• Pie VI

    Jean Flory

    Deux moments, toujours la France - celle, conquérante, triomphante, qui envahit un petit État et déporte un pape, et celle, vaincue, occupée, asservie, où l'ennemi pourchasse, déporte, tue.
    Deux hommes - le premier est Pie VI, trop âgé pour la cruelle randonnée que le Directoire lui réserve et qui mourra d'épuisement à Valence, en août 1799, après avoir traversé les Alpes en charrette au cours d'un printemps glacé. Le peuple s'émeut, mais l'ordre vient de Paris : on l'enterre civilement, à la sauvette.
    Le second, c'est un esprit, une foi active, c'est un coeur vibrant, formateur de la jeunesse, résistant, animateur de réseau, diffuseur des Cahiers du Témoignage chrétien, passeur des montagnes et des frontières, Jean Flory. Au plus noir de l'Occupation, l'archiprêtre de Montbéliard a saisi ce qui, dans le calvaire de Pie VI, résonnait avec le sort de la France en 1942. Il s'en est servi. Il en a fait un livre indigné.
    Les Éditions Feuilles reprennent l'ouvrage paru en 1943, assorti d'une introduction "?Sur Jean Flory?", de Florence Lautel-Ribstein et Max Ribstein, et d'un "?Dossier?" final d'Édouard Bouyé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La croisade est l´un des phénomènes historiques les mieux attestés de l´histoire. Elle a opposé pendant deux siècles, pour la «libération de la Palestine», les forces armées de la chrétienté occidentale et de l´islam, occupé les esprits des chrétiens tout au long du Moyen Age et même des Temps modernes, créé des mythes et forgé des idéologies durables chez les chrétiens comme chez les musulmans. C´est aussi, malgré l´abondance des sources et des travaux qui lui ont été consacrés, l´un des thèmes les plus controversés de l´histoire : pèlerinage armé ou guerre sainte ? Élan de foi ou exemple parfait du fanatisme et de l'obscurantisme ? Guerre de libération ou prémices du colonialisme ? La croisade est-elle seulement dirigée vers la Terre Sainte, ou doit-on la replacer dans le vaste mouvement de l´expansion occidentale ? Est-ce une guerre missionnaire ? Quel rôle y ont joué la papauté et les mouvements populaires ? Quels sont ses rapports avec le jihad, l´antisémitisme, l´attente des derniers Temps ? Jean Flori, Docteur d´État es Lettres et Sciences Humaines, est depuis 1987 directeur de Recherche au CNRS ; il exerce au Centre d'Études Supérieures de Civilisation Médiévale de Poitiers. Spécialiste de l´histoire des mentalités et des idéologies, en particulier de la chevalerie, de la guerre sainte et de la croisade, il a consacré à ces thèmes une dizaine d'ouvrages et une centaine d'articles.

    1 autre édition :

  • Pendant deux cents ans (fin XIe-fin XIIIesiècle), l´Occident chrétien a mobilisé une grande partie de ses forces armées d´abord pour libérer la Terre Sainte, occupée par les musulmans depuis plus de quatre siècles, puis pour la défendre, en vain.. Les sources qui font connaître « l´ère des croisades » sont nombreuses, diverses et riches, car lourdement chargées d´idéologie. Jean Flori s´est attachéà découvrir les mobiles qui ont poussé tant d´êtres humains à partir aussi loin de leur terre natale et de leur famille, à l´appel de prédicateurs plus ou moins inspirés qui, parlant au nom de Dieu, tentaient de les convaincre de s´engager dans cette aventure. Quels étaient leurs buts, leurs méthodes de prédication, leurs arguments, leurs promesses ? Comment ont ils évolué au fil du temps ? Telles sont les questions qui sous-tendent cet ouvrage novateur, qui se veut à la fois l´histoire d´une idéologie et celle de sa propagande. Cette étude se fonde essentiellement sur des sources que l´auteur s´est efforcé de « laisser parler » afin d´en conserver toute la force, la saveur et parfois l´ambiguïté.

  • Philippe auguste

    Jean Flori

    Le règne de Philippe Auguste (1165-1223) marque un tournant décisif tant pour la monarchie capétienne que pour la fondation et l'extension du royaume de France. Usant habilement des structures de la société féodale, il mit en place une administration centrale efficace lui permettant d'imposer son pouvoir dans le domaine royal, qu'il étendit notamment à la Normandie et à l'Anjou. Fin diplomate et chef militaire de grande envergure, il sut tirer profit de la rivalité entre Henri II d'Angleterre et son fils, Richard Coeur de Lion. L'avènement du médiocre Jean sans Terre et la bataille de Bouvines, première victoire réellement « française » face à une coalition européenne, lui permit de faire main basse sur les fiefs continentaux des Plantagenêts. Aujourd'hui encore, de nombreuses constructions témoignent de son intense activité militaire : mur d'enceinte de Paris, donjons fortifiés disséminés sur le territoire, de Châteaudun à Gisors. Jean Flori brosse ainsi le portrait d'un roi guerrier, bâtisseur et administrateur d'exception, à la personnalité complexe, parfois austère, qui sut poser les bases de l'État moderne.

