• À Marengo, rien ne s'est passé comme prévu...
    Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l'histoire s'est accélérée : d'abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant... ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d'abord une déroute et l'armée française ne dut son salut qu'à l'arrivée de Desaix. C'est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement.
    Une légende naît. De la conjuration de Fouché et Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.

  • Ce sont les victoires d'Italie et d'Égypte qui ont porté le général Bonaparte au pouvoir et c'est une défaite en Belgique qui l'en a chassé définitivement. Autant dire que le génie politique est chez lui inséparable du génie militaire.
    Celui-ci fascine le monde depuis deux siècles et a inspiré d'innombrables études, depuis les essais de haute stratégie jusqu'aux travaux pointus sur les unités ou les héros oubliés. Mais personne n'a jusqu'à présent cerné avec rigueur et hauteur de vue ce qu'implique une évocation totale de Napoléon chef de guerre : comment a-t-il appris son métier, qui l'a formé, quelles ont été ses lectures ? Comment a-t-il remporté ses premières victoires, par quels moyens a-t-il organisé sa propagande, comment savait-il se faire aimer et craindre à la fois par ses hommes, maréchaux comme simples grognards ? Quelle part prenait-il à l'organisation de l'armée, comment finançait-il la guerre ? Était-il indifférent aux souffrances des autres et à l'hécatombe de morts et de blessés ? Comment s'informait-il sur l'état de ses forces et sur les dispositifs de l'ennemi ? Pourquoi a-t-il mal compris la guerre navale et surtout la « petite guerre », c'est-à-dire la guerre de partisans (Espagne, Russie) ?
    En répondant à ces questions, et à bien d'autres, Jean Tulard dévoile les traits d'un Napoléon finalement peu ou mal connu. Il montre brillamment qu'en dépit de faiblesses Napoléon figure bien parmi les plus grands capitaines de l'histoire, les Alexandre et les César.

  • À première vue, on pourrait douter qu'il soit seulement possible de dire quelque chose de neuf sur Napoléon : n'avance-t-on pas qu'il s'est publié à son sujet plus de livres qu'il ne s'est écoulé de jours depuis sa mort ? Quant à Jean Tulard, lui qui règne sur les études napoléoniennes depuis quarante ans, qui sait tout d'elles, qui a écrit et dirigé plusieurs dizaines d'ouvrages fondamentaux, il s'est longtemps attaché à comprendre le « mythe du sauveur » (Fayard, 1977), à cerner l'oeuvre politique et administrative, à décrire la société française, à esquisser les traits de quelques-uns des participants de l'épopée. Manquait à son oeuvre le grand livre qui nous montrerait comment cet incontestable surdoué que fut Napoléon a conduit (ou non) son destin personnel.C'est maintenant chose faite. Le tour de force est à la hauteur et de l'auteur et du sujet : s'écartant des voies classiques d'un récit pointilliste, l'historien a choisi d'évoquer le fabuleux destin de Napoléon en s'arrêtant sur chacun des moments où l'Histoire a hésité. Parmi les épisodes de toute sorte qui ont tissé cette vie incroyable, certains étaient bien connus mais pâtissaient d'un éclairage insuffisant, d'autres étaient omis ou traités cavalièrement. Rarement, en tout cas, on les avait rassemblés et liés les uns aux autres avec une telle agilité, jamais l'exclamation du principal intéressé à Sainte-Hélène (« quel roman que ma vie ! ») n'a été aussi vraie que dans les 50 chapitres de Jean Tulard.Combien de fois le talent, l'imagination, l'audace, le courage, la ruse, la baraka, la fidélité ne l'ont-il pas servi, combien d'autres fois la présomption, le cynisme, la mesquinerie, la malchance, la trahison ne l'ont-il pas mené près de sa perte - avant de l'emporter ? Les triomphes et les échecs, mais aussi la légende prennent chez le jeune opportuniste politique, chez le général, chez le consul et chez l'empereur, chez le proscrit de Sainte-Hélène un relief extraordinaire. À la mesure du génie et de la volonté de puissance d'un personnage comme l'humanité n'en avait jamais connu.

