Littérature générale

  • Au XIIe siècle, à Cordoue où les trois monothéismes ont choisi de se respecter, de s’admirer, de se nourrir les uns les autres, un artisan énigmatique eut le temps, avant d’être torturé et pendu, de révéler à son neveu comment obtenir le livre le « plus important à avoir jamais été écrit par un être humain ». Lancé dans cette quête qui le mène à travers l’Europe et le Maroc, le jeune juif, Maïmonide, croise un jeune musulman, Averroès, entraîné dans la même recherche. L’un comme l’autre, qui deviendront des géants de la pensée, sont poursuivis par un groupe mystérieux qui semble décidé à tout faire pour les empêcher d’aboutir : la Confrérie des Eveillés.La plupart des personnages de ce roman ont vraiment existé. Si incroyables qu’ils soient, la plupart des événements politiques et personnels qu’ils traversent ont eu lieu. Les idées, les façons de vivre sont d’époque. Tout donne à penser qu’en ce moment crucial de l’histoire du monde, le plus grand des penseurs juifs et le plus grand des philosophes musulmans ont dialogué exactement comme ils le font ici.Tout, enfin, dans l’Histoire, s’est toujours déroulé et se déroule encore exactement comme si le complot évoqué dans ces pages avait vraiment eu lieu. Comme si les « Eveillés » étaient encore parmi nous, porteurs d’un secret essentiel pour l’avenir de l’humanité, mais à jamais perdu. A moins que

  • La modernité, c'est le refus de l'ordre en place, le désir de penser autrement le monde : la modernité est vieille comme le monde.
    Penser la modernité, son histoire et son avenir, est d'une redoutable urgence. Penser son histoire permet de comprendre l'idée qu'une société, siècle après siècle, se fait de son futur, à travers son gouvernement, ses moeurs, son art, ses modes, ses utopies. Et penser son avenir, c'est imaginer l'idée qu'on se fera, à l'avenir, de l'avenir. Tâche particulièrement fascinante.
    Aujourd'hui, pour l'essentiel de la planète, la modernité, c'est l'Occident. Faut-il s'en réjouir ? Faut-il revenir aux conceptions antérieures de la modernité, qui ne voyaient l'avenir que dans l'espérance religieuse ? Ou faut-il faire fleurir les germes artistiques, scientifiques, culturels, politiques d'une nouvelle modernité, altruiste, une utopie modeste qui fera du bonheur de l'autre, en particulier de celui des générations à venir, la condition du nôtre ?


    Dans une de ces lumineuses synthèses dont il a le secret, Jacques Attali dessine cette utopie modeste de l'histoire de la modernité, qui est une histoire des hommes et de comment ils se rêvent.

  • Une vie vouée à la tolérance pour résoudre les impasses du monde, la preuve que la vérité et les forces de l´esprit peuvent l´emporter en efficacité sur les solutions violentes. A l´approche du 60e anniversaire de la mort de Gandhi, une grande leçon pour l´humanité.

  • Notre vie, disent-ils

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 12 Mars 2014

    Lors d´une conférence à Genève, en janvier 2015, Tristan, brillant professeur de mathématiques à l´université de Princeton, tombe sous le charme d´une mystérieuse jeune femme, Yse, qui semble disposer, comme lui, de dons de prescience...
    Saura-t-il empêcher l´immense catastrophe qu´elle prévoit ? La guerre mondiale qu´il devine aura-t-elle lieu ?De Rome à Paris, de Venise à Angkor, de Vârânasî à Jérusalem, Yse l´entraîne à la recherche de savoirs anciens qui pourraient l´aider à relever ces défis.En racontant leur histoire d´amour et l´étrange pacte qui les lie, Jacques Attali rompt l´ordonnancement du temps et pose les questions qui hantent l´humanité depuis ses commencements : peut-on échapper à son destin, tel que les autres le prévoient ou le décident ? Pouvons-nous faire en sorte que notre vie ne se réduise pas à ce que les autres en disent ? Écrivain, Jacques Attali est président de PlaNet Finance. Il livre ici son huitième roman, après La Vie éternelle, roman, Le Premier Jour après moi et La Confrérie des Éveillés.

