• Face à la crise globale du capitalisme, on voit désormais le FMI, des gouvernements ou des économistes célèbres brûler ce qu'ils ont adoré – le marché – et réhabiliter l'État qu'ils honnissaient. Nous vivons en fait l'amorce d'une " démondialisation ". L'histoire, la politique et les nations reprennent leurs droits avec le retour des États, que l'on disait naguère impuissants, et le recul des marchés, que l'on prétendait omniscients. Ce mouvement réveille de vieilles peurs. Et si cette démondialisation annonçait le retour au temps des guerres ?
    Ces peurs ne sont que l'autre face d'un mensonge qui fut propagé par ignorance et par intérêt. Non, la mondialisation ne fut pas, ne fut jamais " heureuse ". Le mythe du " doux commerce " venant se substituer aux conflits guerriers a été trop propagé pour ne pas laisser quelques traces... Mais, à la vérité, ce n'est qu'un mythe. Les puissances dominantes ont en permanence usé de leur force pour s'ouvrir des marchés et modifier comme il leur convenait les termes de l'échange. Dans ce fétichisme de la mondialisation, il y eut beaucoup de calculs et de mensonges. Il faut donc établir le vrai bilan de cette mondialisation – de ces apports et de ces méfaits – pour penser rigoureusement la phase suivante qui s'ouvre.
    Ce livre propose précisément les voies d'une démondialisation pensée et ordonnée par une nouvelle organisation du commerce et des relations financières internationales.
    Jacques Sapir, économiste, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, et à l'Université de Moscou, a notamment publié : Les Économistes contre la démocratie (Albin Michel, 2002), Les Trous noirs de la science économique (Seuil, " Points Économie ", 2003), Quelle économie pour le XXIe siècle ? (O. Jacob, 2005), La Fin de l'eurolibéralisme (Seuil, 2006) et Le Nouveau XXIe siècle (Seuil, 2008).

  • La dissolution de l'URSS et la guerre du Koweït ont signé en 1991 la fin du XXe siècle. On imaginait alors un XXIe siècle dominé par les États-Unis, hyperpuissance militaire et économique. Mais ce " siècle américain " a avorté entre 1997 et 2003. La crise financière internationale de 1997-1998 a suscité l'irruption de nouvelles stratégies économiques, le sursaut de la Russie, la rupture de nombreux pays latino-américains avec le modèle américain et l'émergence de la Chine comme pivot de la stabilité en Extrême-Orient. En tentant de restaurer leur hégémonie par la force, les États-Unis ont engendré, en Afghanistan et en Irak, deux désastres militaires et politiques. Alors qu'ils faisaient figure de victime le 11 septembre 2001, ils sont aujourd'hui isolés diplomatiquement et doivent affronter l'image de Guantanamo et des tortures à Abou Ghraïb. Sous nos yeux naît un nouveau XXIe siècle, sans puissance régulatrice, marqué par un monde multipolaire et où la souveraineté nationale redevient un axe clé de la pensée politique. Las, les élites européennes tardent à reconsidérer leurs politiques à l'aune de cette nouvelle donne. Comme leurs aînées incapables de comprendre le XXe siècle ouvert par la " Grande Guerre ", elles s'accrochent à des prismes politiques obsolètes. Pour combattre la répétition de cette erreur funeste, Jacques Sapir s'attache à montrer quelles leçons la France et l'Europe devraient tirer d'une perception plus juste du siècle qui vient.
    Jacques Sapir, directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'École économique de Moscou, a notamment publié : Les Économistes contre la démocratie (Albin Michel, 2002), Les Trous noirs de la science économique (Seuil, " Points Économie ", 2003), Quelle économie pour le XXIe siècle ? (O. Jacob, 2005), La Fin de l'eurolibéralisme (Seuil, 2006).