  • Cinéphile curieux et passionné, Jean Tulard nous livre avec beaucoup d'humour son « Dictionnaire amoureux du cinéma ». Vagabondage personnel écrit au gré de ses souvenirs, de ses émotions tout autant que de sa fantaisie, nous y côtoyons pêle-mêle aussi bien les chefs d'oeuvre que les films classés X, Isabelle Adjani que Michèle Morgan, Orson Welles que Pedro Almodovar, « Les Enfants du paradis » que « La Vie des autres ».0300Etre né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l'âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un spectacle. On choisissait sa salle, l'ouvreuse nous plaçait, les lumières s'éteignaient, un rideau s'écartait. Sur l'écran se succédaient les actualités, un documentaire et un dessin animé ; puis venait l'entracte avec ses esquimaux glacés ; et c'était enfin le grand film tant attendu. Dans les années cinquante naquit une culture cinématographique à travers les longues files d'attente de la Cinémathèque, rue d'Ulm puis au Palais de Chaillot, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd'hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran, et le DVD permet de constituer son Panthéon cinématographique.Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Mais comment ne pas continuer à l'aimer ?0300Etre né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l'âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un spectacle. On choisissait sa salle, l'ouvreuse nous plaçait, les lumières s'éteignaient, un rideau s'écartait. Sur l'écran se succédaient les actualités, un documentaire et un dessin animé ; puis venait l'entracte avec ses esquimaux glacés ; et c'était enfin le grand film tant attendu. Dans les années cinquante naquit une culture cinématographique à travers les longues files d'attente de la Cinémathèque, rue d'Ulm puis au Palais de Chaillot, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd'hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran, et le DVD permet de constituer son Panthéon cinématographique.Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Mais comment ne pas continuer à l'aimer ?

  • Ce cinquième volume d'une série qui compte parmi les best-sellers de la collection " Bouquins " offre un large panorama de la production cinématographique depuis 2010. Cette année-là était publié le premier supplément du Guide des films, dont la dernière édition en trois volumes remontait à 2005. Un nouveau supplément s'imposait huit ans plus tard, tant la création cinématographique reste vivante et florissante : 599 films sont sortis dans les salles en 2010, 609 en 2011, 638 en 2012, 677 en 2013, 679 en 2014, plus de 600 en 2015, autant en 2016 et en 2017. À quoi il faut ajouter ceux parus directement en DVD ou en Blu-ray. Au total, ce sont ainsi plus de 800 films nouveaux qui sont offerts aux amateurs du septième art chaque année. Le cinéphile pressé ou le simple curieux trouveront dans ce Guide non l'intégralité de cette production, mais un répertoire des 2 000 oeuvres qui ont compté durant cette période : des James Bond successifs au Camille Claudel de Bruno Dumont ou au Loup de Wall Street de Martin Scorsese... Une large part est faite aux films anciens sortis à la télévision ou en DVD chez Bach, Montparnasse ou Sidonis, la plupart étant inédits ou oubliés. On trouvera aussi à la fin de ce livre un index général recensant tous les titres analysés dans les cinq volumes de ce Guide, soit plusieurs milliers de films - ceux qui ont fait, du point de vue occidental, l'histoire du cinéma.

  • Jean Tulard porte haut, depuis des décennies, le flambeau des études napoléoniennes : on ne compte plus les ouvrages de référence qu'il a signés et dirigés, et toutes les générations nouvelles d'historiens de cette époque se placent dans son sillage.

    On connaît aussi l'érudition étincelante dont il fait montre dans de multiples registres différents : le cinéma bien sûr, mais aussi l'histoire littéraire, le roman policier, le tennis, le football et le cyclisme, sans oublier l'opéra, la peinture et bien d'autres choses...

    Le présent recueil d'articles, rassemblé par les éditions Tallandier et la fondation Napoléon, se veut un hommage à la diversité des talents de Jean Tulard. À dix-huit textes relatifs à la Révolution et à l'Empire, devenus introuvables, s'ajoutent vingt-quatre chefs-d'oeuvre brefs évoquant avec ferveur et humour les peintres pompiers et Benjamin Rabier, Sade, Stendhal, Gautier, Maupassant, Henri de Régnier, le Tour de France vu par Blondin, le célèbre coup franc marqué par Platini en 1986, etc., etc.

  • Des grands héros de l'Histoire, Napoléon a probablement été le plus prolixe. Il a écrit d'abondance tout au long de sa vie, abordant tous les sujets et toujours soucieux du regard de la postérité.
    Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par de multiples interlocuteurs, conscients d'avoir affaire à un homme extraordinaire. Certains propos conservent aujourd'hui une brûlante actualité : sur le droit du sol, la femme, le Coran... Mais on ne compte pas les formules tronquées et les interventions détachées de leur contexte historique.
    Il fallait toute la science de Jean Tulard, lecteur depuis des décennies des correspondances et des Mémoires des contemporains, pour rassembler, thème par thème, une masse de citations dont l'origine et l'authenticité sont parfaitement établies.