  • Théâtre

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 31 Août 2016

    Certains sujets exigent le théâtre. Il serait vain de les traiter autrement. Il y faut une confrontation physique du spectateur avec l'enjeu, faire vivre des dialogues, imaginer tout ce qui glisse entre les mots et qui leur donne leur sens. On doit y trouver tout ce qui fait la vie : les rires, les larmes, les silences, les balbutiements.J. A.

  • Phares ; 24 destins

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 22 Septembre 2010

    « Voici vingt-quatre personnages dont les destins sont plus fous, plus riches en péripéties et en contradictions que ceux des héros de n´importe quel roman. Vingt-quatre découvreurs, artistes, philosophes, révoltés, utopistes qui ont donné un sens au devenir du monde. Chacun d´eux tente de répondre à la même question : comment devenir soi quand tout se ligue pour vous en empêcher ? Tous ne sont pas des modèles ; il n´empêche, ils me guident vers l´abri, le refuge, le port. Ils sont des lueurs dans la nuit de l´ignorance, de l´aveuglement ou du désarroi. Des sources de jubilation aussi, par ce qu´ils disent de la grandeur de l´Esprit. C´est de ceux-là que je vais raconter les aventures. Ce sont ceux-là, j´en fais le pari, dont la compagnie sera bientôt la plus recherchée : notre monde a besoin de phares. » J. A.
    Confucius, Aristote, Açoka, Boèce, Hildegarde de Bingen, Ibn Rushd, Maïmonide, Thomas d´Aquin, Giordano Bruno, Caravage, Thomas Hobbes, Madame de Staël, Simon Bolivar, Charles Darwin, Abd el-Kader, Walt Whitman, Shrîmad Râjchandra, l´empereur Meiji, Walther Rathenau, Thomas Edison, Marina Tsvetaïeva, Richard Strauss, Hô Chi Minh, Amadou Hampâté Bâ

  • La vie eternelle

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 1 Avril 1989

    Là-bas, sur une île isolée - ou là-haut, sur quelque étoile lointaine -, un peuple coupé de tout par quelque catastrophe majeure répète l'histoire des hommes depuis leurs origines, y compris la traque, l'exil puis le massacre d'une minorité distinguée par ses traditions, ses pouvoirs magiques et la vie éternelle qu'on lui prête. Puis, dans le sang et le chaos, comme se retournent les fioles d'un sablier, s'inversent les flèches du Temps. Mémoire et prophétie se confondent et ce " testament d'outre-monde " se met à ressembler à s'y méprendre aux plus vieilles histoires que l'humanité a vécues, dans la démesure barbare des pires génocides et les espérances les plus folles des faiseurs d'éternité. Le premier roman de Jacques Attali est tout à la fois un roman de science-fiction (des voyageurs de l'avenir, naufragés sur une étoile), un roman historique (les tragédies du pouvoir dans des temps très reculés), un roman policier (un prince assassiné au fond d'un vieux château), un roman politique (un coup d'Etat préparé de main de maître), un roman épique (trois siècles dans la vie d'une grande famille), un roman d'amour (une princesse balancée entre trois séductions), un roman initiatique (une jeune fille à la recherche de sa vérité et de son père), un roman théologique (le lent décryptage d'un écrit cabaliste ouvrant accès à la Vie éternelle), et peut-être même un roman à codes et à clés... La Vie éternelle, roman, a obtenu en mai 1989 le Grand Prix du Roman de la Société des Gens de Lettres.

  • La figure de Fraser

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 23 Mai 1984

    Ce bref essai est le texte substantiellement élargi et récrit d'une conférence prononcée par Jacques Attali dans le cadre d'un colloque à Cerisy. Il se veut la synthèse de ses travaux successifs sur la musique (Bruits), la médecine (l'Ordre cannibale), l'économie (La Parole et l'Outil et les Trois Mondes), la mesure du temps (Histoires du Temps). Métaphore de cette réflexion: une figure géométrique, la " figure de Fraser ", qui présente la particularité d'être, selon la position de l'observateur, soit une spirale (emblème du progrès continu), soit une succession de cercles concentriques (symbole de la répétition de cycles). A partir de cette figure et des représentations contraires et conjuguées de l'Histoire qui s'y lisent, Jacques Attali s'interroge sur la nature de toutes les " crises ", et en particulier de celle de cette fin du XXe siècle.

