• "De la rizière à la montagne" est un roman qui raconte l'existence d'une famille de paysans pauvres au nord du Vietnam. Une vie de traditions entrecoupée de nombreux malheurs qui blessent tant la chair que le coeur. Nguyen, par la traîtrise de son voisin va être arrêté et déporté dans la Haute Région où il périra de mauvaise fièvre. Son frère cadet le vengera à sa manière...
    Un langage direct anime ces personnages simples et attachants ; un voyage des plaines du Fleuve Rouge aux confins de l'immense Chine dont le sud est habité par différentes minorités entraîne le lecteur dans un Vietnam rural authentique.
    Un destin singulier que celui de Jean Marquet. Arrivé au Tonkin en 1902, il entra dans l'administration des Douanes et Régies. L'originalité de son oeuvre est de voir le romancier se situer, non point à la place de l'Européen étranger, mais à celle du paysan indochinois. Il va transcrire la pensée paysanne à travers la vie simple de souffrances et de privations du pauvre "nhaqué". La nature elle aussi est représentée telle qu'elle est subie par l'agriculteur démuni. Pas de jungle luxuriante, pas de couleurs vives, mais seulement la tristesse infinie du Delta, les bourrasques salées du vent marin, un plat pays grisâtre et morne.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une synthèse des connaissances indispensables à maîtriser pour réussir son examen de BTS, réformé en 2017.
    > Un ouvrage tout en couleurs qui couvre l'ensemble du programme du BTS Assurance années 1 et 2.
    > Des fiches de cours synthétiques enrichies d'exemples concrets pour acquérir les connaissances essentielles. 
    > Des études de cas pour s'entraîner aux épreuves de l'examen, savoir exploiter les informations économiques, juridiques, fiscales et commerciales.
    > Des techniques professionnelles pour conduire un entretien commercial, réussir la vente de contrats et assurer le développement de l'activité. 
    > Pour les étudiants en BTS Assurance, Licence pro, Bachelor et formations Assurance.

  • Cette nouvelle édition s'est renforcée au contact de ses lecteurs et bénéficie d'un retour d'expérience de 7 ans. Ainsi, le guide est enrichi de nouvelles recettes et pratiques, éprouvées et faciles à mettre en oeuvre.

    Toutes les plantes ont été choisies pour leur intérêt tinctorial, leur disponibilité et l'ancienneté de leur usage.

    Des espèces ont été ajoutées du fait de propriétés récemment découvertes ou parce qu'elles sont de plus en plus cultivées (comme l'iris ou la renouée des teinturiers).

    De nouveaux usages sont proposés, tels que la fabrication d'encres pour le papier.

    Aucun risque d'erreur : il suffit de se laisser guider par le nuancier pour trouver la bonne plante en fonction de la teinte recherchée, puis de suivre la recette.

    Construit, comme le précédent, sur l'idée du faire soi-même, ce guide, illustré de 160 photos, permet de pratiquer les teintures naturelles dans son environnement proche avec des ressources disponibles localement.

  • Rome, 65 après Jésus-Christ.Dans le sinistre cachot où Néron précipite ceux qu'il voue au supplice, trois hommes que tout sépare affrontent les rats, la torture et la faim. Si Ostanès, Parthe initié aux mystiques orientales, attend la mort avec une hautaine indifférence, Cletus, jeune rhéteur romain, hier encore favori de l'Empereur, est disposé à tout pour oublier quelques instants son triste sort. Même à prêter l'oreille aux récits stupéfiants d'un vieillard juif, Shimon, qui partagea pendant trois ans la vie d'un homme nommé Jésus... Un maître dont l'enseignement est aujourd'hui encore révolutionnaire.Après ceux de Marc, Matthieu, Luc et Jean, Denis Marquet nous raconte, en un récit prenant, l'évangile de Pierre. Fort d'une vraie culture historique, il nous immerge au jour le jour dans l'incroyable aventure de ces quelques Juifs, ni meilleurs ni pires que les autres, devenus les acteurs principaux d'une histoire qui a changé le monde. À travers le testament de celui que Jésus surnomma le Roc, le lecteur est invité à devenir cet homme ordinaire que l'extraordinaire va métamorphoser.UN ROMAN INITIATIQUE ET UNE GRANDE ODYSSEE DE LA FOI

  • « La philosophie du Christ nous invite à nous ouvrir à ce qui nous dépasse : un amour infini qui aspire à se donner en nous, à travers nous, autour de nous. C'est seulement en le recevant que nous pouvons le donner ; ce n'est qu'en le donnant que nous le recevons. »
    Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner.
    C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ?
    En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.