  • Machiavel dictateur, nullité couronnée, joujou de la Révolution, obsédé sexuel, chéri de Satan, empoisonneur de soldats, Attila-Croquemitaine, mythe solaire : Napoléon, sil est tout cela et autre chose encore, a-t-il même existé?
    À travers libelles anonymes et pamphlets sous le manteau, à travers Sade, Chateaubriand, Clausewitz et mille autres oubliés, Jean Tulard dresse le portrait du 'tyran des nations', le tableau de la contre-légende impériale, le 'Bréviaire de la haine' que suscita partout en Europe, et pas seulement chez les dominants, laventure impériale de lOgre français.

  • Et si le Premier Empire avait été l'empire du crime ? Car derrière une apparence d'ordre et de puissance, le régime napoléonien fut en fait le théâtre de l'éclosion d'une criminalité nouvelle : les soldats démobilisés alimentent les bandes de brigands, les contrebandiers prospèrent grâce au blocus continental, la fabrication de fausse monnaie est utilisée pour déstabiliser le nouveau régime...
    En nous faisant pénétrer dans les arcanes les plus sombres du monde du crime entre 1799 et 1815, Jean Tulard nous dévoile un univers méconnu. Sous sa plume, aussi vivante que précise, les faits divers s'enchaînent et les personnages historiques défilent dans toute leur truculence.
    Fantastique récit d'une période de peur et de sang, Le monde du crime sous Napoléon donne à lire l'histoire ignorée mais pourtant capitale de ceux que l'Histoire voudrait oublier.
     
    Membre de l'Institut, professeur émérite à l'université de Paris-Sorbonne, Jean Tulard est l'un des plus grands historiens de l'époque napoléonienne.

  • Napoléon est le personnage le plus admiré et le plus haï de notre histoire. Il est le fondateur de nos institutions et le synonyme de gloire militaire, mais on lui reproche les morts de la Grande Armée et le rétablissement de l´esclavage dans nos colonies. On peut toutefois évoquer Napoléon avec admiration sans dissimuler ses erreurs et ses faiblesses. Par ailleurs, il faut détruire une certaine légende noire concernant les conséquences des guerres napoléoniennes, du « million » de morts à la ruine financière du pays. Il faut expliquer les conditions de l´exécution du duc d´Enghien et pourquoi l´Empereur fut battu à Waterloo. Tel est le projet de ce dictionnaire qui se veut objectif et rigoureux, sans pour autant dissimuler le vif intérêt de son auteur pour l´une des périodes les plus passionnantes de notre histoire.



    Membre de l´Académie des sciences morales et politiques, Jean Tulard a enseigné l´histoire de Napoléon à la Sorbonne et publié plusieurs livres sur la période.

  • Il y a quatre-vingt ans, en 1933, paraissait sur les écrans Fra Diavolo, parodie de l'opéra Auber qui rendit célèbres Stan Laurel et Olivier Hardy. Un mythe cinématographique était né. Leur carrière s'étend de 1917 à 1951, multipliant les succès avant un inévitable déclin. À l'inverse, d'autres acteurs du burlesque, Laurel et Hardy n'ont jamais été oubliés. Ce livre est un nouvel hommage rendu à leur génie comique, proposant une analyse de tous leurs films avec leurs meilleurs gags.

  • Les quatre tomes du Guide des films réunis dans une édition numérique inédite !Depuis sa première édition, en 1990, le Guide des films de Jean Tulard s'est imposé comme un ouvrage de référence. Il a été actualisé à chaque réimpression : les deux volumes de l'édition d'origine sont ainsi devenus quatre, totalisant plus de 17 000 références et couvrant toute l'histoire du cinéma depuis les frères Lumière jusqu'à 2010.Chaque notice contient un générique détaillé, un résumé du scénario et un jugement critique. Un index général à la fin du volume recense tous les films référencés. Ainsi dispose-t-on d'un répertoire de tout ce qui a compté depuis l'invention du cinéma.

  • Napoleon ii

    Jean Tulard

    • Fayard
    • 9 Septembre 1992

    A elle seule, l'énumération des noms successivement attribués au fils de Napoléon durant sa courte existence - vingt et une années - suggère le destin contrarié qui fut le sien: son père le voulut Roi de Rome (1811-1814); pendant quelques jours en 1815, il fut nominativement Napoléon II empereur des Français, mais les puissances européennes en firent un prince de Parme (1816);
    Pour finir, son grand-père maternel, François II d'Autriche, lui donna le titre de duc de Reichstadt, du nom d'une petite bourgade de Bohême...

