• Immortalisé par le célèbre portrait d'Ingres (1836) que l'on peut admirer au Louvre, Bertin l'Aîné (1766-1841) conservait toutefois une part de son mystère. 
    On savait qu'il passait à bon droit pour l'inventeur du «?quatrième pouvoir?». Sous son impulsion le Journal des débats littéraires et politiques, dont il prend la tête à la fin de la Révolution, allait devenir non seulement, contre vents et marées, le bastion du conservatisme éclairé, mais aussi l'un des plus radieux foyers de la vie intellectuelle et artistique en France.
    Apôtre et défenseur de la liberté il sera tout d'abord victime de l'autoritarisme impérial. Il connaîtra la prison, puis l'exil, avant d'être dépossédé de son journal entre 1811 et 1814. Il  soutiendra la Restauration avec mesure en défendant les idées constitutionnelles. Rallié à la monarchie de Juillet après les Trois Glorieuses il accompagnera la politique de Guizot. 
    C'est en pensant à sa collaboration aux Débats que Chateaubriand, à la question offensante d'un juge lui demandant sa profession, répondit avec fierté?: «?Journaliste.?»
    Mais ce n'est pas tout.
    Bertin l'Aîné fut aussi un grand mécène. Il comptait parmi ses amis les plus grands noms de l'époque romantique. Hugo, Lamartine, Ingres, Berlioz fréquentaient son salon où l'on croisait aussi des politiciens en vue, des journalistes, des gens de théâtre. 
    Une telle diversité porte la marque d'une personnalité exceptionnelle que Jean-Paul Clément nous invite à découvrir.
    Cette biographie - la première à lui être consacrée - n'est donc pas simplement une précieuse contribution à l'histoire de la presse. C'est un tableau coloré de toute une société ici représentée à travers ses personnalités les plus prestigieuses.

  • Charles X

    Jean-Paul Clément

    Le dernier roi de France. Monté sur le trône en 1824 à la mort de son frère Louis XVIII, Charles X appartenait à un autre siècle. En se faisant sacrer en 1825, il voulut rétablir une monarchie absolue fondée sur le droit divin, l'Eglise et l'aristocratie foncière, alors que s'affirmaient face à lui la bourgeoisie libérale, la presse et le régime parlementaire. Survint la révolution de 1830 qui lui fut fatale. L'ouvrage, qui embrasse l'ensemble de sa vie - le prince, l'émigré, le roi, le proscrit -, éclaire les facettes de ce personnage qui n'était pas appelé à régner et donne toute leur place aux recherches les plus récentes. Il montre comment ce frère de Louis XVI a compris la Révolution, interprété la Charte octroyée par son devancier, s'est engagé avec fougue en plein romantisme au service de la chrétienté, renouant avec le succès, après son aïeul Saint Louis, lors des expéditions en Grèce et à Alger. Si Charles X a fait des erreurs incontestables, notamment chercher à ressusciter un monde et un système de pouvoir que la Révolution et Napoléon à sa suite avaient abolis, il s'est passionné pour les problèmes du temps et a tenté de les résoudre : faut-il limiter la liberté d'expression ? Quels doivent être les rapports entre l'Eglise et l'Etat ? Quel est le rôle de la France en Europe et dans le monde ? Roi mal-aimé dans une période oubliée - celle de la Restauration -, Charles X, " chevalier troubadour ", grand mécène, sut redonner à la France tout son lustre. Son règne fut une période d'intense activité intellectuelle et a paradoxalement esquissé les premières formes de la France d'aujourd'hui.

  • Le Marat révolutionnaire, l'homme haranguant, le politicien combattant, ce sont là les images qui nous restent du personnage. Mais avant cela, avant la Révolution, il y eut Marat l'homme de révolte, le théoricien de ses refus. Bien que scientifique de formation, Marat a très tôt fait d'écrire. De tous ses écrits prérévolutionnaires, il en est un qui condense toute sa pensée, c'est Les chaînes de l'esclavage. Tour à tour historien, théoricien du droit, précurseur des questions fiscales, philosophe du politique, Marat fait montre dans ce texte d'une capacité d'analyse proprement remarquable. Ses intuitions y sont lumineuses. C'est toute la révolution s'annonçant, celle qui se déclenchera quinze ans après qu'il en eût écrit l'inéluctable avancée, que Marat prophétise. Sa démonstration court, débouchant sur des conclusions sans appel, comme toujours avec notre homme. Interrogation sur le rôle de l'Etat, ode à l'esprit libertaire, proclamation des nécessités de la rébellion citoyenne : l'homme tranche, il s'engage... résolument. Précurseur des grandes théories anarchistes du XIXème siècle, Marat fait histoire, avant même que celle-ci ne le fasse. Ajoutons que ce livre comporte également deux autres textes : Tableau des vices de la constitution anglaise ; ainsi que Marat par lui-même, une autobiographie de l'auteur.

  • Séminaire dirigé par Maria Antonietta Macciocchi, avec la participation de Laura Betti, Christine Buci-Glucksmann, Italo Calvino, Catherine Clément, Roger Dadoun, Jean-Paul Dollé, Alain Finkielkraut, Enrico Groppali, Pierre Mertens, Alberto Moravia, Geoffrey Nowell-Smith, Marcelin Pleynet, Antonio Prete, Anna Rocchi Pullberg, Donald Ranvaud, Peter Schneider, Enzo Siciliano, Philippe Sollers, François Wahl ; précédé de "Esquisse pour une biographie de Pasolini" par M. A. Macciocchi.

  • Séminaire dirigé par Maria Antonietta Macciocchi, avec la participation de Laura Betti, Christine Buci-Glucksmann, Italo Calvino, Catherine Clément, Roger Dadoun, Jean-Paul Dollé, Alain Finkielkraut, Enrico Groppali, Pierre Mertens, Alberto Moravia, Geoffrey Nowell-Smith, Marcelin Pleynet, Antonio Prete, Anna Rocchi Pullberg, Donald Ranvaud, Peter Schneider, Enzo Siciliano, Philippe Sollers, François Wahl ; précédé de "Esquisse pour une biographie de Pasolini" par M. A. Macciocchi.

  • Une réflexion globale sur le processus d'insertion et les risques de dérives afférents : partant de la situation des malades mentaux, des moyens techniques sont développés pour promouvoir une insertion dans la société et dans la cité.

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