• « Sans vouloir m'en vanter, il n'y avait pas de quoi, j'ai toujours cru qu'il n'y avait rien. « Rien après ». J'étais discret sur le sujet, ce n'était qu'une question de croyance ; croire en quelque chose ou pas. Je ne voulais pas offenser les croyants ; croire en rien, c'est encore une croyance.
    Bref, rien après, j'étais sûr de moi, malgré le désespoir. Je me disais des choses comme ça, de mon vivant. »

    Avec une tendresse et une sensibilité toute particulières, Isabelle Minière réussit un tour de force : elle nous parle de la mort, et on en ressort optimiste et souriant. Ce petit livre faussement détaché nous fait beaucoup de bien.

  • Une petite fille nous raconte sa vie, à sa façon, douce-amère, tendre et cruelle, drôle et grinçante... jusqu'au jour où tout change, et d'un coup, elle sort de l'enfance. La première marche de l'escalier, c'est là que se réfugie, chaque jour, la toute jeune héroïne de ce roman. Prête à cueillir, à accueillir, le plus petit soupçon d'affection, la moindre miette d'attention, elle baigne sans cesse dans une troublante ambivalence : elle aime sa mère plus que tout, en même temps qu'elle la redoute, plus que tout.

  • une petite fille découvre un tas de formules magiques qui vont l'aider à transformer positivement son quotidien.
    Tout le monde l'appelle Pleurnichou. Sa mère, son frère, son maître d'école... Car elle pleure tout le temps, jusqu'à provoquer des inondations. Elle pleure parce que personne ne l'aime, elle pleure parce qu'elle est seule...
    Un jour, elle trouve un livre : L'Apprentie Sorcière, qui lui dévoile bien des secrets et lui enseigne plus d'un tour de magie. Petit à petit elle transforme son quotidien, fait disparaître ses peines, apprend à se protéger. Ces formules magiques l'aideront aussi à découvrir pourquoi son père n'est pas là...
    Chapouti ! Machicouli ! Consolissima ! Vazymolo !
    Du suspens, de l'humour... et des formules magiques
    Découvrez un roman jeunesse touchant, qui mêle suspens, humour et formules magiques !
    EXTRAIT
    C'est une formule magique extraordinaire. Comme machicouli, son effet n'est pas spectaculaire à l'extérieur, mais à l'intérieur.
    Indications : Consolissima a pour but de consoler. Utilise-le dès que tu as un chagrin contre lequel tu ne peux rien. Dès que tu as de la peine.
    Exemple : La sorcière Boudchou, encore apprentie sorcière, eut une grande peine : sa grand-mère adorée mourut dans un accident. Il lui sembla que rien ne pourrait jamais la consoler puisqu'on n'y pouvait rien changer. La magie ne fait pas revivre les morts. Pas encore. Or Canichou lui apprit cette formule magique : consolissima. Dès qu'elle l'eut prononcée trois fois, tout bas, quelque chose changea. La peine était toujours là, mais elle ne prenait plus toute la place. Boudchou avait de la peine, mais elle n'était plus cette peine : elle n'avait plus cette impression de n'être qu'une peine géante, et ambulante. Elle put continuer à progresser dans la magie.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire qui commence tristement mais qui finit bien. J'ai vraiment aimé cet ouvrage que j'ai lu d'une traite, voulant à chaque fois connaître l'étape suivante de sa formation de sorcière et découvrir les indices que sa transformation dévoile quant à son origine et sa relation avec sa mère. Je le conseille pour des pré-ados (en espérant qu'ils n'aient pas de raison de s'identifier à l'héroïne) qui apprécieront, je n'en doute pas, le style de l'auteur. - Petit Caillou, Babelio
    En bref, une histoire touchante et magique racontée par une petite fille qui découvrira comment s'aimer et que la vie peut être belle. Un livre à lire à partir de 10 ans, pour le côté magique de l'histoire mais aussi pour toutes ces petites choses qu'on ressent quand on est enfant et qu'on ne sait pas toujours comment expliquer ou interpréter... - InMyBookWorld, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Isabelle Minière est née le jour de la Saint- Barthélémy, mais elle n'y est pour rien. Elle aime bien écouter les gens, mais pas tous. Elle aime marcher, mais ça dépend avec qui. Elle ne regarde jamais la télévision, sauf le soir des élections. Elle a publié une douzaine de livres chez différents éditeurs (J.-C.Lattès, Le Dilettante, D'un Noir Si Bleu, Éditions du Chemin de fer, Éditions du Jasmin) et a été traduite dans une dizaine de langues.