  • Il viendra

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 1 Septembre 1994

    " Avant la fin du spectacle, quand l'océan de musiques et de prières sera au plus fort de sa houle, Mortimer tuera son fils. Pour le sauver. Et pour sauver le monde. ... Après tout ce qu'il vient de vivre, ces mois de chagrin et de doutes, d'espoirs et de stupeurs, voici venu le moment. Ne pas reculer. Faire valoir ce que doit. S'il renonçait maintenant, rien n'aurait servi de rien depuis l'aube des temps. Et l'abomination s'accomplirait. En finir. Se préparer. Guetter la longue silhouette manipulant son boulier, qui se laissera bientôt porter par les vagues de rumeurs psalmodiées. Pantin véhément, Jonathan proférera ses malédictions et ses délires, très vite, comme s'il redoutait de s'entendre réfléchir, de se souvenir de lui-même. Ne pas s'attendrir. L'homme aux tambours d'acier n'a rien à voir avec l'enfant inquiet, l'adolescent fragile, tantôt admiré, tantôt redouté, poursuivi et enfin perdu. Qu'il aille au bout de son destin. Pour l'amour des hommes... "

  • La femme du menteur

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 7 Avril 1999

    Une femme peut-elle aimer un menteur ? Un menteur peut-il se faire aimer des femmes ? Tel est le thème de ce roman ironique où se croisent une femme amoureuse, un producteur mythomane, un faux commandant de navire, une relieuse d'art, un brillant journaliste, une étudiante passionnée, un professeur volage, un bouquiniste de génie. Chacun jouant de ses secrets, de ses mensonges et de ses masques, au grand bal de la séduction. "Séduire, c'est se prouver qu'on est vivant, expliquait-il chaque fois qu'elle le prenait en flagrant délit et qu'il ne réussissait pas à la convaincre qu'elle avait mal vu, mal entendu, mal lu, mal compris. Mais, en règle générale, il y parvenait. Non parce qu'il était particulièrement habile, ou parce qu'il y mettait beaucoup d'énergie ou de conviction, mais parce qu'elle le voulait bien : Valentine aimait par-dessus tout son confort. Et, mettre Raoul face à un mensonge, le surprendre et le confondre l'aurait obligée à se fâcher, à crier, à le quitter peut-être, ce dont elle ne voulait à aucun prix. Passer à ses yeux et à ceux des autres pour crédule ne lui pesait aucunement: elle avait depuis longtemps appris à tolérer la compagnie des menteurs..." La Femme du menteur est le quatrième roman de Jacques Attali.

  • Du cristal à la fumée

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 3 Septembre 2008

    Le samedi 12 novembre 1938 au matin, à Berlin, deux jours après la sanglante Nuit de cristal, les principaux dirigeants nazis se réunissent secrètement, sous la direction de Goering. Himmler, Heydrich, Goering, Funk, Daluege sont là, entres autres. Hitler, resté à Munich, suit la réunion minute par minute. C´est de ce conseil des ministres surréaliste, grotesque, monstrueux, où se mêlent les détails les plus sordides et les envolées les plus barbares, où se révèlent les haines opposant les nazis les uns aux autres, qu´est sortie la décision d´en finir physiquement avec les Juifs. Bien avant la réunion dans une villa du lac de Wannsee, le 20 janvier 1942. Sans que rien ne soit jamais dit explicitement. Jacques Attali reconstitue ici minutieusement, avec l´aide d´archives récemment retrouvées en Allemagne, les dialogues hallucinants de cette réunion au sommet où fut conçue la pire décision jamais prise par un groupe d´hommes : l´extermination d´un peuple.