  • Insaisissable désir ! Il nous met en marche, nous rend aussi inquiets, parfois confus, toujours insatiables. Alors nous passons d'un désir à un autre, tenaillés par un amer sentiment de culpabilité.
    Devons-nous donc, comme nous y invitent certaines sagesses, apprendre à le réfréner ? Certainement pas, nous dit la philosophie du Christ. Au contraire : désirons toujours, et désirons infiniment !
    Lorsque nous nous inquiétons pour les biens matériels, lorsque nous cherchons fiévreusement les gratifications de ce monde - être aimés, admirés, reconnus -, nous plaçons en priorité ce qui est partiel au détriment de la totalité. Cherchons d'abord l'infini, osons d'abord désirer tout, et le reste viendra par surcroît.
    Parce que nous désirons sans fin, seul l'infini peut nous combler.

  • Quiconque eut la chance d’assister aux cours de Jean-François Marquet (1938-2017) se rappelle l’autorité sereine qui émanait de sa parole, la richesse de ses références, et la fécondité des associations qu’il opérait au gré d’improvisations maîtrisées. Ces trois vertus, pleinement apparentes dans les remarquables Leçons sur la Phénoménologie de l’esprit (Ellipses, 2009), se retrouvent dans ce cours consacré à Schopenhauer et à son œuvre la plus connue, Le Monde comme volonté et représentation ; Jean-François Marquet déploie sous nos yeux ce livre imposant, en explique les concepts fondamentaux, en expose les articulations et offre un impressionnant jeu de va-et-vient avec nombre de références littéraires qui illustrent avec bonheur les passages les plus ardus de l’ouvrage tout en rendant hommage à sa langue flamboyante.Edité à partir de notes d’une étudiante de Jean-François Marquet, ce cours offre une reconstruction minutieuse de la parole de celui-ci et constitue un document exceptionnel tant par la clarté de son contenu que par sa contribution à la mémoire du grand professeur que fut Jean-François Marquet.


  • Parents tiraillés entre peur de mal faire et sentiment d'impuissance, cessez de vous sentir coupables !

    Comment éduquer son enfant dans une société de consommation qui nous exhorte à céder à nos moindres pulsions ? Quel crédit accorder au prétendu savoir des professeurs d'éducation ? Entre une éducation laxiste qui rejette l'autorité et le retour de bâton conservateur qui prône un autoritarisme à l'ancienne, une troisième voie existe. Regarder son enfant sans idée préconçue, tel qu'il est et tel qu'il évolue ; se laisser guider par lui en ne cessant jamais de s'en émerveiller, sans s'extasier béatement pour autant ; faire preuve d'une autorité ajustée à ses besoins : telles sont les bases éducatives que Denis Marquet propose d'adopter.
    Nos enfants sont des merveilles offre aux parents des outils précieux afin de voir et d'entendre vraiment, à chaque étape de son développement, l'être unique qu'est leur enfant - seul expert qualifié concernant sa propre éducation.
    Un enfant que l'on voit vraiment reçoit toujours l'éducation dont il a besoin.


