• Notre culture occidentale moderne s'est évertuée à effacer nos liens à la nature, à nos milieux de vie, à des animaux, des arbres, une rivière ou une montagne. Nous en avons dénié l'importance mais ils resurgissent à la moindre occasion sans même que nous nous en rendions compte. « Quel temps fait-il ? » devient ainsi la question fondamentale qui prouve notre attachement inconscient au monde et l'importance qu'a le ciel sur nos climats intérieurs. Jean-Philippe Pierron nous emmène sur la piste philosophique de quelques personnages historiques et grands penseurs afin de comprendre comment ils ont pu, eux, prendre conscience de l'importance de ces liens et les intégrer dans leurs systèmes philosophiques.

  • On ne devient pas philosophe sans une histoire, ni la hantise d'une question. Pour Gaston Bachelard, c'est au thème du feu que l'interrogation reviendra toujours. Avant la guerre, il le sentait. Maintenant il le sait.
    Dans la presse
    « Un enchantement. Les petits Platons n'ont pas fini de vous allumer ! »
    Télérama

    L'auteur : Jean-Philippe Pierron est professeur de philosophie. Il vit à Dijon, une ville dont les murs se souviennent qu'un jour Bachelard y donna un cours au titre bizarre : "Métaphysique de la poussière". Était-ce pour la connaître ou pour la rêver ?
    L'illustrateur : Né en 1987, Yann Kebbi vient de sortir, tout feu tout flamme, des Arts décoratifs de Paris. Il part au front tous les matins avec ses crayons de couleurs, et a publié son premier livre Americanin aux éditions Michel Lagarde.

    64 p. - 14 x 21 cm - ISBN : 9782361650278

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  • Comment soigne-t-on aujourd'hui les personnes malades ? Ces dernières années, la médecine a fait des progrès énormes. Les soins que l'on apporte aux patients sont de plus en plus savants et techniques. Peut-on pour autant rabattre l'épreuve de ceux qui souffrent à une simple série de « signes cliniques », seuls censés être objectifs, neutres et rationnels ? Quelle est la place du malade au sein de l'hôpital ?
    En analysant des situations délicates et complexes (cancer, fin de vie...), Jean-Philippe Pierron s'interroge sur la signification des soins que la médecine offre aux personnes qui souffrent. L'homme malade a besoin d'être reconnu et cette reconnaissance exige du temps. Prendre soin de lui, le soigner, c'est l'accompagner au quotidien : c'est donc et tout d'abord prendre en compte l'extrême vulnérabilité dans laquelle nous plonge la maladie.

  • Canalisée, maîtrisée, distribuée, leau nous apparaît désormais ordinaire, à portée de robinet. Quant
    à ces temps où chaque source, chaque rivière étaient habitées par une nymphe, nous les avons
    oubliés. Nous ne vivons plus leau, nous lutilisons. Un simple flux à gérer. Et pourtant, on parle de
    stress hydrique, de désertification galopante, dépuisement des nappes phréatiques : nous savons
    aussi quelle commence à manquer, quelle est précieuse. Comment est-on parvenu à cette situation
    paradoxale ?
    Du philosophe grec Thalès de Milet qui, affirmant que « tout est eau », faisait delle le principe
    de toute chose, au chimiste Lavoisier qui, au XVIIIe siècle, la désenchantera pour y découvrir un
    composé chimique, et au moment écologique contemporain, toute une histoire se déploie.
    Cest ce récit complexe, et les différentes conceptions quil porte, que le philosophe Jean-Philippe
    Pierron nous raconte ici. Alors que le soin écologique relève aujourdhui dune urgence, ce geste
    poétique vaut engagement. Car pour changer les pratiques, ne nous faut-il pas dépasser le simple
    utilitarisme et produire un nouvel imaginaire ? Et si cela commençait par rêver leau ?

  • " On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille "... on connaît la chanson !
    Tout comme est familier l'incomparable air de famille, cette étrange ressemblance qui fait que ces autres sont aussi les miens...
    C'est vrai. Alors, la famille serait subie comme un destin indépassable. Est-ce aussi sûr pourtant ?
    L'expérience de l'adoption n'affirme-t-elle pas, haut et fort, que la famille est choisie ?
    Qu'il n'y a pas de parents naturels ?
    Que toute naissance est une reconnaissance ?

  • Un livre qui sort à point nommé : au moment où notre pays est traversé par une crise d'identité entre les tenants de la famille biologique et la théorie du genre.

