• Au Japon, terre par excellence de l'efficacité et de la performance, on recrute les cadres supérieurs en fonction de leur groupe sanguin ! Ces cinquante dernières années, des scientifiques et des statisticiens nippons ont mis au point une méthode infaillible qui permet de cerner la personnalité, le potentiel et le devenir de chacun à partir de son type de sang. Les résultats sont tellement fiables qu'aujourd'hui aucune entreprise sérieuse n'engagerait qui que ce soit sans savoir s'il est « O », « A », « B » ou « AB ». Le secret de votre groupe sanguin expose en toute clarté cette méthode aussi inédite que spectaculaire qui est peut-être l'un des paramètres de l'extraordinaire réussite japonaise. Grâce à elle, chacun pourra sans difficulté : - s'étudier soi-même et se connaître ainsi en profondeur, ce qui constitue la clé première du succès et de l'épanouissement. - étudier et connaître intimement les autres dans tout domaine mieux que ne le permet n'importe quelle autre technique traditionnelle de caractérologie. - découvrir et convaincre celui ou celle qui est exactement fait(e) pour soi, le ou la partenaire sexuel(le) idéal(e).

  • Tu n'as pas trouvé de place dans un asile de nuit. Tu rôdes, guignol givré. Tu as faim car aujourd'hui le pain n'est plus ce qu'il était. La baguette industrielle gèle dans les poubelles. Tu te parles à toi-même. Ta carne est bloquée, tocante morte, arrêtée à quelques heures de ton enfance. Seuls brûlent assidûment tes yeux, ensablés de fatigue, aveuglés par l'instinct ultime d'une bête anonyme qui s'insurge en toi et te jette les pas l'un devant l'autre en direction d'un matin de nulle part.

  • Extrait : « Il y a des tragédies qui font la une des journaux. Des drames en promotion exceptionnelle, produits pilotes dans ces grandes surfaces de la scoumoune que sont les villes. Et d'autres qui resteront à jamais enfouies dans le tiroir du bas d'une armoire bancroche et dans la mémoire ébréchée d'un môme. Au fond d'une chambre d'hôtel à péripéties variables, du côté du canal Saint-Martin...  »

  • - Anne ! Debout ! La classe tout entière attend. Petits fauves aux aguets, ennemis soudain, prédateurs. Elle dit, la maîtresse : - Tu as encore grossi. Tu es grosse, Anne ! Obèse ! Je voudrais fuir. Ne plus sentir la brûlure de leurs regards sur mon corps, mon pauvre : corps impudiquement dévoilé par les mots terribles de cette institutrice. Mais je suis rivée là. À leur merci. En ce temps-là, je n'avais que huit ans. Je n'étais qu'une petite fille brune de la banlieue parisienne, avec de grands yeux noirs et une queue-de-cheval. J'avais cru être comme les autres, les petites filles de huit ans. Jusqu'à ce que la maîtresse m'apprenne que j'étais différente. Que j'étais grosse. Obèse.

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