• Au sixième étage de l´escalier F, Ed, Lucette, Dany, Bernard, Christian et Patrick ont subi les assauts de parents violents. « On a toujours fait front. Ensemble, serrés les uns contre les autres, nous n´étions pas qu´une nichée, qui se tenait chaud. Nous étions un bouquet d´arbres écorcés, qui souvent tremblait, mais jamais ne ployait. » Le temps a passé, le père a disparu, mais l'amour qui les unissait est resté vif. Dany est devenue la romancière à succès Jeanne Cordelier, mais les autres se sont égayés, tentant vainement de joindre les deux bouts. Chômage, divorce, alcoolisme, maladie : rien de la vie ne leur a été épargné. La mort, elle, commence à rôder. Avec l´énergie et la sensibilité d'une soeur fidèle, elle raconte ces êtres fragiles, à qui elle rend toute leur dignité.

  • Hanoi blues

    Jeanne Cordelier

    "En 1997, dans la moiteur et l'atmosphère oppressante d'un Vietnam rongé par la dictature et la misère, Alice, épouse délaissée d'un diplomate, rencontre Khanh, un peintre vietnamien, dont elle tombe amoureuse. Son amour pour lui, lié à sa soif de justice et de liberté, va l'amener à prendre des risques dont elle ne mesure pas toujours la gravité. Une nuit, Khanh sera renversé par deux sbires du parti et Alice, malgré ses privilèges diplomatiques, se verra refoulée à l'aéroport." Biblioteca, Paris.
    "Chère Madame, À travers votre écrit les lecteurs peuvent mieux connaître le Viet Nam, son peuple, son âme au temps présent... À mon avis, depuis la fin du temps colonial, aucun auteur européen n'a essayé de refléter notre pays dans sa vie intérieure. À ce titre, votre roman fera date... Vous avez su appréhender la vie, les moeurs et coutumes vietnamiens souvent difficiles à saisir pour un occidental...
    Votre, Tin"

  • Personne n'a oublié la jeune femme de La Dérobade, l'enfer de son expérience, la violence de ses souvenirs. Un témoignage exceptionnel de sincérité sur la prostitution, salué unanimement par la critique : « Le livre de Jeanne Cordelier, c'est de l'or pur, c'est un grand écrivain » écrira Yvan Audouard dans Le Canard enchaîné. En voici, des années après, le « versant lumineux », nous dit Benoîte Groult, qui préface ce texte bouleversant et allègre à la fois : le récit d'une femme qui reconquiert sa dignité et retrouve « l'ivresse d'exister, l'ivresse d'aimer ». Jeanne Cordelier nous livre l'histoire de sa Reconstruction, qui est aussi celle d'une passion absolue et réciproque pour un homme. Une passion que, ni les obstacles - et ils ne manqueront pas -, ni le temps ne parviendront à banaliser. Un hymne à la vie, à l'amour mais aussi à la littérature, sans lesquels, sans doute, nulle reconstruction, n'eut été possible.

     

  • L'instruit

    Jeanne Cordelier

    " Fuyant sa famille, son passé et marqué par le souvenir d'une authentique comtesse italienne, Régis Coulon parcourt Paris, paumé et sans attache. Errant, il va affronter les hasards et les travers de la ville. Un voyage qui lui fera découvrir un monde interlope où survivent une hollandaise fragile, un gynéco musicien, un chinois fanatique, un barman amateur de science-fiction... Se mêlent alors les ombres et les désirs, les secrets et les lâchetés qui pousseront Régis à vivre dangereusement et finalement grandir." Extrait de la quatrième de l'édition originale, alteredit, 2003." Je viens à peine de terminer la lecture de "L'Instruit". Quelle ne fut pas ma surprise! En effet, ayant encore en mémoire "Descendre à Bonne Nouvelle", je ne m'attendais pas à ce style. Quelle force! Votre plume dans ce roman, s'est transformée en pointe pour tailler la pierre. Ce livre, tel une sculpture, capte la lumière des personnages avec puissance et finesse pour nous renvoyer ce que l'on veut trop souvent se cacher. Cette misère de l'errance qui habille tant d'anonymes que l'on croise dans les rues des grandes villes et trop souvent maintenant dans les villages. J'ai été très sensible à cet amour qui n'ose pas dire son nom entre Régis et Joyce. La maladie de la jeune-femme est à demi-mots dévoilée. Sa maladie lui ressemble. Jusqu'au bout, elle la porte avec noblesse. Quant à Régis qui arrive à survivre dans cet enfer par la transmission et la main tendue, c'est une belle leçon d'humilité et d'humanité. Je n'ai qu'un regret, qu'il n'y ait pas davantage de scènes où la ville soit présente. Construite par votre plume un fantastique voyage.... " (Message d'une lectrice, 2003)

