• Dans le quartier de Saint-Leu, à Amiens, vie et coutumes d´une communauté picarde se retrouvant dans le café Au sourire d´avril. Rétro, humaniste, authentique : une délicieuse tranche de vie picarde.

    « En rejoignant le pont de la Dodane, Louise Bancquart s´engagea à gauche dans la rue Motte qui précédait la rue des Archers où se trouvait le Café Arthur. Elle aperçut deux cartonneux, leur charrette pleine d´un empilement de cageots et de cartons pliés et liés par des cordes. Ils étaient assis sur le rebord empierré dans lequel était fiché un garde-fou qui suivait un des bras de la Somme. Heureux de leurs prises nocturnes aux abords des halles, ils se repassaient une bouteille de rouge qu´ils buvaient au goulot et rigolèrent en voyant Louise arriver à leur hauteur.
    - C´est vous la nouvelle patronne de Chez Arthur ? demanda, goguenard, l´un des deux chiffonniers. Moi, c´est Ch´Clou car « mince comme un clou » ! dit l´homme en se redressant brutalement et en frappant alternativement des deux mains son torse long et effilé. » En trois décennies, des années 1950 à 1970, Jacques Béal exhume tout un passé picard : vie et mutations d´un quartier d´Amiens très vivant (et de mauvaise réputation), Saint-Leu, avec en son coeur le café Au sourire d´avril. Autour de Louise Bancquart, propriétaire du café et véritable héroïne du roman, c´est le quotidien pittoresque d´un quartier populaire, balisé par la cathédrale d´Amiens - la plus vaste de France -, qui s´incarne avec ses personnages (nazus, hortillons, grossistes des halles, ouvriers, fonctionnaires, habitants du quartier), mais c´est aussi un vrai roman d´intrigues, de drames et de destins entrecroisés.





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  • Le roman de la vie d'une pionnière du XXesiècle, Bessie Coleman, première aviatrice afro-américaine, qui fut de surcroît formée en France, en baie de Somme par la prestigieuse école Caudron.Hiver 1920, une inconnue arrive en gare de Noyelles-sur-Mer, en baie de Somme. Bessie Coleman est jeune, noire, elle a décidé de fuir son Amérique natale où règne un climat de haine pour les siens. Ses frères, de retour de la Grande Guerre, lui avaient parlé des prouesses de l'aviation française. Elle en a rêvé. Mais, aucune école américaine d'aviation ne l'ayant acceptée, elle est partie seule en France. Elle découvre la baie de Somme, ses plages immenses, Le Crotoy, ses habitants, une langue dont elle ne comprend pas d'abord un traître mot. Elle apprend le pilotage à bord du Nieuport dans l'école d'aviation Caudron, où son statut de femme noire ne choque personne. Sept mois de leçons et de pratique (au lieu de dix habituellement) suffisent à Bessie pour obtenir avec succès son examen. Elle est non seulement devenue une aviatrice respectée mais aussi une femme courtisée par de nombreux hommes. Elle revient triomphante à New York en 1921 devant une foule de journalistes. Celle qui voulait « donner un peu de couleur au ciel » meurt le 30 avril 1926, à l'âge de 34 ans, fauchée en plein vol, à Jacksonville.

  • Entre 1832 et 1848, une plongée romanesque dans l'univers des derniers chasse-marée, entre Paris et Boulogne-sur-Mer, sur les pas d'une jeune femme volontaire surnommée " la Griffue ", qui devra puiser dans les secrets de sa famille pour comprendre la disparition étrange du père tant aimé.A dix ans, au carnaval de Boulogne, Marie-Suzanne, fascinée par un montreur d'ours, est griffée à la joue gauche par l'animal. A vingt ans, en 1842, celle que l'on surnomme depuis " la Griffue " se retrouve, à la mort accidentelle de son père, la digne héritière d'une grande dynastie de chasse-marée, qui depuis des décennies assurent dans un délai très court le transport de la marée de Boulogne jusqu'aux halles de Paris. Un savoir-faire dont elle assure la relève avec passion et dont elle sera également l'une des dernières représentantes (avant l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Boulogne en 1848).
    Mais la disparition pour le moins étrange de son père, chasse-marée trop aguerri pour être désarçonné par son attelage, contraint la jeune femme à revenir sur les zones d'ombre de son passé familial, marqué par une figure maternelle rude, un frère, de dix ans son aîné, sans scrupule, et un parrain " coureur de jupons " omniprésent...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Crime crapuleux ou règlement de comptes politique ? Affaire d'État ou bavure policière ? Le 24 décembre 1976, Jean de Broglie, député de l'Eure et ancien ministre des Affaires algériennes, est assassiné. Avec Joseph Fontanet et Robert Boulin, il est de ces ministres de la Ve République qui trouveront la mort dans des conditions mystérieuses. Trois mois auparavant, pourtant, les rapports de l'inspecteur Roux annonçaient le meurtre du prince : une information dont la police n'avait pas su mesurer l'importance, et qu'elle avait négligé de transmettre à la justice. Le mobile officiel - une histoire de prêt - hâtivement exprimé dans une conférence de presse par le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski, ne satisfait personne et ne suffit pas à enterrer l'affaire. Alors, 17 ans après les faits, peut-on savoir pourquoi on a tué Jean de Broglie ?

  • La plupart des hauts faits de la seconde guerre mondiale ont eu, triste privilège, pour cadre la Picardie : l'invasion de la Somme par les chars allemands, les 500 blindés franco-britanniques lancés dans la bataille d'Abbeville, l'une des rares offensives d'ensemble de 1940, l'armistice à Compiègne, l'opération Jéricho, le déferlement sur Londres des « V 1 » expédiés depuis le sol picard. Ce livre relate ces événements où apparaissent quelques grands militaires comme le colonel De Gaulle, Montgomery, Rommel, Guderian ou d'autres qui vont le devenir comme le capitaine de Hauteclocque, futur maréchal Leclerc. À côté de ces faits entrés dans l'Histoire, d'autres concernent le vécu des Picards : l'exode, les bombardements, l'occupation, la répression, la collaboration, la vie à l'heure allemande, la résistance, la libération. Ils sont relatés à partir de témoignages et près de 200 documents, dont beaucoup sont inédits.

  • La quasi-totalité des titres de la presse quotidienne régionale (P.Q.R.) actuelle est née en 1944, Dans ce que l'on appelle la presse locale, Le Courrier Picard est une entreprise exemplaire. Elle est exemplaire par son statut de « société coopérative ouvrière de production » (SCOP), inhabituelle dans ce genre d'activité, qui fait de chaque salarié un associé-propriétaire de ce quotidien, quelle que soit sa fonction. Ce statut a donné à ce journal, diffusé dans la Somme et dans l'Oise à plus de 80 000 exemplaires/jour, un esprit très particulier marqué par une indépendance financière et rédactionnelle qui a perduré, y compris dans les périodes de crise. Au Courrier Picard, comme dans toute la P.Q.R., l'évolution des techniques a créé des inquiétudes. Les métiers ont changé. Le Courrier Picard, entreprise novatrice, a été le premier quotidien régional à paraître en format tabloïd, Il s'est ouvert, avant d'autres, aux nouvelles technologies de communication, notamment à la télématique. Ce livre relate, à partir de l'exemple du Courrier Picard un demi-siècle de l'histoire de la presse issue de la Résistance. Cet ouvrage montre au lecteur les mille et un aspects de la vie d'un quotidien en province et son évolution à l'approche de l'an 2000.

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