui, prête à exploser à tout moment ? Qui sont ces mystérieux interlocuteurs qui le renseignent tout au long de l'enquête parallèle qu'il a entreprise pour découvrir l'assassin de sa soeur ?
    Et que vient faire ici la boussole d'Einstein ?

  • - 67%

    Le sang des morts coule toujours dans les veines de ceux qui leur ont survécu.
    L'ambiance vire au cauchemar dans la paisible cité balnéaire de Vernais. Un mort est retrouvé dans la piscine d'un jardin, la police découvre des cadavres en pagaille dans une maison jusqu'ici sans histoire, un informaticien est enlevé par une inconnue aussi belle que dangereuse et une jeune femme commence à avoir de sérieux doutes sur les fréquentations de son mari.
    Et s'il y avait un lien entre toutes ces affaires ? Y a-t-il quelqu'un d'innocent dans cette ville ?
    Auteur chevronné de polar avec des titres chez Baleine, Coups de tête, Le Castor Astral ou les éditions du Jasmin dont son dernier livre Les Sentiers de la nuit, Gilles Vidal tisse en expert une intrigue imparable aux personnages saisissants, nous ouvrant peu à peu les portes de l'enfer. Un roman sur la banalité du mal...
    Né en Guinée en 1955, Gilles Vidal a commencé sa carrière littéraire à la fin des années 70, oeuvrant dans le polar mais aussi en littérature générale chez des éditeurs comme l'Archipel ou le Castor Astral. Il a fait en parallèle tous les métiers de l'édition, de libraire à éditeur (notamment pour la collection « Nuit grave » au Fleuve noir). Ses oeuvres les plus connues sont Le plus dur reste à faire, Hymnes urbains et Mémoire morte. Il a signé au total une quarantaine de romans et d'essais.

  • Ciel de traîne

    Gilles Vidal


    Un cadavre est retrouvé en lisière de forêt, un os d'oiseau dans une main. La victime a visiblement été torturée avant d'être égorgée. Mais qui est-elle ? Aucune disparition n'a été signalée récemment.
    Une jeune femme disparaît du jour au lendemain laissant son compagnon désespéré. Est-elle prisonnière de cet homme qui prétend la détenir et le harcèle au téléphone ?
    Un scénariste revient dans la maison de son enfance dont il a hérité. Ce n'est pas sans réticence qu'il entreprend ce retour aux sources. Que vient-il y chercher ?
    Quel est le lien, et y en a-t-il un, entre ces personnages ? Le lieutenant Kamensky, en charge de l'enquête, saura-t-il assembler les pièces du puzzle ?

  • Morlame, traversée par la Meure, est une ville de province qui, sous des aspects tranquilles, nourrit en son sein de sombres crapules. Est-ce parce qu'elle est la ville de naissance d'Aristide Ridore, poète mythique vénéré dans le monde entier, mais qui fut un sacré brigand et assassin ? Toujours est-il qu'y dominent des êtres malfaisants, comme Barreteau, le parrain local et ses hommes de main, Guérin, une brute qui trempe dans le trafic de drogue, Gomez, un loser prêt à tuer pour une poignée d'euros, Chaudrin, un dentiste charcutier, Franck et Gaby, deux minables petites frappes, Hesnard, un flic ripou, et d'autres encore.
    Dans une construction chorale de la veine de Short cuts de Robert Altman, les destinées de tout ce beau monde nuisible vont s'entrechoquer à la manière de billes folles de flipper, engendrant chaos, cadavres, vengeances et autres exactions.

  • Maty

    Gilles Vidal

    L´amour, même en musique, peut mener à tout, y compris au pire.




    Il était raide dingue de sa peau bronzée au goût piquant, de sa crinière brune toute bouclée dans laquelle il perdait son visage, yeux clos et narines palpitantes, de son minois de chatte sauvage, du machiavélisme mutin qu´elle mettait à emmener sa jouissance jusqu´à des hauteurs prodigieuses.






    Gilles Vidal balade ses personnages dans de noires contrées violemment éclairée par le brasier de leur passion. Et la musique n´adoucit par leurs moeurs.

  • Sombres héros

    Gilles Vidal

    Parmi les crabes, le plus gros se cache au fond du panier...