  • L'effondrement financier de la Russie, en août 1998, a déclenché une double réaction en chaîne aux effets dévastateurs. D'abord, et surtout, pour la population russe, confrontée à une crise politique, économique et sociale sans précédent. Mais aussi, d'une autre façon, pour le reste du monde, en particulier pour les pays de l'Union européenne. Pour comprendre cette crise et ses effets possibles à moyen et long terme, il est fondamental d'en connaître les causes. Tel est le premier objet de court essai de l'un des meilleurs spécialistes français de la Russie. Jacques Sapir y montre, de façon particulièrement convaincante, pourquoi le krach, pourtant largement prévisible, a surpris la majorité des responsables et des experts occidentaux : ceux-ci ont préféré fermer les yeux sur le chaos dans lequel le pays était plongé depuis plusieurs années. Et il montre aussi comment ces responsables (FMI, G7...) ont encouragé les gouvernements russes à suivre des politiques qui ne pouvaient mener qu'à des impasses. Tout autant que ses graves conséquences matérielles, le krach a ouvert une profonde crise morale en Russie, qui frappe de discrédit la nouvelle élite russe, coupée de la société et déchirée par de féroces conflits. Mais cette crise touche aussi les opinions occidentales, choquées par les erreurs incroyables des grandes puissances qui prétendent régenter le monde. Pourtant, le pire n'est pas sûr, comme le montre Jacques Sapir en explorant en conclusion les conditions du redressement.

  • En votant "non" le 29 mai, le peuple français a donné une gifle magistrale aux élites qui n'hésitèrent pas à manifester leur mépris pour une opinion populaire présumée vulgaire. De là à dire que ce vote n'exprime qu'un décalage entre l'élite informée et le peuple dépassé par un monde qu'il ne comprend plus, de là à croire que ce "non" ne débouche sur rien, car il n'y a pas d'alternative au "modèle" eurolibéral, il n'y a qu'un pas. Mais ce sont là deux faux pas que ce livre entreprend de corriger.
    Au-delà du "non" français, ce livre bref, décapant, savant et pourtant facile à lire, va aux fondements mêmes du décalage entre une élite eurolibérale et un peuple convaincu des méfaits du néolibéralisme. Jacques Sapir démonte tous les non-sens économiques sur lesquels repose le discours eurolibéral dominant. Dans une forme accessible, il explique comment la science économique réduit à néant le culte de la concurrence "libre et non faussée" sur lequel repose la construction européenne depuis vingt ans. Il présente les fondements d'un modèle alternatif pour l'Union européenne : l'économie mixte organisée plutôt que l'économie de marché dérégulée.
    C'est l'élite qui, en vérité, ne comprend rien au monde : elle a cessé de raisonner pour s'adonner à l'adoration sectaire de croyances économiques sans fondements. Le 29 mai, espérons-le, marque le commencement de la fin d'une illusion dangereuse : l'eurolibéralisme.
    Jacques Sapir, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment : Les Economistes contre la démocratie (Albin Michel, 2002) et Les Trous noirs de la science économique (Seuil, "Points Economie", 2003).

  • « La nation rassemblée et l'état d'urgence décrété : nous vivons un moment souverainiste.
    Mais à quel prix, et sous quelles conditions, pouvons-nous vivre ensemble ? Cette question fait clivage. Le souverainisme est ce nouveau spectre qui hante le monde. Rien de plus normal pourtant, car la question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l'on appelle le peuple, et définit un ordre politique.
    Partout en Europe et dans le monde s'exprime la volonté populaire de retrouver sa souveraineté. Que ce soit face aux incohérences de l'Union européenne sur la crise des réfugiés, ou face aux questions suscitées par le déni de la souveraineté grecque des institutions de la zone Euro, la souveraineté est la question d'aujourd'hui.
    Si la notion de souveraineté a pris une place centrale dans le débat, c'est bien parce qu'elle touche à quelque chose d'essentiel : la liberté. Celle de faire et de décider, en son propre nom comme de manière collective.
    Mais qui dit souveraineté dit aussi peuple et laïcité. Aujourd'hui plus que jamais, il est impératif de rejeter les définitions du peuple fondées sur l'ethnie ou la religion, et d'affirmer la nature historique et politique de cette notion.
    Faire disparaître du champ politique le principe de souveraineté ne peut se justifier que par une volonté de faire disparaître aussi le principe de démocratie. Il ne faut alors pas s'étonner de ce que la société glisse vers l'anomie et la guerre de ''tous contre tous''. » (J.S)
    Un essai de sciences politiques pour nous aider à penser la société et reconstruire le lien républicain.