  • Dialogue avec Philippe Soual

    Jean-François Marquet est Professeur de philosophie émérite à l'université de Paris-Sorbonne. Éminent historien de la métaphysique, de Parménide à Heidegger, il a aussi consacré ses recherches à la relation de la philosophie avec l'art et la littérature, la mystique et la gnose chrétienne. Il invite ici le lecteur à jouer le jeu de la parole, en considérant certaines questions décisives d'un cheminement dont le sens le plus profond est sans doute celui d'une méditation de la singularité, où se noue le dialogue des voix ou des personnes (Je-Tu-Il), triade constitutive de toute vie singulière. Si la pensée s'origine dans une parole en énigme et si l'achèvement de la philosophie la conduit à se déployer dans un espace où oeuvres et visions du monde se correspondent en étant contemporaines, comme en un vitrail, c'est à la récapitulation de cette histoire que l'interprète convie enfin son lecteur.
    Professeur agrégé de philosophie en Première supérieure au lycée Pierre de Fermat à Toulouse, titulaire d'un doctorat conduit sous la direction de Jean-François Marquet et d'une habilitation à diriger des recherches, lui-même chercheur à l'université de Poitiers, Philippe Soual est spécialiste de philosophie allemande et de métaphysique. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont Le Sens de l'État (Peeters, 2006), consacré à la pensée politique de Hegel.

  • Dans les pays industrialisés, le réseau Internet est devenu un des espaces privilégiés de rencontre de partenaires. Cet ouvrage vise à rendre compte des modifications induites par le recours à Internet dans la sphère de l'intime. Dans une perspective inte

  • Paris, 1999. Une jeune artiste, Aude, vient d'emménager dans l'atelier d'un de ses amis de longue date, Martin, photographe.Un soir, celui-ci lui rend visite. Mais ses propos incohérents effraient Aude : serait-il devenu fou ? Il affirme en effet être la réincarnation de Salomon de Brosse, un architecte du XVIIe siècle à qui l'on doit, entre autres, le palais du Luxembourg, le Collège de France et la place des Vosges.Il est avéré que Salomon a disparu six années durant, sans explication, avant de revenir sur le devant de la scène en " Grand Architecte " de la reine Marie de Médicis. Une histoire d'amour est-elle à l'origine de sa longue absence ? La faute des amants a-t-elle pesé sur leur descendance ?Martin/Salomon a une nuit pour faire le récit de sa vie passée, et convaincre Aude. Peu à peu, celle-ci se laisse happer par le tourbillon de l'Histoire. Et si tout était vrai ?Une histoire d'amour incandescente qui montre l'influence du passé sur le destin des êtres.

  • Pièges pour un tankiste

    Roger Marquet

    • Memory
    • 29 Juillet 2014

    Pièges pour un tankiste : avoir 20 ans, être soldat américain, débarquer en Normandie, puis rouler par camions et/ou tanks jusque la région de Bastogne, pour se retrouver en première ligne des combats, délivrer l'Europe de l'ennemi allemand et terminer cette guerre qui dure depuis quatre longues années, est-ce le hasard ou la folie des hommes ? « La peur et l'envie d'en découdre » !
    La Bataille des Ardennes - oui, encore et toujours elle, mais ! - vue, vécue de l'intérieur par un jeune G.I., avec toutes les vicissitudes inhérentes à cette dernière offensive nazie, et les horreurs toujours générées en pareille situation. Ce récit, adroitement construit, rassemble sur un seul homme, Ted, ce qui est arrivé à nombre d'entre eux, de façon « séparée », mais rien n'est à jeter : émotions, peurs, blessures, drames, découragements, espérances de courrier de la famille ou de « l'amoureuse », attentes interminables, froid glacial, obéissance absolue aux ordres, même si ceux-ci pouvaient sembler aberrants... « Il me semblait que les décisions des instances supérieures n'étaient pas toutes frappées au coin du bon sens » la guerre, c'est tout cela, pas moins, et les Américains ont payé le prix fort pour gagner cette ultime « Bataille » qui devait délivrer l'Europe du joug nazi.
    Ce récit est parfois terrible : les « récupérations de terrain » s'effectuaient mètre carré par mètre carré, au prix, parfois, de plusieurs vies, aussi bien allemandes qu'alliées, ce qui a induit une réflexion lourde de sens d'un soldat blessé : « le 30 décembre, quelque part en Belgique, un obus allemand et moi avons combattu pour occuper le même emplacement, dans une prairie. L'obus a gagné ! »
    Et, last but not least, la violence s'installe, de part et d'autre, va crescendo, et transforme en profondeur le coeur même des combattants : « La guerre m'avait eu : j'étais devenu un chasseur, et même un tueur ».
    Un récit juste, sobre, bien écrit, qui a le courage de relater aussi bien les avers que les revers des différentes actions menées par les combattants pour vivre, combattre et survivre. Nous ne pouvons que nous incliner devant cette évocation dure mais pourtant réelle de la Bataille des Ardennes, en 1944. Nous ne devons jamais oublier le prix de notre liberté.