  • Dans ce récit sobre, tendu, concis et écrit à la deuxième personne, Isabelle Minière nous révèle la stupeur, la terreur d¹une femme aux prises avec une étrange violence, sans coups, sans traces. Elle démonte par petites touches la mécanique redoutable d¹une manipulation mentale aux effets ravageurs mais qui agit dans l¹ombre, en toute impunité conjugale.

  • Bouche cousue

    Isabelle Minière

    «C'était l'heure de la vérité.
    Flora partait s'installer ailleurs, dans un autre quartier, un autre appartement. Et avec...»
    Un texte magnifique, tout en délicatesse. Sur la rupture amoureuse. Quand la séparation coupe tellement le souffle qu'elle emporte la voix. Qu'à ne plus avoir de mots on n'a même plus le son.
    Jusqu'à libérer son chant intérieur.

  • Comment réagir quand on trouve un squelette chez soi ?
    Dans la vieille maison qu'il vient d'acheter, Samuel Mandrin découvre d'étranges ossements. Homme ? Animal ? Mort naturelle ? Accident ? Meurtre ? Entraîné par son imagination d'écrivain, il échafaude immédiatement différents scénarios criminels. La gendarmerie ne le prend pas vraiment au sérieux, d'autant moins qu'il écrit des romans pour enfants. En compagnie de la charmante Olivia, Samuel mène alors sa propre enquête sur d'anciennes disparitions. De la campagne sarthoise aux routes corses, il résout deux mystères vieux de plusieurs dizaines d'années en découvrant la vérité, inattendue, sur une jeune femme disparue et un kangourou évadé.
    Plongez dans ce surprenant polar et suivez pas à pas les investigations de Samuel, un journaliste qui résoudra deux énigmes vieilles de plusieurs dizaines d'années.
    EXTRAIT
    Olivia, entre à ce moment, les bras chargés de sacs en plastique pleins.
    « Bonsoir, dit-elle. J'ai apporté quelques provisions.
    - Merci, mais le repas est prêt.
    - Eh bien ce sera pour demain ! » dit-elle en souriant.
    Et, comme si elle vivait là depuis longtemps, elle sort divers ingrédients qu'elle dispose à sa guise dans les placards de la cuisine.
    Cela me fait encore plus drôle que le bisou de Grégoire.
    « Je peux me mettre à l'aise ? » demande-t-elle.
    Et comme j'acquiesce, elle se dirige vers moi, me plaque sur l'autre joue un bisou jumeau et disparaît vers sa chambre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce roman est jubilatoire, léger, humoristique, mais le fil de l'intrigue n'en est pas pour autant bâclé puisque le suspense dure jusqu'à la dernière page. Dominique_Lin, Babelio
    Un récit inventif, basé sur un quotidien réaliste et toutefois parsemé de fantaisie. - Rhl, Babelio
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Christian Poslaniec est né à Paris en 1944. Il habite dans la Sarthe depuis 1959.
    Il a été successivement professeur de français en collège, lycée, école normale, directeur-adjoint du CLEMI (Centre de Liaison entre l'Enseignement et les Moyens d'Information), chargé de recherches à l'Institut national de recherche pédagogique, chargé de cours à l'université du Maine. Il a travaillé notamment sur le comportement de lecteur des enfants, sur les ateliers d'écriture, et surtout sur la littérature de jeunesse.
    Christian Poslaniec a créé Promolej (Promotion de la lecture et de l'écriture des jeunes), qui organise des stages, des colloques, des manifestations autour du livre, et joue le rôle de conseiller pour nombre de manifestations.
    En tant que chercheur et pédagogue, il a publié des centaines d'articles, des rapports de recherche, et des essais. Il a soutenu, à Caen, un Diplôme d'études supérieures sur Desnos, et un Doctorat de troisième cycle, sur Baudelaire. Et, à Paris XIII, une thèse sur L'évolution de la littérature de jeunesse, de 1850 à nos jours, au travers de l'instance narrative.
    En tant qu'écrivain, il a publié de nombreux romans, albums, poèmes, nouvelles, documentaires, en direction des enfants; des romans policiers, de la poésie, des essais, à l'intention des adultes; il écrit également pour le théâtre.
    Il a dirigé, pendant dix ans, la collection « Zanzibar », aux éditions Milan (190 titres parus).
    En 2003, il a été nommé président de la commission de choix des livres pour la jeunesse du ministère de l'Éducation nationale.
    Ces temps-ci, il passe beaucoup de temps à organiser des colloques et des formations, un peu partout, et à donner des conférences sur la lecture, l'écriture et la littérature de jeunesse.