    Il serait excessif de dire qu'après l'abdication du Grand Empereur, Marie- Louise, sa mère, s'occupa de lui, et, à deux reprises (1815 et 1830), le " fils de l'Aigle " - l'Aiglon de Rostand - se vit préférer, pour régner sur la France, des rejetons de l'ancienne dynastie... Ultime grimace du Destin: ses cendres revinrent à Paris le 15 décembre 1940, restituées par l'Allemagne nazie qui croyait ainsi se gagner la faveur des vaincus...

    Bien qu'il n'y ait jamais un seul instant prêté la main, le duc de Reichstadt - élevé à Vienne comme un prince allemand sous la férule de l'empereur François - fut pourtant la cible de tous les regards, de toutes les craintes et de tous les espoirs: en France, mais aussi ailleurs, on redoutait ou on rêvait, selon que l'on approuvait ou non l'ordre de la Sainte-Alliance, de le voir se faire le porte-drapeau des idées nouvelles. Plus étonnant encore, c'est après sa mort (1832) qu'il se montra le plus dangereux: son nom devint un véritable mythe qui se conjugua avec la légende délibérément forgée par le Grand Empereur depuis son rocher de l'Atlantique sud. Aux poètes et dramaturges qui s'étaient emparés dès les années 1820 de l'histoire romantique d'un jeune homme à la santé chancelante, répond en écho toute une littérature (qui trouvera son accomplissement avec le drame composé par Rostand en 1900) frémissant d'émotion pour ce destin brisé.

    Rarement, dans les temps modernes, un mythe politique aura connu une telle fortune et une telle force. L'évocation de sa genèse et des raisons de son succès importe à l'historien autant que le récit minutieux d'une vie brève et sans événements saillants...

    Professeur à l'université de Paris-Sorbonne, auteur, entre autres livres de Napoléon (1977) et maître d'oeuvre du célèbre Dictionnaire Napoléon (1987), Jean Tulard est le spécialiste incontesté des études napoléoniennes.

  • Joseph fouche

    Jean Tulard

    • Fayard
    • 7 Janvier 1998

    Joseph Fouché (1759-1820) fascine toujours aujourd'hui parce qu'il fut un acteur de premier plan durant plus de vingt années d'une densité exceptionnelle (ses deux grands rivaux ne s'appelèrent-ils pas Robespierre et Napoléon?) et qu'il fut l'inventeur de la police politique. Il n'eut pas son pareil pour " vouloir être de tout ", comme le déclara un jour l'Empereur, pour occuper le devant de la scène à tout prix (" l'intrigue [lui] était aussi nécessaire que la nourriture "). Ne pouvant se résoudre à rester au second plan, il se singularisa durant la Terreur par un comportement particulièrement sanguinaire comme représentant en mission à Nevers et à Lyon; il fut ensuite l'un des inspirateurs du complot contre Robespierre le 9 thermidor; le 13 vendémiaire, il prodigua ses conseils à Barras mais l'abandonna le 18 brumaire. Ministre de la Police de Napoléon, il se délectait à démêler les fils des intrigues jacobines ou royalistes. Disgracié à deux reprises pour avoir manifesté une fidélité à éclipse au régime et au souverain, il intrigua un peu plus tard auprès de Murat, roi de Naples, pour le détacher de Napoléon. La confusion des Cent-Jours le combla par les occasions qu'elle lui donna de multiplier les manoeuvres, et il parvint un temps à devenir le ministre de la Police de Louis XVIII, lui le régicide, avant de mourir en exil, riche à millions. Ce parcours plus tortueux encore _ s'il est possible _ que celui de Talleyrand a passionné des auteurs aussi divers que Balzac, Zweig et, récemment, Jean-Claude Brisville. N'était-il naturel qu'il retînt l'attention de notre meilleur historien de l'Empire, Jean Tulard? Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), professeur à l'université de Paris-Sorbonne, directeur de l'Institut Napoléon, Jean Tulard a publié plusieurs dizaines d'ouvrages sur la Révolution et l'Empire. Il est ainsi l'auteur de Napoléon ou le mythe du Sauveur (Fayard) et a dirigé le Dictionnaire Napoléon ainsi que le Dictionnaire du Second Empire (Fayard).

