Seuil

  • Introduction à la politique économique
    Récessions, inflation, chômage, krach financier, crise de l'euro... Face à ces déséquilibres, que peuvent faire les gouvernements ? Quels objectifs guident leur action ? Comment fonctionnent les divers moyens d'intervention et à quelles conditions sont-ils efficaces ? Telles sont les questions abordées dans ce livre. Cette nouvelle édition entièrement actualisée introduit de nombreux schémas commentés pour décrire la chaîne complète des effets associée à chaque instrument d'intervention ; elle éclaire les débats contemporains (austérité ou relance, politique de l'offre ou de la demande, euro ou monnaie nationale...) et permet de comprendre pourquoi la conduite d'une politique économique est confrontée à des dilemmes spécifiques dans la zone euro.
    Jacques Généreux
    Auteur de plus de vingt-cinq ouvrages, il enseigne l'économie à Sciences Po. depuis trente-cinq ans. Il est membre de l'Association française d'économie politique, notamment mobilisée pour le pluralisme de la recherche en économie. Il soutient également l'action de l'APSES pour défendre un enseignement pluraliste et pluridisciplinaire des sciences économiques et sociales au lycée.

  • La Déconnomie

    Jacques Genereux

    • Seuil
    • 25 Novembre 2016

    Le nouveau management n'est pas seulement inefficace, il tue des gens. La théorie économique dominante n'est pas simplement discutable, elle est absurde. Et les politiques économiques ne sont pas juste impuissantes à nous sortir des crises... elles nous y enfoncent ! Tout cela est à proprement parler " déconnant ", c'est-à-dire à la fois insensé, imbécile, catastrophique et incroyable. Toutes ces folies sont clairement associées à l'extension du pouvoir de l'argent dans le capitalisme financiarisé. Mais le pouvoir des riches n'explique pas tout. Car les journalistes, experts, universitaires et élus qui soutiennent cette déconnomie ne sont pas tous " au service du capital ". Dès lors, rien n'est plus troublant que l'aisance avec laquelle une large fraction de nos " élites " adhère aveuglément au même fatras d'âneries économiques, et s'enferme dans le déni du désastre engendré par sa propre ignorance. Diagnostiquer cet effondrement massif de l'entendement pour lui trouver quelque antidote : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d'éducation citoyenne, lisible par tous, à la fois plein d'humour et de gravité. Jacques Généreux est professeur à Sciences Po, où il enseigne l'économie depuis trente-cinq ans. Auteur de manuels best-sellers et de nombreux essais, il est membre de l'Association française d'économie politique et des Économistes atterrés.

  • « Je m'attacherai surtout à expliciter les clés de lecture, les codes de langage, les logiques et les modèles de pensée qui façonnent le discours des économistes, mais aussi de tous ceux qui vous parlent d'économie à la télévision, de ceux qui vous gouvernent ou qui sollicitent vos bulletins de vote. Je souhaite donc concentrer cet entretien sur le décryptage des raisonnements économiques courants et faire apparaître ce qui, dans l'état actuel des connaissances, est raisonnablement acceptable, passablement discutable ou parfaitement farfelu. »J. G.Sommaire1. L'économie moraleLa sagesse des anciens2. L'économie politiqueLes mercantilistes, les libéraux et les « classiques »3. Une science sociale et historiqueGenèse de l'approche marxiste4. Une science des choix rationnelsLes approches néoclassique et néolibérale5. L'économie de marché idéaleLa logique dominante ou l'« économie de l'offre »6. Les marchés et les prix dans l'économie réelleLe mythe de l'équilibre général7. Face aux crises, face au chômageLa logique keynésienne ou l'« économie de la demande »8. Budget, dette et déficitsLe débat sur la relance keynésienne9. Monnaie, inflation et taux d'intérêtLa politique monétaire et le rôle de la banque centrale10. La balance des paiements, le taux de change et l'euroLes marges de manoeuvre des États face à la finance internationale11. Biens publics et biens privésLes défaillances du marché et le domaine réservé de l'État12.Homo oeconomicus, compétition et coopérationLes limites de la rationalité économique et de la concurrence13. Libre-échange, protectionnisme et capitalismeFaut-il se protéger contre la concurrence étrangère, ou contre le capitalisme ?14. La morale de cette histoireEn guise de conclusionJacques Généreux, professeur à Sciences Po., est l'un des économistes les plus lus en France. Ses manuels comme ses ouvrages d'initiation à l'économie sont tous des best sellers, plébiscités chaque année par des dizaines de milliers d'étudiants, lycéens et enseignants ( Introduction à l'économie, Les Vraies Lois de l'économie ...). Il est aussi connu pour ses travaux qui mêlent philosophie, économie et anthropologie ( La Dissociété, L'Autre Société, La Grande Régression ) et ses essais politiques ( Manuel critique du parfait européen, Nous on peut ! ).

