FeniXX réédition numérique (Loris Talmart)

  • Tout à la fois une histoire d'amour du théâtre, et celle d'une passion à trois, Combat avec l'ombre s'anime sans cesse du ton naturel des personnages, de leurs mouvements au quotidien et par l'intrigue dramatique qui se joue. Engagés malgré eux dans des destins parallèles, en quête chacun d'une vérité difficile à admettre par l'autre, et comme manipulés par leur propre destin, ils iront au bout de leur route, seuls. Installé dans l'apparente tranquillité que lui confère une confortable célébrité, en proie aux seuls problèmes de sa création théâtrale, Étienne semble ne plus prendre plaisir qu'à mettre en scène son oisiveté d'amant blessé et, tel Dorian Gray, à détruire - dans sa victime - toute apparence de pureté. Déployant - avec délectation - un égoïsme sans bornes, Pygmalion tyrannique, amusé de se provoquer lui-même et prêt, comme Don Juan, à relever ses propres défis avec une rare cruauté, Étienne mènera Patrick et Olivier jusqu'aux limites où il n'aura pas eu le courage d'aller. Le Combat avec l'ombre, c'est aussi de vraies tendresses et des émotions fortes, simples et sincères, même si elles ont du mal à cacher le combat sans merci des personnages, distribués dans des rôles complexes et contradictoires tout à la fois. Combat avec l'ombre, c'est l'aventure de deux êtres qui se sont aimés à contretemps. L'histoire d'un malentendu. C'est aussi un crime parfait.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tout à la fois une histoire d'amour du théâtre, et celle d'une passion à trois, Combat avec l'ombre s'anime sans cesse du ton naturel des personnages, de leurs mouvements au quotidien et par l'intrigue dramatique qui se joue. Engagés malgré eux dans des destins parallèles, en quête chacun d'une vérité difficile à admettre par l'autre, et comme manipulés par leur propre destin, ils iront au bout de leur route, seuls. Installé dans l'apparente tranquillité que lui confère une confortable célébrité, en proie aux seuls problèmes de sa création théâtrale, Étienne semble ne plus prendre plaisir qu'à mettre en scène son oisiveté d'amant blessé et, tel Dorian Gray, à détruire - dans sa victime - toute apparence de pureté. Déployant - avec délectation - un égoïsme sans bornes, Pygmalion tyrannique, amusé de se provoquer lui-même et prêt, comme Don Juan, à relever ses propres défis avec une rare cruauté, Étienne mènera Patrick et Olivier jusqu'aux limites où il n'aura pas eu le courage d'aller. Le Combat avec l'ombre, c'est aussi de vraies tendresses et des émotions fortes, simples et sincères, même si elles ont du mal à cacher le combat sans merci des personnages, distribués dans des rôles complexes et contradictoires tout à la fois. Combat avec l'ombre, c'est l'aventure de deux êtres qui se sont aimés à contretemps. L'histoire d'un malentendu. C'est aussi un crime parfait.

  • Indexical, ale, aux adj. (linguistique). Qui ne prend de signification que par le contexte. Termes indexicaux, nommés aussi déictiques ou shiftears (embrayeurs) : termes dépendant de l'instance du discours, indexés à l'énonciation. Exemple : je, tu, ici, hier, maintenant. Expressions indexicales : « Expressions dont le sens ne peut être décidé par un auditeur sans que, nécessairement, il sache ou présume quelque chose de la biographie et des objectifs du locuteur, des circonstances de l'énoncé, du cours antérieur de la conversation, de la relation particulière et des interactions actuelles ou potentielles existant entre celui qui parle et celui qui écoute » (Harold Garfinkel, commentant Husserl). Indexicalité n.f. (ethnométhodologie). Caractère de ce qui est indexical. Indexicalité restreinte : état de certains mots et de certaines expressions. Indexicalité généralisée : état du langage et des actions. « Le langage tout entier est soumis à l'indexicalité » (Paul Loubière). « La nature indexicale du langage pose la généralité de l'indexicalité » (Jacqueline Signorini). « Le corrélat naturel de l'indexicalité des expressions, c'est l'indexicalité des actions » (Alain Coulon). « Les indexicalités sont des polysémies infinies, assorties d'une large imprévisibilité » (Yves Lecerf) (Lexique encyclopédique des sciences humaines). L'indexicalité fondamentale du langage et des comportements ne permet qu'une connaissance approximative des êtres. C'est une source d'infinis malentendus. Un homme et une femme qui s'aiment peuvent-ils s'en affranchir ?

