• Dans une période de remise en cause du sens, les textes, en partie inédits, qui composent ce recueil, font voir dans toute son ampleur le parcours d'une critique de la pensée grecque et d'un spécialiste du déchiffrement. Jean Bollack ne s'est pas contenté de rassembler ses articles les plus célèbres, il les a relus, commentés (parfois avec trente ans de recul), montrant comment il s'est appris à lire.Une technique prend sa mesure et s'affine dans le travail sur les cosmologies antiques. En réfléchissant sur sa propre démarche, la philologie acquiert une distance qu'elle n'avait pas encore expérimentée. La coupure radicale entre Antiquité et modernité, toujours originaire, est toujours repensée. Jean Bollack explore ainsi l'homologie qu'entretiennent avec Empédocle, Héraclite, les atomistes ou le mythe, les cosmologies et les langues les plus brisées, d'un Frénaud, d'un Saint-John Perse, d'un Celan.La Grèce, rendue à elle-même, ouvre aux yeux une terre inconnue, Grèce de personne.

  • Jacob Bernays (1824-1881), lettré autant que philologue, fut un grand découvreur. À Bonn où il enseigna, il eut, entre autres élèves, Nietzsche et Wilamowitz. C'est une des figures les plus fascinantes de l'histoire des lettres. Exclu par ses origines juives et par son ascétisme de l'institution, et, du même coup, de la folie d'une productivité scientiste effrénée, qui emportait le siècle, il est resté fidèle aux idées qui avaient justifié les Lumières. Il fit fructifier cette extériorité dans une recherche fondatrice, à la fois savante et ouverte. Ce livre, écrit par un helléniste d'aujourd'hui, se veut le portrait de son oeuvre : il saisit la nouveauté de ses points de vue - sur le sens de la katharsis dans la Poétique d'Aristote, sur l'importance des présocratiques, sur les voies croisées de la philosophie religieuse des juifs et des chrétiens, sur leurs mentalités et leurs rites-, en captant cette nouveauté dans le jaillissement de la découverte, au moment où ces vues se sont exprimées, avec leurs blocages, leurs promesses, leurs déviances latentes, ponctuelles ou définitives. L'histoire juge l'histoire, dans un débat passionné avec le passé, et montre ce qui allait être, mais aussi ce qui aurait pu être.

  • Le premier des quatre volumes de l'OEdipe roi de Sophocle, paru en 1990, et à présent réédité, comporte une longue introduction méthodique sur les conditions intellectuelles du déchiffrement et sur les données matérielles de la reconstitution (et de la constitution) du texte. Cet essai vaut, au-delà de la pièce, pour l'histoire de la transmission en général. On y trouve une description des différentes classes de manuscrits, avec une étude des habitudes de lecture et des courants d'érudition de Byzance jusqu'aux écoles modernes. Suivent le texte grec avec apparat, et la traduction. Le livre se clôt sur une analyse qui restitue les mètres des chants de choeur et sur un index relatif à l'introduction. Les trois autres volumes contiennent la paraphrase argumentée (l'argument) des unités scéniques, ouvrant une discussion du détail. L'ambition dépasse celle d'un simple commentaire. La présentation prend souvent la forme de dossiers sur des questions de linguistique, de mythologie ou d'histoire des religions. Elle inclut et situe la diversité des constructions possibles, et légitime équitablement le choix de l'éditeur. Elle retrace en effet les conditions dans lesquelles s'est faite la lecture au cours des siècles selon les nations (et les traditions culturelles, politiques et religieuses). L'analyse remonte partiellement jusqu'à la Renaissance, mais répertorie plus systématiquement les opinions soutenues depuis le tournant décisif du xviiie siècle, montant toute une histoire de la philologie. À la fin du dernier volume un index multiple inclut les orientations idéologiques de la critique et les faits de langue et de style.

  • Le premier des quatre volumes de l'OEdipe roi de Sophocle, paru en 1990, et à présent réédité, comporte une longue introduction méthodique sur les conditions intellectuelles du déchiffrement et sur les données matérielles de la reconstitution (et de la constitution) du texte. Cet essai vaut, au-delà de la pièce, pour l'histoire de la transmission en général. On y trouve une description des différentes classes de manuscrits, avec une étude des habitudes de lecture et des courants d'érudition de Byzance jusqu'aux écoles modernes. Suivent le texte grec avec apparat, et la traduction. Le livre se clôt sur une analyse qui restitue les mètres des chants de choeur et sur un index relatif à l'introduction. Les trois autres volumes contiennent la paraphrase argumentée (l'argument) des unités scéniques, ouvrant une discussion du détail. L'ambition dépasse celle d'un simple commentaire. La présentation prend souvent la forme de dossiers sur des questions de linguistique, de mythologie ou d'histoire des religions. Elle inclut et situe la diversité des constructions possibles, et légitime équitablement le choix de l'éditeur. Elle retrace en effet les conditions dans lesquelles s'est faite la lecture au cours des siècles selon les nations (et les traditions culturelles, politiques et religieuses). L'analyse remonte partiellement jusqu'à la Renaissance, mais répertorie plus systématiquement les opinions soutenues depuis le tournant décisif du xviiie siècle, montant toute une histoire de la philologie. À la fin du dernier volume un index multiple inclut les orientations idéologiques de la critique et les faits de langue et de style.

