Sciences humaines & sociales

  • ´R dix-sept ans, élcve de philosophie au lycée d'Alger, Albert Camus eut pour professeur Jean Grenier. Ainsi commença une amitié qui devait durer toujours. Et Camus a dit lui-meme assez souvent l'influence qu'avait eue, sur sa pensée et sur son style, l'auteur des Îles.
    Le livre de Jean Grenier n'est ni une biographie ni un commentaire de l'uvre de Camus. C'est une suite de souvenirs strictement personnels, un témoignage dont la discrétion volontaire n'exclut pas la précision. Jean Grenier est ainsi amené ´r parler de questions qui se sont posées ´r Albert Camus touchant la politique, la religion, l'Algérie, la création littéraire, etc.
    Un portrait se dégage peu ´r peu de cette suite de souvenirs ou la vérité est obtenue avec une grande sobriété de moyens et ou sont abordés indirectement des problcmes qui nous concernent tous.

  • Cet ouvrage étudie les rapports de genre dans les sociétés du Nord et celles du Sud à la lumière des transformations sociales qui s'y déroulent et aux prises avec celles-ci. Comment les rapports de genre évoluent-ils dans les sociétés ? Qu'entre-t-il en jeu dans ces évolutions ? Quelles sont les interactions significatives entre les facteurs induisant des changements en terme d'identité genrée ? Le corps sera ici la porte d'entrée privilégiée pour interroger les bouleversements à l'oeuvre.

  • « Portées par le souffle des grands mouvements féministes des années 1970, les études sur les femmes connaissent depuis quelques années une sorte d'écroulement. Ce colloque a réparé ce dommage, par les discussions et les échanges entre chercheurs et intervenants sociaux, d'une manière riche et foisonnante. Histoire, études des femmes et des rapports de genre, psychologie, sciences de la communication, science politique, administration, sociologie, études littéraires, tout ce malstrom a fait se côtoyer les éléments interdisciplinaires d'une rare fécondité. Venus d'horizons très divers, les spécialistes croisant leurs savoirs ainsi que les intervenants médiatiques ont prouvé que le chemin est encore long pour que les femmes existent réellement dans les champs de la culture et du pourvoir... Pour ma part, venue de contrées sinistrées dans ces domaines, je suis repartie revigorée par un tel colloque : sa qualité m'a fait demander qu'il soit reconduit sur tous les continents... Lisez ces actes, plusieurs communications sont magistrales. »

    (Extrait de la préface de Rita El Khayat)

  • La brièveté de la vie. L'ordre du monde. Se sentir comme l'émanation de quelque chose de plus grand que soi. Le bonheur. L'élan. Les livres et les poètes. Mourir sans murmures, apaisé, avec la vérité en partage.

  • Marie-Catherine Peuvret naît à Québec, au XVIIe siècle, dans une famille liée au pouvoir colonial. À seize ans, elle épouse Ignace Juchereau Duchesnay, également issu dune prestigieuse lignée qui a fait ses marques en Nouvelle-France. Les jeunes époux reçoivent en cadeau de mariage la seigneurie de Beauport, lune des plus anciennes au pays. Cest sur ces terres, à proximité de Québec, quelle donnera naissance à dix-sept enfants. Veuve à lâge de quarante-huit ans, elle aurait pu laisser ses fils administrer la seigneurie, mais en préserve la gestion, bien au-delà de leur majorité. Seigneuresse, elle entre maintes fois en conflits : avec les seigneurs ecclésiastiques voisins, avec les notables de sa seigneurie, mais aussi avec certains membres de sa propre famille. Entêtement ou lutte pour affirmer sa position ? Pour préserver son statut social et la jouissance de ses droits dans une société hiérarchisée et patriarcale, la veuve Duchesnay apparaît déterminée dans ses actions et dans ses relations.Tant au point de vue de lhistoire sociale de la Nouvelle-France que de lhistoire locale beauportoise, la seigneuresse Marie-Catherine Peuvret demeure méconnue. Comme nombre de femmes de lhistoire de la Nouvelle-France, son destin est passé inaperçu à côté de celui de ses contemporains de sexe masculin. À Beauport, où elle réside durant six décennies jouant un rôle très actif, elle reste dans lombre de ses prédécesseurs et successeurs (Robert et Joseph Giffard ainsi que les Juchereau). Pourtant, cette femme de caractère offre une illustration fascinante des pouvoirs conférés aux veuves dans ce monde où les femmes étaient sous tutelle masculine, mais aussi des difficultés auxquelles devaient faire face celles qui choisissaient de les exercer.

  • Dans la vallée du Saint-Laurent (Québec), les seigneurs résidants constituaient une minorité parmi les propriétaires de fiefs. Or, la décision de rester sur ses terres représente une implication concrète et entraîne une sociabilité spécifique dans ces communautés rurales. Pour les habitants, la présence de la famille seigneuriale entraînait un rapport d'altérité intrinsèque aux fondements du système seigneurial, marqué par l'inégalité sociale.

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