• Quand le couple s'affranchit du mariage !

    On étudie traditionnellement le couple à travers le prisme du mariage. Or celui-ci n'est qu'une forme de couple parmi d'autres, rejetant à la marge ce qui lui échappe : concubinage, amour libre, Pacs, relation extraconjugale, mais aussi fratrie, compagnonnage médiéval ou amitié exclusive. Notre imaginaire associe pourtant Castor à Pollux plus qu'à sa femme Hilaïre, Montaigne à La Boétie et Rodin à Camille Claudel.
    D'abord multiples, les unions se sont progressivement cristallisées autour de la notion d'amour héritée d'une conception chrétienne et exclusive du couple. Cette alliance indissoluble, révolution qui ne s'est pas imposée sans heurts, a inscrit le couple idéal dans la durée. Mais en définitive, qu'est-ce que le couple ? Comment se forme-t-il et sur quoi repose-t-il ? Les enjeux de nos sociétés modernes (libération de la femme, reconnaissance de l'homosexualité...), l'évolution des mentalités (libertinage, individualisme...) et les récentes réformes législatives (Pacs, mariage pour tous...) ont-ils modifié sa conception ?
    Entreprenant de lui rendre son ampleur, Jean Claude Bologne retrace pour la première fois son histoire de l'Antiquité à nos jours. Concise et clairvoyante, cette grande synthèse élargit le champ de réflexion d'un sujet de tout temps fondamental. Car si l'institution matrimoniale est en crise, le couple comme nouvelle forme de sociabilité n'a jamais été aussi florissant.

  • « Nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens » écrivait saint Paul aux Corinthiens. Il se réclamait pourtant d'un Christ qui avait dit : « Malheur à l'homme par qui le scandale arrive ». Deux mille ans plus tard, l'ambiguïté du mot « scandale » se manifeste avec fracas dans nos sociétés surmédiatisées. De l'art contemporain aux caricatures journalistiques, des questions de moeurs aux grands procès criminels, d'affaires d'Etat en affaires sanitaires, les scandales ponctuent notre actualité et heurtent les consciences dans un monde qui se croyait sécularisé mais demeure tributaire de valeurs intouchables. C'est à ce paradoxe et à ses multiples significations que se consacre avec érudition, humour et finesse Jean-Claude Bologne, dont les nombreux ouvrages ont exploré l'histoire de la pudeur, celles du célibat, de la conquête amoureuse, de la coquetterie masculine. Les contradictions de notre temps, où s'indigner est devenu une vertu mais où surgissent de nouveaux carcans moralistes, sont mises au jour dans cet essai à la fois rigoureux et... délicieusement scandaleux.

  • Appeler un chat un chat, montrer patte blanche, souffler le chaud et le froid, la part du lion, autant d'expressions d'un usage courant aujourd'hui et dont on ne connaît plus vraiment l'origine. Contrairement à la citation, l'allusion est si bien intégrée dans le langage qu'elle a perdu guillemets et références, et qu'elle est souvent, tout naturellement, adaptée ou détournée par ceux qui y ont recours. Jean Claude Bologne a réuni plus de 700 allusions, avec leur source littéraire et les extraits des oeuvres dont elles sont issues, ainsi que leur sens premier. Pour plus de 450 d'entre elles, il étudie de manière approfondie les avatars qu'elles ont subis d'auteur en auteur, dans les médias ou dans la vie quotidienne. Un ouvrage qui est aussi une source de jeux, tout dictionnaire étant pavé de bonnes inventions...

  • Peut-on vivre une expérience fulgurante de l'absolu sans l'associer nécessairement au vocabulaire et à l'imaginaire religieux ? Pour avoir vécu un tel événement, Jean Claude Bologne, poète, romancier et essayiste, ose répondre par l'affirmative à cette question a priori incongrue : « Le mot Dieu ne m'a jamais traversé, écrit-il. Parlons de joie. » Depuis une quarantaine d'années, intrigué par cette étrange possibilité d'une illumination qui ne soit pas « divine », il n'a eu de cesse d'explorer dans l'histoire et la littérature les signes d'expériences semblables. Et contrairement à l'idée convenue d'un lien consubstantiel entre mysticisme et religion, il s'est découvert partie prenante d'une vaste famille d'athées, d'agnostiques et même de croyants ayant connu de tels épisodes sans pour autant leur accoler le nom de Dieu : Apollinaire, Bataille, Borges, Ionesco et Nietzsche côtoient ici Mallarmé, Proust et tant d'autres, dans une fresque brillante qui donne à penser à tous - croyants ou incroyants. Il nous fait ainsi partager une tout autre vision de la mystique, ouverte et adogmatique.

  • Ramsès II a presque soixante ans lorsqu?il tombe amoureux au premier regard d?une jeune princesse dont il fait aussitôt son épouse : voici le premier « coup de foudre » historiquement attesté. Trois mille ans plus tard, Stendhal, qui trouve l?expression ridicule, en convient : « La chose existe ». Aujourd?hui, elle est loin d?être remise en question !
    Mais comment s?explique cette mystérieuse et soudaine attirance entre deux êtres ? Par la sensibilité ou la science (des atomes crochus? ou des phéromones) ? Le surnaturel (la flèche de Cupidon? ou l?intervention du Malin) ? Une pure attraction physique ou un phénomène chimique ?
    Si le coup de foudre conserve toute sa part de mystère, Jean Claude Bologne en donne une lecture aussi inattendue que pertinente. En s?appuyant sur de nombreux récits empruntés à l?Histoire, à la légende et à la littérature, son enquête soulève au passage un passionnant paradoxe : notre époque cultive l?individualisme, la sécurité et le rationnel, mais elle ne rêve que de passions « enchaînantes », de surprises et de risques?






  • Table des matières
    Ad genesim

    Le premier néant
    La deuxième voie
    Le troisième Testament
    Le quatrième roi
    La cinquième couronne
    Le sixième sens
    La septième face
    Le huitième archange
    La neuvième béatitude
    La dixième légion
    La onzième plaie

    Ad Apocalypsim

  • On connaît la passion de nos contemporains pour les horoscopes, les voyantes et autres guérisseurs. Elle n'est rien, pourtant, à côté de l'engouement qui, pendant dix siècles, saisit les hommes et les femmes du Moyen Âge. Successivement, naissent les figures symboliques de la magie, noire ou blanche : la sorcière jeteuse de sorts, l'alchimiste qui connaît les secrets éternels, le mage et ses calculs divinatoires. Jusqu'au diable, le seigneur des ténèbres, qui obsède l'esprit des gens du XVe siècle. Sans oublier les tentatives faites pour structurer ce bouillonnement anarchique, en une réflexion rationnelle sur les croyances ancestrales. À la manière, si particulière, qui a fait le succès de l'Histoire de la pudeur, Jean Claude Bologne décrit ce foisonnement intellectuel et spirituel, en mêlant les anecdotes savoureuses avec les textes des grimoires. Mieux, en nous faisant partager le regard des hommes du Moyen Âge, il nous montre que leur goût des sortilèges et des superstitions cache une quête permanente de la connaissance des hommes et du monde.

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