  • "Un recueil de 31 nouvelles, certaines très courtes, pleines d'humour et d'ironie, où transparaît la vraie tendresse de Jeanne Cordelier pour ses personnages." Biblioteca, Paris, 2001.
    "Descendre à Bonne Nouvelle est un recueil de 31 nouvelles où les émotions se mêlent à l'humour et où l'absurdité côtoie le cynisme. L'écriture de Jeanne Cordelier, auteure du best-seller La Dérobade, est toujours aussi tendre et incisive." Charlie Hebdo, 2001.

  • "La première fois que j'ai marché entre deux représentants de la force publique, j'avais quinze ans. Ce qui me valut alors ce privilège était d'avoir dérobé aux gens chez qui j'étais placée une demi-meule de gruyère. A cette première fois de nombreuses autres s'étaient succédées, dont le rituel ne variait guère. Ce qui faisait l'originalité de la présente, c'est qu'il n'y avait pas de délit. Et mon seul crime, s'il fallait en voir un, était d'aimer. Ça faisait quatre ans maintenant que nous avions pris la route ensemble et c'est à lui, arrêté quelques mois plus tôt aux États-Unis pour trafic de drogue, que je devais ce voyage outre-Atlantique. Moi qui n'avais jamais songé mettre les pieds en Amérique, je les avais bel et bien et qui sait pour combien de temps ? Tout dépendrait du verdict..." Ainsi commence A l'arraché. A l'arraché où Jeanne Cordelier, avec l'authenticité qui fit le succès de la Dérobade, raconte ses années de misère après qu'elle eut réussi à échapper à la prostitution. Elle témoigne de sa longue cavale, dans l'univers des petits voyous et de son combat, obstiné, pathétique, pour en sortir, pour échapper à l'alcool, l'angoisse, et la médiocrité... à l'arraché !

  • "La première fois que j'ai marché entre deux représentants de la force publique, j'avais quinze ans. Ce qui me valut alors ce privilège était d'avoir dérobé aux gens chez qui j'étais placée une demi-meule de gruyère. A cette première fois de nombreuses autres s'étaient succédées, dont le rituel ne variait guère. Ce qui faisait l'originalité de la présente, c'est qu'il n'y avait pas de délit. Et mon seul crime, s'il fallait en voir un, était d'aimer. Ça faisait quatre ans maintenant que nous avions pris la route ensemble et c'est à lui, arrêté quelques mois plus tôt aux États-Unis pour trafic de drogue, que je devais ce voyage outre-Atlantique. Moi qui n'avais jamais songé mettre les pieds en Amérique, je les avais bel et bien et qui sait pour combien de temps ? Tout dépendrait du verdict..." Ainsi commence A l'arraché. A l'arraché où Jeanne Cordelier, avec l'authenticité qui fit le succès de la Dérobade, raconte ses années de misère après qu'elle eut réussi à échapper à la prostitution. Elle témoigne de sa longue cavale, dans l'univers des petits voyous et de son combat, obstiné, pathétique, pour en sortir, pour échapper à l'alcool, l'angoisse, et la médiocrité... à l'arraché !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Malparade

    Jeanne Cordelier

    "[...] la chronique dérisoire et sublime d'un jeune homme rêveur qui n'ignore rien du désespoir, ni des vagues de lumière qui inondent parfois les jours ordinaires. Son histoire? Elle se déroule, d'un seul souffle, dans une zone hérissée de béton et d'ordures, entre un samedi matin et un dimanche soir, offrant au destin une poignée d'heures afin qu'il accomplisse sa besogne." Extrait de la quatrième de l'édition originale, Hachette 1985

    1 autre édition :