  • L'Histoire n'est pas une magnifique suite d'actions héroïques et de gestes admirables. Sans le Mal pas d'Histoire. Et il faut l'avouer, les méchants sont les personnages les plus fascinants de la saga des peuples. En voici treize, présentés à travers des dramatiques interprétées jadis sur les ondes. Treize portraits où l'on retrouve des méchants célèbres comme Néron ou Beria et héros insolites comme Olivier Le Daim ou le prince de Palagonia. Ils illustrent le pouvoir du Mal.

  • Après le succès rencontré par Le pouvoir du Mal (L'Harmattan, 2012) qui reprenait les textes d'émissions radiophoniques de la série Questions pour l'Histoire, voici une nouvelle galerie de ces tyrans qui ont horrifié leurs contemporains et qui n'avaient trouvé place dans le précédent volume. Treize portraits où l'on retrouve méchants célèbres comme Ivan le Terrible ou Catherine de Médicis et insolites comme Fabre d'Églantine ou Sade.

  • Murat

    Jean Tulard

    • Fayard
    • 5 Mai 1999

    Si la légende n'a fait de Joachim Murat (1767-1815) qu'un flamboyant cavalier alliant le courage à l'élégance, l'histoire a plutôt retenu son échec politique final. Comme il arrive souvent, la vérité du personnage est plus complexe.
    Sous le fils d'un simple aubergiste du Lot et sous le révolutionnaire de 1793 perçait un ambitieux avide de jouer un rôle, bientôt capable de faire donner la troupe contre les émeutiers parisiens en 1795, plus tard, en Brumaire, d'apporter à Bonaparte - qu'il avait servi en Italie et en Egypte - une aide décisive. Du Caire à Moscou, il accompagna Napoléon à peu près partout et fut de toutes les victoires et conquêtes des français ; ses exploits lui valurent dès 1800 d'épouser Caroline, soeur du Premier Consul, de faire partie de la première fournée des maréchaux de l'Empire (1804), de recevoir ensuite le grand-duché de Berg (1806-1808), enfin le trône de Naples (1808-1815) où il sut, en s'entourant d'artistes et en rassemblant de magnifiques collections, donner du lustre à sa fonction.

    Cet homme qui ne fut jamais un traître en vint à oeuvrer pour l'unité italienne et bien sûr prit ses distances avec son beau-frère, lequel ne voyait en lui qu'un exécutant. Sans pourtant se dérober jamais aux grands commandements militaires qui lui furent confiés, il finit par négocier avec les adversaires de la France. Mais sans doute il n'en fit pas assez en matière d'opportunisme, puisque ceux-ci ne lui pardonnèrent pas de s'être porté au secours de l'Empereur durant les Cent-Jours. Il succomba avec le panache qu'on lui avait connu sa vie durant.

    Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), professeur à l'université de Paris IV-Sorbonne, président de l'Institut Napoléon, Jean Tulard a publié plusieurs dizaines d'ouvrages sur la Révolution et l'Empire. Il est ainsi l'auteur de Napoléon ou le Mythe du sauveur (Fayard) et a dirigé le Dictionnaire Napoléon ainsi que le Dictionnaire du Second Empire.

  • Biographie traditionnelle mais aussi ouvrage de référence, le Napoléon de Jean Tulard, paru en 1977, aura été le premier à faire mentir Stendhal quand il prophétisait: " D'ici cinquante ans, il faudra refaire l'histoire de Napoléon tous les ans. " Il est, en effet, devenu un véritable classique dont nul ne saurait se passer. Augmentée de nouvelles annexes, d'une chronologie et d'une filmographie, cette nouvelle édition est, en outre, enrichie des recherches les plus récentes menées par les historiens sur tout ce qui touche la France du début du XIXe siècle et la geste napoléonienne.

    Né en 1933, Jean Tulard, professeur à l'université de Paris-Sorbonne et directeur à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, enseigne également à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Président de plusieurs sociétés savantes dont l'Institut Napoléon, il s'est imposé, par ses études sur la France de l'Empire - à laquelle il a consacré une quinzaine d'ouvrages fondamentaux -, comme le meilleur spécialiste de cette époque.

  • Le point sur cette période particulièrement cruciale de l'histoire de France.

