• Un autre pays

    James Baldwin

    Rufus Scott n'en pouvait plus de vivre dans le monde cruel et implacable des Blancs, humilié, abandonné de tous, écrasé par le poids d'une cité inhumaine. Par une nuit froide de novembre, il est allé s'engloutir à jamais dans l'eau glacée du fleuve.
    Ce drame est le point de départ d'une oeuvre émouvante, violente et passionnée dont les personnages, à la recherche d'eux-mêmes et du bonheur, tentent désespérément de renverser les barrières de la ségrégation raciale et des conventions bourgeoises.
    Dans ce livre inoubliable, James Baldwin s'est affirmé une fois de plus comme l'un des porte-parole les plus brillants et les plus éloquents de la minorité noire aux États-Unis.

  • En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion.
    Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.

  • L'homme qui meurt

    James Baldwin

    États-Unis, années 1960. Au sommet de sa carrière, l'acteur noir américain Leo Proudhammer est terrassé par une crise cardiaque. Alors qu'il oscille entre la vie et la mort, il se remémore les choix qui l'ont rendu célèbre mais aussi terriblement vulnérable. De son enfance dans les rues de Harlem à son entrée dans le monde du théâtre, l'existence de Leo est déchirée par le désir et la perte, la honte et la rage : un frère qui disparaît, une liaison avec une femme blanche... Toujours affleure l'angoisse d'être noir dans une société au bord de la guerre raciale.

    Dans ce roman tendre et passionné, James Baldwin a créé l'un de ses personnages les plus bouleversants : un homme qui a du mal à devenir lui-même. Écrit en 1968, L'homme qui meurt est devenu une oeuvre majeure de la littérature américaine.

  • Au soir de ses quatorze ans, dans une boutique désaffectée de Harlem, au milieu des prières et des trépignements cadencés de ses frères, au rythme hallucinant des tambourins, John Grimes traverse un moment essentiel, une nuit de révélation personnelle, entre crise existentielle et épiphanie. Dans ce premier roman écrit en 1952, James Baldwin raconte, avec des accents d'une sincérité déchirante, à la fois son expérience et une odyssée collective, celle d'une famille aux attitudes violemment contrastées, celle d'un peuple venant du Sud rural dans un ghetto du Nord. Ce texte, devenu un classique, est un des premiers livres sur la condition des Noirs.

  • Blues pour l'homme blanc

    James Baldwin

    • Zones
    • 27 Août 2020

    James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l'assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
    L'accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l'arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l'élément déclencheur de ce travail.
    C'est aussi le meurtre atroce en 1955 de l'adolescent Emmett Till qu'il décide d'évoquer : " Dans ma pièce, écrit-il, il est question d'un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l'action de la pièce s'articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l'homme qui a physiquement commis l'acte, est responsable de sa mort. L'action de la pièce implique l'effroyable découverte que personne n'est innocent [...]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. "

  • Entre 1979 et 1981, vingt-huit enfants, tous âgés entre 7 et 16 ans, tous noirs, tous issus de familles pauvres sont assassinés à Atlanta, Géorgie, dans le Sud profond des États-Unis.
    En juin 1981, un Noir de 23 ans, Wayne Williams, est arrêté pour le meurtre de deux hommes. C'est le suspect idéal. Et c'est lui qui sera jugé, puis condamné à la prison à vie pour le meurtre des vingt-huit enfants, sans aucune preuve tangible.
      Quand James Baldwin, qui s'est toujours senti du côté des plus faibles, est invité à écrire un livre sur les meurtres de ces enfants, il accepte. Après une enquête menée sur place, quatre ans après les événements, Baldwin ne conclut ni à la culpabilité de Williams, ni à son innocence. L'essentiel est ailleurs.
    Le drame d'Atlanta agit en effet à la manière d'un révélateur et montre la limite des conquêtes du mouvement des droits civiques. Baldwin décrit une société déchirée par la haine et la peur, par la hantise raciale.
    Trente-cinq ans après sa première publication, ce texte n'a rien perdu de sa force ni de sa modernité. Ni, tragiquement, de son actualité.

