• Conte de cinéma

    Jean Lods

    Colin est un génie de la restauration des films, qui redonne une jeunesse aux plus grands classiques. Mais on réduit les subventions de son Institut. Et son nouveau directeur l'affecte à des productions qu'il estime plus rentables que les oeuvres de Howard Hawks ou de John Ford. Aussi, est-ce en secret que Colin travaille sur Une partie de campagne de Jean Renoir.
    Une nuit, alors qu'il peaufine le relief des boutons du chemisier de la jeune héroïne, Henriette, il a la curieuse sensation de voir l'étoffe bouger. Quatre-vingt-quinze pulsations par minute, estime-t-il même, en regardant sa montre.
    Bientôt, il entre dans le film.
    Né en 1938, Jean Lods a passé son enfance et son adolescence à l'île de la Réunion. Il est l'auteur des récits et romans suivants : La Part de l'eau (Gallimard, 1977 ; prix Ève Delacroix) ; La Morte saison (Gallimard, 1980 ; dernière sélection des Prix Renaudot et Femina) ; Le Bleu des vitraux (Gallimard, 1987 ; prix Alain Fournier) ; Sven (Calmann-Lévy, 1991) ; Quelques jours à Lyon (Calmann-Lévy, 1994 ; dernière sélection du Prix Renaudot) et Mademoiselle (Vénissieux, Editions Paroles d'Aube 1994).

  • Depuis qu'il y a une forteresse, il y a un colonel pour la commander. Et une fille de colonel pour dévaler la colline et aller danser. Entendez-vous la musique des fêtes ? Elle vient de la mer comme l'odeur du large. Qui reconnaîtra que le métal des notes commence à se fêler ? Car la surface des marécages ne cesse de croître et la frontière de reculer. La tempête approche. Et, avec elle, les ennemis insaisissables sur leurs chevaux légers. « Mais nous tiendrons », murmure le vieux colonel. Auteur célébré par la critique et les prix, Jean Lods n'avait pas publié de roman depuis vingt ans. Il nous offre aujourd'hui un conte métaphysique rempli de tendresse et d'ironie : le récit d'un homme en lutte avec l'inéluctable.

  • Le narrateur est un jeune ingénieur que le hasard d'un stage fait arriver sur un chantier au bord d'une lagune. Depuis des années la montée irrésistible des eaux à travers la région a transformé le pays, livré tout entier à la pluie, au vent, à la boue, au froid. La force feutrée des éléments a coupé les habitants du lieu de toute réalité vivante. Dans ce monde éteint ils ont fini par ressembler aux eaux mortes qui les entourent. Le stagiaire va lutter d'abord, sur ce chantier, contre l'invasion de l'eau. Mais il se rend vite compte qu'il est le seul à croire à ce combat. C'est alors que, découragé, il se laisse aller à son attirance pour Jeanne, la fille du chef de chantier, créature au sang glacé, aux sentiments impénétrables. Il aime Jeanne, et peu à peu se laisse envoûter. Elle l'attire progressivement vers sa perte, en se confondant avec le paysage à la fois fier et désolé dont elle est l'incarnation.

  • Marquée à la fois par l'expérience de l'univers colonial réunionnais et par celle du déracinement, toute l'oeuvre de l'auteur est une recherche d'identité à travers le souvenir réel ou reconstruit.

  • « Ce volume est le second de la série qui, dans « L´Évolution de l´Humanité », est consacrée aux origines du christianisme. Après avoir, dans le premier, examiné la plus ancienne histoire des tribus hébraïques nomades et leur installation en Canaan, on en arrive, avec celui-ci, à la partie centrale de l´histoire d´Israël antérieure à notre ère, et à ce qui caractérise sa religion : le prophétisme. C´est l´une des périodes les plus importantes et les plus attachantes de la vie religieuse de l´humanité.



    Ad. Lods,

  • « Ce qui confère au peuple d´Israël une place unique, égale en importance à celles de la Grèce et de Rome dans l´histoire de l´humanité, c´est sa religion, mère du christianisme, du judaïsme et de l´islamisme ».


