• Chaque jour, tout autour de la planète, la nature fait des merveilles. Animaux, végétaux et champignons : trois mondes étroitement reliés développent des trésors d'ingéniosité pour répondre à leurs besoins vitaux : reproduire, croître, se nourrir, se déplacer, apprendre, se défendre, guérir, communiquer...
    C'est ainsi que l'hippocampe mâle est « mis enceint » ; la tortue olivâtre détermine le sexe de son embryon ; le poisson-éléphant, grâce à son sixième sens électrique, se déplace par électrolocation ; le pigeon voyageur s'oriente en enregistrant les valeurs du champ magnétique terrestre ; les phasmes experts déploient un art du camouflage en cache-cache, ou encore, le tabac sauvage appelle les guêpes prédatrices à l'aide au moyen de molécules de signalisation.

    Cet incroyable voyage grandeur nature lève le voile sur les capacités prodigieuses du monde vivant, étudié avec passion par les scientifiques du monde entier.

  • Depuis 2013, une bactérie en provenance du continent américain décime les oliviers centenaires du sud-est de l'Italie. Son nom obscur - Xylella fastidiosa - semble entretenir le mystère qui pousse une espèce vivant en harmonie dans son milieu naturel d'origine à semer la désolation ailleurs, comme le fit le champignon invasif responsable du mildiou de la pomme de terre, à l'origine de la famine qui tua un million d'Irlandais au milieu du XIXe siècle, ou le phylloxéra, puceron ravageur des vignes françaises dans les années 1860-80.

    L'emblématique pathogène Xylella est l'un des représentants les plus redoutés des nombreuses espèces exotiques envahissantes - micro-organismes, animaux et plantes invasives - qui se propagent à la surface du globe en suivant les voies de circulation d'une mondialisation par trop négligente. Affectant non seulement l'agriculture mais aussi la santé publique - à l'image du moustique-tigre, vecteur des virus de la dengue et du chikungunya -, ces bio-agresseurs invasifs sont synonymes de graves nuisances écologiques pour les écosystèmes et la biodiversité, tel le charançon, nuisible aux palmiers de la Côte d'Azur, les grenouilles-taureaux fatales aux reinettes, ou la plante jussie, cauchemar des milieux aquatiques...

    Une enquête pour mieux cerner ces prédateurs, comprendre le phénomène de prolifération invasive et mettre en lumière les acteurs méconnus de l'épidémiosurveillance engagés dans la détection et la lutte contre ces nouveaux fléaux.

  • Comment l'État sacrifie nos forêts.Les forêts recouvrent 31 % de notre territoire, soit près de 17 millions d'hectares. Un patrimoine considérable aujourd'hui en grande détresse : sécheresses à répétition, attaques parasitaires sans précédent, risques d'incendie de grande ampleur, mais aussi morcellement de la propriété et industrialisation à marche forcée...
    À l'heure où les enjeux environnementaux et la protection de la biodiversité sont plus que jamais d'actualité, l'État a progressivement abandonné la forêt française aux seuls intérêts privés. En témoignent la faillite de l'Office national des forêts et son démantèlement organisé pour des raisons budgétaires.
    Au fil d'une enquête inédite et très documentée, les auteurs dénoncent les mécanismes à l'oeuvre dans la fragilisation de nos forêts et la responsabilité de nos dirigeants, qui ont fait le choix du profit à tout prix, plutôt que de la préservation de ce bien commun. Ils montrent aussi qu'une autre sylviculture, inspirée des processus naturels, est possible pour inventer les forêts de demain.

  • Pour en finir avec un mensonge d'État !
    Deux Français sur trois vivent à moins de 75 kilomètres d'une centrale nucléaire alors que la menace d'un accident grave n'a jamais été aussi forte.
    Au-delà des discours si rassurants des défenseurs du nucléaire, la situation dans nos 19 centrales est plus que préoccupante. Comme le révèle cette enquête, de nombreux réacteurs ont très mal vieilli (notamment à Gravelines, au Bugey ou à Tricastin) : cuves fissurées, enceintes de « confinement » passoires, équipements essentiels non conformes... Tout est réuni pour que survienne une catastrophe. Sans compter, les risques externes, sans cesse minimisés, qui, à l'image du dangereux barrage de Vouglans dans le Jura, menacent la sûreté de certaines centrales.
    Financièrement exsangue, incapable d'investir dans de nouveaux outils de production, EDF manoeuvre pour imposer la prolongation de ses centrales au-delà du raisonnable. Cette impasse financière, technique et humaine intervient à un moment clé : 48 réacteurs (sur 58) vont atteindre d'ici à 2028 le seuil critique, considéré comme maximal, des 40 années de fonctionnement.
    Parce que le complexe nucléaire tricolore est aujourd'hui en faillite, en raison des gestions hasardeuses des deux principales entreprises publiques (EDF et Areva), parce que la France a lié son avenir à celui du nucléaire en retardant toute vraie transition énergétique, le piège est en train de se refermer.
    Et ça se passera près de chez vous...

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