  • Harlem Quartet

    James Baldwin

    Dans le Harlem des années cinquante, se nouent les destins de quatre adolescents : Julia l'enfant évangéliste qui enflamme les foules, Jimmy son jeune frère, Arthur le talentueux chanteur de gospel et Hall son frère aîné.
    Trente ans plus tard, Hall tente de faire le deuil d'Arthur et revient sur leur jeunesse pour comprendre la folle logique qui a guidé leur vie. Pourquoi Julia a-t-elle subitement cessé de prêcher ? Pourquoi le quartet s'est-il dispersé ? Pourquoi
    Arthur n'a-t-il jamais trouvé le bonheur ?
    Ce roman magistral, où la violence et l'érotisme sont constamment maîtrisés par la tendresse et l'humour du poète, est, comme l'écrit Alain Mabanckou, « l'un des
    plus beaux chants de fraternité, d'amour, d'espérance et d'expiation ».
    /> Traduit de l'anglais (États-Unis) par Christiane Besse.
    Préface d'Alain Mabanckou.

  • Dans ces essais écrits durant les années 1940 et 1950 alors qu'il n'avait qu'une vingtaine d'années, James Baldwin s'interroge sur ce que signifie être noir aux États-Unis. Ses réflexions sur la vie à Harlem, la politique, la religion, la presse, la littérature ou le cinéma, écrites dans une prose riche, dense et percutante, sont d'une profonde et vibrante actualité.
    La force de ce recueil réside dans la virtuosité avec laquelle Baldwin entremêle sa critique d'une société injuste et clivante, et le récit très personnel de son expérience et de ses souvenirs. L'évocation de la mort de son père, figure insondable d'un pasteur guetté par la démence, l'entraîne à commenter les émeutes de 1943 à Harlem ; le témoignage de son emprisonnement injustifié dans la prison de Fresnes le conduit à poser un regard lucide sur le rapport de la France à la colonisation ; la chronique d'un voyage à Atlanta lui donne l'occasion de dénoncer le racisme systémique et le paternalisme des politiques qui infantilisent la communauté noire. Avec une justesse incomparable et une franchise désarmante, il détaille ainsi les comportements, explore les méandres des relations entre les Noirs et les Blancs et donne à voir une société aux prises avec ses contradictions.
    Cette nouvelle traduction rend admirablement justice à l'intensité, la finesse et la perspicacité de l'oeuvre de Baldwin, et permet de redécouvrir la voix unique d'une des figures les plus brillantes du XXe siècle.

  • Si Beale Street pouvait parler, elle raconterait à peu près ceci : Tish, dix-neuf ans, est amoureuse de Fonny, un jeune sculpteur noir. Elle est enceinte et ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé d'avoir violé une jeune Porto-Ricaine, est jeté en prison. Pendant que les deux familles se mettent en quête de preuves qui pourront le disculper, Tish et Fonny n'ont d'autre choix qu'attendre, portés par leur amour, un amour qui transcende le désespoir, la colère et la haine.
    Ce roman bouleversant a le goût doux-amer des blues tant aimés de James Baldwin qui montre ici encore son prodigieux talent
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Magali Berger.
    Préface de Geneviève Brisac.

  • Les quatorze essais regroupés dans ce volume, publiés à l'origine dans divers journaux et revues, couvrent une période allant de 1960 à 1985. James Baldwin y évoque les marches pour les droits civiques, les raisons de son exil en France, ses rencontres avec Martin Luther King, sa critique de l'éducation aux États-Unis ou encore sa célébration de la langue noire. Explorant les tensions et non-dits qui touchent son pays, Baldwin offre une analyse pertinente, sévère et subtile de la société américaine qui n'a rien perdu de son actualité ni de sa nécessité. Ces textes dressent le portrait d'un homme dont la perspicacité, l'engagement et l'écriture ont ouvert la voie à de futurs grands écrivains noirs américains. « Je suis entièrement redevable à la prose de James Baldwin. » Toni Morrison