  • Le premier des quatre volumes de l'OEdipe roi de Sophocle, paru en 1990, et à présent réédité, comporte une longue introduction méthodique sur les conditions intellectuelles du déchiffrement et sur les données matérielles de la reconstitution (et de la constitution) du texte. Cet essai vaut, au-delà de la pièce, pour l'histoire de la transmission en général. On y trouve une description des différentes classes de manuscrits, avec une étude des habitudes de lecture et des courants d'érudition de Byzance jusqu'aux écoles modernes. Suivent le texte grec avec apparat, et la traduction. Le livre se clôt sur une analyse qui restitue les mètres des chants de choeur et sur un index relatif à l'introduction. Les trois autres volumes contiennent la paraphrase argumentée (l'argument) des unités scéniques, ouvrant une discussion du détail. L'ambition dépasse celle d'un simple commentaire. La présentation prend souvent la forme de dossiers sur des questions de linguistique, de mythologie ou d'histoire des religions. Elle inclut et situe la diversité des constructions possibles, et légitime équitablement le choix de l'éditeur. Elle retrace en effet les conditions dans lesquelles s'est faite la lecture au cours des siècles selon les nations (et les traditions culturelles, politiques et religieuses). L'analyse remonte partiellement jusqu'à la Renaissance, mais répertorie plus systématiquement les opinions soutenues depuis le tournant décisif du xviiie siècle, montant toute une histoire de la philologie. À la fin du dernier volume un index multiple inclut les orientations idéologiques de la critique et les faits de langue et de style.

  • Le premier des quatre volumes de l'OEdipe roi de Sophocle, paru en 1990, et à présent réédité, comporte une longue introduction méthodique sur les conditions intellectuelles du déchiffrement et sur les données matérielles de la reconstitution (et de la constitution) du texte. Cet essai vaut, au-delà de la pièce, pour l'histoire de la transmission en général. On y trouve une description des différentes classes de manuscrits, avec une étude des habitudes de lecture et des courants d'érudition de Byzance jusqu'aux écoles modernes. Suivent le texte grec avec apparat, et la traduction. Le livre se clôt sur une analyse qui restitue les mètres des chants de choeur et sur un index relatif à l'introduction. Les trois autres volumes contiennent la paraphrase argumentée (l'argument) des unités scéniques, ouvrant une discussion du détail. L'ambition dépasse celle d'un simple commentaire. La présentation prend souvent la forme de dossiers sur des questions de linguistique, de mythologie ou d'histoire des religions. Elle inclut et situe la diversité des constructions possibles, et légitime équitablement le choix de l'éditeur. Elle retrace en effet les conditions dans lesquelles s'est faite la lecture au cours des siècles selon les nations (et les traditions culturelles, politiques et religieuses). L'analyse remonte partiellement jusqu'à la Renaissance, mais répertorie plus systématiquement les opinions soutenues depuis le tournant décisif du xviiie siècle, montant toute une histoire de la philologie. À la fin du dernier volume un index multiple inclut les orientations idéologiques de la critique et les faits de langue et de style.

  • "Cet essai d'interprétation est issu d'une traduction de la pièce de Sophocle et d'un travail de mise en scène entrepris avec Marcel Bozonnet. La figure d'Antigone a été approchée ces dernières années par différents auteurs à travers la philosophie, la psychanalyse ou même l'anthropologie. Le drame a été adapté et actualisé. Un mythe s'est constitué qui nécessite une étude. Une reconsidération du travail de Sophocle à la lumière d'une recherche approfondie sur le détail du texte et la composition d'ensemble, tel est le but de cet ouvrage. Un regard nouveau sur le sens et la fin du tragique conflit."

  • Ce numéro de Voix et Images se consacre à un champ de recherche encore peu défriché, la bande dessinée québécoise.

    Après une introduction qui retrace l'histoire de la forme au Québec, le dossier s'ouvre sur la genèse du langage bédéistique d'ici dans les années 1900 à travers, entre autres, le travail pionnier d'Albéric Bourgeois. Il se poursuit avec un portrait du milieu aujourd'hui à travers les oeuvres majeures de bédéistes établis (Michel Rabagliati, Obom, Zviane et Jimmy Beaulieu) et l'incursion des bédéistes de La Pastèque au Musée des Beaux-arts de Montréal en 2014. Il est ensuite question de l'aspect autobiographique, d'abord à partir de Tuer Vélasquez de Philippe Girard, puis du travail de Jimmy Beaulieu en général. Enfin, le dernier article se consacre à la forme de l'essai en bande dessinée et à l'utilisation que fait Zviane de la marge dans la version commentée de son Ping-pong. Le dossier se clôt sur une bibliographie du corpus théorique sur la bande dessinée québécoise, qui saura constituer un point de départ essentiel pour la recherche à venir.

    En plus du dossier, le numéro comporte une étude du roman Suréquipée, de Grégoire Courtois, ainsi que plusieurs chroniques ayant pour point de départ les récentes parutions québécoises.

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