  • Être l´autre, qui n´en a pas rêvé un jour, ne serait-ce qu´une seconde, une minute. Un tout petit instant volé au temps. La permission de désobéir, personne ne nous la donne, surtout pas celle d´usurper la personnalité d´autrui. C´est pourtant ce que Rose va faire, s´appropriant celle de Jeanne, écrivaine célèbre qu´elle va inonder de lettres qui n´en finissent pas, où défile sa vie. Vie d´une femme malheureuse, brutalisée par son mari. Vie d´une femme tombée amoureuse d´un double qu´elle s´est crée. À travers l´histoire de l´autre. Tout cela va la conduire à la clinique psychiatrique. D´où elle ne sortira que grâce à la bienveillance d´un psychiatre et après de multiples rebondissements.

  • Dans la chambre d'enfants, il y a, aux murs, le monde merveilleux de Walt Disney. Et les frères et soeurs qui dorment sur les matelas ou tête-bêche dans le lit-cage. Et, dans la cuisine, la mère qui ne cesse d'exhaler sa rancoeur, avant de se maquiller méticuleusement pour ses rendez-vous de l'autre côté du pont du chemin de fer. Mais, surtout, il y a la chambre au lit normal et le père, qui se saisit de la petite fille, son viol lent et progressif, la peur, la honte et ce voeu lancinant : Sainte Vierge, faites que je tombe malade... Tout, ici, est vu et décrit par les yeux de l'enfant, qui ne comprend que peu à peu la violence qui lui est faite, et à qui tout recours est refusé - tandis qu'au mur, Blanche-Neige quitte à petits pas l'innocente ronde des contes enfantins. Un monde de misère, de vociférations, de brutalité - et, en même temps, plein d'une forme de tendresse, même envers le père, tant est immense le besoin d'amour de la petite fille. Un livre d'une très grande force, où tout sonne juste : à ce point d'exactitude verbale, on n'est plus dans le témoignage, mais bien dans la littérature.

    1 autre édition :

  • Que sait Gatien de la passion qui unit son maître et sa maîtresse ? Gatien n'est qu'un perroquet, mais sans doute pense-t-elle avec une singulière intensité, cette femme qui écrit devant sa cage, dans la lumière douce-acide du printemps suédois, pour qu'il redise avec une si exacte violence la possession, la jalousie, l'ivresse du corps et de l'esprit, l'humilité absolue et l'absolu orgueil qui défient toutes les conventions lorsque l'on aime sans mesure. Cet amour-là, il faut qu'il croisse, et pour qu'il croisse, il lui faut de l'air. L'air, c'est les autres. Les autres, ce sera une autre, plusieurs autres, offertes à l'aimé au terme d'un de ces pactes insensés qu'invente l'urgence infinie de la passion. Mais de quel côté sont les barreaux auxquels lentement Gatien s'abandonne ? Dans un récit sans concession, la tranquille impudeur d'un amour fou.

    1 autre édition :

  • à l'arraché

    Jeanne Cordelier

    " À l'arraché est aussi un témoignage sur l'errance et sur l'amour, un amour moribond qui ne se résigne pas à rendre l'âme. Pudique et très juste, l'écriture sert ce récit où passent des personnages hors du commun et dont les péripéties se multiplient tant que le lecteur éprouve parfois l'impression paradoxale et agréable de lire un roman, sans cesser pour autant d'être touché par la véracité du propos. " L' Événement du jeudi, 1990

  • Chez l'espérance

    Jeanne Cordelier

    "Une tragédie chez les paumés. Un univers poisseux, blafard, imprégné de brume et de nostalgie, que ne renieraient pas Prévert et Carné! " Noëlle Loriot, L´Express

  • Sang et Plumes

    Jeanne Cordelier

    "Fourmillant de situations dignes des grands romans 'populistes' du XIXe siècle, toujours émouvants, Sang et plumes est une fois de plus une réflexion amère, ironique, mais non exempte d'espoir, sur la misère, un regard sur ces rejetés, ces oubliés qui n'auront peut-être jamais accès à la culture, qui ont peur des livres, et n'auront pas de place dans une société définitivement hostile." Françoise Ducout, Elle, 1987. Édition originale de Hachette, 1987.

    "Parole d´homme ou de racaille ? Ni l´une ni l´autre. Quand Sylvain Fantin prend sa plume, il est interné, comme autrefois dans sa banlieue." Jeanne Cordelier.


