• Trouver sa place n'est pas une mince affaire, quand on cherche l'endroit où vivre. Le jeune homme comprend vite qu'aucune maison ne lui conviendra jamais. Sa vieille Ford break est bien une habitation à elle seule, mais peut-être insuffisante. Alors pourquoi pas s'enfoncer dans les bois et y dresser un tipi. C'est presque aussi simple qu'enfiler un grand vêtement. Maintenant, qui sait ce qui peut arriver au coeur de l'hiver, avec la première neige... Éloge d'un mode de vie poétique et rock'n roll, un roman nerveux et contemplatif à la fois, sur les traces de Thoreau et tout en riff de guitare à la Neil Young.

  • Vous avez cinq ans et vous vendez des bonshommes en pâte à modeler pour le compte du curé. A huit ans, vous pédalez avec une remorque pleine de métaux pour le ferrailleur du coin. Puis les années 1970 fleurissent et vous partez sur les routes, la guitare en bandoulière, enchaînant les petits boulots. Votre regard sur le monde est plein de tendresse et de dérision. Jusquà la révélation : vous croyez devenir maçon et vous rencontrez la littérature. Les poètes de la beat generation seront vos compagnons de vie.

  • Ce banc peut contenir autant qu'il veut de gens comme vous et moi, dit l'un des personnages. Ceux-ci surgissent donc en foule, les uns à la suite des autres, dans des situations cocasses.

  • "Il vous arrive de recevoir des gouttes de pluie, de lever la tête et voir un ciel si pur et si bleu que vous pensez rêver. Pourtant vos cheveux sont mouillés et vous sentez le cheminement frais de gouttes d'eau entre votre front et votre menton. Alors il reste à croire qu'une espèce d'oiseau un peu volumineux s'est lâché en plein ciel juste au-dessus de votre tête, mais ça ne vous convainc pas. Vous préférez croire que les choses peuvent être différentes de ce qu'elles sont habituellement, qu'elles peuvent se dilater de façon assez irraisonnée pour que la réalité se modifie..." L'univers troublant de Jean Cagnard en douze nouvelles.

  • La pièce évoque ce voyage qui a conduit six millions de personnes à perdre ce qui les composait pour devenir ce qu´on leur demandait, une fumée noire. « Pour cela, il fallut s´alléger, de poids, d´esprit, apprendre sans peau et sans frontière. Ici concrètement on peut rencontrer un tas de cendres dans la rue, lui parler ; plus loin on peut danser avec un train ou une cheminée, croiser un homme qui à la manivelle rétrécit le ciel ; il y a une famille, une petite fille qui marche, toute pleine de bonnes questions brutales, un Chevalier Estomac et pour quelques-uns le retour. » [JC] Jean Cagnard écrit dans différents champs de la littérature, théâtre, poésie, nouvelles, roman. Aux Éditions Espaces 34, il a publié Au pied du Fujiyama, La distance qui nous sépare du prochain poème, et L´avion, suivi de De mes yeux la prunelle. Il a fondé avec Catherine Vasseur la Compagnie 1057 Roses.

  • Sur une aire d'autoroute, un serpent tombe du ciel. Puis un autre. Un homme est en route, il va rendre visite à ses six frères et surs qu'il n'a pas vu depuis trop longtemps. Sur sa route, il croise parfois des lacs, des fleuves, des étendues d'eau. Alors son téléphone mobile sonne: c'est son fils. Une mouche sur le pare-brise tient compagnie au voyageur. Qui rate ses frères et surs: l'une après l'autre, les maisons restent volets clos, pour vacances? départ précipité? Le voyageur reprend sa route. Parfois, quand il klaxonne, il pleut des écureuils.

  • Une histoire d'amour fou et d'errance. L'auteur à reçu le prix Prométhée pour un recueil de nouvelles.

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