• Parmi les Anciens, Démocrite, Épicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l'univers entier est une sorte d'immense Lego ! Ils enseignèrent que l'être est un et, tout à la fois, sporadique ; que la naissance est composition et la mort désagrégation ; que de minuscules éléments de construction, lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante dans le vide immense.
    Épicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté : beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu'ils identifient au bien souverain. À ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l'absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l'idée qu'il est possible d'atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de la vie terrestre.
    Édition revue et corrigée 2013

  • Concernant l'idée de révolution, six thèses principales paraissent ressortir d'un examen systématique des OEuvres complètes de V. I. Lénine. 1°/ La révolution est une guerre ; et la politique est, de manière générale, comparable à l'art militaire. 2°/ Une révolution politique est aussi et surtout une révolution sociale, un changement dans la situation des classes en lesquelles la société se divise. 3°/ Une révolution est faite d'une série de batailles ; c'est au parti d'avant-garde de fournir à chaque étape un mot d'ordre adapté à la situation objective ; c'est à lui de reconnaître le moment opportun pour l'insurrection. 4°/ Les grands problèmes de la vie des peuples ne sont jamais tranchés que par la force. 5°/ Les révolutionnaires ne doivent ni ne peuvent renoncer à la lutte en faveur des réformes. 6°/ À l'ère des masses, la politique commence là où se trouvent des millions d'hommes, voire des dizaines de millions. Et les foyers de la révolution tendent à se déplacer vers les pays dominés. Jean SALEM, professeur à la Sorbonne, montre ici l'intérêt ainsi que l'actualité de ces thèses que, durant les dernières décennies, bien des gauches respectueuses ont reléguées sous l'éteignoir, désavouées avec virulence ou, tout simplement, censurées.

  • Parmi les Anciens, Démocrite, Épicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l'univers entier est une sorte d'immense Lego ! Ils enseignèrent que l'être est un et, tout à la fois, sporadique ; que la naissance est composition et la mort désagrégation ; que de minuscules éléments de construction, lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante dans le vide immense. Épicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté : beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu'ils identifient au bien souverain. À ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l'absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l'idée qu'il est possible d'atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de la vie terrestre.

  • Parmi les Anciens, Démocrite, Épicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l'univers entier est une sorte d'immense Lego ! Ils enseignèrent que l'être est un et, tout à la fois, sporadique ; que la naissance est composition et la mort désagrégation ; que de minuscules éléments de construction, lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante dans le vide immense. Épicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté : beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu'ils identifient au bien souverain. À ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l'absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l'idée qu'il est possible d'atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de la vie terrestre.

  • Halte aux consensus mous, aux fausses évidences, à l'opposition stérile des experts! Bienvenue à tous ceux qui veulent se construire un avis, par eux-mêmes et pour eux-mêmes, impertinents et critiques, ces petits antidotes leur sont dédiés.
    Ce livre incisif et percutant analyse le cirque électoral actuel, la confiscation du pouvoir que ce cirque autorise et entretient sous nos yeux, et enfin le régime d´élection ininterrompue dans lequel vit aujourd´hui le citoyen de démocraties épuisées

  • On trouvera ici réunies les trente-quatre contributions présentées à la Sorbonne, au cours de quatre journées d'études organisées par le Centre d'histoire des systèmes de pensée moderne de l'université Paris I et le Centre d'études en rhétorique, philosophie et histoire des idées (École normale supérieure de Lyon). Le volume présenté illustre la force de décomposition et de recomposition de la philosophie de Spinoza, qui n'a cessé d'être présente durant tout le XIXe siècle - et particulièrement en ses points hauts. Spinoza, par le truchement de spinozismes plus ou moins fidèles, s'est constitué en agent de transmutation d'une toujours nouvelle puissance de penser et d'agir, en réponse aux défis des temps et des conjonctures. I. Spinoza au XIXe siècle : l'Allemagne Éditions de Spinoza au XIXe siècle (Piet Steenbakkers). - Sur le Spinoza du Pantheismusstreit (Pierre-Henri Tavoillot, Myriam Bienenstock). - L'idéalisme allemand et Spinoza (Jean-Marie Vaysse, Thomas Kisser, Klaus Hammacher, Wolfgang Bartuschat). - Thèmes spinozistes dans la gauche hégélienne (Gérard Bensussan). - Spinoza, Marx, marxisme (André Tosel, Jean Salem). - Spinoza à l'ombre du nihilisme (Christophe Bouriau, Bernard Rousset, Patrice Choulet). II. Spinoza en France, en Italie, en Russie et ailleurs Spinoza en France (Jacques Moutaux, Pierre-François Moreau, Jean-Pierre Cotten, Chantai Jaquet, Pierre Macherey, Christian Lazzeri, André Comte-Sponville, Jean-Michel Le Lannou, Alexandre Matheron). - Spinoza et l'Italie (Alessandro Savorelli, Roberto Bordoli, Jean-François Braunstein, Cristina Santinelli).- Spinoza et la Russie (Vladimir Metlov, François Zourabichvili). - Spinoza en Espagne et dans l'Europe du Nord (Hélène Politis, Fokke Akkerman.Wiep Van Bunge, Atilano Dominguez).- Politiques de Spinoza (Manfred Walther, ElhananYakira).

  • Les ensembles parfaits du type de Cantor, comme les fonctions continues partout non dérivables à la Weierstrass, les courbes sans tangentes à la Von Koch, sont devenues les paradigmes de la géométrie fractale de Benoit Mandelbrot et acquièrent rapidement droit de cité en physique comme l'avait prévu, bien à l'avance, Jean Perrin. Les dimensions fractionnaires en particulier la dimension de Hausdorff et la dimension capacitaire, dont l'égalité selon Frostman fait l'objet d'un chapitre de ce livre deviennent familières aux mathématiciens et à beaucoup de non-mathématiciens. La première édition de ce livre, publiée en 1963, a longtemps été la référence principale à ce sujet. Aussitôt après 1963, d'excellents travaux ont été suscités par ce livre, en particulier ceux de Nicolas Varopoulos, de Robert Kaufman, d'Yves Meyer. Des notes et des contributions originales de Thomas Krner et de Russel Lyons font le point de la situation en 1986. À cette époque, deux grands outils étaient apparus comme essentiels dans l'analyse de Fourier, en particulier dans la théorie des ensembles d'unicité et de multiplicité : les méthodes probabilistes et le point de vue de Baire. Aujourd'hui, le sujet des ensembles d'unicité est renouvelé par la considération des ensembles analytiques. Il est intéressant de voir comment ce vieux problème, posé dans la thèse de Cantor sur l'unicité du développement trigonométrique, a pu servir de banc d'essai, au cours de plus d'un siècle, à tant de bonnes mathématiques.

empty