Langue française

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Jusqu'au XXe siècle, il allait de soi, en accord avec toute la tradition, qu'il ne pouvait exister de véritable système philosophique sans un prolongement éthique. Sartre lui-même annonçait L'Être et le Néant comme un traité de morale. Mais depuis, mis à part Jankélévitch, le genre de la philosophie morale semble s'être épuisé, au point que tout se passe comme si, peu à peu, la morale avait cessé de faire partie de la philosophie.
    De Socrate et Platon jusqu'à Freud, en passant par Descartes et Kant, Hubert Grenier passe en revue l'histoire de ces grandes doctrines morales et tente d'y repérer les raisons d'un déclin peut-être provisoire. Si le mot même de morale nous semble désuet, apanage des moralisateurs et des tartuffes, qui pourrait nier qu'aujourd'hui se fait sentir la nécessité de renouer avec elle pour lutter contre les excès de la permissivité et des droits accordés aux désirs individuels ?

  • L'archipel des Galápagos, classé « patrimoine naturel de l'humanité », abrite un parc national prestigieux qui bénéficie d'aides internationales considérables. Destiné à faciliter les recherches naturalistes, censé servir de modèle à de nouvelles formes de valorisation touristique plus respectueuses de l'environnement (écotourisme), ce parc est aujourd'hui l'objet de nombreuses critiques. Le développement des réseaux touristiques et migratoires a accéléré le rattachement de l'archipel au territoire équatorien et au marché mondial. La nature « protégée » est devenue un espace soumis aux exigences de rentabilité d'un monde caractérisé par la marchandisation et l'uniformisation des lieux. Cette « conservation contre nature » a des conséquences catastrophiques pour les écosystèmes et les habitants de l'archipel. Au-delà de l'étude d'une région emblématique, l'auteur mène une réflexion sur la place de l'homme dans la nature, véritable plaidoyer en faveur de la préservation de la géodiversité. Son ouvrage novateur et stimulant s'adresse à tous les acteurs soucieux de l'avenir de notre planète.

  • Cet ouvrage étudie les rapports de genre dans les sociétés du Nord et celles du Sud à la lumière des transformations sociales qui s'y déroulent et aux prises avec celles-ci. Comment les rapports de genre évoluent-ils dans les sociétés ? Qu'entre-t-il en jeu dans ces évolutions ? Quelles sont les interactions significatives entre les facteurs induisant des changements en terme d'identité genrée ? Le corps sera ici la porte d'entrée privilégiée pour interroger les bouleversements à l'oeuvre.

  • 15 juillet. - Déclaration de guerre à la Prusse.18 juillet. - La garde nationale mobile est appelée à l'activité. On songe alors à l'organiser dans notre département. Mais une telle organisation, avec tous ses détails si multiples et si divers, ne peut naturellement se faire en un jour, et pour arriver à de bons résultats avec toute la célérité désirable, il faudrait y avoir été préparé de longue date. Malheureusement, il n'en est pas ainsi, rien n'a été fait à l'avance, et ce n'est que vers la fin du mois qu'on apprend chez nous que les hommes de bonne volonté, désirant devancer l'appel, peuvent se rendre à la caserne de Meaux où le cadre des sous-officiers et caporaux va être constitué.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Qu'il nous soit permis de remonter jusque dans l'antiquité, pour démontrer l'origine du pouvoir absolu ; afin d'établir et de faire valoir nos droits à la succession de la royauté individuelle, dont nous sommes devenus, en fait, les héritiers légitimes et directs, le jour où, tombant mortellement blessée, cette royauté fut ensevelie dans son mantean royal, sous les barricades de notre glorieuse, de notre dernière et immortelle révolution de Février.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La brièveté de la vie. L'ordre du monde. Se sentir comme l'émanation de quelque chose de plus grand que soi. Le bonheur. L'élan. Les livres et les poètes. Mourir sans murmures, apaisé, avec la vérité en partage.

  • Le régime seigneurial a accompagné les premiers balbutiements de la colonisation française en Amérique du Nord au XVIIe siècle. Écrire l'histoire du régime seigneurial, c'est donc revenir aux sources du fait français en Amérique. Les rapports inégalitaires et hiérarchisés caractéristiques des sociétés européennes se sont-ils transformés sur les rives du Saint-Laurent ? Le régime seigneurial québécois s'est-il adapté, assoupli, dans ce terroir « neuf » ? A-t-il réellement constitué un outil de peuplement et, par conséquent, un facteur favorable à l'évolution de la colonie ? Cette Brève histoire du régime seigneurial au Québec veut intégrer les acquis des dernières décennies, lesquels ont considérablement transformé l'interprétation de l'histoire seigneuriale en plus d'avoir affiné grandement nos connaissances sur le sujet. Préconisant une approche « humaine », l'ouvrage donne une large place aux acteurs, censitaires, seigneurs et seigneuresses, de manière à rendre compte, exemples à l'appui, du dynamisme et parfois des contradictions de cette société disparue.