  • Mal aimé par ses parents dans son enfance, ignoré par sa compagne Béatrice (alias BB-Béa) et relégué dans la chambre du bébé (des anciens locataires !), Barthélémy Martin est un « désolé chronique ». Il se demande bien pourquoi il existe, cherche un sens à sa vie et se demande si elle vaut la peine d'être vécue avec une droguée aux séries tv. D'où une série de lettres qu'il poste à un psy inconnu. Ne sachant pas s'il est dépressif ou non, il décide parallèlement de consulter. S'ensuit un enchaînement de séances loufoques chez le docteur Blavar, psychiatre fantaisiste, puis chez son frère jumeau, également psy mais adepte des « questionnaires à choix multiples ».
    Dans sa quête, Barthélémy croise une « dame aux pigeons », des beaux-parents qui lui sont cachés et une mystérieuse femme à imperméable rouge...
    Humour, satire et belle méditation sur la relation à l'autre, ce roman épistolaire impose la musique très personnelle d'Isabelle Minière, porteuse de tendresse et d'espoir.

  • Portrait d'un enfant libre et généreux.
    C'est la rentrée. Il y a un nouveau, Camille, qui semble bien différent des autres élèves, et qui provoque l'hostilité de certains d'entre eux... À travers le portrait de cet enfant libre et généreux, ce roman permet de sensibiliser le lecteur aux notions de respect, de tolérance et d'entraide, et de faire réfléchir sur des sujets d'actualité tels que l'homoparentalité, les relations familiales ou encore les inégalités sociales.
    Un récit touchant, bien servi par l'écriture fine et sensible d'Isabelle Minière.
    Découvrez en famille un récit touchant qui permet d'aborder des thèmes importants tels que le respect, la tolérance, l'entraide, l'homoparentalité, les relations familiales ou encore les inégalités sociales.
    EXTRAIT
    « Celui qui donne un coup de couteau peut aussi avoir l'impression que c'est juste, après tout, qu'il a raison de vouloir tuer l'autre ; pareil avec les insultes ou les moqueries : on peut penser que l'autre le mérite, que c'est de sa faute, il n'avait qu'à ne pas nous énerver. »
    Je ne sais pas si Sylvain se sent concerné d'un seul coup, mais il semble intéressé, malgré lui. Puis il se reprend - et reprend en même temps sa voix de fillette maniérée :
    « Alors dis-le, Camillette, comment on fait, hein ? On fait comme toi, on devient pédé et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ? »
    Sophie tue Sylvain avec ses yeux ; Bastien prend le parti de sa jumelle aussitôt, et fusille Sylvain du regard. C'est dingue comme ils se comprennent, sans avoir besoin de parler, ces deux-là, j'espère que vivrai ça un jour avec quelqu'un... Soudain, cette présence près de moi, je tourne la tête : Agathe semble apeurée, une grimace de douleur sur son visage, on dirait que c'est elle qui a reçu un coup. C'est plus fort que moi, je ne réfléchis pas, d'instinct je lui prends la main, « C'est rien, Agathe, c'est rien, ça va aller... » Je ne sais pas pourquoi je dis ça, mais je sens la main dans la mienne et j'en suis tout étourdi, un grand moment aussi. Étrange récré.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce court roman montre l'importance de mieux regarder la vie autour de nous et de trouver un sens à ce que nous vivons. Camille est un garçon qui a construit une forte estime de soi, ce qui lui permet de vivre l'instant en pleine conscience : s'enthousiasmer, s'extasier, applaudir, glorifier, repousser l'amertume, rejeter l'animosité... - Jean-Yves, Culture et débats
    Je ne savais à quoi m'attendre en ouvrant ce petit ouvrage. Et puis j'y ai trouvé ce qui fait le plaisir des mômes : l'école, la récréation, une gentille maîtresse, des amours de bambins, et un petit esprit d'aventure. Et, en guise de cerise, cette fameuse règle d'or, exprimé sans emphase et sans naïveté par un petit bonhomme mystérieux et par sa fameuse famille. Si j'ai choisi de chroniquer ce bijou ici et non sur Lisez vos droits, c'est que La Règle d'or décrit sans politique et sans blabla ce que des milliers de personnes sont toujours aveugles à voir aujourd'hui en France, ce que des milliers de personnes refusent à des gens moins "normaux" qu'eux : celui d'élever un enfant. - Dormuddeigiana, Comment tu t'habillers
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Isabelle Minière est née le jour de la Saint- Barthélémy, mais elle n'y est pour rien. Elle aime bien écouter les gens, mais pas tous. Elle aime marcher, mais ça dépend avec qui. Elle ne regarde jamais la télévision, sauf le soir des élections. Elle a publié une douzaine de livres chez différents éditeurs (J.-C.Lattès, Le Dilettante, D'un Noir Si Bleu, Éditions du Chemin de fer, Éditions du Jasmin) et a été traduite dans une dizaine de langues.

