Littérature générale

  • 1915. Tandis que la Première Guerre mondiale ensanglante l'Europe, un auteur quasiment inconnu publie son premier roman, qui connaît un succès foudroyant. Placé sous le signe du Golem, cette créature d'argile façonnée jadis par un rabbin, et qui revient hanter la ville tous les trente-trois ans, le livre ressuscite la Prague du tournant du siècle : Prague et son ghetto, rasé quelques années avant la guerre par des autorités soucieuses d'« assainissement ». Dans ses rues tortueuses où sont tapis des êtres fantastiques, dévorés par la passion et la haine, des crimes se commettent, tandis que les couples dansent dans des cabarets sordides. La folie sourd des vieilles pierres... elle poisse les songes et les souvenirs, elle sème sous les pas des passants des arcanes indéchiffrables. Jusqu'où le narrateur ira-t-il pour se libérer de son emprise et connaître enfin son destin ?

  • Plus de deux cents médecins français partent chaque année en mission avec Médecins Sans Frontières. Jean-Claude Lefebvre est l'un d'entre eux. Après une carrière dans les Alpes, il découvre sur le tard l'aventure humanitaire en Syrie : une autre médecine qui lui fait plus que jamais renouer avec son serment d'Hippocrate. Médecin et sans frontières nous entraîne à ses côtés sur le terrain, là où les médecins des associations humanitaires et les médecins locaux ne cessent de lutter pour maintenir, en dépit des guerres, une présence auprès de populations civiles pour lesquelles tout s'effondre. Ce livre nous fait découvrir le quotidien de ces médecins pas comme les autres.

  • Formentera (dite la petite Pitiuse), milieu des années 80. Alors que cette île des Baléares, auparavant autarcique, est confrontée à de fulgurantes mutations liées au tourisme, Clet Postec, gendarme français, revient sur l'île pour assister à l'enterrement de son beau-père, ex-commandant de la police locale. Sa femme, Pia (native de Pitiuse), n'a pas pu assister aux obsèques. Alors qu'il s'apprête à regagner le continent, une tempête isole la petite Pitiuse et la mer déchaînée dépose au pied des falaises le corps de Rosa Wilf, française établie sur l'archipel. La guardia civil, débordée par les intempéries et les sinistres qu'elles engendrent, prie Postec de reprendre le dossier. Épaulé par son beau-frère Paco, un joyeux drille, et Anna, fille de la victime, Postec, convaincu d'un homicide, décide de mener une enquête parallèle, quitte à flirter avec l'illégalité. La piste de l'assassinat de Rosa transforme peu à peu le paisible gardien de l'ordre et révèle que malgré l'apparente torpeur des lieux, la violence rode en tapinois.

  • Après Caux-Caux blues, Caro mio et Le Bois au coq, ce quatrième roman éclaire un nouvel épisode de la saga de Sébastien. Au lycée Corneille pour de fastidieuses années, il refuse ce monde aliéné, quête ses dulcinées et guerroie ses moulins à vent. Avec les copains de terminale des on frère Gaby, il découvre une contre-culture vivante, celle de la rue, de la récupération individuelle, du jazz, des Lumières, des surréalistes, du cinéma et de la dialectique, puis celle de la Résistance communiste dont il côtoie de prestigieux rescapés.


  • Fruit d'une vie où l'écriture sculpte les rêves et les folies de l'artiste dans la glaise nostalgique des souvenirs, ce recueil de poèmes et de nouvelles illustre le goût de l'auteur pour l'étrange et l'art poétique.
    À travers ce premier ouvrage, le disciple d'Orphée célèbre son amour pour les mots, et le bonheur de la création.



    Né à Melun en 1954, Jean-Serge LEFEBVRE, ancien professionnel du monde paramédical, est aujourd'hui à la retraite. Il a découvert sur le tard les joies du dessin et de la peinture. Mais ses plus grandes passions sont la lecture et l'écriture qu'il pratique depuis l'enfance. Épris de poésies et de fictions, il y a puisé une source d'inspiration pour évoquer des moments de son existence.