  • De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone euro est en feu. La monnaie unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la zone euro étaient notoires et bien connus des économistes.
    L'Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu'à l'irréparable. Elle dira aussi l'immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe fédérale en contrebande, par le biais de la monnaie unique, à des peuples qui n'en voulaient pas. Aujourd'hui, c'est aussi une certaine conception de l'Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d'une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le traité de Lisbonne et le déni de démocratie qui suivit le référendum sur le projet de traité constitutionnel en 2005.
    Faut-il, dans ces conditions, sortir de l'euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d'examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tant ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l'ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs – pour certains réels et pour d'autres imaginaires – qui avaient été mis en l'euro à l'origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possibles qui s'offrent à nous, et d'évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l'euro.
    Jacques Sapir, économiste, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, et à l'Université de Moscou, a notamment publié : Les Économistes contre la démocratie (Albin Michel, 2002), Les Trous noirs de la science économique (Seuil, " Points Économie ", 2003), Quelle économie pour le XXIe siècle ? (O. Jacob, 2005), La Fin de l'eurolibéralisme (Seuil, 2006), Le Nouveau XXIe siècle (Seuil, 2008) et La Démondialisation (Seuil, 2011).

  • Impressionnant, l'appareil militaire soviétique s'est développé au détriment du statut des militaires. Il résulte d'une politique particulière, adoptée par les dirigeants civils à partir des années 30, qui a abouti à un militarisme paradoxal.

  • La désintégration de l'Union soviétique ferme le XXe siècle. Mais quel XXIe siècle prépare-t-elle ? Et, à plus court terme, quels risques fait-elle courir aux peuples de cet empire détruit et aux autres, en particulier aux Européens ? C'est à ces questions que tente de répondre Jacques Sapir dans ce bref essai, qui tranche singulièrement avec la littérature de circonstance consacrée à ces événements historiques. Grâce à une connaissance approfondie des ressorts politiques, économiques et militaires du système soviétique, l'auteur met en évidence, de façon claire et synthétique, la manière dont les héritages du passé déterminent l'avenir de l'ex-URSS. Ainsi de la corruption ou de la crise de légitimité, qui continuent à miner les appareils politiques. Ainsi également des déformations et des pesanteurs d'un système économique que le néoléninisme de marché ultra-libéral semble bien impuissant à combattre. Ainsi, enfin, du militarisme paradoxal, dont la décomposition engagée de longue date fait naître aujourd'hui les risques de nouveaux conflits. De cette analyse dense et lucide, il ressort que le pire n'est pas sûr. Et que l'Europe communautaire, si elle sait résister aux clichés réducteurs sur la résurgence des nationalismes, peut et doit mobiliser les moyens nécessaires pour l'éviter.

  • Pourquoi la science économique, celle que l'on enseigne aujourd'hui à tous les étudiants du monde, de Chicago à Moscou en passant par Paris, celle qui fonde le discours universel des experts, a-t-elle construit un modèle d'économie qui exclut les questions de l'argent et du temps ?
    À partir de cet étonnant paradoxe, Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, dévoile les ressorts d'une discipline compliquée, dont les contorsions n'ont qu'un objet : évacuer la réalité de l'économie et soumettre l'activité humaine au mythe de la concurrence.
    Cet ouvrage, qui permet de découvrir les thèses de Walras, Keynes et Hayek, théoriciens du marché, ou encore de Lange, théoricien de la planification, présente une analyse authentique et objective des phénomènes économiques contemporains. Mais il répond aussi à cette étrange question : pourquoi les économistes, dont le discours envahit notre vie, parlent-ils avec un bâillon sur la bouche ?

  • L'économie s'est-elle substituée à la politique ? Tel est peut-être le souhait de certains économistes. Jacques Sapir a pour cible un discours économique qui cherche à vider l'action politique de son sens, un discours qui, sous les dehors d'une soi-disant rigueur scientifique, est en réalité profondément anti-démocratique. À travers l'apologie que font certains économistes des agences indépendantes et de la mondialisation, c'est le vieux fond libéral hostile à toute forme de souveraineté populaire qui s'exprime. Sous prétexte de parler d'économie, ces économistes veulent nous vendre un droit et une organisation sociale qui les laisseraient libres de tout contrôle et de toute responsabilité.
    Jacques Sapir analyse le lien qui existe entre une faillite théorique et des comportements souvent douteux. Il montre que le discours de l'économie dominante vise à enfermer le citoyen dans un espace qui n'aurait d'autres bornes que la technique et la compassion, dénonçant le projet de faire de l'expert le seul citoyen habilité à peser surles décisions importantes. Au fur et à mesure que l'expertise des économistes perd en efficacité, monte une nouvelle idéologie, l'expertisme. Elle se construit, explique-t-il, en négation de la chose publique, la République.

