• Paradoxalement, nos technologies numériques, bien que fondées sur un code binaire, 1-0, élémentaire en comparaison des alphabets de 26 lettres, créent plus de conscience humaine et une exigence d'éthique planétaire agissante. Certes, la bataille entre l'hybris, la violence inhumaine, et le respect éthique de l'autre, ne cessera jamais. Mais il faut savoir choisir son camp, alors que l'humanisme traditionnel a perdu toute crédibilité depuis les catastrophes du XXe siècle. L'hyperhumanisme est certes une utopie, mais qui donne un sens positif à notre aventure humaine, et que notre époque requiert urgemment face aux périls et aux scandales de la réalité qui ressurgissent sans cesse.

    Hervé Fischer, de double nationalité française et canadienne, artiste et philosophe multimédia, a déjà publié plusieurs livres sur l'émergence du numérique, la mythanalyse des imaginaires sociaux et l'art. En 2017, le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective Hervé Fischer et l'art sociologique.

  • Market art

    Hervé Fischer

    À l'heure de la mondialisation néolibérale, l'art s'apparente de plus en plus à un produit financier que créent et manipulent les grands capitalistes de cemonde, ces princes de la finance devenus collectionneurs de supplément d'âme à coups de millions. Leur emprise sur la diffusion et le marché de l'art est aujourd'hui comparable au pouvoir monopolistique de Hollywood sur le cinéma. L'art circule comme une monnaie parallèle, spéculative mais désarrimée des variations fiévreuses des grandes places boursières. Le phénomène est si caractéristique de notre époque, si mondial, qu'il n'y a plus de nouveaumouvement artistique qu'on puisse nommer, sinon, par défaut, ce market art, comme on parlait jadis de l'impressionnisme ou de l'art abstrait. L'art est-il définitivement enseveli sous l'argent ? L'art contemporain prépare-t-il la nouvelle bulle de la finance ? Voilà les questions auxquelles veut répondre Hervé Fischer.

  • L'avenir de l'art

    Hervé Fischer

    En 1979, Hervé Fischer a déclaré au cours d'une performance au Centre Beaubourg à Paris : L'Histoire de l'art est terminée . Puis, il a publié sous ce titre un livre qui a eu un grand retentissement. Trente ans plus tard, où en sommes-nous ? Sa prophétie était-elle juste ? Dans L'avenir de l'art , il fait le point et montre comment la crise généralisée de l'art postmoderne, si durement dénoncé, constitue en fait l'écho légitime de la crise de sens et de valeurs que nous traversons. Mais il en prend le contre-pied en évoquant l'avenir de l'art. Une véritable tour de Babel des arts émerge aujourd'hui, qui met fin au monopole de l'art occidental et ouvre de nouvelles voies. Les arts numériques se sont imposés, dans lesquels Hervé Fischer lui-même a été un pionnier très engagé, même s'il en montre aussi les écueils. Les arts scientifiques contribuent désormais activement aux débats de société sur l'intelligence et la vie artificielle, les manipulations génétiques et l'écologie. En réaction au désenchantement généralisé de notre époque, les arts prennent la relève de la magie, remplacent la religion et se rapprochent de la philosophie. Face au scandale éthique permanent de nos sociétés, ils recourent à une esthétique interrogative et vont contribuer à mettre au monde un autre monde.

  • Le choc du numérique

    Hervé Fischer

    En ce début du troisième millénaire, l'espèce humaine doit faire face au choc numérique qui envahit tous les secteurs d'activité. Un choc qui ouvre jusqu'à la boîte de Pandore des manipulations génétiques... Nous vivons une révolution fascinante qui, trop souvent, s'accompagne d'un retour de la pensée magique. Assisterons-nous, sans esprit critique, au triomphe des cyberprimitifs? L'âge numérique sera aussi décisif pour l'aventure humaine que l'ont été l'âge du feu ou l'âge du fer. N'est-il pas urgent alors de repenser les fondements de notre humanisme pour maîtriser notre destin?

  • Hervé Fischer soutient que l'histoire et la créativité de l'humanité avancent par à-coups, dans des moments de divergence qui font passer notre maîtrise et notre compréhension du monde à un autre niveau. Or il ne fait aucun doute pour lui que ce qu'il a appelé le " choc du numérique " est un moment de divergence majeur. Dans cet ouvrage, il poursuit et prolonge son exploration des bouleversements philosophiques, culturels et sociaux que traverse le monde contemporain. De Darwin à McLuhan, de Big Brother à Google, Fischer porte un regard libre et stimulant sur une étape de notre évolution qui pourrait bien s'avérer décisive.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Faut-il être optimiste à propos du numérique et du monde connecté ? Est-ce une chance ou un péril pour l'humanité ? Deux intellectuels atypiques s'affrontent sur cette problématique qui est en train de bouleverser le monde des idées. D'un côté, Michel Maffesoli, le « dionysiaque », considère le numérique comme la paradoxale continuité des sociétés pré-modernes. Et de l'autre côté, Hervé Fischer, « le prométhéen », pousse le « maître » dans ses retranchements : pour lui le numérique propose un nouvel avenir à l'humanité. À l'un la continuité, à l'autre la rupture. En amis attentifs à la réflexion de l'autre, ils parviennent à dresser une nouvelle carte de la pensée sociologique adaptée aux temps qui s'annoncent.

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