  • Les portes du ciel

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 6 Janvier 1999

    PERSONNAGES CHARLES QUINT, 58 ans, empereur d'Occident, retiré au couvent de Yuste depuis son abdication, trois ans plus tôt. JUANA, 22 ans, une des deux filles de Charles, veuve de Jean. roi du Portugal, remplacé sur ce trône par Catalina, soeur de Charles Quint ; régente d'Espagne depuis deux ans au nom de son frère aîné, Philippe II, resté à Bruxelles. FERNANDO BORGIA DE REGLA, 52 ans, moine hiéronymite, nouveau supérieur du couvent de Yuste, nommé après la mort mystérieuse de son prédécesseur. GUILLAUME VAN MALE, 37 ans, diplomate et intellectuel flamand, conseiller de Charles depuis douze ans. GERONIMO, un page de 11 ans, venu d'Allemagne, d'origine inconnue. FIGURANTS : des moines, un vieux valet indien d'Amérique, muet et manchot. LIEU Le couvent hiéronymite de Yuste, près de Jarandilla, en Estrémadure (Espagne). DATELundi 19 septembre 1558, de l'aube au crépuscule. Les personnages ont tous existé. Ils étaient tous là, ce jour-là, et parlaient entre eux le français. Pour le reste..

  • Nouv'elles

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 4 Septembre 2002

    Pourquoi une des plus célèbres actrices du monde a-t-elle été enlevée à Rome au milieu d'un tournage sur la piazza Navone ? Comment un présentateur de journal télévisé français s'est-il fait piéger par une séductrice masquée ? Qui a vraiment écrit Nouv'Elles, ce roman sulfureux dénonçant les crimes de puissants personnages ? Est-il possible d'adresser une lettre d'amour après sa mort ? Qu'est devenue la merveilleuse fillette dont le meilleur avocat de Paris tomba amoureux quand il avait douze ans ? Qui était vraiment la prostituée sauvagement assassinée rue de la Boule-Rouge ? Une simple histoire d'amour pourrait-elle mettre fin un jour au règne de l'argent ? En douze séquences relevant de genres divers (nouvelle, poème, detective-story, lettre d'amour, échange de courriels, scénario, récit érotique, pièce de théâtre, conte pour enfant, science-fiction) composant une suite romanesque sur plus d'un demi-siècle (de 1975 à 2033), voici treize portraits de femmes, treize énigmes autour de couples unis par un terrible secret. Avec pour fil conducteur, une seule question, la plus universelle : est-il encore possible dans ce monde d'aimer et d'être aimé ? Essayiste, Jacques Attali est aussi l'auteur de plusieurs fictions et de romans : La Vie éternelle, roman, Le premier jour après moi, Il viendra, Au-delà de nulle part et La Femme du menteur.

  • " Sarah contemple toujours l'homme _ le cadavre? _ gisant sur le lit. Elle semble effarée. Pour elle, je n'existe déjà plus. Pour elle, je ne suis qu'un mort allongé sur le lit. Elle lui prend à nouveau le poignet, le palpe longuement, puis le relâche. Elle se penche pour écouter son coeur, puis se redresse, extrêmement pâle. Je m'approche pour mieux examiner le corps inerte; impossible de nier l'évidence: c'est bien le mien. Il est huit heures trente-quatre du matin, ce lundi treize décembre. Je ne me suis pas réveillé ce matin. Je suis mort. Ainsi commence le premier jour après moi. " Après La Vie éternelle, roman, publié en 1989 et couronné par le Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres, Le premier jour après moi est le second ouvrage de fiction de Jacques Attali.

  • Il y aura d'autres jolis mois de mai Nouv.

    « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. »J. A. 
    Ami de François Mitterrand, proche collaborateur du candidat puis du Président, Jacques Attali nous transporte, en toute franchise et avec pudeur, dans l'intimité de la conquête puis de l'exercice du pouvoir. Au coeur d'événements décisifs ou en apparence anecdotiques qui ont contribué à forger l'Histoire. En chemin, il partage ses réflexions sur la mémoire, l'art de gouverner, la responsabilité et le sens à donner à sa vie.

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