  • Comment empêcher le temps de détruire, de créer, le monde de changer, notre personnalité de se modifier ? Peut-on vaincre la mobilité universelle, en menant délibérément une existence de cloporte, en comptabilisant, dans un journal tenu sans relâche, les plus infimes variations de son moi, en consacrant ses forces à des travaux d'érudition si vastes qu'on n'en verra jamais la fin ? Que peuvent les thèses très savantes, les 17 000 pages de notes accumulées au fil des années, les habitudes les mieux enracinées, quand une femme, tout à coup, tombe dans votre vie, quand l'amour, ce raz de marée, vous submerge ? Doit-on accepter de succomber ? Est-il possible de résister ? Quel prix faut-il payer pour rester soi ? Sommes-nous inexorablement voués à l'éparpillement ?

  • « Sauve ton âme ! » m'avait crié Marijke dans la gare de La Haye, au moment où le train démarrait. Je réalisais tout à coup combien ce souhait correspondait à une vision étriquée de mon devenir. Pouvais-je me contenter d'une seule âme, moi, Cyril, l'éternel assoiffé de résurrections ? C'était dérisoire. Une évidence m'envahissait : j'avais - je pouvais avoir - une multitude d'âmes. Il me fallait tenter de les faire éclore toutes. Parabole ou confession - il est impossible de le savoir exactement - l'ouvrage posthume de Cyril Ferroud, achevé par Hubert de Luze, nous fait assister aux tentatives d'un homme hanté par la crainte d'être unique, pour se détruire et se recréer perpétuellement. Même au risque de sombrer dans l'infamie. Mais peut-on échapper à l'identité ? Devenir, à volonté, une infinité d'autres ?

  • Parce qu'il est impassible, distant, taciturne, parce que sa situation de chef comptable lui donne - dans son quartier - beaucoup de prestige, Albert Motte, sans le vouloir, suscite les confidences. Chacun lui soumet ses problèmes, lui demande conseil. Et parce que, pour lui, par l'analyse et la déduction, on peut, sans difficulté, découvrir les éléments qui constituent les individus, les mécanismes qui les propulsent, les solutions les plus adaptées à chaque cas, il n'hésite pas à formuler des avis, à donner des directives. Il décrète. Il ordonne. On lui obéit avec empressement. Les hommes ne sont bientôt plus, à ses yeux, que des pantins dont il est grisant de tirer les ficelles. « Si je le voulais, songe-t-il avec orgueil, je ferais faire n'importe quoi à n'importe qui. » Mais que savons-nous réellement des autres ? Quand nous croyons les comprendre parfaitement - grâce à l'habileté de nos raisonnements - est-ce que nous ne les façonnons pas, en grande partie, avec des matériaux fournis par notre sensibilité ? Avons-nous le droit, sur des bases aussi incertaines, d'intervenir dans leurs destinées ?