  • Le nouveau management n'est pas seulement inefficace, il tue des gens. La théorie économique dominante n'est pas simplement discutable, elle est absurde. Et les politiques économiques ne sont pas juste impuissantes à nous sortir des crises... elles nous y enfoncent ! Tout cela est à proprement parler " déconnant ", c'est-à-dire à la fois insensé, imbécile, catastrophique et incroyable. Toutes ces folies sont clairement associées à l'extension du pouvoir de l'argent dans le capitalisme financiarisé. Mais le pouvoir des riches n'explique pas tout. Car les journalistes, experts, universitaires et élus qui soutiennent cette déconnomie ne sont pas tous " au service du capital ". Dès lors, rien n'est plus troublant que l'aisance avec laquelle une large fraction de nos " élites " adhère aveuglément au même fatras d'âneries économiques, et s'enferme dans le déni du désastre engendré par sa propre ignorance. Diagnostiquer cet effondrement massif de l'entendement pour lui trouver quelque antidote : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d'éducation citoyenne, lisible par tous, à la fois plein d'humour et de gravité. Jacques Généreux est professeur à Sciences Po, où il enseigne l'économie depuis trente-cinq ans. Auteur de manuels best-sellers et de nombreux essais, il est membre de l'Association française d'économie politique et des Économistes atterrés.

  • « Durant les vingt premières années de ma vie, j'ai grandi dans un monde où le destin des enfants semblait naturellement devoir être plus heureux que celui de leurs parents ; au cours des trente suivantes, j'ai vu mourir la promesse d'un monde meilleur. En une génération, la quasi-certitude d'un progrès s'est peu à peu effacée devant l'évidence d'une régression sociale, écologique, morale et politique, la « Grande Régression » qu'il est temps de nommer et de se représenter pour pouvoir la combattre.Car la première force des malades et des prédateurs qui orchestrent cette tragédie est leur capacité à présenter celle-ci comme le nouveau visage du progrès. Et leur première alliée, c'est la perméabilité des esprits stressés. À l'âge de la démocratie d'opinion, les réactionnaires ne peuvent se contenter de démolir l'acquis des luttes passées en faveur d'une vie meilleure pour tous ; il leur faut aussi anesthésier les résistances, susciter l'adhésion ou la résignation de leurs victimes ; ils doivent remporter une bataille culturelle dont l'enjeu est de nous faire aimer la décadence. [...]En dépit des apparences et de son titre, ce livre n'est pas pessimiste ! Il dit au fond que la voie du progrès humain est connue et possible. Il annonce que nous sommes allés à peu près au bout de toutes les impasses des temps modernes. Tant et si bien, qu'au bout de la Grande Régression où nous voilà bientôt rendus, l'humanité devra bien d'une manière ou d'une autre prendre un autre chemin. La seule question est de savoir s'il nous faudra, pour cela, endurer la régression jusqu'à l'effondrement, ou s'il se trouvera des responsables politiques pour offrir enfin une Grande Transformation démocratique et des citoyens mobilisés pour les soutenir. »Jacques GénéreuxJacques Généreux, professeur à Sciences Po., a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages. Il poursuit ici son travail de refondation de l'analyse politique, économique ou sociale à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui sur le fonctionnement des êtres humains, après La Dissociété (Seuil, 2006), et Le Socialisme néomoderne (Seuil, 2009). Le présent ouvrage, plus léger et plus accessible, outre le fait qu'il éclaire le moment charnière où se trouve notre civilisation, constitue aussi une bonne introduction à la pensée originale de l'auteur. Jacques Généreux est également Secrétaire national à l'économie du Parti de Gauche.http://genereux.info

  • Nous, on peut!