    Antoine Fouget, la quarantaine, est détective privé de son état. En ce début d´été particulièrement étouffant, le travail se fait attendre... Jusqu´à ce que surgisse un nouveau client inespéré, Waringue, un assureur très particulier qui va l´entraîner dans une enquête brève mais intense où s´entremêleront joueurs de football au faîte de leur gloire, starlette de cinéma aux appas insolents, agents marron, menteurs de tout poil, etc. Qui a tué qui ? Le cash back est-il un bon moyen pour amasser une fortune ? Mais, au fait, où se trouve au juste le vrai bonheur ?... » Un roman, court, bâti comme un film de Lautner. Les fondamentaux du roman noir s´y retrouvent sur un rythme résolument moderne où l´action ne le cède en rien à la réflexion.

  • Plus mort tu meurs

    Gilles Vidal

    • Ska
    • 1 Octobre 2016

    Le fils du tueur, tueur lui-même, doit honorer un contrat, et qu'importe la cible... La chambre était plongée dans une demi-obscurité à peine égayée par la lueur rougeâtre de la lampe de chevet et par les quelques rais de lumière blanche qui s'échappaient des volets ajourés des deux fenêtres, zébrant les murs et les meubles. Une odeur indéfinissable flottait dans la pièce, un mélange de papier moisi, de camphre et, étrangement, de noisette grillée. Il s'avança dans la chambre d'un pas hésitant puis s'approcha du lit... Gilles Vidal conduit le lecteur vers une cible qui se dérobe. Mortel ! EXTRAIT La cible était parfaite, seule, assise sur un banc, immobile. Elle semblait somnoler - réfléchir, se relaxer ? Quel âge pouvait bien avoir cet homme ? Trente-cinq, quarante ans ? Impossible à déterminer. Il portait un pantalon chino beige clair poché aux genoux qui tirebouchonnait sur ses vieilles baskets, et un blouson en jean délavé passablement défraîchi. Ses cheveux un peu grisonnants étaient coiffés en pétard, il avait une barbe de trois jours et portait des lunettes de soleil enveloppantes qui cachaient ses yeux. Après avoir mis un gantelet en mailles de fer à la main droite, il avait rampé quasiment à plat ventre, et s'était approché au plus près de l'arrière du banc. Le plus important était d'agir à la vitesse de l'éclair et avec une précision chirurgicale. C'était ce qu'il avait fait - avec mention très bien. À PROPOS DE L'AUTEUR Gilles Vidal est l'auteur d'une quarantaine de livres, principalement des romans noirs et des thrillers, mais aussi des recueils de nouvelles et des essais. Il a été libraire à Paris, éditeur dans les années 90, ainsi que directeur de collection, notamment chez Fleuve Noir. Il vit en région parisienne et travaille dans l'édition.

  • De l'autre côté

    Gilles Vidal

    • Ska
    • 6 Décembre 2018

    Bad trip, mauvais rêve ou anticipation, les affres d'un héros qui ne s'appartient plus...
    «Des murmures montèrent alors dans l'atmosphère, augmentant peu à peu de volume, puis se mirent à hanter la pièce tout entière, des chuchotements absolument pas angoissants, bien au contraire : ils étaient enjoués, empreints d'un bonheur serein. Et provenaient des sculptures elles-mêmes. Je renversai la tête en arrière et mon esprit s'envola, oui, il me sembla décoller littéralement, et ce n'était pas l'oeuvre d'un Simu, ça n'avait vraiment rien à voir. Je me mis à rêver - m'endormis-je alors ? je n'en sais rien -, enfin pas rêver vraiment, comment expliquer ce qui s'ensuivit ?... Pourrais-je nommer ceci une « réinitialisation » ? Oui, sans doute. »
    Avec cette nouvelle graphique qui emprunte les codes du fantastique, du polar et de la science fiction, Vidal et Andres inaugurent chez SKA un nouveau genre : la nouvelle graphique.

  • A la gorge

    Gilles Vidal

    • Ska
    • 22 Août 2019




    Se salir les mains dans de sales histoires passe encore, mais que sa fille se fasse enlever, ça non !...



