• Patricia River, jeune Londonienne, appartient à la célèbre troupe des Daffodil's Girls. Empanachée de paradis blancs, elle fait - chaque soir - tourner la tête du Tout-Londres, mais de manière anonyme, car elle n'est que la quatrième girl du premier rang à gauche. Un milliardaire, beau comme un dieu antique, lui fait faire une étrange croisière en Méditerranée, puis l'enferme dans sa somptueuse villa de la côte ligure, près d'une ancienne calanque à pirates. Il lui demande de « jouer » pour lui et pour ses richissimes amis, désoeuvrés comme lui, le rôle d'Ivy, une femme mystérieuse à laquelle la danseuse ressemble. Patricia accepte, tout en pressentant que cette comédie n'est pas sans danger. Et voici qu'elle hérite de vingt millions de dollars - dix milliards de francs anciens !... Mais l'amour, dans cette aventure fantastique ?... L'allumeuse est le dernier roman d'une trilogie de portraits de femmes, dont les deux précédents - l'ambitieuse Rossana plus douce qu'un péché et l'intrigante Lilo - ont remporté un énorme succès. Une femme toujours belle, un homme torturé par un inavouable passé... Passion et violence, sang et mort... Mais avant d'écrire L'allumeuse, Jacqueline de Boulle a fréquenté l'Olympe : ses héros sont des dieux. Dieux modernes, fabuleusement riches, d'une merveilleuse jeunesse et d'une beauté d'autant plus redoutable qu'ils échappent aux lois des mortels. Pure fiction ? Qu'on lise les chroniques consacrées aux play-boys, super-stars, divas, milliardaires et autres princes de ce monde...

  • Rosita Napolione a quinze ans, une peau veloutée au parfum de fruit, la démarche provocante, juste assez d'esprit pour une jeune fille et une candeur à toute épreuve ! Comment s'étonner dès lors si son apparition suscite des ravages ? Qu'il s'agisse du richissime planteur de Monstruc, du matelot norvégien ou du beau directeur mulâtre, chaque homme est prêt à lui offrir ce qu'il possède de plus précieux : l'un sa fortune ; l'autre une virginité de coeur et d'âme ; le dernier un tempérament plein d'ardeur. Mais Rosita ne rêve que du beau Louis de Kerzouëc qui s'efforce de lui résister. Pour le conquérir, elle usera de tous les moyens et, pareille au joueur de poker qui connaît ses atouts, elle jettera sur la table sa carte maîtresse qui n'est pas celle de la morale traditionnelle... Ce roman, qui se situe dans une île des Antilles, est une tendre satire de l'amour et des moeurs modernes. Jacqueline de Boulle mène son récit comme un ballet : il en a la gaieté, le mouvement, l'envolée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici le roman de l'ambition, le mal de notre époque où les hommes nient les valeurs spirituelles. Le bonheur ? C'est l'argent, les robes, les voitures, les voyages, la grande vie. Et pour Rossana, la petite fleuriste vénitienne, le bonheur, c'est un mari riche... Pour entrer dans le cercle magique, Rossana n'a rien d'autre à monnayer que son beau corps de dix-huit ans qui attire l'attention des hommes, des yeux sombres qui évoquent les nuits voluptueuses sur l'Adriatique, une peau douce comme un péché. L'aventure se noue au coin de la calle Mandello, un après-midi de juillet si torride que Venise paraît somnoler ; elle se poursuit dans les fêtes de la Ca'Ceschi, où Rossana remplace au bras de Glenn une maîtresse qui n'était pas au rendez-vous. Et Rossana réussit à se faire épouser par cet homme qu'elle ne connaît pas, dont l'effroyable laideur l'attire de manière morbide, et qui brasse des millions dont nul ne sait comment ils ont été gagnés. Mais Glenn emporte au loin l'imprudente, bâtit autour d'elle une invisible prison et trahit peu à peu le secret de son passé, le secret de son âme. Derrière la façade de l'homme du monde, surgit un autre visage, implacable, terrifiant et cependant désespéré, celui d'un homme qui n'a reculé devant rien pour conquérir sa place dans le monde de l'après-guerre. Désormais, Rossana en sait trop ; sa vie est en danger : le couple entame une lutte sans merci où la cruauté alterne avec la peur, et la peur avec la sensualité. La fin du récit est bâtie avec une rigueur mathématique qui évoque les meilleurs suspenses de Hitchcock.

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