• La République, la force d'une idée Nouv.

    La République est trop souvent en France réduite à un slogan - "Vive la République!", prononcé comme allant de soi. Ceux qui l'invoquent le font toujours au nom des menaces qui pèsent sur elle, nous conjurant de les rejoindre pour la défendre. Mais que s'agit-il de défendre ? Sommes-nous au clair sur ce qu'elle représente, comme héritage à préserver, comme promesse à honorer ?Dans ce bref et alerte essai, Jean Picq nous invite à découvrir les sources originelles de l'idée de république. En pointant ces moments clés où se cristallisent des représentations politiques et s'affirment des principes de vie commune, il relate la singularité d'une histoire, la nôtre, par rapport à celle de nos voisins.

    Ancien président de la troisième chambre de la Cour des Comptes et professeur associé à l'Institut d'études politiques de Paris, Jean Picq est notamment l'auteur de Politique et religion. Relire l'histoire, éclairer le présent (Presses de Sciences Po, 2016).

  • « Le glaive et la crosse, la couronne et la mitre, le sabre et le goupillon. Quels que soient les termes employés, ces expressions montrent que le couple politique et religion a traversé l'histoire de l'Occident. On aurait pu croire qu'il disparaîtrait au terme du processus engagé avec les Lumières et couronné par les révolutions du XVIIIe siècle et les séparations des Églises et de l'État. La sécularisation des sociétés occidentales ne devait-elle pas conduire à l'élimination de toute référence religieuse dans la vie politique et sociale ? À observer la vie de nos démocraties aujourd'hui, on constate qu'il n'en est rien. » Face au réveil des intégrismes et de la violence extrême, Jean Picq nous invite à relire notre histoire. À repérer les temps forts qui ont permis de défi nir de nouveaux rapports entre le spirituel et le temporel et de voir triompher la raison au service de la paix civile.

  • La vie de Vaclav Havel illustre à merveille cette réflexion de son ami Patocka. Le destin a parlé une première fois : jeune dramaturge - il a tout juste vingt ans -, il interpelle en 1956 les participants au congrès de l'union officielle des écrivains réunis au château de Dobris pour leur reprocher leur passivité devant l'injustice et le mensonge.

  • Angleterre des Plantagenêts, Espagne du Siècle d'or, Pologne des rois étrangers, Provinces-Unies, France des Bourbons, Empire austro-hongrois, Allemagne nazie, Union européenne, sont quelques-unes des étapes emblématiques de cet itinéraire retraçant la genèse de l'État en Europe, du Moyen Âge à nos jours, à travers ses diverses figures historiques et nationales.

    Interdisciplinaire et comparatif, cet ouvrage de synthèse conjugue de manière inédite l'histoire, le droit et la philosophie politique. Sa structure chronologique claire, lutilisation de cartes et dencadrés, linsertion des textes fondamentaux du droit des États en font un outil extrêmement riche pour les étudiants, mais également passionnant pour tous les amateurs dhistoire.

    Au moment où la construction européenne et les défis de la mondialisation ébranlent les concepts classiques de lÉtat et de la souveraineté, Jean Picq donne des clés pour penser la question de lÉtat aujourdhui et bâtir lEurope politique de demain.

    Une Histoire de lÉtat en Europe est la seconde édition augmentée et remaniée du manuel initialement paru sous le titre Histoire et droit des États, et unanimement salué par la critique lors de sa parution en 2005.

  • Comment concilier l'exigence de neutralité, que la laïcité impose à l'État, et le besoin légitime qu'éprouvent les croyants d'exprimer leurs convictions religieuses, y compris dans l'espace public ? La religion peut-elle rester circonscrite au for intérieur,comme le veut une tradition républicaine française défensive, voire méfiante, à l'égard de l'expression religieuse ? Une conception plus souple de la laïcité ne risque-t-elle pas de faire le lit des passions religieuses, de plus en plus souvent instrumentalisées à des fins politiques ? Face à ces questions sensibles entre toutes, Jean Picq va puiser chez les philosophes politiques - de Spinoza à Claude Lefort, de Paul Ricoeur à Marcel Gauchet -pour défendre une laïcité plurielle et ouverte. Il montre qu'elle est fondamentalement un art de vivre ensemble. Encore et toujours à construire...Auteur d'un rapport remarqué sur l'État, Jean Picq est magistrat à la Cour des comptes. Il est également professeur à Sciences Po-Paris, où il enseigne l'histoire de l'État et des rapports entre politique et religion.  

  • Trois chercheurs - un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe - réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d'actualité: «qu'est-ce que l'humain? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l'homme à l'intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l'homme de son piédestal d' « animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le «miracle» de la sélection génétique qui a fait qu'à un moment de l'évolution quelques gènes se sont mis soit à fonctionner plus longtemps soit à se dupliquer et à s'exprimer là où ils ne devaient pas l'être, dans le cerveau." Enfin, pour nouer nature et culture, la philosophie, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd'hui évaluer la durée gigantesque requise par la formation de l'univers inerte, des vivants et de l'homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme "le premier vivant en voie d'auto-évolution"?

  • Comment le langage est-il apparu ? Certes pas parce qu'il fallait que l'on parle... L'éthologie, la paléoanthropologie, la linguistique... servent ici de guides précieux dans une véritable enquête qui nous mène sur les traces des premiers humains.

    Existe-t-il des méthodes qui nous permettraient de reconstituer une éventuelle langue mère"? Comment un "protolangage" se serait-il complexifié pour d'atteindre l'immense sophistication de nos langues actuelles? Le langage, universel dans notre espèce et exception dans le règne animal, constituerait-il une anomalie de l'évolution?

    Les rôles joués par le langage et l'avantage évolutif qu'ils induisent seraient une des clés permettant de répondre à ces questions."

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