• Il s´agit d´un ouvrage consacré à Fritz Lang (1890-1976), l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle, actif en Allemagne puis en Amérique. Il a réalisé, entre autres, Metropolis et M le Maudit, ainsi qu´un grand nombre de films hollywoodiens dont Furie, La Femme au portrait, Le Secret derrière la porte ou Les Contrebandiers de Moonfleet. La vie et les films de Lang sont évoqués à partir de trois angles privilégiés : les relations de Lang avec les femmes et son obsession « biblique » pour la chute de l´homme et le meurtre d´Abel par Caïn ; les rapports de Lang et de son oeuvre avec la politique contemporaine, d´abord dans l´Allemagne de Weimar et lors de l´arrivée de Hitler au pouvoir, puis à Hollywood, où il affiche son identité de Juif viennois et son engagement antinazi ; enfin, le statut artistique de Lang, ses rapports avec Murnau, Eisenstein et les surréalistes, sa longue rivalité avec Hitchcock, les débats qui ont agité la critique sur l´importance relative de son oeuvre allemande et de son oeuvre américaine, son influence sur les cinéastes de la Nouvelle Vague.
    Le livre, soigneusement documenté, accorde une large place aux anecdotes de la vie de Lang, son exil d´Allemagne, ses démêlés avec Goebbels et le FBI. Il s´appuie principalement sur des analyses détaillées d´un petit nombre de films considérés comme les plus importants et les plus personnels.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Poésie du sarcasme fin, pointé avec adresse, assez généreux pour être décoché parfois à soi-même. De petits traits vifs - comme du morse - résument un paysage d'Irlande, d'Amérique ou d'Enfance ; un aller-retour France-Angleterre ; un état d'âme ; une république de frissons ; une méditation, souvent retournée volontairement en queue de poisson. Ne voulant à aucun prix se payer de mots, Jean-Loup Bourget supprime nombre d'articles ; va rapidement à la ligne ; pêche l'image saugrenue. Il choisit avec bonheur le pointillisme inattendu, la parenthèse non culturelle, etc... Il y a ici un plaisir bref - mais insolent - à l'écriture, où le jeu et l'invention de mots, la carte postale baroque, la satire des « genres », aboutissent à un éclat de rire circonspect.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Poésie du sarcasme fin, pointé avec adresse, assez généreux pour être décoché parfois à soi-même. De petits traits vifs - comme du morse - résument un paysage d'Irlande, d'Amérique ou d'Enfance ; un aller-retour France-Angleterre ; un état d'âme ; une république de frissons ; une méditation, souvent retournée volontairement en queue de poisson. Ne voulant à aucun prix se payer de mots, Jean-Loup Bourget supprime nombre d'articles ; va rapidement à la ligne ; pêche l'image saugrenue. Il choisit avec bonheur le pointillisme inattendu, la parenthèse non culturelle, etc... Il y a ici un plaisir bref - mais insolent - à l'écriture, où le jeu et l'invention de mots, la carte postale baroque, la satire des « genres », aboutissent à un éclat de rire circonspect.

  • Douglas Sirk a été sacré « prince du mélodrame ». Chacun connaît la série flamboyante et baroque qu'il a signée chez Universal international : Le secret magnifique, Écrit sur du vent, La ronde de l'aube, Mirage de la vie, constituent autant de tableaux, peints de couleurs stridentes, de la décadence d'une société. Intoxiqués par l'alcool et le pouvoir, hantés par l'obsession de la stérilité, fascinés par les engins de vitesse et de mort, les personnages de Sirk se cloîtrent dans des palaces de marbre, qui deviendront leurs mausolées. Ce n'est là, pourtant, que la partie la plus spectaculaire d'une oeuvre singulièrement riche, tout à la fois diverse et cohérente. Dès les années trente, celui qui s'appelle encore Detlef Sierck réalise, en Allemagne nazie, d'admirables mélodrames. Curieux, depuis l'enfance, de l'Amérique, il entreprend à Hollywood une seconde carrière, signe des productions indépendantes, dirige George Sanders dans des oeuvres raffinées et ironiques, comme Scandale à Paris, étonnante biographie romancée de Vidocq. Avant de donner, avec La ronde de l'aube, la plus belle adaptation cinématographique de Faulkner, il porte à l'écran Tchekhov, réalise un film sur les Jésuites, des comédies acides, de toniques films d'action et d'aventures (Le signe du païen, Capitaine Mystère). Après avoir passé vingt ans à Hollywood, Sirk revient en Allemagne, retourne au théâtre, à l'enseignement, à la lecture des classiques : il redevient un intellectuel européen. Une analyse attentive de l'ensemble de l'oeuvre, la situe dans son contexte historique, celui de l'émigration allemande à Hollywood, et en éclaire la double et contradictoire fidélité : au Vieux continent et à la jeune Amérique, au sentiment de l'inéluctable décadence, et à la nostalgie d'une innocence pastorale.

  • Loin des polémiques stériles, cet ouvrage a pour point de départ une évidence : art majeur du vingtième siècle, le cinéma américain appartient aujourd'hui à notre patrimoine commun. On s'est efforcé d'y décrire les phases successives, et parfois contradictoires, de son évolution, qu'illustrent les réalisateurs et les stars du muet et du parlant : Stroheim et Sternberg, Ford et Hitchcock, Welles et Kubrick, Greta Garbo et Gary Cooper, Ava Gardner et James Dean, Robert Redford et Jane Fonda... Ainsi se dessine une tradition qui mène logiquement de La Naissance d'une Nation, et d'Intolérance au Voyage au bout de l'enfer, et à La Porte du Paradis, de Robert Harron et Lillian Gish, à Robert De Niro et Meryl Streep, de Griffith à Cimino.