    Ainsi débute l´ouvrage d´Adolphe Lods qu´on va lire et cette première phrase suffit à en justifier le propos, qui est « l´étude de la formation et du développement de la religion d´Israël ». Le volume suivant, du même auteur, continue celui-ci au moment où Israël aborde une expérience toute nouvelle et originale, le prophétisme; enfin, Ch. Guignebert a établi lui-même l´ouvrage qui étudie le Monde juif au moment où va naître Jésus. Le lecteur disposera alors - avec Jésus et Le Christ - des cinq volumes qui, dans la Collection « L´Évolution de l´humanité », sont consacrés aux origines du Christianisme.


    Dans le présent ouvrage, qui est, historiquement, le premier de cette série, nous allons suivre l´histoire des tribus hébraïques nomades, jusqu´au moment où, fixées en Palestine, elles se sont transformées en un peuple sédentaire. Nous assisterons à la formation de leur religion et à son adaptation difficile à un nouveau genre de vie. Tout naturellement, l´auteur est amené à ressusciter le milieu, géographique, historique et social, de toute cette région de l´Orient antique, - qui, aujourd´hui, par un étrange destin, continue à faire parler d´elle.

  • Les oeuvres littéraires médiévales restent, pour la plupart, méconnues du public cultivé, qui les considère volontiers comme un domaine réservé aux érudits et aux spécialistes. C'est là une situation d'autant plus regrettable et paradoxale qu'on sait assez l'attirance, voire la fascination, qu'exerce sur tant de nos contemporains tout ce qui touche à cette époque. Ne répond, trop souvent hélas, à cette attirance quasi instintive du public qu'un Moyen Âge de carton-pâte - films ou émissions télévisées de qualité médiocre, fêtes populaires où, à grand renfort de costumes, on s'ingénie à recréer l' "atmosphère médiévale". Sans doute le premier obstacle à un contact authentique avec les textes littéraires de notre Moyen Âge reste celui de la langue - cet ancien français dont on a d'ailleurs exagéré comme à plaisir la difficulté, qui n'est pas aussi grande que le laisseraient croire les imposants monuments d'érudition philologique auxquels il a donné naissance. Il faut, à cet égard, savoir gré aux médiévistes qui n'ont pas hésité à jouer la carte de la traduction en français moderne de ces oeuvres vénérables... et oubliées. Ainsi en va-t-il de ces petits joyaux poétiques du xiie siècle - les Lais de Marie de France - dont Pierre Jonin nous a donné récemment une excellente traduction dans le but, écrit-il, "d'élargir le champ de pénétration d'une oeuvre en la rendant accessible au plus grand nombre possible". C'est là une première étape, devenue indispensable et qui n'exclut pas d'ailleurs, dans un second temps, le recours au texte original. Mais il reste encore à débarrasser ces oeuvres des bandelettes étouffantes dans lesquelles elles ont été trop longtemps maintenues sous la double influence d'une critique littéraire de type historique mal adaptée à ce genre de littérature et d'une certaine philologie qui ne voyait en elles que prétexte à exercices grammaticaux. Avec bien d'autre médiévistes d'aujourd'hui, nous pensons que ces oeuvres ne sont pas à visiter comme des monuments archéologiques, témoins d'une civilisation et d'une pensée désormais révolues, mais qu'elles ont encore quelque chose à dire aux modernes que nous sommes, pour peu qu'on les aborde avec un esprit ouvert et disponible, qui ne se refuse pas aux modes de lecture de notre temps.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De l'océan Indien à la mer du Nord, deux îles, à travers le temps et l'espace, se renvoient les images d'une vie. A la Réunion, dans une plantation déserte, au milieu d'une nature luxuriante et sauvage, un vieillard attend on ne sait quelle nouvelle. A l'autre extrémité de la terre, dans une des îles Frisonnes, un homme attend lui aussi.

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