  • « Mon amie Ava Gardner m'a demandé un jour si je pensais qu'elle pouvait incarner Billie Holiday au cinéma. Je dus lui répondre que, même si elle avait sans doute tout ce qu'il fallait pour ça - elle était assez courageuse, honnête et belle -, il était presque certain qu'on ne le tolérerait pas, puisqu'il était de notoriété publique que Billie Holiday était noire et qu'elle, Ava Gardner, était blanche. Ce n'était pas vraiment une plaisanterie, ou alors une plaisanterie amère, car je connais assurément certaines filles noires bien plus blanches qu'Ava. »
    Paru aux États-Unis en 1976 et jusqu'ici inédit en français, Le Diable trouve à faire révèle une autre facette du grand écrivain James Baldwin : celle d'un critique au regard incisif, attaché à explorer les fantasmes, illusions et préjugés des films qui ont marqué sa vie.
    Dans son style à la fois vif et lyrique, il parcourt ses premiers souvenirs de cinéma, indissociables des difficultés familiales et de sa découverte de la société dans laquelle il vit. Naissance d'une nation, Lawrence d'Arabie, Devine qui vient dîner..., Dans la chaleur de la nuit, L'Exorciste, ou encore le physique de Bette Davis sont autant d'occasions de confronter son monde à celui d'Hollywood, et de constater le gouffre qui les sépare.

    Romancier, dramaturge, essayiste et poète afro-américain, héros du mouvement des droits civiques, ami de Martin Luther King et de Malcolm X, James Baldwin est l'un des grands écrivains contemporains.
    Le film I Am Not Your Negro, sorti en 2017, s'inspire de ses écrits.

  • The landmark work on race in America from James Baldwin, whose life and words are immortalized in the Oscar-nominated film I Am Not Your Negro
    'We, the black and the white, deeply need each other here if we are really to become a nation'James Baldwin's impassioned plea to 'end the racial nightmare' in America was a bestseller when it appeared in 1963, galvanising a nation and giving voice to the emerging civil rights movement. Told in the form of two intensely personal 'letters', The Fire Next Time is at once a powerful evocation of Baldwin's early life in Harlem and an excoriating condemnation of the terrible legacy of racial injustice. 'Sermon, ultimatum, confession, deposition, testament, and chronicle ... all presented in searing, brilliant prose' The New York Times Book Review'Baldwin writes with great passion ... it reeks of truth, as the ghettoes of New York and London, Chicago and Manchester reek of our hypocrisy' Sunday Times'The great poet-prophet of the civil rights movement ... his seminal work' Guardian

  • 'Exquisite, a feat of fire-breathing, imaginative daring' GuardianDavid, a young American in 1950s Paris, is waiting for his fiancée to return from vacation in Spain. But when he meets Giovanni, a handsome Italian barman, the two men are drawn into an intense affair. After three months David's fiancée returns and, denying his true nature, he rejects Giovanni for a 'safe' future as a married man. His decision eventually brings tragedy. Filled with passion, regret and longing, this story of a fated love triangle has become a landmark of gay writing. James Baldwin caused outrage as a black author writing about white homosexuals, yet for him the issues of race, sexuality and personal freedom were eternally intertwined.'If Van Gogh was our 19th-century artist-saint, James Baldwin is our 20th-century one' Michael Ondaatje'Baldwin writes of these matters with unusual candour and yet with such dignity and intensity' The New York Times'Violent, excruciating beauty' San Francisco Chronicle

  • The Cross of Redemption is a revelation by an American literary master: a gathering of essays, articles, polemics, reviews, and interviews that have never before appeared in book form.
    James Baldwin was one of the most brilliant and provocative literary figures of the past century, renowned for his fierce engagement with issues haunting our common history. In The Cross of Redemption we have Baldwin discoursing on, among other subjects, the possibility of an African-American president and what it might mean; the hypocrisy of American religious fundamentalism; the black church in America; the trials and tribulations of black nationalism; anti-Semitism; the blues and boxing; Russian literary masters; and the role of the writer in our society.
    Prophetic and bracing, The Cross of Redemption is a welcome and important addition to the works of a cosmopolitan and canonical American writer who still has much to teach us about race, democracy, and personal and national identity. As Michael Ondaatje has remarked, “If van Gogh was our nineteenth-century artist-saint, Baldwin [was] our twentieth-century one.”
    From the Hardcover edition.