  • Cela se passe demain, dans la Nouvelle France, au coeur de sa nouvelle capitale, Strasbourg, dans un hôtel de prestige. Monsieur Simon Simon, citoyen plus que lambda, a été choisi par le Service Spécial pour une mission ultra-secrète : dormir. Dormir, et tester les rêves enregistrés qui peupleront bientôt le sommeil de tous les Nouveaux Français.
    Or, au cours de son expérience, Simon Simon va découvrir quelques fissures dans cette société idyllique...

  • Avec un humour grinçant, Isabelle Minière dessine le portrait incisif d¹un couple bancal, où le pouvoir tient lieu d¹amour ; elle dépeint le désarroi d¹un homme qui à la moindre rébellion se voit accusé de machisme ; elle montre comment la lecture d¹un livre peut changer la vie ­ et, ce faisant, rend hommage à Plutarque. Un livre très fort.

  • Je suis très sensible

    Isabelle MINIERE

    • 12-21
    • 21 Août 2014

    En apparence, Grégoire est un type normal, il aime son boulot, se coucher tôt, aller au cinéma. Il forme avec Agathe, professeur de philo, un couple bien assorti. Parfois, il a des réactions bizarres, il n'est pas « comme les autres ». Pour Agathe, c'est ce qui fait son charme.
    Le décès soudain du président de la République, l'interdiction du film les Bêtes sauvages, l'apparition de Vivien, un collègue d'Agathe, viennent désorganiser l'univers de Grégoire. Son regard innocent, sa façon de voir très particulière sont mis à mal.
    Avec des mots simples, Isabelle Minière nous fait peu à peu entrer dans un univers différent qui a sa logique propre mais décalée. L'humour de Grégoire est le plus souvent involontaire ; oui, en effet, Grégoire est très sensible et très attachant. C'est un personnage bouleversant qui fascine son entourage et donne du monde une perception nouvelle.

  • Après Je suis très sensible, découvrez On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise, le second roman d'Isabelle Minière chez 12-21, l'éditeur numérique ! Martin est un comptable idéaliste, naïf et solitaire dont les seuls visages familiers sont ceux de sa boulangère et du clochard du quartier. Il aime regarder la pluie tomber, marcher dans les rues de sa ville, espérant faire une rencontre amicale ou amoureuse qui changera sa vie. En attendant il passe son temps à nouer des amitiés imaginaires, partageant ses états d'âme avec la grand-mère d'Odette ou Martine, l'héroïne d'un film qui le fascine. On se prend alors à rêver avec lui, à espérer qu'il croisera bientôt en chemin de véritables amis. Peut-être la jeune femme qui lui demande de s'occuper de sa comptabilité ? Peut-être ces inconnus rencontrés par hasard dans la rue ? Avec ce roman, Isabelle Minière explore le thème de la solitude à travers les yeux d'un personnage lunaire et attachant, un peu comme Baptiste des Enfants du paradis. Au fil des pages son espoir se fait contagieux : il n'est pas du tout à l'abri de bonnes surprises...

  • Le soupirant

    Isabelle Minière

    Ma mère avait ouvert une bouteille ; pour le repas dominical c'est normal. (...) C'est alors qu'on l'a regardé. Ma mère a dit « mon Dieu ! » On s'est tous levés d'un coup. Quelle tête il avait !
    Ma mère m'a regardée : « Appelle les pompiers ! » J'ai pensé : pourquoi moi ? pourquoi toujours moi ? Mais ça n'était pas le moment. J'ai vérifié qu'il respirait. Pour savoir quoi dire aux pompiers. Oui, il respirait. (...) Je dis aux pompiers que mon père va mourir. C'est pour qu'ils apprécient le degré d'urgence. C'est la énième fois qu'on les appelle parce que mon père meurt. Ils finiront par se lasser.
    Ce dimanche-là, elle s'était juré de ne pas assister au sacro-saint déjeuner familial, mais après tout c'était l'anniversaire de son père, malade en sursis, et peut-être même le dernier.
    Et justement, quelques heures plus tard, les voilà tous, la narratrice, son frère, sa soeur et leur mère, à compter les soupirs du père agonisant, un pour chaque bougie, pensent-ils.
    Dans l'attente de l'heure fatidique, chacun se révèle dans la plus cruelle nudité, jaugé par le regard impitoyable de l'héroïne. Cette jeune fille qui se croit transparente, qui n'a jamais d'avis, jamais d'amant et à qui l'on a volé son prénom.
    A travers le récit de ce huis clos familial, Isabelle Minière signe un roman grinçant et drôle à la fois. Un vrai régal.
    Isabelle Minière est née à Ségou au Mali. Le Soupirant, son premier roman, a obtenu la bourse littéraire Cino del Duca.

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