  • « Humanitas, nom propre, genre masculin :
    organisme planétaire constitué par l'ensemble structuré
    des êtres humains, de leurs créations
    et de leurs relations physiques, sociales,
    culturelles et spirituelles. »


    Supposons un instant qu'une cellule de notre propre intestin dispose de conscience et s'interroge sur le sens de l'existence. Dans l'environnement qui est le sien, comment pourrait-elle imaginer que son action soit essentielle à la santé de l'être évolué que nous sommes ? Pourtant, si cette cellule cessait brutalement de remplir son office avec ses consoeurs, notre vie même serait rapidement compromise !
    Forts de cette image, dans le monde bouleversé où nous vivons, pouvons-nous concevoir que nous constituons nous-mêmes une infime cellule d'un organisme planétaire qui nous dépasse ?
    - Cet être possède un corps en pleine croissance : il contient plus de sept milliards et demi de cellules humaines, ainsi que leurs multiples réalisations.
    - Cet être dispose d'une intelligence collective : elle émerge de l'interconnexion de milliards de cerveaux biologiques et électroniques.
    - Cet être détient un coeur sensible : il se manifeste par la solidarité et l'action humanitaire.
    - Cet être développe sa propre conscience : il se sait mortel et responsable de son environnement.
    Rompant avec la morosité ambiante, partons à la découverte d'Humanitas et donnons sens à notre existence en devenant nous-mêmes d'actifs contributeurs à l'éveil de l'Humanité.

  • Le Normand Alphonse Allais est reconnu aujourd'hui comme le père spirituel de tous les grands humoristes du XXe siècle : les mots d'esprit d'un Sacha Guitry (qui fut son collaborateur), la prosodie d'un Jacques Prévert (qui lui a consacré un long poème), « La réform de lortograf » d'un Raymond Queneau, les loufoqueries d'un Pierre Dac, les onomatopées d'un Boby Lapointe, la logique de l'absurde d'un Raymond Devos, et même le style de San Antonio, trouvent en fait leurs sources dans l'oeuvre d'Allais. Nous saluons avec plaisir aujourd'hui le dernier né de Jean Paul Lefebvre Filleau : « Les farces du Normand Alphonse Allais », qui a réalisé là une oeuvre originale. C'est en effet, à notre connaissance, la première fois que les bons mots, blagues et autres canulars du célèbre Honfleurais sont réunis en un seul ouvrage, facile à lire et à compulser : ce qui enchantera ses admirateurs. Robert Chouard, Président de l'Académie Alphonse Allais, Président de la Fédération Nationale des Écrivains de France

  • Il était une fois Clovis, et Papa Grondein, son meilleur ami (un écologiste sans le savoir), l'un et l'autre pas du tout, mais alors pas du tout contents du projet de « route de désenclavement d'Ilet Fleurs Jaunes » Chen Choung aussi, le fidèle compagnon, patron efficace et débonnaire de la boutique chinois du petit village des « Hauts », à qui la route ouvre des perspectives commerciales inespérées... Max Médiat, éminence de la publicité, qui utilisera aussitôt la route au profit de son rallye automobile... Et le Préfet, bien sûr, qui y tient, lui, à « sa » route, d'autant plus que le ministre doit venir l'inaugurer... - Maà Méère ! Quo ça nana encor' ? ... Il y a encore ces bateaux : le mystérieux bâtiment (chinois, je vous dis !) échoué au large, qui va attirer dans l'île un essaim de journalistes aussitôt lancés sur les traces de Papa Grondein... et le « Santa Malaria », de la Marine des États-Unis, d'où débarqueront d'étranges visiteurs... N'oublions pas Sauveur Barabbas, le révolutionnaire en titre, vexé de voir Papa Grondein, ce « pipe les hauts », devenir sans son aide une authentique vedette du hit-parade politique... Et puis... et puis... - Oh té ! Mounoi' ! Ça un tricmardage, ça !

  • 41 histoires allant de l'étrange au diabolique, tirées des archives de la police, de la gendarmerie, de la presse ou de témoignages.

  • Lire ou relire Hubert Aquin, c'est avancer sur un terrain miné; la métaphore belliqueuse ne lui aurait d'ailleurs pas déplu. À gauche du champ : la mythification qui accompagne le grand écrivain, l'arbre biographique cachant la forêt de la littérature. À droite du même champ : l'institution scolaire. Dans ce dernier numéro Marie-Claire Blais, Raymond Bock, Carole David et Jean-Pierre Lefebvre ont réussi, en interrogeant les lignes de force de l'oeuvre, à mettre au jour les questions éthiques, politiques et esthétiques soulevées par l'oeuvre d'Aquin.

    Extrait du numéro 302 de Liberté, Rétro, les classes sociales ?

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