    Jacques Généreux

    En ces temps de crises (du capitalisme, de l'euro, de la dette), deux sentiments contradictoires sont bien ancrés dans les esprits : d'une part, ressurgit la critique du capitalisme et du pouvoir destructeur de la finance, d'autre part se confirme l'idée

  • «La difficulté la plus redoutable est d'être confronté à un interlocuteur qui ne conçoit même pas l'existence d'un débat, et dans le regard de qui on lit une incapacité radicale à penser l'alternative, l'autre chemin, l'autre hypothèse, comme si quelques synapses obstruées coupaient le courant de la pensée.«C'est en réalité d'abord contre cette maladie de la pensée, cette conviction préalable d'impuissance, que j'écris. Qu'il s'agisse de la démocratie, du capitalisme, de la pédophilie, du terrorisme, de la politique économique, je ne crois pas que les choses sont ce qu'elles sont, mais ce que l'on en fait. Penser la politique et l'économie à gauche, c'est avant tout considérer qu'il y a toujours une alternative, que les lois du monde sont écrites par les femmes et les hommes, que les prétendues lois naturelles sont l'anesthésiant manipulé par les nantis pour disqualifier les contestations, décourager les résistances, désespérer les révoltes, étouffer la pensée et soumettre le monde à la seule loi de leurs intérêts...»

  • «Ce livre est motivé par la conviction qu'à l'époque des risques globaux la plus imminente et la plus déterminante des catastrophes qui nous menacent est cette mutation anthropologique déjà bien avancée qui peut, en une ou deux générations à peine, transformer l'être humain en être dissocié, faire basculer les sociétés développées dans l'inhumanité de "dissociétés" peuplées d'individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres. Éradiquer ce risque commande notre capacité à faire face à tous les autres. Car seules d'authentiques sociétés, soudées par la solidarité et le primat du bien commun sur la performance individuelle, seront en mesure d'atteindre le niveau considérable et inédit de coopération et de cohésion qui sera indispensable, tant au sein des nations qu'entre les nations, pour affronter les grands défis du XXIe siècle. C'est pourquoi, ici, j'entends moins faire oeuvre de science politique que de conscience politique. Car la dissociété qui nous menace n'est pas un dysfonctionnement technique dont la correction appellerait l'invention de politiques inédites. Il s'agit d'une maladie sociale dégénérative qui altère les consciences en leur inculquant une culture fausse mais auto-réalisatrice.»

  • Le culte de l'individu et la mondialisation du capitalisme n'ont pas accompli la promesse moderne de l'émancipation. Ils ont défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. L'hyperlibéralisme engendre une dissociété violente et désordonnée, qui finit par susciter un rappel à l'ordre obscurantiste et antidémocratique. Le défi du XXIe siècle est ainsi de penser une autre société instituant des liens sociaux qui libèrent les individus. Ainsi Généreux renoue avec l'essence du projet socialiste, mais en le refondant sur l'état contemporain des savoirs quant au fonctionnement des êtres humains. À la lumière des sciences de l'homme, et à l'opposé d'une gauche « moderne » qui court derrière des idées libérales dépassées, l'auteur dessine une République sociale et écologique, une « société du progrès humain » qui dépasse la modernité pour en accomplir la promesse. Jacques Généreux : Auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages, est professeur à Sciences Po. Cet ouvrage est le deuxième opus d'une refondation anthropologique de la philosophie politique, économique et sociale inaugurée par La Dissociété (Seuil, 2006 ; 3e éd ., 2011). http : //genereux.info Cet ouvrage a fait l'objet d'une 1re édition sous le titre Le Socialisme néomoderne ou l'Avenir de la liberté (Seuil, 2009).

  • Si vous croyez que la droite se distingue de la gauche parce qu'elle est plus rigoureuse en économie, plus efficace contre l'insécurité, plus attentive au problème de l'immigration, moins idéologue, plus réaliste, etc., ce livre va vous étonner. Le bilan objectif de la droite au pouvoir démontre que sa politique entrave le progrès économique, délabre les finances publiques, entretient le chômage, nourrit la violence et l'insécurité et gère l'immigration en dépit du bon sens.C'est que la vieille droite républicaine est désormais supplantée par une nouvelle droite qui se fiche du bien commun et accomplit un projet destructeur : abolir le modèle de société solidaire élaboré depuis l'après-guerre, et lui substituer une dissociété des individus livrés à la compétition généralisée. Dans ce but, elle n'hésite déjà plus à bafouer la démocratie. Bientôt, au nom de l'ordre menacé dans le monde violent qu'elle nous prépare, elle s'en prendra aux libertés publiques. Que l'on s'estime de droite ou de gauche, il est grand temps de dire « non » à cette droite-là.Jacques Généreux, économiste, professeur à Sciences Po., membre du Conseil national du Parti socialiste, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, a notamment publié au Seuil : La Dissociété (2006), Manuel critique du parfait Européen. Les bonnes raisons de dire « non » à la Constitution (2005), Sens et conséquences du « non » français (2005), Les Vraies Lois de l'économie (2005), Chroniques d'un autre monde (2003).

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