    Il retourna auprès de lui, s'accroupit, plaça son couteau sous sa gorge et, pour bien lui faire comprendre qu'il était prêt à tout et qu'il ne fallait pas se fier aux apparences d'enfant de choeur qu'il aimait se donner quand le cours de la vie s'avérait uniforme - mais ça, l'autre ne pouvait pas le savoir -, lentement, en pesant bien ses mots, il lui souffla près de l'oreille une petite histoire, un truc bien crade mais véridique qu'il avait dû accomplir alors qu'il n'était encore qu'un gamin, aidé d'un bonhomme à peine plus vieux que lui : comment, au coeur d'une nuit barbare, après qu'ils se furent soûlés comme il faut pour se donner du courage, ils avaient découpé sur commande le corps d'un homme (un fumier certes, mais un homme quand même) à la tronçonneuse puis dissous les morceaux dans de l'acide, attendu jusqu'à ce qu'il n'en reste rien, à part quelques dents que son compagnon avait emportées avec lui - pour en faire quoi ? Un collier ? Mystère. Il ne le sut jamais.
    Gilles Vidal nous découpe une tranche d'histoire. Le lecteur débarque au milieu d'un trafic mystérieux qui occupe de vrais méchants, mais la faiblesse quand on joue au gangster reste la famille... Un style précis et solide, une nouvelle noire de gros calibre...

  • Suicides radicaux et spectaculaires, morts accidentelles inconcevables, Chanelet l'océane se trouve percutée de plein fouet par une étrange « épidémie » qui frappe ceux dont l'âme est noire, ceux qui sont dépourvus de la moindre miette de charité, ceux dont les penchants sont les plus tordus. Comme si un archange de la mort était descendu sur Terre pour y gommer à jamais la miséricorde. Le Mal n'a pas dit son dernier mot. Son bras armé vient rétablir le désordre sous l'identité d'un tueur à gages au sang froid. Le désabusé commissaire Marc Berchet, flanqué de son fidèle capitaine Samir Hadji, a du mal à s'y retrouver dans cette hécatombe sanglante. Aidé par les visions d'une médium et par la curiosité d'une psychiatre, le coeur réchauffé par une certaine Lude, Berchet parviendra-t-il à détricoter les mailles du mystère?

  • Loin du réconfort

    Gilles Vidal

    Un homme épris de vengeance se lance à la recherche de l'assassin de sa compagne. Un road movie littéraire.
    « Moi c'est Ivana, c'est quand tu veux, m'avait-elle dit en notant son numéro de téléphone sur ma main avec un Bic. Elle était juste devant moi dans la queue de la supérette et n'avait cessé de se retourner pour me lancer des regards pointus auxquels j'avais répondu. Puis elle s'en était allée avec son sac bourré d'emplettes en me gratifiant d'un dernier sourire prometteur. J'avais serré le poing comme un orpailleur méfiant sur une pépite. C'est comme ça que nous nous sommes rencontrés. Ça ressemblait exactement à ce même jour béni à marquer d'une pierre blanche où j'ai ouvert pour la première fois un livre de Richard Brautigan. Et même si ça ne sert à rien de revenir en arrière, que ça ne fait qu'amplifier le mal, les remords et tout le reste, je sais que je rabâcherai encore et encore les circonstances de cette parenthèse qui a éclairé ma vie. »

  • Au début du XVIIIe siècle, la Nouvelle-France s'étendait sur un tiers du continent nord-américain, des forêts glacées du Canada aux bayous de Louisiane, en passant par les prairies du Midwest. Un Empire dont la clef de voûte fut l'alliance avec les Indiens, qui permit aux Français de s'implanter et de se maintenir sur le territoire au nez et à la barbe des Anglais. Colons, Indiens, esclaves africains composaient une Amérique française au visage cosmopolite.
    Cette Amérique, que notre mémoire a occultée, n'a pas entièrement disparu. Les toponymes en témoignent - New Orleans, Baton Rouge, Montréal, etc. -, et de nombreuses villes nord-américaines ont eu pour fondateurs des Français. Des millions d'Américains, aux États-Unis comme au Canada, ont des noms d'origine française, et parmi les descendants des colons, certains parlent toujours la langue de Molière. Ce legs, on ne saurait le comprendre sans se glisser, au fil de la lecture, dans une pirogue ou dans un canoë à la recherche d'une histoire ignorée.

  • Romi, Abou et Léon veulent découvrir qui est l'auteur d'un mystérieux message. En effet, tous les jours, une lettre apparaît sur le mur de l'école. Qui a peint ces tags  ? Très vite, le trio a une piste sérieuse. Ils rassemblent les indices et surveillent le suspect... Mais de fausse piste en fausse piste, ils vont finir par trouver... le chemin de l'amour  !

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