  • Augustin, déjà, distingue parmi les combats et conçoit l´idée de guerre juste. Ceux qui la mènent, et qui sont milites, peuvent donc être rassurés sur leur sort éternel : Dieu n´est pas hostile aux soldats, lorsqu´ils se mettent au service du bien. Les doutes persistent cependant, et il faut souvent vaincre ces inquiétudes, montrer que l´on peut être en même temps un bon chrétien et un bon miles. Les guerres menées par ou pour les papes y contribuèrent. La valorisation de la guerre, lorsqu´elle est « juste », voire « sainte », n´entraîna pas aussitôt une grande promotion de la condition guerrière. Les milites demeurent encore, par leur métier, entachés d´une certaine faute, tachés du sang répandu, même pour une juste cause. Les entreprises des papes contre leurs voisins, pour libérer le jeune état pontifical des menaces lombardes, sarrasines, normandes, les expéditions de la Reconquista espagnole, plus tard les croisades conduisirent à une plus grande valorisation de la militia. Les milites sortent de l´ombre. La militia naît. L´essorde la chevalerie va commencer. Le manteau idéologique, lentement tissé pour d´autres, va pouvoir l´habiller.

  • Pourquoi la croisade ? Qui l'a voulue ? combien ont-ils été à prendre la route et quels ont été leurs chefs ? Les réponses à ces questions - et à bien d'autres - passent toutes par l'évocation d'un personnage clef, Pierre l'Ermite, figure familière des manuels de nos grands-parents mais à présent négligée par nombre d'historiens.

    Or une critique serrée des textes montre bien qu'il y eut dès le début, derrière une unité de façade, une large diversité de mobiles et de buts, Si le pape voulait d'abord affermir son contrôle sur l'Église et sur la société, si les Grands entendaient se tailler outre-mer des principautés, les plus humbles, fussent-ils chevaliers, croyaient fermement qu'ils allaient à Jérusalem pour livrer, avec le Christ revenu, le combat final pour instaurer le royaume de Dieu sur la terre, Et c'est Pierre l'Ermite, prédicateur ardent, souvent fanatique, qui sut mettre ces masses en mouvement pour les mener vers la cité sainte ; lui dont les harangues déclenchèrent les massacres de juifs dans les villes d'Allemagne ; lui qui inlassablement releva les énergies afin que l'entreprise reste - pour le meilleur et pour le pire - ce qu'elle était au départ : une affaire spirituelle, une guerre sainte, II ne pouvait à la longue manquer d'apparaître comme un gêneur Voilà pourquoi les sources, toutes cléricales, le tiennent en suspicion, occultent son rôle et vont jusqu'à le dénigrer, Pourtant l'histoire de la " première croisade " ne saurait se dispenser d'une profonde réévaluation de l'action de ce chef charismatique au courage exceptionnel et à la popularité immense.

    L'aisance avec laquelle se déploie l'érudition fait de ce livre capital la plus captivante des enquêtes en remettant radicalement en cause d'interprétation traditionnelle de la croisade et de ses sources, Docteur d État ès lettres et sciences humaines (1983), Jean Flori, directeur de recherche au CNRS depuis 1987, a travaillé à l'Institut universitaire de la recherche scientifique de Rabat de 1987 à 1992. Membre dit (.entre d'études supérieures de civilisation médiévale de Poitiers, il est spécialiste de l'histoire des idées et des idéologies, en particulier de la chevalerie, de la guerre sainte et de la croisade.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre cherche à décrire l'évolution des idées, des mentalités et des attitudes envers la violence des armes dans le christianisme et l'islam. Comment parvient-on, en Occident, à la notion de guerre sainte ? Comment entre-t-elle en interaction avec l'idée de jihad dans l'islam ? L'appel à la croisade, dramatique aboutissement d'une évolution millénaire au sein du christianisme, a conduit à l'élaboration d'une doctrine de la guerre sainte rejoignant par de nombreux traits le jihad islamique. Il s'agit de comprendre par quelles voies les deux religions en arrivent, à la fin du xie siècle, à un niveau similaire de sacralisation de la guerre pour mieux saisir comment, encore aujourd'hui, nous en récoltons les fruits vénéneux. Cet ouvrage ne se contente pas d'analyser les sources principales pour en tirer la substance dans un langage clair et accessible à tous. Dans sa partie « Documents », il offre également au lecteur, en traduction, un grand nombre de textes majeurs qui, dans les deux religions, ont fondé les attitudes et les mentalités. Jean Flori : L'auteur, docteur d'État ès lettres et sciences humaines, directeur de recherche honoraire au CNRS, est spécialiste des idéologies et des mentalités religieuses (chevalerie, guerre sainte, croisade). Il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur les relations entre islam et chrétienté, presque tous traduits en plusieurs langues.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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