  • Face au retour de Napoléon échappé de l'île d'Elbe et débarqué à Golfe-Juan le 1er mars 1815, quels furent les états d'âme d'un préfet ou d'un général, d'un maire ou d'un officier de gendarmerie placés devant leurs responsabilités et ne disposant que d'informations fragmentaires et tardives, souvent déformées par la rumeur et la propagande? Pour eux, où est le droit? Où est l'honneur à défaut du droit? Plus prosaïquement, en cas de mauvais choix, ne faut-il pas prévoir la mort, la prison ou l'exil? Rester neutre? Difficile. Gagner du temps pour se rallier ensuite au vainqueur? Solution sage sinon honorable, mais dans de nombreux cas impossible. Il faut se décider dans la minute.
    Ce livre évoque ceux qui furent placés par leur conscience devant le devoir d'obéissance, le respect d'un serment, l'intérêt du pays... ou leur propre intérêt.
    La crise dura vingt jours. Vingt jours dont les conséquences pèsent encore sur nous.

    Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne, Jean Tulard a publié plusieurs dizaines d'ouvrages sur la Révolution et l'Empire, dont Napoléon, Murat, Fouché, et a dirigé le Dictionnaire Napoléon et le Dictionnaire du Second Empire (Fayard).

  • Chaque année depuis 1964, Jean Tulard a donné à l'Ecole pratique des Hautes Etudes un cycle de conférences différent. Pour sa dernière année, il avait choisi d'évoquer les historiens de Napoléon. C'est l'ensemble de la production historiographique concernant l'Empire qui fut abordée, de la chute de l'Empire au bicentenaire de la naissance de Napoléon. Quatre-vingt portraits sont ici brossés des plus importants historiens qui ont produit l'énorme corpus napoléonien depuis 1821 jusqu'à 1969. Cette publication rend un hommage particulier à celui qui restera comme le pape des études napoléoniennes des années du bicentenaire.

  • Rossini sous Napoléon

    Jean Tulard

    • Spm
    • 15 Mai 2016

    Après le triomphe de Guillaume Tell en 1829, opéra patriotique qui rompt avec le genre cher au compositeur, l'opera buffa, Rossini cesse de composer, à l'exception d'un Stabat Mater. Pourquoi ce silence ? Balzac, Stendhal et Dumas qui admiraient Rossini, ont tenté, chacun de son côté, de l'expliquer, sans convaincre. Évoquant la carrière musicale de Rossini sous Napoléon, alors roi d'Italie, et l'essor de la Légende née à Saint-Hélène après la mort de Napoléon, ce livre propose une autre interprétation de Guillaume Tell et du silence qui suivit son triomphe.

  • Il s’écoule presque autant de temps entre la convocation des états généraux et la chute de Robespierre qu’entre celle-ci et la prise de pouvoir par Bonaparte. Objet d’innombrables travaux d’historiens, la première partie de la Révolution est plus et mieux connue que la seconde – Convention thermidorienne et Directoire. Ce sont pourtant les Thermidoriens qui ont enraciné le régime, et il n’est pas excessif d’affirmer qu’ils ont à peu près tout inventé de ce que pérenniseront le Consulat et l’Empire : l’Institut, l’Ecole polytechnique, la conscription, le franc, le système métrique, le style Directoire, et même Napoléon, sans oublier d’audacieuses anticipations comme la séparation de l’Eglise et de l’Etat ou… la fête des mères.De la mort de Louis XVII à l’affaire du courrier de Lyon, les énigmes jalonnent une période où Sade écrit en toute liberté, tandis que se multiplient coups d’Etat et fêtes somptueuses. Jamais les femmes n’ont été aussi belles, la mode ayant libéré leur corps, et jamais l’argent n’a joué un tel rôle dans la vie publique comme dans la vie privée.Le livre de Jean Tulard répare une forme de négligence historique en nous présentant l’une des périodes les plus intenses de notre histoire, ainsi que des hommes aux dimensions vraiment peu communes.

  • Sujet des plus violentes diatribes dès sa genèse, le Second Empire a été sévèrement jugé par les historiens pendant plus d'un demi-siècle après sa disparition. Cette condamnation trouve principalement son origine dans une hostilité à un homme, qui à lui seul incarne le régime : Napoléon III. Au temps des préjugés défavorables a pourtant succédé celui de la réhabilitation. Ce renversement de tendance, timide d'abord, est devenu plus net au fil des publications sur la période - le jalon essentiel demeurant le livre publié par Philippe Séguin en 1990. Sur l'initiative du Souvenir Napoléonien, des universitaires ont pour la première fois exposé dans un colloque leur point de vue sur différents aspects du Second Empire. Reflet fidèle des diverses communications, le présent ouvrage se veut une contribution à la compréhension d'un régime complexe, qui fut tout sauf insignifiant.

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