  • Comment s'expliquent les parcours de vie "réussis" et comment rendre sociologiquement compte de tels parcours ? A travers les récits de vie autobiographiques de deux jeunes de milieu populaire issus de l'immigration qui ont "réussi", cet ouvrage se propose d'analyser les mécanismes sociaux constitutifs des trajectoires sociales ascendantes, mais également les modes des données orales en sociologie.

  • John Brown est dans son appartement, il a trop bu comme d'habitude. Le téléphone sonne, c'est sa soeur qui l'appelle pour l'avertir du décès de leur mère et pour l'inviter à l'enterrement. Pendant qu'il range le grenier de la maison que lui a léguée sa mère, il trouve dans sa vieille mallette cinq petits cahiers ayant appartenu à celle-ci qu'il n'a presque pas connue.

  • Colère

    Denis Marquet

    La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants... Face à une série de cataclysmes sans précédent, les scientifiques du monde entier sont sans réponse. Une femme, elle, a compris. Parce qu'elle a su payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ?
    COLÈRE.
    Un thriller à la puissance 10. Un roman initiatique qui résonne comme un dernier avertissement et si le compte à rebours avait déjà commencé ?

  • On sait que pour Cuvier la totalité d'un organisme vivant peut « être reconnue par chaque fragment de chacune de ses parties », ce qui permet, à partir d'un seul élément, de restituer un exemplaire d'une espèce aujourd'hui disparue. Les études réunies dans ce volume ont une intention analogue : partir à chaque fois d'une question déterminée et restituer dans son ensemble la « secrète architecture » d'une oeuvre philosophique (ici à l'intérieur du domaine allemand, de Kant à Heidegger). Travail, si l'on veut, de paléontologie philosophique, mais au terme duquel les différentes pensées abordées peuvent sembler se restituer les unes aux autres, comme si elles procédaient toutes d'un unique philosophe tentant, par différentes voies, de résoudre une unique question : celle, précisément, de l'Unique. C'est à nous, interprète ou lecteur, qu'incombe aujourd'hui la responsabilité de sa fragile survie.
    Jean-François Marquet est professeur émérite à l'Université Paris IV-Sorbonne.

  • Dès son émergence, internet a soulevé des prises de position contradictoires relativement à son impact sur nos modes de sociabilité, sur le lien social : les uns mettant en évidence ses potentialités (rupture de l'isolement, maintien d'un lien à distance...), les autres pointant ses dangers (isolement social, faible confrontation à la réalité...). Indéniablement, internet permet un nouveau déploiement de la logique élective, un renforcement du processus d'individualisation. Mais avec quelles conséquences pour le lien social ? Telle est la question posée par cet ouvrage.

  • Une grand-mère raconte sa vie à sa petite fille en âge d'avoir ses premiers anneaux autour du coup afin qu'elle puisse librement choisir de suivre la tradition des femmes-girafes ou la rejeter.

  • Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants et praticiens en soins infirmiers, ainsi qu'à tout professionnel cherchant à mieux comprendre les enjeux contemporains qui se nouent autour de la problématique du soin. Il traite de trois questions essentielles : la façon dont les corps des soignants et des soignés sont construits et investis ; l'inégalité des attentes et des anticipations selon le genre des soignants et des soignés ; ainsi que la socialisation à l'identité et aux pratiques professionnelles.

