• Les Borgia

    Jean-Yves Boriaud

    Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance.Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée.
    D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455 Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492 Alexandre VI, qui, s'il compromet sa fonction dans plusieurs scandales, donne à l'Église, par la force, un territoire comparable à ceux des États-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Église, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. À Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille.
    Sous la plume légère et savante de Jean-Yves Boriaud, la saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Église, entre pourpre et sang, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • La fortune des Médicis

    Jean-Yves Boriaud

    • Perrin
    • 19 Septembre 2019

    L'histoire d'une des plus fascinantes familles du Quattrocento italien.Le siècle dit " des Médicis " passe pour un moment d'exception, un modèle d'équilibre politique comme de perfection esthétique. Au xve siècle affluent effectivement à Florence, en ce brillant Quattrocento, artistes, architectes, érudits et philosophes qui en font le phare de la Renaissance italienne. Mais rien n'aurait été possible sans la toile économique patiemment tissée depuis des dizaines d'années par les fondateurs méconnus de la dynastie des Médicis, des banquiers qui, en dépit des graves soubresauts qui agitèrent l'histoire de la ville, montèrent un réseau de succursales qui firent la fortune de la famille. Fort de sa connaissance intime de la période, Jean-Yves Boriaud montre comment les Médicis, appuyés sur cette solide infrastructure, réussirent à s'emparer, sous Cosme (1434-1464) puis Laurent " le Magnifique " (1469-1492), de la réalité du pouvoir politique dans cette " république " aux rouages compliqués et à conforter cette puissance en se constituant une cour de haute culture, à même de célébrer les exceptionnels mérites du clan. Cela avant que le système montre ses limites et qu'en sollicitant à l'excès les ressources de la banque familiale, Laurent et ses successeurs ne le conduisent à l'échec final, la faillite de 1494.
    L'ascension, l'apogée et la chute d'une famille mythique, racontée avec brio par l'historien des Borgia.

  • Le temps des oeuvres n'est pas le temps fini de l'écriture, mais le temps infini de la lecture... La littérature, selon Borges, n'est pas un sens tout fait, une révélation que nous avons à subir : c'est une réserve de formes, qui attendent leur sens, c'est l'imminence d'une révélation, qui ne se produit pas, et que chacun doit produire pour lui-même.

  • Le temps des oeuvres n'est pas le temps fini de l'écriture, mais le temps infini de la lecture... La littérature, selon Borges, n'est pas un sens tout fait, une révélation que nous avons à subir : c'est une réserve de formes, qui attendent leur sens, c'est l'imminence d'une révélation, qui ne se produit pas, et que chacun doit produire pour lui-même.

  • Dans cet ouvrage, on s'est d'abord efforcé de présenter - sans s'en tenir à un simple exposé de faits littéraires - ce qui, dans l'histoire des sensibilités, des mentalités, des convictions et des techniques, permit l'éclosion du phénomène renaissant et de la valeur qui le fit exister : l'humanisme. Pareille approche permet alors d'éclairer, genre par genre (poésie, théâtre, formes narratives), les bouleversements générés par cette révolution des esprits, de les suivre de la fin du « Moyen Âge » jusqu'à la lisière de l'époque classique, et de tracer enfin, en les confrontant, les linéaments des figures emblématiques des deux temps essentiels de la Renaissance, Rabelais et Montaigne. Outil indispensable pour les étudiants de premier cycle d'université et de classe préparatoire aux grandes écoles en lettres, cet ouvrage ne manquera pas d'intéresser, par sa clarté et sa richesse, enseignants et esprits curieux.

  • Machiavel

    Jean-Yves Boriaud

    La biographie de référence de Niccolo Machiavelli (1469-1527), le plus célèbre des penseurs italiens de la Renaissance, philosophe, théoricien de la politique, de l'histoire et de la guerre.La biographie de référence de Niccolo Machiavelli (1469-1527), le plus célèbre des penseurs italiens de la Renaissance, philosophe, théoricien de la politique, de l'histoire et de la guerre. Synonyme de cynisme compliqué de rouerie, le " machiavélisme " a éclipsé Niccolò Machiavelli, Italien de la classe moyenne devenu diplomate, qui courut les routes d'Europe pour le compte de Florence : il connut la cour française de Louis XII, l'Allemagne de Maximilien Ier et la Rome des Borgia, qui lui apprit tant de choses sur les ressorts les plus sombres de l'âme humaine. Cela pour la défense de sa patrie, qu'il aimait, dit-il, " plus que tout ", cité opulente, mais si petite qu'il lui fallut toute sa dialectique afin d'assurer sa survie au milieu des guerres d'Italie.
    Ce républicain, que les Médicis emprisonnèrent, torturèrent et exilèrent, écrivit en 1513, une fois chassé du pouvoir, le bref traité du
    Prince où, pour la première fois dans l'histoire de la pensée politique occidentale, l'efficacité prenait le pas sur la morale. Sans oublier un Art de la guerre qui renouvelait la doctrine militaire du temps et le commentaire de Tite-Live où les jeunes États-Unis vinrent chercher les fondements de leur Constitution. Pour ses contemporains, il fut aussi un auteur de théâtre à succès, un bon vivant grand ami des actrices, avant qu'une légende noire, forgée à la toute fin de sa vie, n'assombrît définitivement l'image de ce penseur libre venu apprendre au monde, qui ne le lui pardonna pas, que l'homme, foncièrement, est mauvais.

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