  • "À l'origine de la crise de l'Union européenne se trouve l'euro. Exacerbant les oppositions entre pays, il en corrode les fondations et met à mal la démocratie en suscitant la montéede pouvoirs tyranniques." J. S.

  • L'économie n'est-elle que jeu d'intérêts particuliers ? La globalisation met-elle fin au rôle de l'État ? Les privatisations sont-elles un simple retour à la normale ? La dérégulation est-elle un impératif qui ne se discute pas ? Les délocalisations sont-elles un mal inéluctable ? Jacques Sapir plaide pour une conception de l'économie où les institutions (État, associations, syndicats, presse, entreprises, etc.) seraient des tuteurs de comportement la régulant et la maintenant sur le sentier de la croissance. La liberté des agents économiques est inconcevable sans institutions régulatrices !Jacques Sapir, économiste, est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Il a publié dernièrement Les Trous noirs de la science économique et Les Économistes contre la démocratie.

  • Qu'est-ce qui fonde la souveraineté ? De quand date-t-elle ? Quelle était sa place dans les régimes politiques antérieurs à la Révolution française ? Pour répondre à ces questions, un économiste laïque, Jacques Sapir, et un philosophe dominicain, Bernard Bourdin, se confrontent.
    Quand le premier évoque les fondements du pouvoir à Athènes, dans la Rome impériale et au Moyen Âge, l'autre revient aux origines de la notion de peuple dans l'Ancien Testament, sur l'essence de l'autorité papale et la doctrine de La Trinité. C'est aussi l'occasion pour eux de dialoguer avec d'illustres penseurs : Platon, saint Augustin, Bodin, Hobbes, Spinoza, Locke ou encore Marx.
    Cette réflexion d'ordre historique et philosophique montre qu'il n'y a pas d'humanité sans racines, sans origines, sans legs, que ce soit pour celui qui croit au ciel comme pour celui qui n'y croit pas.
    Un ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux de la souveraineté nationale dans son rapport au phénomène religieux en Occident.
    Entretiens menés par Bertrand Renouvin

  • Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l'Allemagne hitlérienne depuis l'Afrique du Nord ?
    Telles sont les questions posées par cet essai où l'histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante.
    Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d'étudier l'histoire de l'année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n'ayant qu'un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n'était en rien inéluctable.
    Voici le récit d'une histoire qui n'a pas été, mais qui aurait pu être.
    « Un récit maîtrisé et plein de suspense, un exercice intellectuel stimulant ponctué de traits d'humour. » L'Express
    « Une ``uchronie" aussi sérieuse qu'excitante. » Libération

  • Les économistes de renom qui ontcollaboré à cet ouvrage ont des points de vue différents sur l'économie etn'appartiennent pas aux mêmes courants politiques. Pourtant, ils pensent tousque la sortie de l'euro est un préalable au redressement de l'économie. L'eurotue l'Europe : désindustrialisation, paupérisation allant de pair avec unedésertification économique de parts entières des pays et la concentration derichesses et de pouvoir dans quelques endroits... Des réformes injustes etinutiles, une monnaie qui n'a pas évolué en instrument de puissance à l'usagede tous, un aveuglement ayant déjà couté trop d'emplois et de vies... Par cetouvrage, Jacques Sapir, Jean-Jacques Rosa, Norman Palma, Gérard Lafay, Jean-PierreGérard ou encore Jean-Claude Werrebrouck avec les contributions d'auteursd'autres nations européennes veulent se détacher des logiques partisanes etapporter une contribution scientifique à cette question : l'euro est-ilmort ?« Enfinir avec l'euro, c'est lapossibilité et la tentation de soustraire lesmonnaies à l'empire mondial de la finance. C'estaussi le possible rétablissement des souverainetés disparuesavec la privatisation des monnaies. C'est enfin lepossible cheminement vers une forme renouvelée de l'État-Nation. C'est en conséquence le possible rétablissementd'une démocratie confisquée. »Directeur d'études à l'EHESS, expert des problèmes de l'économie russeet des questions stratégiques, Jacques Sapir est aussi un théoricien del'économie qui a notammentpublié La Démondialisation, Le Nouveau XXIe siècle, La Fin del'eurolibéralisme, et dernièrement Souveraineté,Démocratie, Laïcité.

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