  • Le principe de construction du volume fait alterner des textes qui prennent en compte, sous un aspect particulier, l'ensemble du champ de recherche ouvert par la thématique « jouer l'actrice », et des articles qui se proposent d'étudier une modalité particulière de l'incarnation de l'actrice par une actrice, qu'elle soit réelle ou imaginaire. Dans un premier temps, les auteurs ont choisi de mettre en avant le caractère particulier de cette représentation de l'actrice : le genre, toujours au sens gender. Une actrice, c'est d'abord une femme au coeur d'une industrie dominée essentiellement par les hommes.
    La deuxième section du livre est consacrée au travail de l'actrice. Il impose d'envisager la relation qui unit, ou sépare, l'actrice et le réalisateur. L'interaction entre actrice et réalisateur oscille souvent entre collaboration émancipatrice et domination patriarcale. Les contributions de la troisième partie mettent au premier plan la préoccupation, voire la menace, que représente le passage du temps. Le vieillissement est le principal prédateur de l'actrice, mais le temps de l'histoire du cinéma n'est pas absent non plus de la problématique, notamment celui des crises et des mutations du médium. Enfin, une actrice qui « joue l'actrice » se joue toujours un peu elle-même, aussi la question comporte-t-elle un aspect autobiographique qu'ont mis en avant plusieurs des contributeurs. Support privilégié de l'imaginaire, l'actrice magnifie une femme toujours changeante, toujours redécouverte par son spectateur, toujours réinventée, par les auteurs et les metteurs en scène, mais d'abord par elle-même.

  • Le principe de construction du volume fait alterner des textes qui prennent en compte, sous un aspect particulier, l'ensemble du champ de recherche ouvert par la thématique « jouer l'actrice », et des articles qui se proposent d'étudier une modalité particulière de l'incarnation de l'actrice par une actrice, qu'elle soit réelle ou imaginaire. Dans un premier temps, les auteurs ont choisi de mettre en avant le caractère particulier de cette représentation de l'actrice : le genre, toujours au sens gender. Une actrice, c'est d'abord une femme au coeur d'une industrie dominée essentiellement par les hommes.
    La deuxième section du livre est consacrée au travail de l'actrice. Il impose d'envisager la relation qui unit, ou sépare, l'actrice et le réalisateur. L'interaction entre actrice et réalisateur oscille souvent entre collaboration émancipatrice et domination patriarcale. Les contributions de la troisième partie mettent au premier plan la préoccupation, voire la menace, que représente le passage du temps. Le vieillissement est le principal prédateur de l'actrice, mais le temps de l'histoire du cinéma n'est pas absent non plus de la problématique, notamment celui des crises et des mutations du médium. Enfin, une actrice qui « joue l'actrice » se joue toujours un peu elle-même, aussi la question comporte-t-elle un aspect autobiographique qu'ont mis en avant plusieurs des contributeurs. Support privilégié de l'imaginaire, l'actrice magnifie une femme toujours changeante, toujours redécouverte par son spectateur, toujours réinventée, par les auteurs et les metteurs en scène, mais d'abord par elle-même.

  • Maître de la comédie sophistiquée, du clin d'oeil ironique, du sous-entendu sexuel, Lubitsch a signé des films pétillants et capiteux comme des cocktails : Haute Pègre et Sérénade à trois, Ninotchka et Jeux dangereux (To be or not to be), Rendez-vous et La Folle ingénue ne cessent de séduire et de surprendre, de faire rire et d'émouvoir. Ces titres, familiers aux cinéphiles et aux téléspectateurs, constituent le sujet principal de Lubitsch ou La Satire romanesque. L'oeuvre est ici, pour la première fois, restituée dans sa plénitude : à l'évolution de son style et de ses techniques répond l'unité foncière de sa veine satirique et même de son engagement idéologique. Lubitsch prend pour cibles les militaires, les publicitaires, les capitalistes, les communistes et les nazis. Il exalte les marginaux, les bohèmes, les roués, et surtout les femmes belles et spirituelles, incarnées par Pola Negri, Miriam Hopkins, Marlène Dietrich ou Carole Lombard, qui usent librement d'un corps parfumé, svelte et soyeux.

  • En 1893, Frederick Jackson Turner mettait en avant le mythe de la frontière comme constitutif de l'imaginaire national des États-Unis. En cette fin de XIXe siècle, le cinéma, qui s'invente alors, se donne pour mission, à travers les films, de conserver, voire de reconstituer, ce monde de l'Ouest, ses populations, son histoire et ses légendes, qui s'effacent déjà. Dans cette entreprise qui relève autant de la mythologie que de l'histoire, le western (film dont l'action est située à la frontière) joue un rôle déterminant.
    Toutefois, du Cheval de fer (John Ford, 1924) à Little Big Man (Arthur Penn, 1970), le regard porté par le cinéma sur la construction de l'Ouest américain a connu des évolutions, des revirements, des interrogations, déterminées à la fois par les évènements historiques et les bouleversements sociologiques qui affectent les États-Unis tout au long de cette période. En examinant le corpus de films proposé aux candidats à l'agrégation d'anglais, ce volume propose une série d'essais qui interrogent les constantes et les évolutions du genre. Composé à la fois d'études monographiques et de travaux consacrés à des thématiques transversales, l'ouvrage met l'accent sur le traitement de l'espace, la manière d'aborder l'histoire de l'Ouest, la représentation des populations autochtones, les enjeux de genre (gender).

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