• La maladie d'Alzheimer entraîne des troubles cognitifs évoluant spontanément vers l'aggravation pour aboutir à la dépendance et on ne sait toujours pas la traiter malgré d'innombrables recherches.
    Pourquoi cet échec ? Parce que les troubles qu'on lui attribue ne résultent pas exclusivement d'atteintes organiques cérébrales comme l'affirme la doxa. Certains relèvent directement de l'âgisme lié à la peur ancestrale de la mort : la jeunesse c'est la vie, elle est adulée; la vieillesse, c'est la mort, elle est honnie. Pour ignorer cette discrimination et son rapport avec l'évidence angoissante de leur mortalité, nombre de personnes âgées mettent leurs cognitions en berne. On évoque alors l'Alzheimer, mais pas cette aliénation, toujours présente et qui, elle, est potentiellement réversible. Il est urgent d'en tenir compte.
    Cet ouvrage témoigne de la pertinence de cette approche porteuse d'espoir.
    Jean Maisondieu, psychiatre honoraire des hôpitaux et essayiste a notamment publié aux éditions Bayard, L'idole et l'abject, Liberté, égalité... psychiatrie, Les alcooléens et La fabrique des exclus.

  • Rêve, douceur, beauté, amour,
    Cauchemar, horreur, terreur, haine,
    Qui es-tu la nuit, choisis et dis, espoir ou désespoir ?
    «Je suis tes yeux, je suis ta bouche,
    À travers toi, j'écoute et sens,
    Ton corps est mien, ton âme m'appartient.
    Je suis qui tu es, miroir de tes journées :
    Bonheur et tristesse, ivresse, tendresse, détresse,
    Tu me fais qui je suis,
    Comme toi, je ris et frémis.»
    Mais alors si tu es moi la nuit,
    Dis-moi qui je suis :
    «La Nuit».


    Jacques Maisondieu naît une journée de décembre 1940. Séparé de sa famille, il grandit à Paris et trouve dans la Seine une amante réconfortante. Après des études de Droit et de Sciences Politiques, il travaille dans la banque internationale et découvre l'Europe par toutes les saisons. Inspiré par son histoire, la nature et ses voyages, il nous livre ici son premier recueil de poèmes.

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