  • La petite Fox et sa maîtresse, la grande Bringue, s'entendent à merveille. Arrivées toutes deux à l'âge de la retraite, elles décident d'écrire leurs mémoires...Comme tous les gens qui s'aiment, la petite Fox et la grande Bringue communiquent par télépathie. Le lecteur découvrira dans ces récits comment une petite fox-terrier réussit à manipuler sa maîtresse ou comment l'on peut détourner des escouades de pigeons vers leur futur pigeonnier contraceptif. Une histoire pour les grands au coeur d'enfant.

  • Le jour de son départ en pré-retraite, Hélène Belmont se voit offrir par ses collègues de travail une superbe machine à coudre. Or, Hélène n'a aucune envie de devenir, à cinquante-huit ans, une championne du fil et de l'aiguille. Cette belle femme est encore débordante d'énergie. Elle a des projets. D'abord, elle fera le voyage de ses rêves en Méditerranée. Puis, elle renouera avec d'anciennes connaissances. Gérald, par exemple, qui dresse des crocodiles et un mouton vert pour des spots publicitaires. Si Hélène trouve, auprès de Gérald, la tendresse, l'amour et ce brin de folie nécessaires à son épanouissement, pas question pour elle de se laisser étouffer. Un beau jour, elle part s'installer en Provence. Et c'est là, dans un paisible petit hameau, qu'Hélène va découvrir un bonheur inattendu... À soixante ans, tout peut recommencer. À travers ces années-vermeil, Gabrielle Marquet n'évoque pas seulement un problème de notre temps. Elle retrace aussi, avec drôlerie, les méandres du destin d'une femme qui refuse d'être mise au rancart. Elle se bat, elle se démène. Pour elle-même. Pour les autres. Au nom de l'amour, au nom de la vie.

  • 1996-2001 : cinq ans déjà que la Belgique a connu les soubresauts des mobilisations blanches. Avec le recul, on peut s'interroger sur la portée et les enjeux de la plainte sociale telle qu'elle s'est exprimée lors de ces manifestations. Cet ouvrage analyse les mobilisations blanches et les esquisses de réponse apportées par les pouvoirs publics. Dans un premier temps, les auteurs étudient la plainte sociale dans toute sa complexité et cherchent à comprendre la façon dont les demandes sociales se sont structurées autour de la question des enfants disparus. Dans cette perspective, le problème du juste et de l'injuste ne se limite pas au cadre d'un « rendre la justice » par les institutions judiciaires. Les enjeux sociaux mis en évidence par les diverses mobilisations apparaissent plus larges, ce qui débouche sur un éclairage du contexte historique et socio-politique dans lequel ils se sont inscrits. Dans un second temps, les auteurs s'interrogent sur les implications des mobilisations citoyennes pour le monde du droit et de la justice. Au-delà des « dysfonctionnements » de la machine judiciaire, les demandes sociales émergeantes ne questionnent-elles pas un modèle de justice et de régulation juridique propre à l'État de droit moderne? L'interrogation porte ici tant sur l'évolution des modèles de justice que sur la place assignée à la justice comme réceptacle des attentes sociales et des frustrations individuelles. L'ouvrage s'organise autour des enseignements de la recherche De la plainte sociale à la demande de justice réalisée à la demande des Services Fédéraux des affaires scientifiques, techniques et culturelles (S.S.T.C.). Il est le fruit d'une collaboration entre le Centre d'études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis (F.U.S.L.), le Séminaire Interdisciplinaire d'études juridiques des F.U.S.L. et l'Unité d'anthropologie et de sociologie de l'Université catholique de Louvain.

  • Pere

    Denis Marquet

    « Soudain, suscité du néant, un être se matérialise. Il est totalement désorienté, dépendant, démuni.
    On nous dit que c'est notre enfant, que désormais c'est à nous de nous en occuper, pour toujours.
    On ne se sent aucun lien particulier avec lui. Le lien de chair n'existe que pour la mère, celui du sang est une fiction. On ne l'a pas porté en soi, il n'est pas né de notre corps.
    Et on l'aime à en mourir, à ne plus en dormir, à ne plus penser qu'à lui.
    Être père, c'est cette violence-là. »

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