• Retracer l'évolution des droits en Europe, c'est faire l'histoire de nos sociétés depuis le milieu du XVIIIe siècle, qui marque l'entrée dans l'ère contemporaine : Révolution française, révolution industrielle, revendications ouvrières, mouvements féministes ou familialistes ont provoqué de profondes transformations juridiques en France et ailleurs, suscitant, au début du XXe siècle, un rapprochement des différentes législations.
    Mais la naissance du droit soviétique puis l'avènement des régimes fascistes ont fait prévaloir les clivages politiques et idéologiques pendant l'entre-deux-guerres, coupure qui perdurera quarante ans après la Seconde Guerre mondiale.
    Il faudra attendre la chute du mur de Berlin pour que les confluences l'emportent dans une Europe en proie à de nouveaux débats : l'avenir de l'État providence, avec les risques de remise en cause des acquis des travailleurs, ou les métamorphoses du droit de la famille. À l'heure où se pose avec acuité la question du degré souhaitable d'harmonisation dans l'Union européenne, cette perspective historique aide à réfléchir sur la diversité et la communauté des droits.

  • Pourquoi le Code civil a-t-il longtemps été considéré comme l'aboutissement d'une longue oeuvre de maturation et d'unification des règles du droit privé ?
    De quelle manière la progression des idées libérales modifie-t-elle son interprétation ?
    Comment s'est-il adapté au renouvellement de la pensée juridique entre 1880 et 1945 ?
    Comment cadre civiliste et Code civil rénové se maintiennent-ils depuis 1945 ? L'histoire du droit privé depuis 1804 se doit d'abord d'être une histoire externe s'attachant aux sources (au sens large) de ce droit : la législation civile, la jurisprudence, la doctrine et la pratique. Mais il convient également d'envisager une histoire interne, proposant un essai d'histoire globale du système juridique issu de la codification napoléonienne. Ce manuel sert de préliminaire à cette démarche et invite à une réflexion sur l'autonomie du droit par rapport à la société.

  • Introduction au droit

    Jean-Louis Halpérin

    • Dalloz
    • 13 Septembre 2017

    Le présent ouvrage réinvente au travers de 10 séquences les grands thèmes abordés dans l'enseignement de l'introduction au droit. Liant histoire et sources du droit, hiérarchie des normes et droit européen, ces 10 séquences permettent d'aborder différemment la matière juridique en revenant sur les grandes notions qui la constituent mais également en proposant des situations qui montrent leur mise en application.

  • Pour unifier et réformer le droit civil, il ne suffit pas de voter des lois, il faut aussi trouver des compromis socialement acceptables et surtout gagner le soutien des juristes. Les révolutionnaires de 1789 ne l'ont pas su; Bonaparte, lui, l'a bien compris.

  • L'application d'une loi étrangère par le juge, dans un procès entre particuliers, fait figure d'anomalie dans les systèmes juridiques nationaux. Avec une démarche historique, cet essai s'interroge sur la possibilité d'un droit international pour les individus comme pour les Etats.

  • This book presents an analysis of global legal history in Modern times, questioning the effect of political revolutions since the 17th century on the legal field. Readers will discover a non-linear approach to legal history as this work investigates the ways in which law is created. These chapters look at factors in legal revolution such as the role of agents, the policy of applying and publicising legal norms, codification and the orientations of legal writing, and there is a focus on the publicization of law.The author uses Herbert Hart's schemes to conceive law as a human artefact or convention, being the union between primary rules of obligations and secondary rules conferring powers. Here we learn about those secondary rules and the legal construction of the Modern state and we question the extent to which codification and law reporting were likely to revolutionize the legal field.These chapters examine the hypothesis of a legal revolution that could have concerned many countries in modern times. To begin with, the book considers the legal aspect of the construction of Modern States in the 17th and 18th centuries. It goes on to examine the consequences of the codification movement as a legal revolution before looking at the so-called "constitutional" revolution, linked with the extension of judicial review in many countries after World War II. Finally, the book enquires into the construction of an EU legal order and international law.In each of these chapters, the author measures the scope of the change, how the secondary rules are concerned, the role of the professional lawyers and what are the characters of the new configuration of the legal field. This book provokes new debates in legal philosophy about the rule of change and will be of particular interest to researchers in the fields of law, theories of law, legal history, philosophy of law and historians more broadly.

  • De sa recréation en 1804 jusqu´aux années 1950, l´école de droit de Paris, qui prit le titre de Faculté à compter du 1er janvier 1809, fut par le nombre de ses étudiants le premier établissement d´enseignement supérieur de France et se vantait dans les années 1930 d´être le plus important au monde. Alors qu´aucune monographie ne lui avait été consacrée, cet ouvrage collectif réalise, à partir des archives, une socio-histoire du corps professoral et d´une institution universitaire au centre de la culture académique du droit en France. Dans quelle mesure Paris a-t-elle tenu son rang de « capitale juridique » à travers la formation d´étudiants venus de toute la France et de l´étranger ? Comment comprendre le relatif déclin du rayonnement de cette Faculté dans la première moitié du XXe siècle et le positionnement de ses professeurs pendant la Seconde Guerre mondiale ? Chercher à répondre à ces questions ne peut qu´éclairer les débats actuels sur l´enseignement du droit.

  • Réalisé par une équipe du Centre lyonnais d'histoire du droit (Université Jean Moulin), cet ouvrage tente par une démarche historique comparative de poser les jalons d'une réflexion sur l'unification et la modernisation des professions du droit.

  • C'est une pluralité de cultures juridiques que nous révèle cet ouvrage. Chaque groupe de juristes dispose de pratiques, de savoir-faire et de manières d'être différents. Les prétendus principes juridiques atemporels inhérents au droit français sont ainsi

  • Depuis trois décennies, la peine de mort recule incontestablement dans le monde. Le noyau dur des États rétentionnistes procédant à des exécutions se réduit désormais à une trentaine de pays. Pourtant, en Amérique du Nord, en Asie, en Afrique, il est des États qui paraissent peu affectés par le mouvement international en faveur de l'abolition : des exécutions ont eu lieu en 2015 en Inde et au Japon, tandis qu'elles continuent en Iran, en Irak, en Arabie Saoudite, en Indonésie ou dans certains États des États-Unis.
    Cet ouvrage réunit philosophes, juristes et cartographes pour s'interroger sur les progrès et les limites de cette ambition d'une abolition universelle, qui deviendrait absolue, de la peine de mort. De Victor Hugo à Derrida, quels sont les impératifs philosophiques de l'abolition ? Quelle est l'influence des conventions internationales, quels sont les facteurs propices à l'abolition ? Et, approche originale utilisée ici, comment est-il possible de mesurer le phénomène abolitionniste à travers des cartes ?
    Sous la direction de Marc Crépon, Jean-Louis Halpérin et Stefano Manacorda
    Postface de Robert Badinter
    Cartes de Julien Cavero : o carte interactive

  • A collaboration of leading historians of European law and philosophers of law and politics identifying and explaining the practice of interpretation of law in the 18th century. The goal: establishing the actual practice in the Age of Enlightenment, and explaining why this was the case. The ideology of the Age was that law, i.e., the will of the sovereign, can be explicitly and appropriately stated, thus making interpretation redundant. However, the reality was that in the 18th century, there was no one leading source of national law that would be the object of interpretation. Instead, there was a plurality of sources of law: the Roman Law, local customary law, and the royal ordinance. However, in deciding a case in a court of law, the law must speak with one voice. Hence, interpretation to unify the norms was inevitable. What was the process? What role did justification in terms of reason, the hallmark of the Enlightenment, play? These are some of the questions addressed.

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