  • Indexical, ale, aux adj. (linguistique). Qui ne prend de signification que par le contexte. Termes indexicaux, nommés aussi déictiques ou shiftears (embrayeurs) : termes dépendant de l'instance du discours, indexés à l'énonciation. Exemple : je, tu, ici, hier, maintenant. Expressions indexicales : « Expressions dont le sens ne peut être décidé par un auditeur sans que, nécessairement, il sache ou présume quelque chose de la biographie et des objectifs du locuteur, des circonstances de l'énoncé, du cours antérieur de la conversation, de la relation particulière et des interactions actuelles ou potentielles existant entre celui qui parle et celui qui écoute » (Harold Garfinkel, commentant Husserl). Indexicalité n.f. (ethnométhodologie). Caractère de ce qui est indexical. Indexicalité restreinte : état de certains mots et de certaines expressions. Indexicalité généralisée : état du langage et des actions. « Le langage tout entier est soumis à l'indexicalité » (Paul Loubière). « La nature indexicale du langage pose la généralité de l'indexicalité » (Jacqueline Signorini). « Le corrélat naturel de l'indexicalité des expressions, c'est l'indexicalité des actions » (Alain Coulon). « Les indexicalités sont des polysémies infinies, assorties d'une large imprévisibilité » (Yves Lecerf) (Lexique encyclopédique des sciences humaines). L'indexicalité fondamentale du langage et des comportements ne permet qu'une connaissance approximative des êtres. C'est une source d'infinis malentendus. Un homme et une femme qui s'aiment peuvent-ils s'en affranchir ?

  • « Sauve ton âme ! » m'avait crié Marijke dans la gare de La Haye, au moment où le train démarrait. Je réalisais tout à coup combien ce souhait correspondait à une vision étriquée de mon devenir. Pouvais-je me contenter d'une seule âme, moi, Cyril, l'éternel assoiffé de résurrections ? C'était dérisoire. Une évidence m'envahissait : j'avais - je pouvais avoir - une multitude d'âmes. Il me fallait tenter de les faire éclore toutes. Parabole ou confession - il est impossible de le savoir exactement - l'ouvrage posthume de Cyril Ferroud, achevé par Hubert de Luze, nous fait assister aux tentatives d'un homme hanté par la crainte d'être unique, pour se détruire et se recréer perpétuellement. Même au risque de sombrer dans l'infamie. Mais peut-on échapper à l'identité ? Devenir, à volonté, une infinité d'autres ?

  • Parce qu'il est impassible, distant, taciturne, parce que sa situation de chef comptable lui donne - dans son quartier - beaucoup de prestige, Albert Motte, sans le vouloir, suscite les confidences. Chacun lui soumet ses problèmes, lui demande conseil. Et parce que, pour lui, par l'analyse et la déduction, on peut, sans difficulté, découvrir les éléments qui constituent les individus, les mécanismes qui les propulsent, les solutions les plus adaptées à chaque cas, il n'hésite pas à formuler des avis, à donner des directives. Il décrète. Il ordonne. On lui obéit avec empressement. Les hommes ne sont bientôt plus, à ses yeux, que des pantins dont il est grisant de tirer les ficelles. « Si je le voulais, songe-t-il avec orgueil, je ferais faire n'importe quoi à n'importe qui. » Mais que savons-nous réellement des autres ? Quand nous croyons les comprendre parfaitement - grâce à l'habileté de nos raisonnements - est-ce que nous ne les façonnons pas, en grande partie, avec des matériaux fournis par notre sensibilité ? Avons-nous le droit, sur des bases aussi incertaines, d'intervenir dans leurs destinées ?

  • Comment empêcher le temps de détruire, de créer, le monde de changer, notre personnalité de se modifier ? Peut-on vaincre la mobilité universelle, en menant délibérément une existence de cloporte, en comptabilisant, dans un journal tenu sans relâche, les plus infimes variations de son moi, en consacrant ses forces à des travaux d'érudition si vastes qu'on n'en verra jamais la fin ? Que peuvent les thèses très savantes, les 17 000 pages de notes accumulées au fil des années, les habitudes les mieux enracinées, quand une femme, tout à coup, tombe dans votre vie, quand l'amour, ce raz de marée, vous submerge ? Doit-on accepter de succomber ? Est-il possible de résister ? Quel prix faut-il payer pour rester soi ? Sommes-nous inexorablement voués à l'éparpillement ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty