• Anglais La-Bas

    Huysmans J K

    " le mal d'âmes ", comme disait mallarmé, à la fin du siècle, et " le bizarre attardement, au paris actuel, de la démonialité ".
    Gilles de rais mène le bal par l'intermédiaire d'un historien, durtal, assoiffé de surnaturel et dont l'initiation sera faite par l'épouse hystérique et perverse d'un grand écrivain catholique. messes noires et invocations sataniques s'ensuivent, qu'organise un prêtre excommunié, le chanoine docre, qui s'est fait tracer sur la plante des pieds l'image de la croix afin de pouvoir la piétiner constamment et dont les plus innocents plaisirs sont de nourrir les souris blanches avec des hosties consacrées.
    Dans ce monde du sabbat et du blasphème, la raison ne survit que réfugiée dans une tour de saint-sulpice, où la femme du sonneur de cloches mitonne à l'intention des rares rescapés de divins pot-au-feu.

  • Les Soirées de Médan est un recueil collectif de six nouvelles, publié le 15 avril 1880 chez Georges Charpentier éditeur à Paris, réunissant Émile Zola, Guy de Maupassant, J.-K. Huysmans, Henry Céard, Léon Hennique et Paul Alexis. Selon Hennique (dans la préface de l'édition du cinquantenaire - publié chez Fasquelle en 1930 - des Soirées de Médan), l'idée et le nom même du recueil auraient germé au cours d'un repas hivernal dans l'appartement parisien de Zola, ce jour-là entouré de Hennique, Guy de Maupassant, Huysmans, Céard et Alexis, lorsqu'Émile Zola, après l'évocation de divers souvenirs respectifs des six amis relatifs à la guerre de 1870, émit l'idée d'écrire un volume de nouvelles à six mains. Extrait : Naturellement, tout le pays la courtisait, plus encore pour ses écus que pour sa gentillesse. Et elle avait fini par faire un choix, qui venait de scandaliser la contrée. De l'autre côté de la Morelle, vivait un grand garçon, que l'on nommait Dominique Penquer. Il n'était pas de Rocreuse. Dix ans auparavant, il était arrivé de Belgique, pour hériter d'un oncle, qui possédait un petit bien, sur la lisière même de la forêt de Gagny, juste en face du moulin, à quelques portées de fusil. Il venait pour vendre ce bien, disait-il, et retourner chez lui. Mais le pays le charma, paraît-il, car il n'en bougea plus. On le vit cultiver son bout de champ, récolter quelques légumes dont il vivait. Il pêchait, il chassait ; plusieurs fois, les gardes faillirent le prendre et lui dresser des procès-verbaux. Cette existence libre, dont les paysans ne s'expliquaient pas bien les ressources, avait fini par lui donner un mauvais renom. On le traitait vaguement de braconnier.

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