  • 'Let our novelists read Mr Baldwin and tremble. There is a whirlwind loose in the land' Sunday TimesWhen Another Country appeared in 1962, it caused a literary sensation. James Baldwin's masterly story of desire, hatred and violence opens with the unforgettable character of Rufus Scott, a scavenging Harlem jazz musician adrift in New York. Self-destructive, bad and brilliant, he draws us into a Bohemian underworld pulsing with heat, music and sex, where desperate and dangerous characters betray, love and test each other to the limit.'In Another Country, Baldwin created the essential American drama of the century' Colm Toibín'An almost unbearable, tumultuous, blood-pounding experience' Washington Post'Brilliantly and fiercely told' The New York Times

  • Anglais Notes of a Native Son

    James Baldwin

    In an age of Black Lives Matter, James Baldwin's essays on life in Harlem, the protest novel, movies, and African Americans abroad are as powerful today as when they were first written. With documentaries like I Am Not Your Negro bringing renewed interest to Baldwin's life and work, Notes of a Native Son serves as a valuable introduction.
    Written during the 1940s and early 1950s, when Baldwin was only in his twenties, the essays collected in Notes of a Native Son capture a view of black life and black thought at the dawn of the civil rights movement and as the movement slowly gained strength through the words of one of the most captivating essayists and foremost intellectuals of that era. Writing as an artist, activist, and social critic, Baldwin probes the complex condition of being black in America. With a keen eye, he examines everything from the significance of the protest novel to the motives and circumstances of the many black expatriates of the time, from his home in “The Harlem Ghetto” to a sobering “Journey to Atlanta.”
    Notes of a Native Son inaugurated Baldwin as one of the leading interpreters of the dramatic social changes erupting in the United States in the twentieth century, and many of his observations have proven almost prophetic. His criticism on topics such as the paternalism of white progressives or on his own friend Richard Wright’s work is pointed and unabashed. He was also one of the few writing on race at the time who addressed the issue with a powerful mixture of outrage at the gross physical and political violence against black citizens and measured understanding of their oppressors, which helped awaken a white audience to the injustices under their noses. Naturally, this combination of brazen criticism and unconventional empathy for white readers won Baldwin as much condemnation as praise.
    Notes is the book that established Baldwin’s voice as a social critic, and it remains one of his most admired works. The essays collected here create a cohesive sketch of black America and reveal an intimate portrait of Baldwin’s own search for identity as an artist, as a black man, and as an American.

  • James Baldwin first wrote about homosexuality in his famous early novel, Giovanni's Room. Here he brings homosexuality and race together in the story of the great gospel singer Arthur Montana. Arthur was found dead in the basement of a London pub at the age of thirty-nine, yet he lies on in this memoir. Written by Hall, his brother and manager, it is in part a subtle and moving study of the treacherous ebb and flow of memory. Set against a vividly drawn background of the civil rights movement of the sixties, Just Above My Head explores how Arthur discovers his love for Jimmy - 'with his smile like a lantern and a voice like Saturday nights' - and portrays how profoundly racial politics can shape the private business of love.

  • This stunningly personal document and extraordinary history of the turbulent sixties and early seventies displays James Baldwin's fury and despair more deeply than any of his other works. In vivid detail he remembers the Harlem childhood that shaped his early conciousness, the later events that scored his heart with pain--the murders of Martin Luther King and Malcolm X, his sojourns in Europe and in Hollywood, and his retum to the American South to confront a violent America face-to-face.