    "[...] Jeanne Cordelier excelle dans cette écriture, gouailleuse et tendre. Du Balzac punk de banlieue [...]." Cosmopolitan.

    1 autre édition :

  • " H n´est pas un outil. Du reste a-t-on déjà vu une hache à deux manches ? H n´est pas non plus un homme, ni pour cela une femme. C´est un halo d´espoir qui dispense avec humour sa contestation dans une société amorphe. " Jeanne Cordelier.
    SUS A LA MISERE !

  • La Passagère

    Jeanne Cordelier

    " Dans la chambre d'un hôtel de Manhattan, une femme attend et rêve. Elle est venue aux États-Unis tenter de sauver l'homme qu'elle aime, arrêté par les agents du Narcotic Bureau pour trafic de stupéfiants. Cette femme, Sara, est l'enjeu d'une partie mortelle entre la police américaine qui a besoin de son témoignage et la mafia qui veut s'assurer de son silence. [...] Rien de plus rare qu'un style, qu'un ton, que ce privilège de savoir communiquer le bruit d'un coeur qui bat. En cela, Jeanne Cordelier est inimitable. " Paul Guimard. Édition originale Hachette 1981.

    1 autre édition :

  • Suzette

    Jeanne Cordelier

    Dans la France d'après-guerre, Andrée, une jeune ouvrière tombe enceinte alors qu'elle est encore mineure. Mariée trop jeune, sans le sou, sa vie de famille ne la rend pas heureuse. Pour adoucir la dureté du quotidien, elle s'enivre au vin rouge, son seul réconfort. Jusqu'au jour où elle fait la rencontre d'un médecin qui tombe sous son charme. L'homme, marié et bien plus âgé qu'elle, ne peut plus se passer d'elle. L'amourette vire en sombre affaire d'adultère lorsque le corps de la femme du médecin est retrouvé sans vie dans le bois de Boulogne. Ami du médecin, le commissaire Dupuy s'empare de l'enquête. Tenace, il compte bien faire la lumière sur la véritable identité du principal suspect. La misère s'avère être au coeur de ce drame atroce. Jeanne Cordelier parvient à plonger son lecteur dans une atmosphère oppressante, tendue jusqu'au dénouement final.

  • Près de 25 % des filles subissent une expérience à caractère sexuel avec un adulte avant l'âge de treize ans. Les deux tiers des victimes d'agressions
    sexuelles sont âgés de moins de dixhuit ans. Dans 98 % des cas, l'agresseur est de sexe masculin, mais plus de 20 % des agresseurs sont âgés de
    moins de dix-huit ans. Et notre société érotise outrageusement les filles, ce qui n'est pas sans conséquence.

    Les récits de Jeanne Cordelier et de Mélusine Vertelune portent sur un type d'agression à caractère sexuel particulier, celui qui est défini comme incestueux. La fillette, qui en est victime,
    est complètement démunie, car une personne censée la protéger et l'aimer l'agresse, en fait son objet sexuel. La plupart du temps, la fillette se tait, par honte, par peur, par soumission à son
    entourage, parce qu'elle sait qu'elle ne sera pas crue. Et si elle parle, on la fait taire. Ainsi, en toute impunité se perpètrent des crimes aux conséquences dévastatrices sur les plans physique et psychologique.

    Or, certaines, un jour, décident courageusement
    de briser le silence, un silence lourd, étouffant, accablant. Mélusine Vertelune nous raconte sans
    fard ce qui a été son calvaire quand son frère plus âgé l'a agressée à répétition pendant de nombreuses années. Il ne peut être alors question de pardon, mais de solidarité contre les dominants,
    les agresseurs, les criminels.

  • Échange de lettres sur l'inceste entre le psychanalyste canadien et Jeanne Cordelier.
    "Voici un livre d'histoires racontées par deux enfants. Que le lecteur ne s'y trompe pas : il s'agit d'histoires terrible comme, seuls, peuvent en imaginer des enfants. Cruelles, tendres, naïves, scandaleuses. Des histoires pleines de cris, de pleurs et de plaintes que les enfants inventent et ne racontent jamais." (Extrait du quatrième de l'édition originale, Hachette 1981)

    1 autre édition :

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