  • « Portées par le souffle des grands mouvements féministes des années 1970, les études sur les femmes connaissent depuis quelques années une sorte d'écroulement. Ce colloque a réparé ce dommage, par les discussions et les échanges entre chercheurs et intervenants sociaux, d'une manière riche et foisonnante. Histoire, études des femmes et des rapports de genre, psychologie, sciences de la communication, science politique, administration, sociologie, études littéraires, tout ce malstrom a fait se côtoyer les éléments interdisciplinaires d'une rare fécondité. Venus d'horizons très divers, les spécialistes croisant leurs savoirs ainsi que les intervenants médiatiques ont prouvé que le chemin est encore long pour que les femmes existent réellement dans les champs de la culture et du pourvoir... Pour ma part, venue de contrées sinistrées dans ces domaines, je suis repartie revigorée par un tel colloque : sa qualité m'a fait demander qu'il soit reconduit sur tous les continents... Lisez ces actes, plusieurs communications sont magistrales. »

    (Extrait de la préface de Rita El Khayat)

  • À l'horizon de l'an 2000, les Français devraient s'estimer gâtés par l'Histoire. Pourtant, ils sont inquiets, comme si tout allait trop vite et trop loin, et qu'ils n'aient plus de prise sur l'événement. Leurs craintes sont-elles justifiées ? Le répertoire est riche : le manque d'eau menace de transformer nos sols en désert, les biologistes manipulent notre patrimoine génétique et les médecins sont découragés par les nouvelles pestes, drogue ou sida. Certains d'entre nous redoutent même la fin de l'identité française, menacée par une Europe supranationale, ou par la poussée démographique du tiers monde et l'intolérance qu'elle réveille. Pour la première fois, deux journalistes ont dressé le diagnostic complet de nos peurs. Enquêtes, reportages et interviews leur permettent de nous dire ce qui nous effraie, et d'analyser nos bonnes ou nos mauvaises raisons. Jean Jolly et Jean-Claude Grenier ne sont pas des faux prophètes de l'Apocalypse et s'ils crient parfois au loup, c'est dans l'espoir que l'on évite le pire. Vous n'aurez pas moins peur après avoir lu ce livre. Au contraire. Mais votre peur sera plus intelligente.

  • Les MDPH ont été créées par la loi du 11 février 2005 dite « loi pour l'égalité des droits et des chances, pour la participation et la citoyenneté des personne handicapées » qui a rénové le champ du handicap. Elles poursuivent huit missions en vue d'une meilleure évaluation de la situation de handicap du bénéficiaire et de délivrance de droits et de prestations compensatrices. Les auteurs analysent leur fonction sociétale (comprendre la place de la personne handicapée dans la société pour être ensemble), leur fonction politique (comment et avec qui organiser les modes de décision pour décider ensemble), et leur fonction managériale (quelle organisation et quels outils pour travailler ensemble) et proposent des pistes pour que les MDPH et leurs acteurs répondent au mieux aux enjeux de la loi de février 2005. Corinne Grenier est professeur à Euromed Management (Ecole de Management de Marseille) dont elle est directrice scientifique du Pôle Santé/Social et chercheur affilié au laboratoire Cergam (université d'Aix-Marseille III) Bernard Laborel a d'abord travaillé dans le champ de la vieillesse et du vieillissement avant de prendre la direction d'une MDPH.

  • Dans la vallée du Saint-Laurent (Québec), les seigneurs résidants constituaient une minorité parmi les propriétaires de fiefs. Or, la décision de rester sur ses terres représente une implication concrète et entraîne une sociabilité spécifique dans ces communautés rurales. Pour les habitants, la présence de la famille seigneuriale entraînait un rapport d'altérité intrinsèque aux fondements du système seigneurial, marqué par l'inégalité sociale.

  • Marie-Catherine Peuvret naît à Québec, au XVIIe siècle, dans une famille liée au pouvoir colonial. À seize ans, elle épouse Ignace Juchereau Duchesnay, également issu dune prestigieuse lignée qui a fait ses marques en Nouvelle-France. Les jeunes époux reçoivent en cadeau de mariage la seigneurie de Beauport, lune des plus anciennes au pays. Cest sur ces terres, à proximité de Québec, quelle donnera naissance à dix-sept enfants. Veuve à lâge de quarante-huit ans, elle aurait pu laisser ses fils administrer la seigneurie, mais en préserve la gestion, bien au-delà de leur majorité. Seigneuresse, elle entre maintes fois en conflits : avec les seigneurs ecclésiastiques voisins, avec les notables de sa seigneurie, mais aussi avec certains membres de sa propre famille. Entêtement ou lutte pour affirmer sa position ? Pour préserver son statut social et la jouissance de ses droits dans une société hiérarchisée et patriarcale, la veuve Duchesnay apparaît déterminée dans ses actions et dans ses relations.Tant au point de vue de lhistoire sociale de la Nouvelle-France que de lhistoire locale beauportoise, la seigneuresse Marie-Catherine Peuvret demeure méconnue. Comme nombre de femmes de lhistoire de la Nouvelle-France, son destin est passé inaperçu à côté de celui de ses contemporains de sexe masculin. À Beauport, où elle réside durant six décennies jouant un rôle très actif, elle reste dans lombre de ses prédécesseurs et successeurs (Robert et Joseph Giffard ainsi que les Juchereau). Pourtant, cette femme de caractère offre une illustration fascinante des pouvoirs conférés aux veuves dans ce monde où les femmes étaient sous tutelle masculine, mais aussi des difficultés auxquelles devaient faire face celles qui choisissaient de les exercer.

empty