  • James Baldwin At The Movies... Provocative, timeless, brilliant.
    Bette Davis's eyes, Joan Crawford's bitchy elegance, Stepin Fetchit's stereotype, Sidney Poitier's superhuman black man... These are the movie stars and the qualities that influenced James Baldwin... and now become part of his incisive look at racism in American movies.
    Baldwin challenges the underlying assumptions in such films as In the Heat of the Night, Guess Who's Coming to Dinner, and The Exorcist, offering us a vision of America's self-delusions and deceptions. Here are our loves and hates, biases and cruelties, fears and ignorance reflected by the films that have entertained us and shaped our consciousness. And here, too, is the stunning prose of a writer whose passion never diminished his struggle for equality, justice, and social change.
    From The Birth of a Nation to The Exorcist--one of America's most important writers turns his critical eye to American film.

  • Only a boy preacher who had grown up to become one of America's most eminent writers could have produced a play like The Amen Corner. For to his first work for the theater James Baldwin brought all the fervor and majestic rhetoric of the storefront churches of his childhood along with an unwavering awareness of the price those churches exacted from their worshipers.
    For years Sister Margaret Alexander has moved her Harlem congregation with a mixture of personal charisma and ferocious piety. But when Margaret's estranged husband, a scapegrace jazz musician, comes home to die, she is in danger of losing both her standing in the church and the son she has tried to keep on the godly path.
    The Amen Corner is a play about faith and family, about the gulf between black men and black women and black fathers and black sons. It is a scalding, uplifting, sorrowful and exultant masterpiece of the modern American theater.

  • At the height of his theatrical career, the actor Leo Proudhammer is nearly felled by a heart attack. As he hovers between life and death, Baldwin shows the choices that have made him enviably famous and terrifyingly vulnerable.
    For between Leo's childhood on the streets of Harlem and his arrival into the intoxicating world of the theater lies a wilderness of desire and loss, shame and rage. An adored older brother vanishes into prison. There are love affairs with a white woman and a younger black man, each of whom will make irresistible claims on Leo's loyalty. And everywhere there is the anguish of being black in a society that at times seems poised on the brink of total racial war. Overpowering in its vitality, extravagant in the intensity of its feeling, Tell Me How Long the Train's Been Gone is a major work of American literature.

  • In a small Southern town, a white man murders a black man, then throws his body in the weeds. With this act of violence--which is loosely based on the notorious 1955 killing of Emmett Till--James Baldwin launches an unsparing and at times agonizing probe of the wounds of race. For where once a white storekeeper could have shot a "boy" like Richard Henry with impunity, times have changed. And centuries of brutality and fear, patronage and contempt, are about to erupt in a moment of truth as devastating as a shotgun blast.
    In his award-winning play, Baldwin turns a murder and its aftermath into an inquest in which even the most well-intentioned whites are implicated--and in which even a killer receives his share of compassion.

  • "There's no way not to suffer. But you try all kinds of ways to keep from drowning in it." The men and women in these eight short fictions grasp this truth on an elemental level, and their stories, as told by James Baldwin, detail the ingenious and often desperate ways in which they try to keep their head above water. It may be the heroin that a down-and-out jazz pianist uses to face the terror of pouring his life into an inanimate instrument. It may be the brittle piety of a father who can never forgive his son for his illegitimacy. Or it may be the screen of bigotry that a redneck deputy has raised to blunt the awful childhood memory of the day his parents took him to watch a black man being murdered by a gleeful mob.
    By turns haunting, heartbreaking, and horrifying--and informed throughout by Baldwin's uncanny knowledge of the wounds racism has left in both its victims and its perpetrators--Going to Meet the Man is a major work by one of our most important writers.

  • Based on Alex Haley's bestselling classic The Autobiography of Malcolm X, a rare, lucidly composed screenplay from one of America's great masters of letters.Son of a Baptist minister; New York City hustler; honor student; convicted criminal; powerful minister in the Nation of Islam; father and husband: Malcolm X transformed himself, time and again, in order to become one of the most feared, loved, and undeniably charismatic leaders of twentieth-century America. No one better represents the tumultuous times of his generation, and there is no one better to capture him and his milieu than James Baldwin. With spare, elegant, yet forceful dialogue and fresh, precise camera directions, Baldwin breathes cinematic life into this controversial and important figure, offering a new look at a man who changed himself in order to change the country.

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