    Ce livre va prendre sa place et sa part dans le débat contemporain qui oppose les tenants de la famille classique ou traditionnelle à ceux qui affirment la disparition de la famille normale, arguant que toute famille est une construction sociale et donc que toutes les compositions familiales se valent. A sa manière, il prolonge donc le débat qui a été engagé en France lors du projet de loi sur le mariage dit "pour tous", mais aussi à toutes les questions qui se posent aujourd'hui autour des enjeux familiaux. 

  • L'éthique des vertus met l'accent sur les représentations et les affects qui poussent les personnes à agir, au lieu de se focaliser sur les normes et de se borner à énoncer des interdictions et des obligations. Elle aide ainsi à combler l'écart entre la théorie et la pratique qui est particulièrement dramatique à un moment où les individus comme les États reconnaissent la réalité du changement climatique mais ne parviennent pas à réorienter les modes de production ni à reconvertir l'économie. Quel processus de transformation de soi permet d'avoir du plaisir à consommer autrement et d'acquérir les traits moraux indispensables à la transition écologique ? Celle-ci reposant autant sur le volontarisme politique que sur la capacité des citoyens à modifier leurs styles de vie, il importe aussi de se demander comment articuler le plan individuel et le plan collectif. Enfin, faut-il penser que l'éthique a une dimension universaliste ou souscrire à une approche plus particulariste et contextualisée de la morale ? Telles sont les questions qui réunissent dans ce volume des chercheurs issus de disciplines différentes.
    Gérald Hess est philosophe et juriste, maître d'enseignement et de recherche en éthique et philosophie de l'environnement à l'université de Lausanne.
    Corine Pelluchon est philosophe et professeure à l'université Gustave-Eiffel.
    Jean-Philippe Pierron est philosophe et professeur à l'université de Bourgogne.

  • Est-ce une sombre dialectique que de vouloir penser le soin à l'ombre de la mort ? La question est médicale, elle est aussi métaphysique. Elle instille au coeur du soin le plus technique, précis et rigoureux, des enjeux éthiques, mais aussi existentiels. Ils lestent la décision médicale et l'agir soignant d'une densité nouvelle : une méditation sur la condition mortelle de l'homme souffrant. Autour d'une analyse de Vladimir Jankélévitch, qui n'a pas connu ce que nous appelons aujourd'hui les soins palliatifs, mais qui a longuement médité sur la mort, médecins, oncologues, sociologues, bénévoles d'accompagnement et philosophes dialoguent et font résonner ses analyses, en leur donnant une nouvelle actualité. En effet, si pour tout homme « mors certa, hora incerta » - la mort est certaine, mais l'heure incertaine -, c'est encore plus vrai lors d'une maladie évolutive et incurable. Entre la certitude du fait et l'incertitude de la date s'engouffre l'espérance indéterminée, avec laquelle l'agir soignant et l'existant malade composent. N'est-ce pas alors le sens du soin que d'être une clinique de l'incertitude ?

  • La maladie d'Alzheimer inquiète, angoisse, bouleverse. Elle remet en question l'identité personnelle et notamment l'autonomie, altérant l'existence en termes de choix, de relation à l'autre, d'expression de la volonté et de la pensée. Elle impose aux sujets malades de nouvelles règles de pensée et de décision elle demande une adaptation du milieu et des autres à ce nouveau mode d'être. Ce livre réunit les interrogations de différents acteurs (médecin, cadre infirmier, psychologue, sociologue, philosophe, juriste) sur cette question difficile et les problèmes qui en découlent. Quelle représentation se fait-on de la maladie ? Que va susciter son annonce ? Quelleplace nos sociétés, nos institutions, nos prévisions de santé publique peuvent-elles accorder au statut de la personne dite « démente » ? Que peut être l'accompagnement d'un patient dont on pense qu'il est « déchu » de son identité et d'une partie de ses droits ?
    L'enjeu de cette réflexion pluridisciplinaire est d'une part épistémologique, en exposant l'écart existant entre l'image de la maladie, sa conception scientifique, la réalité vécue, et d'autre part éthique, en invitant à ne pas confondre entrée dans la dépendance et perte d'autonomie. Cet ouvrage défend le principe d'un respect de l'autonomie propre à motiver soignants et « aidants » vers plus d'écoute, de confiance, de nuances, d'échanges, de compréhension et de sollicitude.

  • Réfugiés climatiques, victimes de catastrophes industrielles, minorités ethniques expulsées, paysans chassés de leurs terres, quartiers pauvres dévastés par des catastrophes naturelles, populations contaminées par des pollutions diverses... Une inégale vulnérabilité des peuples, une inégale distribution des facteurs de danger et des menaces conduisent à s'interroger sur la « justice environnementale » et l'équité sociale. Entre éthique environnementale, défense des droits des peuples et des minorités, etc., cet ouvrage analyse les formes de gouvernement des hommes et de l'environnement.

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