Sciences économiques

  • « Plus de dix ans après la crise de 2007, rien n'est réglé. Partout, on a retardé les solutions politiques, économiques, technologiques : plus de monnaie, plus de dette, plus de procrastination, plus de promesses ! Avec l'espoir que le progrès technique, la croissance ou la Providence résoudront tout...
    La question n'est pas de savoir si une prochaine crise va éclater, mais quand, et quels seront le déclencheur et le déroulement. Qu'elles soient financières, écologiques ou géopolitiques, ou qu'elles s'enchaînent par un effet de domino, ces crises trouveront leur source dans la priorité donnée au flux sur le stock, à la consommation sur l'épargne et l'investissement, au plaisir sur le patrimoine. J'en imagine ici les différents scénarios probables à court terme et leurs conséquences dévastatrices au niveau planétaire.
    L'heure n'est toutefois ni au pessimisme ni à la résignation, mais à l'action positive. C'est aussi l'objet de ce livre que d'aider chacun à se protéger de ces crises qui s'annoncent, et même à en tirer le meilleur. On peut avoir le sentiment que tout cela est hors de portée. Cela ne l'est pas. Cela pourrait le devenir, dans vingt ans, si l'on n'a rien fait d'ici là. Si on agit, je suis convaincu que le siècle à venir peut être prodigieux de paix, de bonheur et de sérénité pour tous. »J. A.

  • Serons-nous tous ruinés dans dix ans ? Jamais, sauf en période de guerre mondiale, la dette publique des grands pays de l'Occident n'a été aussi élevée. Jamais les dangers qu'elle fait peser sur la démocratie n'ont été aussi graves. Pour comprendre les raisons profondes qui peuvent conduire des Etats comme l'Islande ou la Grèce à la faillite, Jacques Attali retrace l'histoire de la dette publique, qui est aussi celle de la constitution progressive de la fonction souveraine et de ce qui menace de la détruire. Tel est l'enjeu de la dette publique actuelle, née avec la crise financière et nécessaire à sa solution, mais dont chacun sent bien qu'elle ne peut continuer de croître sans conduire aux pires catastrophes. Il est encore possible de régler ces problèmes, d'éviter la dépression, l'inflation et le moratoire, en repensant le rôle du Souverain et la part des dépenses publiques, en mettant en place d'autres règles comptables et une tout autre architecture financière et politique, que ce soit en France, en Europe ou au niveau mondial.

  • Les élèves de tous les lycées d'aujourd'hui travailleront encore en 2050. Quels métiers exerceront-ils ? À quels métiers faut-il les préparer ? Avec quelles technologies ? Dans quelles entreprises ? Selon quelles règles ? Avec quel droit du travail ? Aura-t-on plus de robots ou plus d'employés, ou les deux à la fois ? Comment la globalisation et les délocalisations qu'elle entraîne influeront-elles sur la nature des professions, sur les revenus, sur la pénibilité du travail ? Comment évoluera le mouvement syndical ? Aura-t-on plus de précarité, ou plus de protection ? Le travail intérimaire se développera-t-il ? Le chômage peut-il disparaître ?
    C'est à toutes ces questions et à bien d'autres encore que répond cet ouvrage dirigé par Jacques Attali.

  • Après Une brève histoire de l'avenir, Devenir soi et Prévoir l'avenir, Jacques Attali renouvelle entièrement son regard sur les quinze prochaines années, à la lumière des nouvelles connaissances accumulées dans tous les domaines, scientifiques, démographiques, idéologiques, géopolitiques, artistiques. Des menaces et des promesses du monde. Il est allé enquêter en mille endroits sur les signaux faibles qui préparent l'avenir. 
    Il en arrive à des conclusions radicalement neuves et surprenantes sur ce qui nous attend et surtout sur ce que nous pouvons faire.
    Car, même si beaucoup de nuages s'accumulent à l'horizon, les moyens ne manquent pas de construire le meilleur du monde, de devenir soi, d'éviter que la colère et la rage ne se transforment en violence planétaire, d'échapper aux menaces climatiques, au terrorisme et au suicide technologique. À condition de comprendre que la meilleure façon d'y parvenir, d'être heureux dans un monde serein, est d'aider les autres à devenir soi, de remplacer l'égoïsme suicidaire par un altruisme lucide. 
    Ainsi pourra-t-on dire : Vivement après-demain ! 

  • « La crise actuelle se terminera un jour, laissant derrière elle d'innombrables victimes et quelques rares vainqueurs. Pourtant, il serait possible à chacun de nous d'en sortir dès maintenant en bien meilleur état que nous n'y sommes entrés.À condition d'en comprendre la logique et le cours, de se servir de connaissances nouvelles accumulées en maints domaines, de ne compter que sur soi, de se prendre au sérieux, de devenir un acteur de son propre destin et d'adopter d'audacieuses stratégies de survie personnelle.
    Mon propos n'est donc pas ici d'exposer un programme politique pour résoudre cette crise et toutes celles qui viendront, ni de vagues généralités moralisantes, mais de suggérer des stratégies précises et concrètes permettant à chacun de "chercher des fissures dans l'infortune", de se faufiler entre les écueils à venir, sans s'en remettre à d'autres pour survivre, pour sur-vivre.Et d'abord pour survivre à la crise actuelle.»
                                                                                                                                                                                                                                              J. A.

  • Comment trouver une voie de sortie à la crise systémique que nous traversons ? En passant à un nouveau modèle : l'économie positive. Une économie où les richesses créées ne sont pas une fin en soi, mais un moyen pour servir des valeurs supérieures, altruistes. Une économie au service des générations à venir, et qui favorise une croissance responsable, durable et inclusive. Une économie respectueuse de l'environnement, qui sera, enfin et avant tout, au service de la société. Comment mettre en oeuvre ce changement de manière concrète ? En associant intellectuels, syndicats, acteurs publics, entreprises et ONG, étudiants et experts de la pensée économique ou de l'action publique. Depuis la tenue des premiers états généraux de l'économie positive au Havre en septembre 2012, Jacques Attali a rassemblé des talents du monde entier et anime un groupe de réflexion autour de cette ambition. Sont ici réunis les fruits de ces échanges : un tableau lumineux et synthétique du monde tel qu'il est et tel qu'il pourrait devenir, ainsi qu'une série de propositions choc, destinées à faire advenir l'économie positive.

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