• Le confinement a au moins une vertu, celle de nous amener à nouveau à nous interroger sur les crises économiques.

    Les économistes sont à nouveau au pied du mur. Déjà en 2008, la crise financière globale les avait amenés à s'interroger sur la répétition des crises économiques dans l'histoire : « Pourquoi les crises reviennent-elles à intervalles réguliers, ruinant tous les succès des années de prospérité, un peu comme la grippe saisonnière ou plutôt comme la peste ou le choléra ? » s'interrogeait Paul Krugman, professeur d'économie au MIT et lauréat d'un prix Nobel.
    Si cette question résonne intimement avec l'actualité, elle paraît quelque peu dépassée. D'abord parce qu'avec la crise liée au Covid-19, c'est la double peine : on a à la fois crise économique et pandémie majeure, la peste et le choléra ! Ensuite parce que les leçons de la crise économique de 2008 n'ont malheureusement pas été tirées.

  • L'économie post-keynésienne fournit une grille d'analyse économique alternative. Plus qu'un simple prolongement des travaux de John Maynard Keynes, elle contribue au renouvellement actuel de la pensée et des politiques économiques.
    Cet ouvrage vise à présenter de manière claire et synthétique les fondements, développements et résultats post-keynésiens. Après la présentation de l'hétérodoxie post-keynésienne, il souligne l'importance des mécanismes monétaires, leurs liens avec la dynamique macroéconomique, puis traite de l'analyse de court terme (microéconomie, demande effective et marché du travail) et de celle de long terme (croissance). Il s'adresse aux étudiants désireux de découvrir l'économie post-keynésienne et ses modèles récents, comme la théorie monétaire moderne. Au-delà, il intéressera toute personne à la recherche d'éléments d'analyse permettant de mieux comprendre les défis majeurs de notre époque.

  • Depuis dix ans, le monde subit les conséquences de la plus grande crise économique et financière internationale que l'on ait connue depuis près d'un siècle, une catastrophe que toute la science des facultés et tous les modèles des grands instituts de statistique et de prévision n'ont pas vue venir et n'ont toujours pas comprise. Rien d'étonnant à cette impuissance de la science économique dominante qui, depuis une trentaine d'années, a réactivé une économie pré-keynésienne qui méprise la macroéconomie, ne s'intéresse qu'aux comportements d'individus imaginaires, ne connaît que les marchés autorégulés et considère que la finance n'affecte pas vraiment le fonctionnement de l'économie !
    Les auteurs entendent ici combler ce déficit béant d'explication des grands problèmes contemporains en exposant les apports du courant post-keynésien. Celui-ci n'a cessé de prolonger et de compléter les travaux de Keynes pour mieux comprendre le rôle de la finance spéculative, la mondialisation, la conduite des acteurs face à l'incertitude, les inégalités, les crises, le développement soutenable, la politique monétaire et budgétaire, le management des entreprises dans le capitalisme financiarisé... bref, pour approfondir une approche réaliste et utile de l'économie.
    L'ouvrage présente les grandes figures fondatrices de cette école de pensée (Keynes, Kalecki, Robinson, Kaldor, Minsky), les fondements théoriques du système économique et de ses déséquilibres ainsi que les politiques économiques préconisées par les post-keynésiens. C'est, en langue française, la première grande synthèse d'un courant majeur de la pensée économique contemporaine.
    Ce collectif est dirigé par Éric Berr (université de Bordeaux), Virginie Monvoisin (Grenoble École de management) et Jean-François Ponsot (université Grenoble-Alpes). Ils ont constitué une équipe d'enseignants-chercheurs en économie qui réunit les principaux auteurs de référence de ce courant de pensée et ses animateurs dans le monde francophone.

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